Le fleuve du pardon coule du coeur du Père

Publié le par louis trifault

 

               

 

Nous allons commencer une nouvelle série. Nous allons parler du cœur du Père, car tout nous vient du cœur du Père et passe  par la croix ou la voie étroite. Du cœur du Père coule un fleuve immense, de son trône et du trône de l'Agneau comme nous le dit sa parole.

Apocalypse 22 --1 et 2 : Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.

Au milieu de la place et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.

Ce fleuve où ces fleuves doivent couler dans nos vies, c'est la promesse de Jésus dans Jean 7 -- 37 à 39 :

 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il  boive.

Celui qui croit en moi, des fleuves d'eaux vives couleront de son sein, comme dit l'écriture. Il dit cela de l'Esprit que devait recevoir ceux qui croiraient en lui, car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.

Cette promesse de Jésus répond à la prophétie donnée par : Esaie 11 – 2 et 3 : l'Esprit de l'Eternel reposera sur lui : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel. Il respirera la crainte de l'Eternel.

Bien sur cette promesse s'adresse à Jésus d'abord. Maintenant cette promesse de Dieu s’adresse à nous, si nous le croyons. Jésus dit : « Il dit cela de l'Esprit que devait recevoir tout ceux qui croiraient en lui »

À nous qui croyons en Jésus, le Père veut libérer son fleuve de vie, dans chacune de nos vies.

Ouvrons nos cœurs et chassons toute incrédulité, tout aveuglement. Dans Esaie, nous venons de lire que l'Esprit du conseil nous est promis. Pourtant, nous entendons de la bouche de certains chrétiens, ces paroles : je suis seul à me débattre avec mes problèmes. Non, c'est un mensonge du diable, qui veut nous faire croire que nous sommes orphelins, abandonné de Dieu. Il veut nous isoler. Nous mettre sous la domination de l'esprit d'orphelin que nous avons déjà traité. Ne retournons pas en arrière et croyons que Dieu veut nous donner son conseil par son Esprit.

 Le premier aspect à connaître et à expérimenter, pour que le fleuve de Dieu coule dans nos vies, c'est le pardon. Avec Dieu tout commence par le pardon qu'il nous accorde et que nous devons libérer sans retenue, et sans barrage.

Voici une image du pardon : il est comme un logiciel gratuit que nous téléchargeons, ensuite il nous faut l'exécuter ou l'activer pour en apprécier la valeur, l'intérêt. Télécharger un logiciel sur le disque dur et s'arrêter à ce stade ne représente aucun intérêt. Il en est de même du pardon. C'est ce que nous allons développer maintenant :

Alors qu'est-ce que le pardon ? C'est très simple, c'est tout simplement le fait d'annuler une dette. Nous avions une dette et quelqu'un nous dit : "Tu ne me dois plus rien. J'efface tout ce qui était sur toi, toutes les dettes que tu me devais. J'efface l'offense". Quand il y a pardon, c'est qu'auparavant, il y a eu une offense, un péché. Il y a eu quelque chose contre quelqu'un ou contre Dieu. Nous avons été coupables de quelque chose envers Dieu ou envers des hommes. Normalement, nous aurions dû recevoir la conséquence de cette offense. Nous aurions dû payer et le Père nous dit : "Je te fais grâce, j'efface ce que tu me devais, tu ne me dois plus rien !". Nous parlerons plus loin de la dette que nous avions et de sa remise.

 David dit dans le Psaume 32, aux versets 1 et 2 : « Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné! Heureux l'homme à qui l'Eternel n'impute pas d'iniquité ».
 Il y a dans le royaume du Seigneur une loi spirituelle très claire : celui qui a offensé doit payer. Celui qui a causé du trouble doit payer. Nous connaissons nos souffrances nous ignorons celles que nous infligeons. Nous cherchons à nous excuser, comme Adam dans le jardin des délices ou d’Eden, après la chute : la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. Mais Dieu dans son amour ne veut pas que nous payions le prix de nos offenses. Il a prévu quelqu'un qui a payé à notre place, par qui nous pouvons recevoir un pardon complet, total, définitif, éternel, infini. Il n’y a pas de mots pour définir ce pardon. Dans ce pardon il ne reste plus un seul iota de la colère de Dieu qui était sur nous à cause de notre péché, de notre offense. Et dans notre cœur, quand nous pardonnons il ne doit plus y avoir un seul iota d’amertume ou de désir de vengeance, envers l’offenseur

 

Luc 7 -- 47 : c'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé. Mais celui qui à on pardonne peu  aime peu.

Ceci se passe au cours d'un repas de gens ‘’bien’’, des hommes, des pharisiens c'est-à-dire la haute classe des religieux de l'époque, où jésus à été invité.

Parole vivante : dans ces conditions, Simon, crois-moi : ses nombreux péché lui ont été pardonné, c'est pour cela qu'elle m'a témoigné tant amour. C'est-à-dire que celui qui pense avoir peu de choses ou de péché à se faire pardonner, ne manifeste que peu d'amour.

Puis Jésus dit à la femme : tes péchés sont pardonnés.

Tout de suite, nous constatons que le pardon amène l'amour dans le cœur de la personne pardonnée. Et cette dose d'amour que reçoit le pardonné, l’amène à manifester cet amour, qui ne le laissera plus tranquille.

Pourquoi ? Parce que le pardon a sa source dans le cœur du Père. Nous savons tous que Dieu est amour, certains dans la tête, d'autres dans le cœur parce qu'ils l'ont expérimenté et le vivent.

Dieu est amour, le pardon vient du cœur du Père, donc le pardon est un acte d'amour, c'est le plus grand acte d'amour du Père.

Le Père ne pardonne pas par soumission à une loi. Il n'est soumis à aucune loi. Tout simplement, parce qu'il sait dans son cœur, et c'est sa nature, que nous avons tous besoin d'être pardonnés, pour être libéré de l'ennemi et de l'emprise des ténèbres dans nos vies. Le pardon nous rend libre. Le pardon, pour le Père, c'est une manifestation du fleuve d'amour qui coule de son cœur constamment. Ceux qui acceptent son pardon reçoivent ce fleuve d'amour dans leur vie, dans leur cœur. Et à leur tour ils ont le désir, de pardonner, non pas par obligation ou pour satisfaire aux obligations d'une loi, mais pour manifester de l'amour envers ceux qui les blessent, les critiques, les offenses.

La source de l'amour vient du Père. Son amour le pousse à pardonner, et nous pouvons dire ceci : plus il pardonne, plus son fleuve d'amour coule, déborde, se renouvelle en quelque sorte. Son fleuve d'amour n'est pas statique mais constamment en action. Ce fleuve d'amour coule, déborde, de son cœur, constamment. Il est prêt, tellement Il nous aime, à se donner ou à donner ce qu'il a de plus cher à son cœur, le  trésor précieux des cieux comme nous le chantons, c'est-à-dire Jésus.

Donner sa vie manifeste un grand acte d'amour, toutefois donner celui qui nous est le plus cher, l'unique, démontre un amour plus grand encore. Ne galvaudons donc pas l'amour du Père.

Ce fleuve d’amour qui coule du cœur du Père passe par la croix, où le cœur de jésus fut transpercé, avant de venir jusqu’à nous.

 Ne le bloquons pas dans nos vies. Recevoir le pardon c'est tout simple. Il suffit de se reconnaître coupable comme cette femme et de venir en reconnaissant que seul jésus a obtenu du Père, par son sacrifice, cette immense grâce ou cadeau immérité. Bien sur en ayant le désir de changer par le chemin de la repentance. La repentance doit se manifester par des fruits visibles dans nos vies.

Certains diront : oui cette femme était une prostituée, c'était une femme de mauvaise vie, une  pécheresse, c'est normale qu'elle vienne demander pardon.

Pourtant Imaginons son courage qui consiste à venir au cours d’un repas d’hommes qui ont une haute estime d’eux-mêmes, des pharisiens. C’est-à-dire la haute classe religieuse de l’époque. Remarquons également son humilité. Elle n’a pas craint la honte, le mépris de ces personnes qui se considèrent sans péché, ceux qui se déclare « clean» Ceux qui obéissent soi-disant à la loi de Moïse, et  même en rajoute pour se perfectionner, selon leurs vue, mais pas celle de Dieu. Jésus a regardé le cœur repentant de cette femme, c'est pourquoi il lui dit : tes péchés sont pardonnés.

Combien y avait-il de convives à ce repas ? Beaucoup sans doute. Une seule personne a reçu l'amour de Dieu dans son cœur, celle qui n’était pas invitée. Elle a reçu un amour débordant, exubérant, qui se manifeste sans retenue envers Jésus, c'est-à-dire celui qui pardonne.

Cet amour, elle ne le garde pas pour elle-même, non, il coule dans son cœur, comme dans le cœur de Jésus, comme dans le cœur du père. Comme elle ne le retient pas, tous ceux qui sont autour d'elle vont en bénéficier. Elle va pardonner à son tour à ceux qui ont participé à son péché, ou qui l'ont entraînée  dans le péché. Certains diront ou penseront : je veux bien recevoir l'amour de Dieu comme cette femme, mais moi je n'ai rien à me faire pardonné, je suis une bonne personne, je ne suis pas méchant  etc.  ( A suivre)

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