je suis venu jeter un feu sur la terre

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 310.jpg

  Luc -- 12 -- 49 : Jésus nous dit : je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer s'il est déjà allumé ?

Bible du semeur : je suis venu, jeter un feu sur la terre, comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

De quel feu dont nous parle Jésus ?

Quand les médias nous parlent de feu, il s'agit du feu qui détruit, consume, cause des ravages : pensons aux incendies de forêt par exemple.

Jésus n'est pas venu pour détruire, mais pour sauver, libérer de l'esclavage, sauver de la mort éternelle, guérir, consoler.

Luc  9 -- 52 à 56 : nous le confirme, même si les disciples de Jésus désiraient agir autrement : « il envoya devant lui des messagers qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent : Seigneur veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ? »

Jésus se tourne vers eux, et les réprimanda, disant : vous ne savez de quel esprit vous êtes animés. Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les hommes, mais pour les sauver.

En Dieu il y a du feu, il en est la source, il est l’origine du feu. Rappelons-nous que nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dieu a mis une part de son feu dans la vie d’Adam et d’Eve. Lors de la chute d’Adam, le feu de Dieu s’est éteint dans sa vie. Il a été remplacé par un autre feu, un feu d’une autre origine : Le feu de la rébellion, le feu de la révolte. Un feu qui peut se nommer feu de l’indépendance, mais qui en réalité se nomme feu de l’esclavage, le feu qui vient de l’ennemi de Dieu : Satan.

 L’homme ne peut pas vivre sans feu… sinon la mort vient, car le feu provoque la vie, donne le désir de vivre, d’agir. Même l’amour a besoin de feu pour s’exprimer. Ne parle t’on pas de déclarer sa flamme à l’être aimé. D’autre part nous pouvons dire qu’il n’y a pas de flamme sans feu. Le feu dégage une puissance d’action : fait rougir le fer, cuit les aliments, combat le froid.

Il agit également dans le spirituel, c’est ce que nous allons développer. Bien sur, nous ne voulons pas ignorer le feu éternel préparé par Dieu pour ses ennemis et ceux qui le rejettent : le diable et ses anges ainsi que les impies. Ce n’est pas l’objet de notre développement aujourd’hui.

Nous avons besoin de retrouver notre feu d’origine : c’est-à-dire celui de Dieu par le Saint-Esprit. Il est notre feu d’origine. Il y a du feu en Dieu, c’est pourquoi il nous arrive de ressentir une chaleur quand on nous impose  les mains ou que des personnes prient pour nous.

- Deutéronome 4 : 24 : Car l’Éternel, ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

Psaumes 18-9 : il s’élevait de la fumée dans ses narines, et un feu sortait de sa bouche.

Psaumes 28-7 : la voix de l’Eternel fait jaillir des flammes de feu.

La bible nous donne l’exemple d’hommes qui ont expérimenté le feu de Dieu dans leur vie : Moïse, Elie ou le peuple Hébreux au mont Sinaï.

Commençons par Moïse qui vient de passer 40 années dans le désert, nous pouvons considérer cela comme un échec humain.

 Dieu l’attend à Horeb, ce qui signifie : Désert, desséché. Moïse n’a plus de but pour sa vie, tout est desséché ! Mort, sans vie. Comme dans la vison donnée par Dieu à Ezéchiel : une vallée d’ossements humain desséché, à qui il va redonner la vie en prophétisant sur l’ordre de Dieu. Certainement que Moïse connaît la culpabilité, mais avec Dieu il y a toujours une deuxième « chance » ou un nouveau départ, un plan B en quelque sorte. C’est lui qui dirige les pas de l’homme pour que ses plans, à lui, se réalisent.

Moïse connaît bien le désert, à maintes reprises il a vu des buissons, sous l’effet du soleil dans le désert, s’enflammer et se consumer. L’évènement est courant dans le désert avec certains arbustes dont il ne reste que des cendres. Dieu vient confronter Moïse dans ce qu’il connaît, dans ses habitudes, Dieu attire son regard par un buisson qui brûle mais clui-ci ne se consume pas.

Exode 3 : 2 à 4 : « L’ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda et voici le buisson était tout en feu et le buisson ne se consumait point, Moïse dit : je veux me détourner pour voir qu’elle est cette grande vison et pourquoi le buisson ne se consume point. L’Éternel vit qu’il se détournait pour voir et Dieu l’appela du milieu du buisson et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit me voici. »

Dieu l’attend dans cette attitude ! « Je veux me détourner »            .  Au verset suivant nous lisons : « L’Éternel vit qu’il se détournait. »

Se détourner signifie : quitter le chemin, changer de chemin, s’éloigner de …  retourner vers … Autrement dit Moïse est entré dans la voie de la repentance. Même si l’action citée ne fait allusion qu’a l’aspect naturel, Dieu invite Moïse à la repentance, Moïse accepte et toute sa vie va changer. Moïse avait besoin de passer par la repentance pour retrouver le vrai feu de l’Esprit, et entrer dans l’appel de Dieu pour sa vie. Tout comme le fils prodigue qui se détourne de « ses cochons » pour retrouver sa véritable identité de fils auprès de son père.

Par la repentance les yeux de Moïse s’ouvre et son cœur aussi. Devant le buisson ardent Moïse expérimente la puissance du feu de Dieu, le feu de l’Esprit. Ce feu symbolise la présence de Dieu, le feu qui éclaire, purifie, délivre, consume le péché, la paille ou les œuvres de la chair. Cette rencontre de Moïse avec le feu de Dieu fait de lui un homme nouveau, équipé, transformé pour rentrer dans la destinée que Dieu a pour lui. Moïse quitte les chemins de la routine, du connu,  du religieux, du charnel pour le spirituel.

A la lumière du Saint-Esprit examinons toutes les étapes que va franchir, Moïse, dans sa rencontre avec Dieu, et qui marque le début d’une véritable relation avec Dieu.

Par la repentance, les yeux de Moïse s’ouvrent et son cœur aussi. Devant le buisson ardent Moïse expérimente la puissance du feu de Dieu, le feu de l’Esprit. Ce feu symbolise la présence de Dieu.  Retenons que le feu de Dieu éclaire, purifie, délivre, consume le péché, la paille ou les œuvres de la chair, ouvre les yeux, donne le discernement, le zèle pour obéir, la crainte de Dieu.

-       Moïse expérimente la sainteté de Dieu, le verset 5 dit : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.

-       Moïse reçoit la révélation de qui est Dieu, le verset 6 dit : je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob et au verset 15b : Voilà mon nom pour l’éternité. Voilà mon nom de génération en génération et au verset 14a : « je suis celui qui suis. »

-       Moïse reçoit la crainte de Dieu. Exode 3 : 6b Après la révélation du vrai Dieu, il est écrit : « Moïse se cacha le visage car il craignait de regarder Dieu » Comme Esaïe son péché lui a été révélé.

-       Moïse découvre la compassion de Dieu et sa miséricorde. Verset 7 : « j’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte et j’ai entendu les cris qui lui font pousser ses oppresseurs car je connais ses douleurs,  verset 9 : Voici les cris d’Israël sont venus jusqu'à moi et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Égyptiens. »

-       Moïse découvre qu’il n’est pas rejeté par Dieu, il est choisi, verset 10 : « Maintenant va je t’enverrai auprès de Pharaon et tu feras sortir mon peuple d’Égypte, les enfants d’Israël. »

-       Moïse reçoit le plan de Dieu pour sortir le peuple esclave en Égypte (Exode 3 :15 à 22) « tu parleras aux enfants d’Israël, va rassembler les anciens d’Israël et dit leur : je vous ai vus, et j’ai vu ce qu’on vous fait en Égypte. »

-       Moïse reçoit pour sa mission l’équipement et la puissance Exode 4 : 2 à 9 l’Éternel lui dit : « Qu’il y a-t-il dans ta main ? Il répondit : une verge. Jette là par terre dit l’Éternel à Moïse : et elle devint un serpent. Moïse fuyait devant lui. L’Éternel dit : étends ta main, et saisi le serpent par la queue. Il étendit sa main et le saisit, le serpent redevint une verge dans sa main. »

-       Moïse expérimente la patience de Dieu, Exode 4 : 10 à 17 Moïse refuse sa mission en argumentant avec Dieu, car j’ai la bouche et la langue embarrassées, puis au verset 13 Moïse dit : « Ah seigneur envoie qui tu voudras envoyer. » Devant la colère de Dieu, Moïse accepta sa mission avec son frère Aaron. Moïse repart du buisson ardent complètement changé de l’intérieur, c’est à dire du cœur. Le feu d’en haut  ou de l’Esprit transforme Moïse en un véritable homme de Dieu, un véritable libérateur pour le peuple d’Israël capable d’affronter Pharaon, les magiciens d’Égypte, et la puissance des faux dieux de ce pays.

Rappelons les 8 points que Moïse découvre dans sa rencontre avec le feu de Dieu. Tout d’abord Dieu l’invite à passer par la repentance c’est à dire abandonner ses expériences du feu de la chair.

- 1 Moïse expérimente la sainteté de Dieu

- 2 Moïse reçoit la révélation de qui est le vrai Dieu

- 3 Moïse découvre la compassion et la miséricorde de Dieu

- 4 Moïse découvre qu’il est toujours choisi, malgré ses échecs et ses entreprises malheureuses

- 5 Moïse reçoit le plan de Dieu pour libérer Israël, quand Dieu envoie, il donne un plan

- 6 Moïse reçoit l’équipement et la puissance.

-- 7 Moïse expérimente la patience de Dieu et son secours 

- 8 Moïse  découvre son véritable potentiel par son contact avec le feu de Dieu, ou le potentiel que Dieu a mis en lui

Dieu accompagne toujours sa parole avec le feu, c'est-à-dire le Saint Esprit, puisque le feu de Dieu est une manifestation du Saint-Esprit.

Retournons à cette référence citée ci-dessus :

Psaume 29-7 : » la voix de l'Eternel fait jaillir des flammes de feu. » Là nous trouvons : la voix, c'est-à-dire la parole et les flammes de feu, qui sont la manifestation visible du Saint Esprit, et que nous retrouverons le jour de la Pentecôte à Jérusalem.

L’association parole et feu nous la constatons dans la scène décrite ci-dessus avec Moïse ou buisson ardent. Le feu se manifeste dans le buisson ardent pour inviter Moïse à sortir des sentiers connus. L'ange de l'Eternel lui apparaît dans une flamme de feu. L'ange de l'Eternel désigne Jésus dans l'Ancien Testament. Nous, nous savons que Jésus c'est la Parole vivante. Ensuite nous pouvons le constater dans la réponse  donnée à la question posée par Moïse :

Quel est ton nom ?

Exode 3-13 : « Je Suis, je Suis celui qui Suis ». C'est-à-dire qui a toujours été, qui est, et qui sera toujours.

Dans l'évangile de Jean, Jésus l'atteste lui-même : « Je suis la résurrection et la vie. » ou je suis le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis etc.

Moïse va repartir du buisson ardent, transformé, équipé, accompagné par le feu et la parole de la mission à accomplir.

Maintenant, prenons l'exemple de la première Pentecôte que les Juifs appelle »shavouot »

 Exode 19- 9 à 11 Dieu dit à Moïse : « Voici, je viendrai vers toi dans une épaisse nuée,  afin que le peuple entende quand je te parlerai, et qu'il est toujours confiance en toi. Moïse rapporte  les paroles du peuple à l'Eternel. Et l'Eternel  dit à Moïse : va vers le peuple, sanctifie les aujourd'hui et demain, qu’ils lavent leurs vêtements. Qu’ils soient prêt pour le troisième jour, car le troisième jour, l'Eternel descendra aux yeux de tout le peuple, sur le mont Sinaï »

Quand Moïse descendit de la montagne vers le peuple, il  sanctifia le peuple, et Ils lavèrent leurs vêtements. Et il dit au peuple Exode 19 -5 à 17: soyez prêts dans trois jours, ne vous approchez d’aucune femme. Le troisième jour au matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne, le son de la trompette retentit fortement, et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d'épouvante. Moïse  fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu, et ils se placèrent au-delà de la montagne.

Le mont Sinaï était tout en fumée, parce que l'éternel y était descendu au milieu du feu, cette fumée une c'etait comme la fumée d'une fournaise et toute la montagne tremblait avec violence. Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait, et Dieu lui répondait à haute voix. Ainsi l'éternel descendit sur le mont Sinaï, sur le sommet de la montagne, l'Eternel appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta.

Moïse reçu les tables de la loi tout en étant environné du feu de la manifestation visible du Saint Esprit. Moïse était en quelque sorte baptisé dans le Saint Esprit, il connaissait le feu de Dieu. C’était un homme intime de Dieu et qui avait expérimenté son feu.

Pendant que Moïse se tenait sur la montagne le peuple prit d'effroi, de peur va passer à côté du feu, des bienfaits de feu, de l'équipement du feu de Dieu.

Exode 20 -- 18 : » tout le peuple entendait les coups de tonnerre et le son de la trompette. Il voyait les flammes de la montagne fumante. Par ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l'éloignement. Il dire à Moïse : Parle nous toi-même, et nous écouterons, mais que Dieu ne parle pas, de peur que nous ne mourions. »

Moïse  dit au peuple : ne vous effrayez pas, car c'est pour mettre à l'épreuve que Dieu es venu, et c’est pour que vous ayez la crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez pas. Le peuple  restait dans l'éloignement, mais Moïse s'approcha de la nuée ou était Dieu. L'Eternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : vous avait vu le que je vous ai parlé depuis les cieux.

Au mont Sinaï Dieu offrait une relation sans intermédiaire à son peuple, mais il a refusé. Le peuple dit à Moïse : Parle-nous toi-même et nous écouterons, mais que Dieu ne parle pas, de peur que nous mourions. Cette attitude a contribué à ce que le peuple reste dans le désert, et ne voit pas la promesse de Dieu s'accomplir dans leur vie : la rentrée en terre promise.

Dans cet exemple encore nous constatons l'association  de la parole (tables de la loi) avec le feu ou la manifestation du Saint Esprit. Relevons également l'incapacité de mettre cette parole en pratique, sans l'œuvre du Saint Esprit dans les vies, bien sur après la nouvelle naissance.

Shavouot ou pentecôte

Nous occidentaux nous avons tendance à voir dans une loi seulement le coté interdit, le côté légalisme, obligation, les limites qui enfreignent apparemment notre liberté. Ou tout du moins  ce que nous croyons être la liberté. Car la vraie liberté consiste à dominer sur le péché et nos mauvais penchants. Le diable sait nous insuffler des pensées qui convergent vers ces attitudes : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? Il teste notre connaissance de la parole de Dieu, et le résultat peut s’avérer désastreux.

Il a encore une autre attitude négative envers la loi, c'est de chercher le moyen de la contourner ou de s’y soustraire.

Les Hébreux adoptent une toute autre attitude en recevant la loi de Dieu, gravée par la main de Dieu sur des tables de pierre : Les Hébreux considèrent la loi qu’ils ont reçue sur le mont Sinaï comme un don de Dieu, une marque d'amour, une loi de vie pour demeurer dans la présence de Dieu, dans sa bénédiction dans son alliance et le moyen d'y demeurer. Car Dieu est amour et ses dons sont de la même nature.

Le peuple Hébreux vient de sortir d'Égypte et de connaître quatre siècles d'esclavage, d'humiliation, de corvées.

 Israël est-il en mesure de gérer sa sortie d'Égypte ?

Non, il en est incapable. Il a besoin d'un cadre pour évoluer, de repères, apprendre à discerner ce qui est utile et important, et ce qui ne l'est pas, c'est-à-dire tout ce qui peut le détruire. Il a besoin de découvrir la relation avec Dieu, l'obéissance à Dieu qui va lui permettre de demeurer dans son alliance.

Pour Dieu, le don de la loi à Israël, représente la marque de son appel et de l'élection qu'il a pour son peuple : le mettre à part afin qu'il devienne un peuple d'adorateurs du vrai Dieu, et un modèle pour les nations environnantes d'abord, et ensuite toutes les nations de la terre. Exode 19-6 :

« Vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs, une nation sainte. »

 Pour rentrer dans cet appel, le peuple Hébreux avait besoin de faire l'expérience du feu de Dieu,  la même que celle expérimentée par Moïse. Le feu qui épure, ébranle ce qui est ébranlable, tranche, donne la crainte de Dieu et non la peur, fortifie, éclaire, ouvre les yeux, permet d'expérimenter la puissance de Dieu, celle qui manifeste sa gloire, celle qu'il donne à ses intimes. Dieu a manifesté également son feu sur le mont Sinaï, pour que les Hébreux gardent leur confiance en Moïse. Le libérateur choisi par Dieu, il symbolise Jésus. Le feu de la Pentecôte nous le confirme, de même que Jésus est bien celui que le Père a choisi pour être notre de libérateur, le Messie promis. (A suivre)

Commenter cet article