Les obstacles à combattre dans la communication

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Les obstacles à combattre dans la communication du couple

 

Nous avons développé toute l'importance de l'écoute dans la communication. Maintenant nous allons aborder plusieurs points qui pourraient être des obstacles à la communication et toujours au niveau de l’écoute.

Nous avons posé deux questions au groupe dont nous avons déjà parlé.

  1. Que ressentez-vous lorsque vous êtes écouté ?

    Valorisé

    Aimé

    Ecouté

    Compris

    Je ressens une joie, une satisfaction

    Considéré

    Soulagé

    Utile

    Accepté

    Je me sens soutenu

  2. Qu’elles vos réactions lorsque vous n’êtes pas écouté ?

    Sentiment de rejet

    Frustration

    Incompréhension

    Mal aimé

    Sans valeur

    Mis dans l’isolement

    Blessé

    Inutile

    Ne pas être à ma place

     

    Un des obstacles à l’écoute, dont nous n’avons pas nécessairement conscience ce sont nos filtres. Nous écoutons tous avec des filtres à combattre. Par exemple lors d’un partage, le dernier nous revient en mémoire, surtout de la fin si elle a été difficile.  Il parait presque inévitable que, lorsqu’un nous parle, ce qu’il dit réveille en nous en nous le souvenir de conversation de conversation ou d’événements précédents.

    Nous sommes au temps du « jetable » et cette mode peut influencer notre comportement si nous n’y prenons garde, même dans notre couple. Egalement nous sommes au temps de la civilisation « four micro-ondes » la patience se perd et si  nous n’y remédions bientôt nous risquons de plus avoir le temps d’écouter ou de nous asseoir pour écouter. Pourtant la patience est une des facettes du fruit de l’Esprit : Quant au fruit de l’Esprit, c’est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi.                                                                                                          Galates 5 : 22

    L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil.                                          1 Corinthiens 13 : 4

     

     La Bible nous en montre les bienfaits de s’asseoir et d’écouter, par exemple avec les deux disciples sur la route d’Emmaüs. Il retourne chez eux découragés après la crucifixion de Jésus. Mais il est ressuscité et Jésus les rejoint et commence à leur expliquer les écritures. Ils ne le reconnaissent pas. Le soir arrive, les disciples invitent Jésus à manger avec eux.

    Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux. Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna.  Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au–dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ?                                              Luc 24 : 29 à 32

     

    Avant d’examiner des attitudes négatives qui sont des obstacles à la communication. Nous allons développer deux points qui seront des objectifs à atteindre et à  entretenir et conserver toute notre vie.

     

    1-gagner la guerre du pinacle

     

    Tous nous connaissons la tentation qu’a subi Jésus au début de son ministère par Satan lui-même. Nous retenons plus spécialement celle-ci : Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre.           Matthieu 4 : 5 et 6

     

    Dans la version TOB il est écrit : il le transporta sur le pinacle du temple. C'est-à-dire la partie la plus élevé du temple de Jérusalem ou le sommet. Pourquoi était-il particulièrement important que Jésus gagne cette victoire du pinacle ? Nous le verrons plus loin avec nous-mêmes, celui qui détient  l’autorité sur le pinacle du temple, gagnera l’autorité afin de nettoyer l’intérieur, d’en conserver la maîtrise. Jésus nous en donne la démonstration ensuite : Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

                                                                                                                                            Jean 2 : 14 à 16  En agissant ainsi, Jésus a redonné au temple sa véritable vocation : une maison de prières pour son Père.

    Maintenant transposons cette exemple dans ma vie, dans nos vie. Notre corps est devenu le temple vivant du Saint-Esprit : Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint–Esprit qui est en vous ?                                      1 Corinthiens 6 : 19

    Ce temple possède un pinacle où se livre une guerre constante : nos pensées et celui qui détient l’autorité sur nos pensées maîtrise notre cœur et notre capacité d’écoute. Il nous revient à chacun d’entre-nous de veiller sur  notre pinacle en remplissant de la Parole de Dieu : Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. Bible le Semeur Romains 12 : 2

    La croix de Jésus a été plantée au lieu-dit : Golgotha qui signifie : lieu du crâne. C'est-à-dire là où se tient le combat dans nos pensées. Réjouissons-nous, car Jésus à confirmé sa victoire sur le pinacle du temple de Jérusalem.

     

    2-Maitriser notre langue

     

    Jacques dans son épitre nous dit que l’homme est capable de dompter beaucoup d’animaux  et même diriger de gros bateaux malgré les vents impétueux : Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons ainsi leur corps tout entier. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote.                                                                                           Jacques 3 : 3 et 4

     

     Mais notre langue qui peut la maîtriser ? Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voyez, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! La langue aussi est un feu ; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle–même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes, d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par l’homme ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel.                                                                           Jacques 3 : 2 : 5 à 8

                                                                                 

    Si nous ne maintenons pas notre langue bride la jalousie, la zizanie, un zèle amer, une sagesse charnelle, diabolique et toute sorte de choses semblable vont s’installer dans notre cœur. Dans ces conditions nous risquons de voir sortir de notre bouche ce que l’on ne trouve pas dans la nature, objet de la création de notre Dieu : La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ?                        Jacques 3 : 11

     Malgré cela Il arrive que de notre bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Nous bénissons, nous louons notre Dieu et murmurons contre notre conjoint. Souvenons-nous que c’est à cause de leurs murmures contre

    L’Eternel et Moïse, ils ont tourné autour de la montagne pendant 40 ans.

    Ces pratiques risquent de provoquer  les mêmes phénomènes dans notre couple : De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi.                                                                                                                   Jacques 3 : 10

    Il ne calomnie point avec sa langue, Il ne fait point de mal à son semblable, Et il ne jette point l’opprobre sur son prochain.                                                                         Psaumes 15 : 3

    La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; celui qui l’aime en mange le fruit.                                                                                                        Proverbes 18 : 21

    Par la lenteur à la colère on fléchit un prince, et une langue douce peut briser des os.                                                                                                      Proverbes 25 :15

    Elle ouvre la bouche avec sagesse, et des instructions aimables sont sur sa langue.                                                                                               Proverbes 31 : 26

    Ce verset nous parle de la langue de l’épouse vertueuse, cela doit s’appliquer aussi à la langue de l’époux.

    Tes lèvres sont comme un fil cramoisi et ta bouche est charmante.

                                                                                             Cantique des cantiques 4 : 3

     

    Quels sont les signes distinctifs des lèvres qui sont comme un fil cramoisi ?

     

     Mon alliance avec lui était alliance de vie et de paix. Ce que je lui accordais pour qu’il me craigne. Et il a eu pour moi de la crainte. Il a tremblé devant mon nom. La loi de la vérité était dans sa bouche. Et l’iniquité ne s’est point trouvée sur ses lèvres. Il a marché avec moi dans la paix et la droiture. Et il a détourné du mal beaucoup d’hommes. Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science. Et c’est à sa bouche que l’on demande la loi, parce qu’il est un envoyé de l’Eternel des Armées.                                                                                   Malachie 2 : 5  à

     A la lumière de ces versets nous découvrons que Jésus attend que la vérité soit sur les lèvres de sa bien aimée, ainsi que la paix, la droiture, et qu’elle détourne du mal beaucoup d’hommes. De ses lèvres doit sortir la science, l’intelligence, la sagesse, la connaissance du royaume ou la bien aimée est appelée à régner avec son Epoux.

    Des lèvres de la bien-aimée, c'est-à-dire de nous même doit sortir la parole de vie, car ses lèvres sont devenues les lèvres de Jésus. Mais pour cela ses lèvres doivent être comme un fil cramoisi, c'est-à-dire avoir connu la mort à soi même ou de la chair, comme Jésus lui-même et naître de l’Esprit. Jésus est mort en Adam pour nous, il a été crucifié en Adam.

     Donc quand nous venons à Jésus et que nous acceptons de mourir à nous même, c’est en Adam que nous mourons. Et nous  naissons dans le nouvel Adam, c'est-à-dire en Jésus. De ce fait nous devons apprendre à vivre notre vie dans le nouvel Adam, c'est-à-dire par l’Esprit.

    Les lèvres en quelque sorte sont le canal, le dernier filtre de ce qui monte de notre cœur, du contenu de notre cœur. Les lèvres ont deux fonctions :

    -          1) Contrôle des paroles qui  sortent de notre cœur

    -         2) Donnent des baisers, c'est-à-dire expriment l’amour de notre cœur, ou la trahison qu’il y a dans notre cœur.

     

     

    Voici quelques exemples d’attitudes négatives qui sont des obstacles à la communication

     

    -Tentation de conclure avant que le locuteur ait terminé

     

    Le premier danger dans le couple consiste à donner une réponse avant que le conjoint est fini de parler. Dans ce cas nous essayons de deviner ce qu’il va dire et dés que nous croyons avoir compris, nous donnons une réponse. Cette réponse prématurée va le frustrer et peut-être l’enfermer en lui-même comme une huitre. Si la situation se renouvelle il finira par se dire : «  je partagerai bien mon problème ou je donnerai bien mon avis, mais je ne serai pas écouté. De toute façon c’est toujours pareil avec moi ». Si telle est la situation de notre conjoint nous avons vraiment à nous repentir et à demander pardon à notre conjoint. Certainement qu’il cherchera à tester notre changement avant de se livrer totalement. Il est bon de demander au Saint-Esprit de nous montrer la qualité de notre écoute : bonne ou mauvaise.  Ne craignons pas de prier avec ces versets :

     Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, Pour que j’écoute comme écoutent des disciples.                                                                         Esaïe 50 : 4b et 5

     Écouter l'autre, rappelons-le c’est lui manifester notre amour et notre estime, spécialement pour lui ou pour elle. Surtout lorsque le conjoint épanche son cœur, exprime ses opinions. Souvenons-nous que l’amélioration de l’écoute, améliore la qualité de la relation, éveille la confiance au sein du couple, aide le conjoint à demeurer dans son identité en Christ et l’aide à trouver sa place dans le corps de Christ.

    C’est ainsi que le mari doit aimer sa femme comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui–même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps.                               Ephésiens 5 : 28 à 30

    Haire : vient d’un mot primaire qui signifie : avoir de la haine, détester, cette définition n’a pas sa place ici. Haïr a une autre signification : mettre derrière ou en second, comme lorsque l’Eternel dit : j’ai aimé Jacob et haï Esaü. Dieu ne peut avoir de la haine pour Esaü, mais à cause de son manque d’intérêt pour le droit d’ainesse, il a choisi de s’en retrouver dépouiller pour un plat de lentilles. Haïr dans un couple signifie mettre son conjoint en second. Il n’est pas notre égal. Si nous plaçons notre conjoint en second, c’est que nous choisissons de nous positionner en premier et notre « moi » a besoin d’être crucifié. Comment devenir une seule chair dans ces conditions ?

    Pourtant Jésus nous dit : que celui qui veut être le plus grand qu’il soit serviteur. Jésus ajoute : et moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

     

    Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.                                                                                                Matthieu 25 : 45

     

    -Celui qui donne des conseils à son conjoint qui est en train de se noyer

     

     Cette personne observe son conjoint qui crie au secours et coule et lui dit après avoir observé la situation : au fond ce que tu devrais faire c'est apprendre à nager, au lieu de lui tendre une bouée de sauvetage afin de le sauver de la mort. Cette attitude ressemble à de la non assistance envers une personne en danger de mort.

    Celui qui donne des conseils pendant que le conjoint s'exprime, cherche toujours à résoudre le problème parce que lui-même ne sait quoi faire. Il cherche à éliminer le problème pour lui-même et non pour son conjoint.

    En voici un exemple que nous donne la Bible : Jésus avec ses disciples. Une grande foule suit Jésus depuis trois jours. Elle est affamée. Les disciples constatent la situation. Humainement ils sont sans solution, ou plutôt ils en donnent une à Jésus afin de ne plus voir le problème : Renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages et dans les campagnes des environs, pour se loger et pour trouver des vivres.

    Jésus ne partage pas cet avis, il possède la solution, il veut manifester sa gloire tout en demandant à ses disciples de prendre la direction: Donnez-leur vous–mêmes à manger…

     

    Les foules, l’ayant su, le suivirent. Jésus les accueillit, et il leur parlait du royaume de Dieu ; il guérit aussi ceux qui avaient besoin d’être guéris. Comme le jour commençait à baisser, les douze s’approchèrent, et lui dirent : Renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages et dans les campagnes des environs, pour se loger et pour trouver des vivres ; car nous sommes ici dans un lieu désert. Jésus leur dit : Donnez-leur vous–mêmes à manger. Mais ils répondirent : Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, à moins que nous n’allions nous–mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple.            Luc:9 : 12

     

    Quelle attitude avoir dans cette circonstance avec notre conjoint quand son problème nous dépasse ? Confions le problème à Jésus, sinon nous risquons de donner des réponses charnelles afin d’évacuer le problème comme les disciples. Jésus désire nous apprendre à ne pas fuir le problème, de nous apprendre à le résoudre d’une manière spirituelle et dans une attitude d’amour et de foi.

     Ou par exemple posons la question à notre conjoint : veux tu que je prie pour toi ? Ou avec toi ?

     

    -Celui qui interrompt

     

    Il n'écoute pas dans le but de comprendre son conjoint. Non, dès les premiers mots  de son conjoint il essaie de deviner la suite,  un film s’installe dans sa tête et commence à se dérouler. Il n’écoute pas dans le but de répondre, mais bien de parler de lui, de ses expériences en disant qu’il a vécu des situations beaucoup plus graves. Il va développer la manière dont il a résolu son problème. Le conjoint à déjà ces paroles à maintes reprises. Il va chercher à minimiser les difficultés de son conjoint et s’accaparer le temps de parole. Le conjoint se retrouve frustrer avec un sentiment d’isolement.

     

    -Celui qui rassure

     

    Il intervient rapidement avant que le conjoint et eu le temps de finir sa première phrase. Il va sûrement dire : ce n'est pas si grave que tu le penses ça va s'arranger, ou bien demain tu iras mieux ! Quand tu auras passé une  bonne nuit de repos tu n’y penseras plus. En agissant ainsi il bloque son conjoint d'exprimer réellement son sentiment d'angoisse, de déceptions ou de sa douleur. Il frustre son conjoint. En fait c'est souvent celui qui rassure qui a besoin de se rassurer lui-même sur la situation de son conjoint. Par ses paroles,  ce n’est pas si grave, il cherche surtout à ne  pas dérangé dans son propre mode de vie ou dans son programme de vie.

    Souvent, le conjoint a seulement besoin d’être écouté. Il lui arrive de trouver lui-même la solution à son problème rien que par le fait de l’avoir exprimé et d’être écouter.

     

    Celui qui intellectualise

     

    Il écoute son conjoint développer son problème ou le laisse épancher son cœur et pendant ce temps il prépare des réponses qu’il ira chercher non pas dans la Bible mais chez les psychologues. Si par exemple l’épouse dit qu’elle s’inquiète pour la santé  sa maman qui commence à être âgée. Le mari va penser à la maladie d’Alzheimer et commence à en développer tous les symptômes, tous les aspects psychologiques. Pour cet homme c’est l’occasion de livrer toute sa « science » Il aurait dû demander à son épouse de préciser la raison de son inquiétude et ensuite proposer de prier pour la maman.

     

    Celui donne des ordres à son conjoint

     

    Voici le témoignage d'un homme après la rupture de son couple

     

    Quand mon épouse rentrait de son travail, elle me parlait des problèmes qu'elle rencontrait à son travail. Je l’écoutais puis je lui disais ce qu'a mon avis elle devait faire. Je lui donnais toujours des conseils. Je lui répétais : il faut faire face à tes problèmes. Ils ne disparaîtront pas tout seul. Tu dois en parler avec les personnes concernées ou avec ton supérieur. Il faut que tu assumes tes responsabilités.

     Le lendemain, quand elle faisait part des mêmes difficultés, je lui demandais si elle avait suivi mes conseils de la veille. Elle faisait signe que non de la tête. Je lui répétais donc mes conseils. Après plusieurs soirs semblables, la colère me prenait, je lui disais qu’elle ne devait s'attendre à aucune compassion de ma part tant qu'elle n'était pas prête à suivre mes conseils.

    A notre avis, cet homme lui donnait plutôt des ordres que des conseils. Il ne proposait même pas de prier avec son épouse. Un couple, une famille n'a rien de comparable avec l'organisation ni la structure d'une armée. Certes le mari se voit confier par Dieu un rôle de sacrificateur, mais pas de chef autoritaire. Le sacrificateur est avant tout un serviteur de sa famille, notamment au niveau de la protection.

    Souvent ce passage « femme soit soumise à ton mari » signifie soit sous la protection de ton mari. Nous allons illustrer cela par une image de la manière, sans rien ajouter à la Parole « femme soit sous le même parapluie le ton mari ». Toutefois, il y a une condition pour que cela soit efficace : que le mari soit soumis à Christ et sous le même parapluie que Christ. Le mari de ce témoignage cité à certainement oublié que Christ est lui-même soumis à son père. D'autre part n’oublions jamais ce que Jésus dit de lui-même : Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.                                                                         Matthieu 11:29 et 30

    Avec ces ordres notre homme impose à son épouse un joug qui n'a rien à voir avec celui du Christ. D'autre part il a besoin de se remémorer : Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec votre femme, comme avec un sexe plus faible ; honorez-la, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.

     Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité.                                        1 Pierre 3: 7 et 8

     

    Celui qui ne supporte pas de ne pas avoir toute l’attention

     

    Un jour à la demande d'un couple, avec non mon épouse nous somme allés le visiter, l'épouse déclarait qu'elle avait besoin de recevoir la prière. Elle avait subi plusieurs opérations chirurgicales. Elle allait en subir une nouvelle. En l'écoute nous parler de sa situation, rapidement nous avons compris que plusieurs « grands ministères » c'étaient déjà déplacés afin de prier pour elle. Le mari écoutait. Bien sûr nous avons passé un long temps dans la prière avec elle. Son état semblait s'améliorer quand nous avons terminé. À ce moment-là le mari a attiré notre attention en nous disant: j'ai un péché que je n'ai jamais confessé, bien qu’il fréquente régulièrement une assemblée. Nous l’avons conduit à la repentance et commencé à prier pour lui. L'état de l'épouse c’est « subitement aggravé » les symptômes revenaient comme si elle allait avoir un malaise. En réalité elle ne supportait pas de ne plus avoir toute notre attention. Mon épouse est retournée prier avec elle pendant que je terminais avec son mari.

    Certainement que cette personne a le même comportement quand son mari désire partager. Peut-on parler de possibilité de communion dans des situations semblables ?

    Nous reconnaissons-nous dans ou l’autre de ces attitudes ? Posons la question au Saint-Esprit, dans laquelle de ces attitudes me vois-tu ? Sachons nous repentir si c’est nécessaire.

    Louis Trifault

Publié dans Le mariage

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