Les bras du père ou les bras de la grâce?

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Mots clés: bras-grâce- baisers-retour- pieds-courir- vérité 

                                Le père le couvre de baisers.

Luc 15- 20b: Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le l’embrassa.

Certainement que ce jeune fils ne s'attendait pas à cette profusion d'amour, à cette manifestation d'amour de la part de son père : son père qui se jette à son cou, son père qui le serre dans ses bras, son père qui le couvre de baisers.

Il était prêt à recevoir  des reproches, des remontrances, il avait décidé dans son coeur de se faire oublier en qualité de fils. Une seule chose comptait pour lui : manger à sa faim. Mais au lieu de tout cela c'est avec une manifestation d'amour sans retenue, gratuite, inimaginable, sans rien attendre en retour, que le père l'accueil. C'est-à-dire par grâce, d’une façon non méritée. La grâce ne se manifeste jamais avec parcimonie, mais avec profusion. La grâce est une puissance qui transforme la vie de celui ou de celle qui l’accueille. La grâce précède la vérité, elle conduit à découvrir la vérité : la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ : Jean 1-17b.

1 Corinthiens 15:10  Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Couvrir de baisers signifie : embrasser tendrement en signe d'affection, de pardon, embrasser beaucoup. Le baiser représente le premier signe de la manifestation d'amour des parents envers un nouveau né, ses parents aiment le couvrir de baisers. Ceci équivaut à lui dire : bienvenue dans notre famille. Tu es unique pour nous, même si tu as déjà des frères et des sœurs. D’ailleurs, l’enfant a besoin de cette effusion de l’amour pour grandir, avoir de l’assurance, reposer en paix.

Le Cantique des cantiques commence par ces paroles : Qu’il me baise des baisers de sa bouche ou Couvre-moi des baisers de ta bouche. Ta tendresse est plus délicieuse que le vin. A qui cette demande est-elle adressée ? A Jésus

Pour le père, ce fils qui revient c'est comme un nouveau-né, un fils qui était mort et qui revient à la vie. À nouveau le père lui dit bienvenue dans la famille, tu es unique pour moi, même si tu as déjà un frère aîné. Dans le cœur du Père, ce fils n’a jamais perdu sa place, et encore moins dans ses pensées. «  Mes pensées pour toi sont plus nombreuses que les grains de sable de la mer »

Le baiser vient de Dieu, du Père, ce n'est pas une manifestation trouvée par les hommes ou soufflée par le diable. Le baiser vient de Dieu, c'est lui qui en est l'auteur. Toute manifestation de l'amour, de la tendresse vient de Dieu. Le baiser est une effusion, une expression de vie, c'est pourquoi il s'exprime par la bouche, car la bouche révèle le contenu du cœur. Nous le trouvons avec Judas qui trahit Jésus par un baiser.

Luc 22 -- 47b : (Judas) s'approche de Jésus, pour lui donner un baiser.

Verset 48 et Jésus lui dit : c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme.

Par les baisers, posés par la bouche de ce père, nous découvrons le contenu de son coeur envers son fils : un amour unique, qui communique la vie, ressuscite  la vie, un père qui ne tient pas rigueur, donne aucune parole de reproche. Dans cette scène du retour du fils, seuls s’expriment les pieds du père qui court, les bras du père qui enserrent le fils, la bouche du père qui couvre le fils de baisers. Tout cela, c’est le débordement ou l’expression du contenu de son cœur. 1Jean 3- 18 et 19 : Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.

 Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui.

 Les paroles du père sont pour les serviteurs à qui il donne des ordres : apportez la belle robe, mettez-lui l’anneau, amenez le veau gras et tuez-le, mangeons et réjouissons-nous.

L’amour de ce père n’a rien à  voir avec l’amour du père que nous présente Emile Zola, dans son roman : Le père Goriot. Ce père avait deux filles et beaucoup de biens. Dans sa vieillesse, pour inciter ses filles à le visiter il leur distribuait une part de son bien à chaque visite. Il a d’abord fait don de son compte bancaire par étapes successives, jusqu’à épuisement. Ensuite il a vendu sa maison et commencer à donner le produit de la vente, un peu à chaque visite, et à chacune de ses filles qui le visitaient individuellement. Il donnait dans l’espoir quelles reviennent. Si l’une le visitait plus souvent, elle recevait plus que sa sœur. La jalousie est venue dans le cœur des deux sœurs. Pour se loger, le papa a trouvé un accueil dans une pension famille, en payant bien sur. Il a vendu ses meubles, sa vaisselle de valeur. Ce père est mort dans la misère, de faim, abandonner ses filles, logé dans un réduit de la pension de famille. Dans les derniers mois de sa vie un jeune séminariste lui rendait visite. C’est lui qui était à ses cotés lorsqu’il a quitté cette terre. C’est ce séminariste qui a payé le cercueil. Et le jour de la sépulture seul ce séminariste était présent.

Dans cette histoire, Jésus qui relate le retour du fils prodigue, veut nous montrer la puissance de vie, inépuisable, manifestée par le Père. Il en est la source. Et combien il nous faut nous laisser aimer, embrasser, couvrir de baisers par le Père pour recevoir la vie, la puissance de la vraie vie. Jésus est dans le Père et le Père est en Jésus. Jésus a reçu, en qualité de fils, a expérimenté le baiser du Père. Car le Père embrasse Jésus, il lui communique les profondeurs de son amour infini. Voilà ce que Jésus veut nous faire comprendre en nous parlant de ce père qui redonne la vie à son fils perdu et qui est retrouvé.

 Personne, mieux que Jésus, peut nous parler de l'expérience du baiser, lui qui a reçu le baiser du Père. Jésus ne nous parle pas d’expérience virtuelle, mais d’expérience réelle, mais pas d’enseignement  théorique, ou simplement intellectuel.

Le baiser de Jésus se manifeste en baiser d'affection, d'amour éternel, de miséricorde, baiser de pardon, de réconciliation, de feu, par sa parole révélée. C’est cela que le fils prodigue expérimente dans les bras de son père, et par les baisers de son Père. Nous pouvons, nous, goûter ce baiser. Quand Jésus m'embrasse, son baiser, par sa parole, accompagnée de la puissance de la vie du Saint Esprit me transmet la même profondeur d'amour que celle donnée par le Père.

Souvenons nous que ce fils  vient de quitter « ses cochons » ( les cochons symbolisent les démons) avec toutes les odeurs nauséabondes qu’ils  ramènent. Il est certainement  couvert de vêtements sales, usagers, troués, même peut-être en guenilles. Le père dans son grand amour n'a rien vu de tout cela.  Pour lui, seul compte le retour de son fils à la vie. Il sait que les reproches ne conviennent pas dans la circonstance, ni une leçon de morale.

Hébreux 7 -- 19 : 20 : Car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d'une  meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Ce n'est pas par la loi, ni en exerçant la loi que ce père va transformer son fils, mais bien par l'amour : retenons cette leçon.

1-on ne perfectionne que ce que l'on aime.

2-l'amour seule peut perfectionner, transformer quelqu'un.

L’amour, et non le mépris, est donc la seule motivation réellement  efficace dans un processus de sanctification, et plus généralement dans tout perfectionnement.

Seul l'amoureux de la nature est en mesure de mener une lutte efficace contre la pollution en faveur de cette magnifique planète que Dieu nous a donnée en héritage.

Le père lave son fils malodorant en le couvrant de ses baisers. Comme une lionne qui lèche son petit pour lui manifester son amour maternelle, mais en même temps faire sa toilette. Comme si le père en embrassant son fils disait : tu es à moi, je veux que tu deviennes ce que je suis. Je te transfuse ce que je suis. Et cela pas duré quelques secondes, mais de longues minutes :

Romains 5-20 : « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé »

 Certains peintres ont voulu nous représenter cette scène du retour du jeune fils. Ils nous présentent un père âgé, assis dans un fauteuil, mettant les bras sur les épaules de son fils à genoux devant lui. Ils n’ont pas lu ou compris ce passage de la bible : Il (le père) courut se jeter à son cou et l’embrassa, c'est-à-dire l’étreignit longuement. C’est dans sa course et avec la puissance de son élan qu’il se dirige vers son fils, les bras grands ouverts. Le père vise une cible : le cœur de son fils. Le Père prend le temps de couvrir, tendrement, son fils d’une multitude de baisers. Souvenons de ce que nous avons dit précédemment sur le fils : Il ouvrait ses bras pour amasser et tout lui échappait. Le Père ouvre ses bras avec son coeur pour accueillir dans sa maison, pardonner, transmettre la vie, redonner un nouveau départ. Le père ouvre son coeur et ses bras, le fils ouvre ses bras seulement. Après avoir voulu saisir à maintes reprises, cette fois-ci, ce fils, c’est lui qui se fait saisir par des bras d’amour, les bras d’amour de son père. Comme le dit l’apôtre Paul dans Philippiens 3-12b : je cours pour tacher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Ici Paul nous parle de sa conversion sur la route de Damas.

 Le père couvre son fils de saints baisers.

Romains 16 : 16  Saluez-vous les uns et les autres par un saint baiser.

Qu’est-ce qu’un saint baiser ?

Un baiser qui est saint c’est-à-dire venant du Saint-Esprit et donné dans l’Esprit, mais s’exprime en vérité car il vient du coeur. L’auteur de ce baiser ne cherche pas à se faire plaisir. Ce baiser est tourné vers l’autre, vers celui qui le reçoit. cela ne veut pas dire qu'il est désincarné. Nous constatons combien le baiser est galvaudé, dévalué dans notre monde.

Posons-nous cette question :

Nous arrive-t-il de nous éloigner du royaume de Dieu ou de quitter la maison du Père, vers un « pays lointain » ? Et dépenser ou gaspiller notre héritage ?

 Quelle est notre attitude quand nous revenons à la maison. Attendons-nous les baisers de Jésus ? Ou du Père ? Ou sommes-nous de ceux qui pensent : ce serait mieux si j’étais un serviteur plutôt qu’un fils.

1 Jean 2- 13b nous dit : Petits enfants vous avez connu le Père.

En vérité, le connaissons-nous réellement ?

Le père cherche des pères qui le connaissent pour se révéler à ses enfants afin qu’ils ne vivent plus en orphelin. Le diable à travers les guerres, la débauche etc. tue les pères, son but c’est de faire des orphelins. Un chrétien orphelin risque de ne jamais rentrer dans sa destinée. De ce fait il ne sera jamais dangereux pour Satan ou son royaume. Dieu désire trouver des pères avec son cœur, des pères qui accueillent, consolent, réconfortent, encouragent, savent faire la fête ou tout simplement rire, mais aussi qui savent corriger. Des pères avec des pieds qui courent, des bras qui enserrent, une bouche qui couvrent de baisers, de saints baisers, non seulement sur le plan naturel, mais aussi des baisers de sa parole avec la révélation du Saint-Esprit. Oui le Père Cherche des hommes au travers desquels il pourra se révéler, tout comme il a fait avec Jésus. des pères  qui deviennent les canaux de son amour.

Jean 14- 8 à 10 : Philippe lui dit : Seigneur, montre nous le Père, et cela nous suffit.  Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis tu : Montre nous le Père ?

Ne crois tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi–même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.

Voilà pourquoi Dieu désire que des pères se lèvent pour continuer le modèle donné à travers Jésus.

Quand Jésus dit : Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit : Matthieu 28- 20a. Ces paroles sous entendent également : Continuez de manifester le Père, et que les personnes qui vous regardent, voient le Père, entendent le Père,  comme moi je l’ai fait en étant parmi vous. De ce commandement nous retenons bien sur : Faites de toutes les nations des disciples. C’est bon d’obéir à ce commandement. Cette obéissance portera plus de fruit si ces disciples voient le Père en nous.

Mais peut-être que nous sommes comme Philippe, nos yeux ont besoin de s’ouvrir à la révélation des  réalités spirituelles, les yeux du cœur bien sur.

A la lecture de ce message, certains seront peut-être tentés de se dire à eux même : Maintenant, avec mes enfants j’applique la méthode de ce père de la parabole. Ce serait une erreur grossière. La première question à se poser est la suivante :

Quel est l’âge du fils dont parle la parabole ?

Certainement pas un enfant, ni un adolescent qui a besoin de recevoir des points de repères, des limites à ne pas franchir. Le fils dont nous parle Jésus est un adulte, non pas un affranchit parce qu’il vient de franchir la date butoir de dix-huit ans. Sinon le père ne lui aurait pas donné sa part d’héritage. On ne donne pas sa part d’héritage à un enfant. Le terme adolescent n’existe pas dans la bible.

Galates 4- 1 à 3 : Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le Père. Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des principes élémentaires du monde.

1 Corinthiens 13-11 : Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai mis de côté ce qui était de l’enfant.

Cela est si vrai que la bible emploi en grec, trois noms pour distinguer l’enfant, le fils non mâture et le fils mâture.

« Nepios » désigne le jeune enfant : 1 Corinthiens 13-11 : Lorsque j’étais enfant (ou nepios) je parlais comme un enfant.

« teknon » désigne le jeune fils ou fille non mâture ou la personne non mâture : Romains 8-17 : Or, si nous sommes enfants (ou teknon) nous sommes aussi héritiers.

« Huios » désigne un fils ou une fille mâture : Romains 8-14 : Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils (huios) de Dieu. Souvenons-nous de ces définitions.

Sachons discerner, avec ces trois définitions, où nous nous situons, et où se situent nos enfants.

Malachie 4- 6: Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

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Publié dans Le coeur du Père

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