L'esprit d'orphelin veut nous éloigner du corps de Christ

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 En hébreu, orphelin vient d'une racine qui a pour signification : être seul, être sans père. Cette définition ne s'applique pas spécialement à un enfant, mais à tout adulte qui vit en orphelin, c'est-à-dire qui est animé par esprit d’orphelin. Nous distinguons deux situations :

 

-1 Dans le naturel : Orphelin désigne tout enfant ou adulte qui n’a pas connu la présence d’un père et qui vit dans les conséquences de cette situation tout en étant membre d'une assemblée, d’une famille même s'il est père de famille ou mère de famille.

Voici quelques causes qui peuvent conduire dans cette situation :

 

- le père qui est toujours absent  ou défaillant

 

-Le père qui est trop occupé

 

- le père qui ne tient pas ses promesses

 

- Le père qui ne m’aime pas.

 

- Le père qui ne veut pas de moi

 

- le père qui punit violemment, même parfois sans raisons.

 

-le père passif : il n’encourage pas, ne défend pas devant une situation d’injustice. Par exemple en cas de rejet de la mère.

 

- la mort du père

- la trahison du père

 

- L’athéisme du père

 

- 2 Dans le spirituel :

 

Orphelin désigne la  personne liée par un esprit dû au manque de père ou l’absence du père, est un esprit orphelin, ou d’illégitimité, cette personne peut être affectée  dans sa parole, par un esprit muet.

 

Cette personne aura de la difficulté dans la parole, et beaucoup de peine à parler à notre Père céleste, en particulier en public.

Cette situation peut conduire cette personne dans la mentalité d’orphelin. Elle devient  une habitude de vie ancrée dans son âme et peut conduire à la construction d’une forteresse dans son âme avec des schémas de pensées.

Nous ne la trouvons jamais dans le deuxième bouquet, pourtant elle y est appelée. Elle se situe plutôt dans de le premier bouquet. Elle peut-être ficelée à l’image de ce bouquet, dans sa situation, ou isolée dans la nature.

 

  Jésus dit à ses disciples, avant de retourner vers le Père :

 

  Je ne vous laisserai pas orphelin, je viendrai à vous.

                                                                                                                           Jean 14 -- 18

Par ces paroles, Jésus annonce la venue du Saint Esprit, pour que nous ne soyons pas seuls : c'est-à-dire isolés ou sans aide.

 

 

Et pourtant des chrétiens vivent avec un esprit et une mentalité d'orphelin. Ils se sentent isolés, ils ont des difficultés à s'implanter. De ce fait ils ont peu de racine. Cette situation, ou cette attitude les fragilise. Elle les rend prêt à recevoir l'offense et ses fruits : le rejet de Dieu et des hommes, la pitié de soi, l’amertume, la haine, le désir de propre justice, de vengeance, le rejet, la jalousie, la comparaison etc. Ils recherchent constamment à satisfaire leurs émotions, le « moi ». Nous  savons que le « moi » est insatiable. Jamais personne n'a pu le satisfaire, ni combler les désirs de la chair.

 

 La première personne animée par un esprit et une mentalité d'orphelin, que nous présente la Bible, c'est Caïn le premier enfant d'Adam et d’Eve.

 

Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J’ai acquis un homme de par l’Eternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur.

Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Eternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.

 Et l’Eternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.

Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua.

 L’Eternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ?

 Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi.

Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère.

Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre.

Caïn dit à l’Eternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté.

 Voici, tu me chasses aujourd’hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. L’Eternel lui dit : Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Eternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tue point. Puis, Caïn s’éloigna de la face de l’Eternel, et habita dans la terre de Nod, à l’orient d’Eden. Caïn connut sa femme ; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc.

Nod signifie : exil, fuite

  Là nous apprenons  que ses offrandes n'étaient pas agréables à Dieu. Et il a tué son frère Abel à cause de cela.

Pourquoi ?

 

Est-ce à cause de la nature des offrandes ?

 

 Abel offre ses agneaux premiers-nés, Caïn offre les fruits de la terre qu'il cultive. La réponse est non, car Dieu regarde le donateur et plus particulièrement le cœur du donateur, avant l'offrande : « Dieu porta un regard favorable sur Abel et son offrande. Il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Nous constatons  que le regard de l’Eternel se porte d’abord sur Abel et Caïn avant leur offrande.

Dieu dit à Caïn : Le péché et tapi à ta porte, et toi domines sur lui. Par ces paroles Dieu, prévenait Caïn de la mauvaise voie sur laquelle il s’engageait. Au lieu d’écouter, Caïn, se rebella à cause de  l’orgueil qui était dans son cœur, comme celui qui le tentait, le diable. En réponse aux paroles de Dieu, Caïn ressenti de l'irritation envers son frère, de la jalousie qui le poussa au meurtre. Dans son cœur il accuse son frère d’être responsable de cette situation.

L’attitude de Dieu, face à Caïn est conforme à sa parole.

Caïn aurait du se repentir, chercher la volonté de Dieu, se remettre en cause et abandonner sa vaine manière de vivre. L’Eternel ne le rejetait pas. L’Eternel l’invitait à rentrer dans son chemin de sanctification afin de le bénir. L’Eternel l’invitait à changer l’état de son cœur, car son offrande reflétait l’état de son cœur, elle en était l’expression.

 À la fin de l’année, Caïn apporte quelques récoltes du champ. Il les offre au SEIGNEUR.

                                                                                                  Parole de vie Genèse 4 : 3

L’Eternel demande de lui apporter les prémices. Ce verset nous révèle l’esprit calculateur de Caïn et son manque de foi. Par ce choix il recherche avant tout la satisfaction de son « moi ». Il en de même pour toute personne dominée par l’esprit d’orphelin. Comme Caïn, l’orphelin ignore la conviction de péché.

La jalousie l’anime, derrière la jalousie se cache l’esprit de meurtre. Il vit en isolé comme une personne qui se croit abandonnée de tous, même de Dieu. Il est toujours prêt à accuser Dieu pour ses malheurs, suspectant les autres de vouloir le tuer. Il vit comme un vagabond, errant sur la terre. C’est ce que nous allons développer en plusieurs point :

 

-L’orphelin est affecté par l’esprit de comparaison et de jalousie

- L’orphelin face à l’adoration : exemple de Caïn

-l’orphelin ne vit pas et ne connaît pas la communion fraternelle

-L’orphelin n’accepte pas la correction, ni la sanctification, de ce fait il est difficile à enseigner.

-L’orphelin ne reçoit pas nouvelle identité que nous offre Jésus

-l’orphelin ne peut devenir un père : seul les fils deviennent des vrais pères,

Seul les fils connaissent le Père. Ils demeurent dans la maison du Père.

-L’orphelin risque de ne jamais rentrer dans le repos que Dieu réserve à ses élus. L’orphelin n’accomplit pas les œuvres préparées d’avance.

-L’orphelin ne vit pas et ne rentre pas dans la nouvelle alliance : son isolement le tient captif

-L’orphelin vit dans le rejet et en nomade. Il n’expérimente pas l’amour du Père.

-L’orphelin reste dans le chronos et ne rentre pas dans le kairos

-L’orphelin bâtit une ville, c'est-à-dire son  propre empire (ancêtre de Babylone) ou ses propres oeuvres

- L’orphelin n’est pas au bénéfice des 5 ministères

 

 

 

 

Regardons la conception de Caïn et l’influence qui va en résulter dans vie

 

 Adam connut Ève, sa femme, elle  conçut et enfanta Caïn, et elle dit : de par l'Eternel j'ai acquis un homme.

                                                                                                                            Genèse 4 --1

  La Bible le semeur dit : avec l'aide de l'Eternel j'ai formé un homme.

 

  La Bible en français courant dit : j'ai créé un homme grâce à l'Eternel. « J'ai acquis un homme » : acquérir signifie devenir possesseur par le travail, obtenir, gagner.

 Par ces paroles Ève semble rejeter l'intervention du père (Adam) lors de la conception de cet enfant. Elle dit qu'elle a conçu avec Dieu. C'est son œuvre avec Dieu. « J'ai formé un homme » elle ne dit pas j'ai donné la vie à un bébé, ou un enfant, mais « j'ai formé un homme ». Eve a comme soustrait Caïn à la présence du père, à l’influence du père et à son éducation.

Former signifie : façonner en donnant une forme déterminée, Dieu forma  ou créa l’homme à son image, Eve forma ou créa Caïn à son image, Eve à former Caïn selon sa conception féminine en révolte contre le père.

 

Où est Adam dans cette situation ? Où est le père ?

 

Ces paroles nous révèlent en quel état d'esprit, avec le père, Caïn est né et a grandi.

« J'ai formé un homme » ces paroles nous disent  que Caïn n'a pas eu de père pour modèle.  De plus le père était rejeté. Ses paroles sortent de la bouche d'Ève comme des paroles de rébellion, en réaction aux paroles de Dieu, adressé  à Ève après la chute :

 Tes désirs se porteront vers mon mari, mais il dominera sur toi.

                                                                                                                        Genèse 3 -- 16 

 

Dans ces conditions est-il étonnant que Caïn se soit comporté comme un orphelin. Lui, Caïn, a reporté cette rébellion et ce rejet du père, contre Dieu, l'image parfaite du Père. Donc obéir à Dieu lui était désagréable, voire insupportable.

Dieu lui rappelait trop son propre père, aussi a t’il cherché à le tromper constamment, à combler son « moi ». De même, il ne pouvait supporter son frère Abel, qui lui, était agréable à Dieu, c'est-à-dire au Père. De ce fait il était toujours insatisfait, errant de lieu en lieu, méfiant, craignant que les autres cherchent à le tuer. Il vivait comme un handicapé, il cultivait un terrain favorable pour recevoir l'offense. La persécution est rentrée dans sa vie. Ici nous  parlons de complexe de persécution.

 

1-Caïn : l’esprit de comparaison et de Jalousie

 

Souvent le chrétien touché par l'esprit et la mentalité d'orphelin se laisse dominer par l'esprit de comparaison. C'est ce qui est arrivé avec Caïn envers son frère.

 

Dieu l'avait prévenu avant que l'irréparable se produise, c'est-à-dire : tuer son frère. L'esprit de comparaison est lié à la jalousie. Dieu avait dit à Caïn : Le péché est tapi à ta porte, mais toi si tu agis bien domine sur lui.

 

Dieu lui a montré sa jalousie pour qu'il puisse la dépasser, la traiter. Il ne l'a pas fait et l'esprit de comparaison l’a poussé à la violence, à la destruction. L’esprit de comparaison va nous amener à nous renfermer sur nous-mêmes avec la jalousie dans le cœur. L'esprit de victime prend  place, il va nous pousser à détruire même nos plus proches qui pourront devenir nos ennemis.

 

 Ayons en horreur l'esprit et la mentalité d'orphelin. Considérons-le comme un vêtement souillé. Non seulement l'esprit et la mentalité d'orphelin, mais également tout ce qui s'y rattache : la jalousie, la possessivité, l'esprit de comparaison, l’envie et toutes les formes de destruction qui s'ensuivent. Le refuge dans la violence, dans l'esprit de victime, n’est pas l'attitude que Dieu attend de nous. Mais plutôt la repentance, détourne nous, rejetons, luttons, contre toutes ces choses, c'est le traitement de crise. Il existe aussi un traitement de fond qui consiste à vivre avec la grâce de Dieu premièrement, deuxièmement, ce traitement nous conduit à vivre dans l'amour de Dieu :

 

 Qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ?

Selon qu'il est écrit : C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueur par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne nous séparera de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ  notre Seigneur.

                                                                                                            Romains 8 – 35 à 39

Voici un test qui nous permettra de savoir d'où nous en sommes. Posons nous cette question en vérité : Est-ce que nous nous réjouissons-nous réellement quand quelqu'un d'autre est béni plus que nous ?

Spontanément nous allons répondre oui bien sûr. Mais dans le cœur est ce  qu’il n'y a pas un petit pincement, où nous arrive-t-il de dire ou de penser : pourtant celui-là je ne le sens pas, ou celle-là je ne la sens pas, ou des paroles équivalentes.

 

Il existe un refuge dans lequel nous nous engageons facilement et rapidement pour trouver la cause de nos problèmes : accuser les autres, les rendre responsables de ne pas nous comprendre. Par contre nous oublions facilement que par notre caractère dur, intransigeant, nous sommes une pierre d'achoppement pour les autres. Souvent ce que nous reprochons aux autres, vient de notre caractère qui a besoin d'être travaillé, assoupli et même parfois brisé. Par ce mauvais caractère nous nous opposons à l'œuvre de Dieu dans nos vies. Notre mauvais caractère  nous isole, les autres nous évitent et nous nous prenons pour des rejetés.

 

Pourtant dans ce cas il est inutile de chasser l'esprit de rejet ou se qui s'y apparente. Reconnaissons notre mauvais caractère avec humilité et demandons la grâce de Dieu pour qu'il le travaille. Ne soyons pas surpris s’il utilise notre époux ou notre épouse, ou nos enfants, c'est-à-dire ceux que l'on accuse d'être la source de nos problèmes. Dieu sait qui il rassemble et pourquoi.

Ajoutons que le chrétien  qui évolue avec une mentalité et un esprit orphelin à une mauvaise attitude face au pardon. L’orphelin éprouve des difficultés à pardonner.

 

Cet esprit de comparaison et de jalousie ouvre la porte à la malédiction dans la vie de Caïn

 

Ce que Caïn craignait le plus c'était d'être rejeté par Dieu. Il cherchait à gagner l'approbation de Dieu en offrant les produits du sol, à sa manière, quand il le voulait. Comme le fils ainé de la parabole cherchait une reconnaissance de son père en travaillant dur dans les champs.

Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras !

                                                                                                                  Luc 15 : 29 et 30

Caïn en tuant son frère, a fait couler le sang, il a amené la malédiction sur sa vie et sur la terre qui lui donnait ses fruits. Il en a détruit la source lui-même, c'est-à-dire la source de ses revenus et la source qui produisait ses offrandes. La terre dont il a détruit la capacité de produire, représente l’état de la terre de son cœur.

Cette situation représente l’état de la terre du cœur de tout homme ou femme vivant avec un esprit et une mentalité d’orphelin. Cette personne ne connaîtra pas le repos promis aux élus. Elle va piétiner les verts pâturages vers lesquels le bon berger désire la conduire. De même elle va souiller les eaux paisibles. Par nos paroles nous avons la capacité de réduire à l’état de désert les verts pâturages, c'est-à-dire de détruire les bénédictions de Dieu.

 

L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.

                                                                                                              Psaumes 23 : 1 et 2

Souvenons-nous des Hébreux dans le désert, qui par leurs murmures, ont rendu amère la source d’eau désaltérante vers laquelle l’Eternel les conduisait.

 

 Dieu dit à Caïn après le meurtre de son frère 

 

Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi.

Maintenant tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras vagabond sur la terre.

Caïn dit à l'Eternel mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici tu me chasse aujourd'hui de cette terre. Je serai caché loin de ta face. Je serai errant et vagabond sur la terre. Et quiconque ne trouvera me tuera.

  L'éternel lui dit : Si quelqu'un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. Et l'Eternel mis sur Caïn un signe pour quiconque le trouvera  ne le tue point.

                                                                                                     Genèse 4 -- 10 à 12 et 15

 

Tout cela n'est pas intervenu par  hasard dans la vie de  Caïn. Dieu l'avait prévenu, comme un père normalement constitué le fait avec ses enfants :

 

Et l’Eternel dit à Caïn : Pourquoi es–tu irrité, et pourquoi ton visage est–il abattu ?

                                                                                                                     Genèse 4 : 6 et 7

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.

« Le péché est tapi à ta porte. Mais toi domine sur lui »cela signifie domine sur l'esprit et la mentalité d'orphelin.

 

2- l’adoration de Caïn ou d’un esprit d’orphelin

Tu adoreras le Seigneur ton Dieu

 

Adorer signifie : se prosterner devant… Non pas simplement sur le plan physique, mental, mais surtout dans notre cœur. Aimer d'un amour ou  d'une affection passionnée, rendre un culte à Dieu en esprit et en vérité.

Dès la Genèse, la Bible nous en donne un exemple avec deux types d’adorateurs, deux frères qui se nomment : Caïn et Abel

La Bible nous présente Caïn comme un homme qui adore l'Eternel selon ses principes, à sa manière : c'est-à-dire en offrant quelques légumes (peut-être des patates douces) quand cela lui fait plaisir. Même si elles sont douces, elles ne contiennent pas de sang. Le sang ne le précède pas dans son adoration. Dans la circonstance, sur le plan spirituel, les patates douces de Caïn symbolisent nos œuvres charnelles. Caïn pense que Dieu va s’en satisfaire. Il ne recherche pas  la volonté de l'Eternel et encore moins la manière dont il veut être adoré. Les conséquences sont les suivantes : l'Eternel rejette son adoration.

Caïn est un homme charnel, son adoration est également charnelle. Il ignore le péché et ses conséquences dans sa vie.

Abel, son frère, est un homme spirituel. Il craint l'Eternel. Son adoration reflète l'état de son cœur. Elle est comme un parfum agréable qui monte vers l'Eternel. Abel offrait, en holocauste, les premiers-nés des agneaux de son troupeau de brebis. De ce fait, quand il se présentait devant l'Eternel le sang de ses agneaux le précédait.

 

 C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes ; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort.

                                                                                                                         Hébreux 11-4

Par contre Caïn voulait passer outre les principes divins. Il était animé par un esprit d'orphelin. Dans son cœur bouillonne l'irritation, la haine, la colère contre  l’Eternel et contre son frère, la propre justice, le désir de vengeance, le non pardon, l’amertume, le rejet,  l’esprit de comparaison, la jalousie  vont l'entraîner dans le meurtre de son frère.

 

 Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua.

 Pourtant Dieu l'avait prévenu pour l’inviter à changer d'attitude et l’inciter à lutter contre son péché.

                                                                                                                             Genèse 4-8

Genèse 4-7 : Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.

Aujourd'hui, quand nous nous tenons dans l'attitude d'Abel, le sang de Jésus : l'Agneau de Dieu, Jésus nous précède devant le Père.

 

Maintenant posons nous la question : suis-je dans l'attitude d'Abel, avec le cœur d'Abel, c'est-à-dire que le sang de Jésus me précède dans mon adoration ?

 Si oui nous mon adoration  monte vers le Père et sera agréé.

 

Ou suis-je dans l'attitude de cœur de Caïn avec la haine, la jalousie contre mon frère, la vengeance, prononçant des paroles de mort ayant perdu tout contrôle dans mes paroles ?

 

Si oui le sang de Jésus ne m’ouvre pas le chemin vers le Père. Dans ce cas mon adoration, tout comme celle de Caïn ne reçoit pas un accueil favorable de la part du Père. Tout comme celle de Caïn il  ne peut pas l'accueillir.

Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi !

Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes.

                                                                             Matthieu 15 : 8 et 9 Bible du Semeur

Dans ces circonstances que devient l’adoration de Caïn ou la notre ?

Elle est recueillie par Satan lui-même et ses démons. Elle leur donne de la nourriture, les fortifie et donne de l’extension au royaume des ténèbres. En définitive elle se retourne contre l’offrant.

 

Vraiment posons-nous la question : suis-je comme Abel ou comme Caïn ?

 

Si, honnêtement, je me reconnais dans l'attitude de cœur de Caïn, le Père ne me condamne pas. Mais il m’invite avec insistance à me repentir et à dominer sur les ténèbres qui m'animent. Le Père veut faire grâce à celui ou celle qui se reconnaît pécheur. Il est nécessaire de se présenter devant lui avec un cœur contrit, brisé et non avec un cœur dur, orgueilleux.

 

3- l’orphelin ne vit pas et ne connaît pas la communion fraternelle

Bien-aimés, le bien-être de tout le corps de Christ dépend d’abord de la qualité de la relation que chaque membre du Corps a pu établir avec la tête, qui est le Seigneur Jésus. La qualité de la relation entre les différents membres est également très importante. La première qualité qui nous est demandée consiste à nous tenir en vérité et dans l’amour les uns envers les autres.

Nous avons aussi besoin des autres pour exercer le ministère que Dieu nous a confié dans le Corps de Christ. Nous avons enfin besoin des autres pour bénéficier du ministère qu’ils ont eux-mêmes reçu du Seigneur. Car c’est la Vie de Christ qui s’exprime au travers de ces différents ministères.

Prenons l’exemple de chacun des membres de notre corps et leurs fonctions.

Aucun de nos pieds ne marche pour lui-même. Il marche pour tout notre corps. Nos yeux ne voient pas pour eux-mêmes, mais pour tout notre corps.     De même nos poumons ne respirent pas pour pas pour eux-mêmes, mais pour que tout notre corps soit oxygéné. Notre cœur ne bat pour lui-même, mais bien pour que tout notre corps irrigué, renouvelé par du sang  fraichement oxygéné. Chacun de nos membres mettent leur capacité au service de tout notre corps. En ce qui concerne l’amour des frères prenons un passage dans l’ancien testament.

 

Lévitique 19 : 17 et 18 : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur, tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui.

Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi même. Je suis l’Eternel. Vous observerez mes lois. »

 

 « Suis-je responsable de mon frère ? dit Caïn. » Oui, nous venons de le voir ! Tu auras soin de reprendre ton frère.

Maintenant regardons le nouveau testament, que nous dit-il ?.

 

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force.

                                                                                                                           Marc 12 : 30

Voici le second : ton prochain comme toi même, il n’y a pas de plus grand commandement que ceux là. »

 

Dans l’ancien testament, il fallait obéir à une loi. Dans le Nouveau Testament:

Nous aimons parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit.

                                                                                                                         Romains 5 : 5

Dans sa grâce, Dieu nous en donne la capacité en nous donnant d’expérimenter son amour pour cela il nous faut demeurer dans sa parole.

 

 Celui qui dit : Je l’ai connu et qui ne garde pas ou ne pratique pas ses commandements est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais l’Amour de Dieu est vraiment parfait en celui qui garde ou pratique sa parole, par cela nous savons que nous somme en lui. »

                                                                                                                    1 Jean 2 : 2 et 5

L’amour dont nous sommes aimé, et l’amour dont nous devons aimer croise un amour crucifié. Un amour dressé comme les deux bras de la croix. L’un vertical que représente l’amour de Dieu dans nos vies, et l’amour qui, de nos cœurs, monte vers Dieu.

 

Et le bras horizontal, qui symbolise l’amour pour les frères. Remarquons tout de suite que les bras de la croix, en un certain point, sont assemblés, incrustés l’un dans l’autre. La leçon à en retirer est celle ci : Mon amour pour les frères doit passer, être transformé, purifié par l’amour de Dieu ou la relation que j’ai avec Dieu. De même, l’amour de Dieu passe dans ma relation personnelle, mais aussi par le bras horizontal, c’est à dire l’amour des frères. Je ne peux pas aimer Dieu en vérité si je n’aime pas les frères. De même si je n’aime pas les frères en vérité, si je n’ai pas l’amour de Dieu. C'est-à-dire l’amour agapè. L’amour qui aime et se donne sans condition. Cet amour se vit dans le deuxième bouquet.

 

 L’Amour me tire vers le haut, vers le bas, vers la droite et vers la gauche. Je deviens écartelé, crucifié à l’image de Christ sur la croix, c’est à dire ouvert et non refermé sur moi même ou positionner dans un état de contemplation sur moi-même ou refermer soi même. C’est sur la croix que Jésus a rendu son cœur accessible, sans défense. C’est pourquoi si je prétends aimer Dieu et que je n’aime pas les frères, la Bible me déclare menteur, et elle dit également que les menteurs n’entreront pas dans le royaume de Dieu car la vérité n’est point en eux.

 Dehors les chiens, les magiciens, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge. Dans le royaume de Dieu il n’y a de place que pour l’amour, la vérité, la lumière.

                                                                                                                Apocalypse 22-15

 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres (ou pratiquons les œuvres des ténèbres) nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

                                                                                                                       1 Jean 1-6 et 7 

 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie (c’est à dire des ténèbres à la lumière) parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

                                                                                                                           1 Jean 3 : 14

1  Personne n’a jamais vu Dieu, si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.

 

 Si quelqu’un dit : « j’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?

                                                                                                                            1 Jean 4 : Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

                                                                                                                          1 Jean 3 : 15

Malgré cela Caïn demeure et reste quand même l’objet de la bonté de Dieu.

Genèse 4 : 15 : L’Eternel lui dit : Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Eternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tue point.

 

 En recevant l'offense, Caïn a brisé sa propre capacité à produire du fruit. Il a brisé sa source de production : la terre. Il l’a polluée, et rendue aride.

 

Jésus compare le cœur au sol dans la parabole du semeur. Par le sang de son frère qui crie justice, versé sur la terre, elle est devenue maudite, à l’image de son âme et de son cœur.  Son  âme est devenue aride, son cœur également.

 

Le sol du cœur d'une personne offensée ou qui reçoit l’offense sans pardonner, devient aride, empoisonné par l'amertume. Elle devient inapte à produire les fruits de l’Esprit dans sa vie. Son caractère ne va pas s’assouplir, au contraire, elle va s’endurcir et ses relations vont devenir de plus en plus difficiles. Cette personne va finir par s’isoler jusqu’au jour où elle acceptera de reconnaître ses erreurs, son péché, et prendra le chemin de la repentance et du pardon. Mais pendant tout ce temps elle va souffrir et faire souffrir son entourage.

 

 

Le sol d'un chrétien orphelin est empoisonné par l'amertume. Il pourra toujours vivre des miracles, recevoir des paroles de connaissance, entendre des prédications puissantes, recevoir des guérisons dans sa vie, vivre des délivrances. Mais il s'agit là de don de l'Esprit, et non de fruit, soit : l’amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi. Nous serons jugés en fonction des fruits que nous portons, et non de nos  dons.

 

Un don est donné. Le fruit est cultivé. Le fruit sera de même nature que le terrain qui le produit. Un caractère doux va produire comme fruit, la douceur. C’est une des facettes du fruit de l’Esprit, selon Galates 5- 22. Un caractère colérique, va produire comme fruit, la colère. C’est un fruit des œuvres de la chair, selon Galates 5-18 et 19.

 

  Jésus nous dit que nous reconnaissons l'arbre à ses fruits. Nous pouvons dire que nous reconnaissons la nature du terrain de nos cœurs à la nature du fruit produit : bon ou mauvais.

Un chrétien orphelin recherche sa propre satisfaction, la réussite de son ministère. Il est prêt à écarter, même à éliminer toute personne susceptible de lui faire de l'ombrage. Avec un tel comportement il lui est difficile de voir les domaines de sa vie qui ont besoin d'être transformés. Il s'isole de telle manière qu'il provoque les coups qu’il  reçoit. Un orphelin ne supporte pas la concurrence. Son objectif  sera de se donner totalement à son but, afin de se faire un nom, et de briller comme un sauveur et un homme ou une femme que l'on admire. Il veille à ce que l'on voit ce qu'il fait. Il cherche à être le plus près possible du pouvoir. Il ne se reconnaît jamais coupable, mais il se voit toujours victime. Il désire que les autres l’approuvent et il accuse les membres de son entourage d’être la cause de ses malheurs, de ses échecs.

  Bien sûr c'est un chrétien charnel. La conduite par le Saint Esprit ne le préoccupe pas, ou seulement, quand il peut en tirer profit. Il ne connaît pas ou ne reconnaît pas son identité en Christ. Il ne connaît pas la grâce de Dieu ou peu. La vie religieuse le satisfait. Il accomplit des rites et des œuvres qu’il juge bonne. Il y trouve sa satisfaction.

 

   Le chrétien vivant avec l'esprit et la mentalité d'orphelin ne connaît pas l'amour de Dieu dans sa vie. Il n'a pas l'amour agapè dans son cœur. Son amour le porte à rechercher ses propres satisfactions. Le véritable amour n'est pas envieux, c'est-à-dire qu'il ne recherche pas à se faire valoir. Il n'est pas jaloux ou ne développent pas de passion jalouse. Dans le véritable amour il n'y a pas de jalousie. Il ne connaît pas la jalousie.

 

  Envieux signifie : bouillir d’envie, soit de haine, de colère. La jalousie c'est une façon de trahir l'amour et c'est une façon de pervertir l'amour. La jalousie rend possessif.

  Elle peut se manifester dans l'amitié avec une personne. La jalousie porte à l'exclusivité. Voici un exemple : Pierrette a gagné l'amitié de Suzanne.  Un jour Pierrette apprend que Suzanne s’est liée d'amitié avec Brigitte. Maintenant quand Suzanne passe du temps avec Brigitte, sans elle, dans son cœur bouille l’envie. La jalousie pousse à la possession de l'autre. Alors que l'amour est plein de bonté.

Examinons nos cœurs et reconnaissons que souvent il y a de la jalousie. Ayons cette grande honnêteté de reconnaître  la jalousie qui nous motive. Le jaloux accuse les autres d'être jaloux de lui. Cette attitude lui cache sa propre jalousie qui peut-être matérielle, spirituelle, où se porter sur la réussite des autres.   

La jalousie qui est enracinée avec la frustration devient cruelle et d'une méchanceté terrible. Elle peut se transformer en agressivité envers les autres jusqu'à souhaiter la mort de ceux qui sont en paix, heureux.

 

  Parfois, il nous arrive d'entendre dire dans la bouche d’un papa ou d'une maman : si je dois disparaître dans un accident, je veux que toute ma famille disparaisse avec moi. C'est de la jalousie possessive, cruelle, méchante, agressive à cause de la frustration.

L'orphelin vit dans la frustration, dans  chronos et il risque d'y rester toute sa vie comme le fils aîné de la parabole, qui ne connaît pas les kairos de Dieu :

 

 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la  maison du Père, il entendit la musique et les danses.

                                                                                                                              Luc 15 : 25

Vit-il dans un des deux bouquets ? Certainement pas dans le deuxième, il présente toutes les caractéristiques du premier, mais il est trop indépendant pour vivre dans un groupe à moins que ce ne soit le sien, comme Caïn qui fonda sa propre ville.

L’orphelin, comme le fils ainé de la parabole ne rentre pas et ne vit pas dans une alliance. Même marié il se tient en dehors de l’alliance. Le père du fils prodigue en tuant le veau gras, lors du retour de son fils cadet, l’a fait rentrer dans une alliance de sang. Le Père nous invite à rentrer dans l’alliance de sang scellée avec le sang de Jésus. Le fils ainé ne le peut pas parce qu’il n’est pas fils. Seul les fils et les filles acceptent l’alliance de sang. L’orphelin refuse de se mettre sous la protection du Père et d’habiter dans la maison du Père. L’orphelin est comme fils aîné de la parabole, le Père lui offre de rentrer dans cette alliance, à cette invitation il répond par la colère. Il préfère l’alliance avec ses amis en sacrifiant un chevreau. En refusant l’alliance du Père, l’orphelin se met sous la coupe du père du mensonge.

 

 Puis, Caïn s’éloigna de la face de l’Eternel, et habita dans la terre de Nod, à l’orient d’Eden. Nod signifie : exil, fuite

                                                                                                                Genèse 4 : 16 et 17

 Caïn connut sa femme ; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc.

 

Comme Nimrod qui fonda Babylone : Nimrod représente le fils orphelin par excellence. Il épouse sa mère. De ce fait il ne sera jamais un fils ni un époux.

 

  L’orphelin risque de ne jamais être père. Pourquoi ?

 

 Pour être père, selon le cœur de Dieu, il est nécessaire d'être d'abord un fils, seuls les fils deviennent pères.

 

 Nous ne parlons pas de père biologique, mais bien de père selon le cœur de Dieu à qui il confie ses enfants spirituels  nouveau-nés.

 

Jésus s'est présenté à nous comme le modèle de fils qui accomplissait tout ce que le Père lui montrait, tout ce que le Père lui apprenait, tout ce que le Père lui disait

 

L’orphelin deviendra-t-il un époux pour son épouse dans le mariage ?

 

 Non il est trop indépendant. D'où la nécessité de passer d'abord par le stade de fils pour être un époux selon le cœur de Dieu. Jésus nous est présenté comme le fils parfait, la Bible nous le présente également comme l'Epoux parfait qui donne sa vie pour son Epouse afin de la rendre belle, sans tâche, semblables à lui-même.

 

 Pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

                                                                                                                     Ephésiens 5 : 27

  Comment deux êtres indépendants, animés par un esprit d'orphelin, une mentalité d'orphelin, deviendront-t-il une seule chair ?

La jalousie risque de naître entre eux. D’autre part l'orphelin ne vit pas dans la crainte de Dieu, le pardon lui est difficile. Par contre il craint toujours pour sa propre vie.

 

L’orphelin vit dans le mensonge, même avec Dieu il ne se reconnaît pas coupable.

 

 Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L’Eternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ?

                                                                                                                  Genèse 4 : 8 et 9

L'orphelin, comme le fils aîné de la parabole, vivent sans l’identité de fils. Il ne recevra pas l'Esprit d'adoption, ne vivra pas dans l'esprit d'adoption que Jésus nous a acquis à la croix. Il ne recevra pas non plus la révélation de la parole de Dieu, que le Père réserve pour ses fils ou ses filles. Pour ceux qui demeurent de sa parole.

L'orphelin ne recherche pas la gloire du Père, il travaille son propre royaume ou plutôt son empire. La bible nous en présente un exemple avec Absalon qui a chassé son père, le roi David, de son trône pour se l'accaparer. Même il était prêt à tuer son père pour s’installer sur son trône.

L'orphelin vit comme un vagabond dans tous les sens du terme. Il est incapable d'aimer : il se sent rejeté, étranger, divisé dans ses pensées.

 

Le fils aîné de la parabole vit à côté du père, mais il est sans père c'est pourquoi il met son identité dans l'état de serviteur plutôt que de fils. Il voit dans le père un homme qui ne le remarque pas… Ne lui donne jamais de récompense  pour festoyer avec ses amis. Par contre il dédaigne la fête que le père organise lors du retour de son frère, même il se met en colère. Il juge son père.

 

 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras !

                                                                                                                              Luc 15 : 30

Jésus nous montre que nous devons recevoir l'identité de fils pour rentrer dans le service du père, par grâce.

 

L’orphelin vit avec un esprit de comparaison, il cherche à imiter, tout comme Caïn à rechercher la bénédiction du Père, c'est-à-dire de Dieu en imitant son frère Abel, mais Dieu ne bénit pas les photocopies, seulement les originaux.

 

  Développons encore un aspect de l'esprit et de la mentalité d'orphelin avec Caïn. Caïn avait le syndrome (association de plusieurs symptômes...) l'esprit de comparaison. L'esprit de comparaison amène la jalousie, ou la jalousie peut nous pousser à envier ce que les autres possèdent par l'esprit de comparaison.

Souvent le chrétien touché par l'esprit et la mentalité d'orphelin se laisse dominer par l'esprit de comparaison. C'est ce qui est arrivé avec Caïn envers son frère.

 

Dieu l'avait prévenu avant que l'irréparable se produise, c'est-à-dire : tuer son frère. L'esprit de comparaison est lié à la jalousie. Dieu avait dit à Caïn : « Le péché est tapi à ta porte, mais toi si tu agis bien domine sur lui. »

 

 Dieu lui a montré sa jalousie pour qu'il puisse la dépasser, la traiter. Il ne l'a pas fait et l'esprit de comparaison l’a poussé à la violence, à la destruction. L’esprit de comparaison va nous amener à nous renfermer sur nous-mêmes avec la jalousie dans le cœur. L'esprit de victime prend  place, il va nous pousser à détruire même nos plus proches qui pourront devenir nos ennemis.

 

 

 

 Ayons en horreur l'esprit et la mentalité d'orphelin. Considérons-le comme un vêtement souillé. Non seulement l'esprit et la mentalité d'orphelin, mais également tout ce qui s'y rattache : la jalousie, la possessivité, l'esprit de comparaison, l’envie et toutes les formes de destruction qui s'ensuivent.

 

 Le refuge dans la violence, dans l'esprit de victime, n’est pas l'attitude que Dieu attend de nous. Mais plutôt la repentance, détournons nous, rejetons, luttons, contre toutes ces choses, c'est le traitement de crise. Il existe aussi un traitement de fond qui consiste à vivre avec la grâce de Dieu premièrement, deuxièmement c'est de vivre dans l'amour de Dieu :

 

  Romains 8 – 35 à 39 : qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ?

 

  Selon qu'il est écrit : C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueur par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne nous séparera de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ  notre Seigneur.

Voici un test qui nous permettra de savoir d'où nous en sommes. Posons-nous cette question en vérité :

 Nous réjouissons-nous réellement quand quelqu'un d'autre est béni plus que nous ? Spontanément nous allons répondre oui bien sûr. Mais dans le cœur est ce  qu’il n'y a pas un petit pincement, où nous arrive-t-il de dire ou de penser : pourtant celui-là je ne le sens pas, ou celle-là je ne la sens pas, ou des paroles équivalentes.

 

  Il existe un refuge dans lequel nous nous engageons facilement et rapidement pour trouver la cause de nos problèmes : accuser les autres, les rendre responsables de ne pas nous comprendre. Par contre nous oublions facilement que par notre caractère dur, intransigeant, nous sommes une pierre d'achoppement pour les autres. Souvent ce que nous reprochons aux autres, vient de notre caractère qui a besoin d'être travaillé, assoupli et même parfois brisé. Par ce mauvais caractère nous nous opposons à l'œuvre de Dieu dans nos vies. Notre mauvais caractère  nous isole, les autres nous évitent et nous nous prenons pour des rejetés.

 

 

 

Pourtant dans ce cas il est inutile de chasser l'esprit de rejet ou se qui s'y apparente. Reconnaissons notre mauvais caractère avec humilité et demandons la grâce de Dieu pour qu'il le travaille. Ne soyons pas surpris s’il utilise notre époux ou notre épouse, ou nos enfants, c'est-à-dire ceux que l'on accuse d'être la source de nos problèmes. Dieu sait qui il rassemble et pourquoi.

 

Ajoutons que le chrétien  qui évolue avec une mentalité et un esprit orphelin à une mauvaise attitude face au pardon.

La sauterelle a dévoré la paternité dans la vie de nombreuses personnes, mais nous avons la promesse  qu’il  y aura une puissante effusion du Saint-Esprit et avec elle une libération de la voix de Dieu.

 

Publié dans Identité en Jésus

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