L'amour de Jésus nous aide à veiller sur la tiédeur de nos coeurs

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Comment ces croyants de l’Eglise de Laodicée sont-ils tombés dans la tiédeur ?

 

Ils ont toujours la Bible dans leur vie, mais ils n’en reconnaissent plus l’autorité suprême. Ils sont sortis du fondement établi par les apôtres et les prophètes.

Apparemment, Jésus est toujours la pierre angulaire de l’édifice, mais sur cette pierre ils ont posé : la philosophie, la psychologie, l’humanisme, l’évangile du matérialisme, des richesses naturelles, l’évangile social, l’évangile de l’estime de soi, l’évangile de l’indépendance, de la « dolce Vita » etc.

Dans notre langage contemporain, à cause de leur richesse, nous dirions : Ils s’étaient fait une place au soleil.

Ils acceptent, ou essaient d’ouvrir une troisième voie qui finalement mène à la mort. Comme un « no man’s land » spirituel, une zone sans combat spirituel.

La première et la seconde voie mentionnées dans la bible, sont la vie ou la mort.

Ces croyants acceptent des doctrines qui viennent de l’Orient, telles que le yoga, la sophrologie, etc. Ces doctrines ou ces pratiques infiltrent et parasitent la voie de l’évangile.

Dans sa tiédeur, cette église se crée une troisième voie, intermédiaire entre la vie et la mort : Le gris dont a horreur Jésus. Ces croyants de Laodicée, qui répugnent à boire des eaux tièdes, devaient être interpellés par ces paroles de Jésus, en analogie avec leur situation.

 

Posons-nous la question suivante :

 

Sur quelle voie suis-je : La vie, la mort, ou la troisième voie, c'est-à-dire la voie du compromis ?

 

… Mais qui finalement conduit à la mort éternelle.

Voilà la troisième voie sur laquelle navigue cette église. La Bible nous met en garde contre ces choses, nous prévenant qu’il est possible d'en devenir la proie. La parole de Dieu nous exhorte à ne pas être des enfants, flottants et emportés à tous vents de doctrine par la tromperie des hommes, par la ruse dans les moyens de séduction.

 

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde et non sur Christ.

Colossiens 2:8

Prêche la parole, insiste en toute occasion favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs.

2 Timothée 4:2-3

 

Nous trouvons cette troisième voie dans le Nouvel Age par exemple, qui influence et infiltre un certain nombre d’églises aujourd’hui : Nous sommes des dieux en puissance, le Saint-Esprit est devenu une force impersonnelle. Jésus devient Christ cosmique qui flotte dans les airs. Dans ces vies, Jésus n’est plus le bienvenu.

Il se tient à la porte des cœurs et il frappe dans l’espoir que quelqu’un accepte de le laisser rentrer. Il désire souper avec chaque croyant, c’est-à-dire être dans son intimité et siéger sur le trône de son cœur en Sauveur et en Seigneur.

 

Une autre cause de la tiédeur, nous la trouvons dans la présentation de Jésus à cette église : « Je suis le témoin Fidèle et Véritable. » Cette église ne témoigne plus, ou a perdu le désir de témoigner. Elle a perdu ou oublié les chaussures du zèle de l’évangile de paix. Elle a également oublié la promesse et le commandement de Jésus:

 

Mais vous recevrez de la puissance quand l’Esprit-Saint viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et en Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Actes 1:8

 

La tiédeur se tient à notre porte quand nous cessons de témoigner du Fidèle et du Véritable. Fidèle et Véritable sont donc deux attributs de Jésus, lui-même se présente ainsi.

 

Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.

Apocalypse 19:11

 

Ces deux attributs, nous devons les trouver dans nos vies et dans nos assemblées.

Quand nous perdons la fidélité et la vérité, nous devenons des lâches, et même des traîtres. Nous nous éloignons de Jésus, nous nous endormons ou plutôt nous consacrons notre énergie à un autre royaume que le royaume de Dieu. Nous craignons pour nos vies, comme Pierre quand il a trahi Jésus.

Pierre rejoint les partisans de la crucifixion de Jésus, lui le disciple, celui qui avait reçu les clés du royaume des mains de Jésus. Il s’assied au milieu d’eux et se chauffe à leur feu, un feu profane, charnel, destructeur, qui l’amènera dans le reniement à trois reprises.

 

Ils allumèrent du feu au milieu de la cour et s’assirent. Pierre était assis au milieu d’eux.

Une servante, qui le vit assis à la lumière du feu, le fixa et dit : Celui–ci aussi était avec lui.

Mais il le nia, en disant : Femme, je ne le connais pas.

Luc 22:55-57

 

Alors que quelques heures auparavant, il avait déclaré à Jésus : « Jamais je ne t’abandonnerai, je suis prêt à aller avec toi et à mourir pour toi» ; maintenant, pour sauver sa vie, il se retrouve « dans le camp de ceux qui crucifient Jésus, le mettent à mort. »

Il se chauffe même à leur feu, le faux feu, le feu de la mort. Attention à nos déclarations charnelles. Pourtant Jésus l’avait prévenu.

Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.

Pierre lui répondit : Même s’il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.

Matthieu 26:34-35

En fait, Pierre n’avait pas identifié la nature de l’ennemi qu’il aurait à combattre. Pierre était prêt à s’engager dans un combat charnel, naturel, mais pas dans un combat spirituel. Nous le constatons par ce verset :

Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.

Jean 18:10

 

Pierre a bien utilisé une épée, mais pas la bonne : celle du naturel, pour combattre dans le naturel, mais pas l’épée à double tranchant de la Parole de Dieu, pour combattre un adversaire spirituel.

Pourtant Jésus lui avait donné le nom de l’ennemi qu’il aurait à combattre, mais Pierre n’en a pas tenu compte, ou refusé d’entendre, dans son emportement :

Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment.

Luc 22:31

Le même danger nous guette, si nous avons une porte ouverte dans nos vies qui donne un accès à Satan. Dans la vie de Pierre, l’emportement, l’orgueil se tenaient à sa porte et Jésus désirait lui apprendre l’humilité ou l’éveiller à l’humilité. Ne jetons pas la pierre à Pierre, nous sommes de la même nature.

Le mot humilité vient du latin « humus » L’humus  représente la partie la plus riche et la plus active d’un sol, pour l’alimentation des végétaux. Elle rend assimilables les éléments nutritifs, pour les mettre à la disposition des végétaux. L’humus se crée, en partie, par la décomposition ou le passage par la mort, de la matière organique.

 

L’humus retient l’eau dans le naturel, et l’eau de la parole dans le spirituel. Les sols sableux en sont dépourvus. C’est la raison pour laquelle ils ne retiennent pas l’eau dans le naturel, ni l’eau de la parole dans le spirituel ; c’est pourquoi nous ne pouvons pas bâtir dessus.

Ils sont sans fondements stables. Ne parle-t-on pas de sable mouvant, ou de bancs de sables mouvants? Ils se présentent comme des pièges mortels pour les baigneurs, dans la Loire par exemple. Cette image nous est donnée dans le naturel, pour comprendre, et nous élever dans le spirituel, nous permettre de voir avec nos yeux spirituels. Il en est de même pour tous ceux ou celles dont la vie n’est pas établie sur la Parole de Dieu, c'est-à-dire le roc qu’est Jésus.

L’humus, nous le trouvons dans le quatrième terrain de la parabole du semeur, sol profond. Il ne faut pas confondre l’humilité avec la modestie. La modestie se manifeste vers l’extérieur, elle se fait remarquer. Elle est une manifestation de l’âme. L’humilité se tient cachée à l’intérieur, dans le cœur, comme l’humus dans la terre.

Comme Jésus nous le dit de lui-même : «  Car je suis doux et humble de cœur. » L’humilité ou « l’humus » nous permet d’accueillir la Parole de Dieu  avec douceur et de la garder.

Pierre va apprendre l’humilité en mourant à lui-même, et Jésus le rétablira dans son appel, après sa résurrection. « L’humus » va se former dans sa vie. Le manque d’humilité est une des racines qui nous amène dans la tiédeur. Le manque d’humilité nous conduit à brûler d’un feu charnel, du faux feu, et non du feu de Dieu ou du Saint-Esprit.

 

L’humus ou l’humilité nous ramène au figuier stérile :

 

Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.

Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?

Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier.

Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.

Luc 13:6-9

Cette parabole nous met en présence d’un figuier, qui présente un beau feuillage, mais ne produit pas de fruit. Pourtant son appel et sa destinée, c’est de produire des figues. Mais ce figuier ne répond pas à l’attente de celui qui l’avait planté.

Les feuilles nous parlent de l’apparence, ainsi que des œuvres de la chair. La solution que propose le vigneron, ou Jésus, consiste à creuser autour du pied de cet arbre afin d’y enfouir du fumier. C’est vrai que le fumier, dans le domaine naturel, enfoui en terre, est un élément excellent, actif pour favoriser l’action de l’humus.

 

Retenons bien : « Je creuserai » nous démontre que l’humilité est bien intérieure, cachée, mais active. Elle vient de l’extérieur et son action est dirigée vers l’intérieur.

 

« Je creuserai » nous montre également qu’il ne s’agit pas d’une initiative personnelle, mais bien de l’œuvre d’une personne extérieure : Le Saint-Esprit. L’arbre s’abandonne à ce travail. Il doit en être de même pour chacun d’entre nous, si nous désirons ce travail intime dans nos vies, tout comme un bon terrain se laisse bêcher, travailler, sans adresser de remarques sur la méthode ou les outils employés.

 Cette œuvre est précédée d’une intercession : « Attends encore un an » C’est l’œuvre de notre avocat : Jésus. Tout cela nous confirme que l’humilité ne se tient pas dans l’apparence ou la modestie.

C’est vrai qu’il nous faut une belle dose d’humilité pour accepter de recevoir une dose de fumier, les crottes des vaches ou d’autres animaux. Ceci désigne la mort à soi même, comme Jésus est mort sur la croix, sous le poids des crottes de nos péchés.

 

Ici, il s’agit du fumier de la grâce qui travaille en profondeur dans nos vies. La grâce crucifie, met à mort notre chair et ses désirs vaniteux, orgueilleux, le désir de produire des feuilles pour se faire remarquer. La chair cherche aussi à utiliser les feuilles afin de se fabriquer des ceintures, qui se substituent à la perte de la gloire de Dieu.

 

L'Eglise d’Éphèse et l’Eglise de Laodicée ont des faiblesses communes. L’Eglise d’Éphèse, dont le nom signifie : relâché, ou relâchement, se relâche. Elle aussi produit des œuvres que Jésus connaît.

« Mais ce que j'ai contre toi c'est que tu as abandonné ton premier amour. »

 

Nous pouvons paraphraser l'avertissement de Jésus de la manière suivante : Tu n’es plus amoureuse de moi comme au début. Tu ne m'aimes plus autant qu'au début de notre rencontre, tu m'as oublié, délaissé, tu as attaché ton cœur à d'autres valeurs, d'autres objectifs pour lesquels tu te passionnes, pour lesquels tu brûles, souvent des œuvres charnelles qui flattent l’égo.

A cette église Jésus donne la solution pour lui permettre de retrouver son premier amour :

 

Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi et pratique tes premiers œuvres, sinon je viendrai à toi et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.

Apocalypse 2:5

 

Le chandelier représente l’Eglise. Je l’ôterai signifie: Je fermerai l’Eglise.

Perdre son premier amour pour Jésus: Jésus considère cela comme une chute. Souvenons-nous que le véritable amour vient d’en haut, puisque c’est Dieu qui nous a aimés le premier. Perdre le premier amour consiste à cesser de lever les yeux vers Jésus, pour regarder vers le bas, et aimer avec l’amour charnel, émotionnel, qui fait vibrer les sens et non plus l’esprit. Cet amour ouvre la porte à la convoitise.

Soit comme les aigles, nous sommes transportés par le vent du Saint-Esprit, soit nous devenons comme les poules, nos yeux fixés vers le bas à chercher une nourriture terrestre

.

« A moins que tu ne te repentes » Jésus, dans son amour, ne condamne jamais. Il nous donne la solution. C’est nous qui nous condamnons en refusant de lui obéir, de changer en appliquant son plan.

Si nous nous repentons sincèrement, Dieu nous pardonnera promptement. Mais si nous ne regardons pas la vérité sur notre péché en face, nous ne pourrons pas nous repentir. La repentance demande de l’humilité, car Dieu nous pardonne seulement à cause du sang de Jésus, et non par nos excuses ou nos œuvres.

 

L’amour se refroidira.

 

Jésus nous prévient :

Parce que le mal se répandra, l’amour de la multitude se refroidira.

Matthieu 24:12

Malgré le mal qui s’amplifie autour de nous, veillons à ce que notre amour pour Jésus, et pour les frères et sœurs ne se refroidisse pas.

 Comment ?

 En veillant, en entretenant le feu dans nos vies.

 Repens-toi: voilà la solution. Jésus ajoute :

 

Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux églises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de la vie, qui est dans le paradis de Dieu.

Apocalypse 2:7

Posons-nous la question : Suis-je toujours dans le premier amour pour Jésus ?

Sinon, entendons ce que nous dit Jésus et repentons-nous, libérons-nous de tout ce qui remplit notre cœur et prend la place qui revient à Jésus. Dans le monde, nous vivons à une époque où le premier amour dure le temps d'un feu de paille. Les partenaires se succèdent les uns après les autres. Récemment nous avons entendu à la télévision le témoignage d’une dame. Elle était fière de dire qu'elle en était au 56ème partenaire.

 

Ne nous laissons pas atteindre par cet esprit ou cet air ambiant qui va nous engluer, si nous ne restons pas éveillés, vigilants, brûlants du feu du Saint-Esprit.

Qu'arrivera-t-il à cette Eglise d’Éphèse, si elle n'obéit pas à la parole de Jésus ?

 

Elle va devenir une Eglise de Laodicée, elle va tomber dans la tiédeur et Jésus la vomira. Le relâchement nous entraine dans la tiédeur. Bien sûr, cet avertissement de Jésus s’adresse à chacun de nous, il concerne chacune de nos vies.

La même tentation, la même dérive nous guettent. Tout comme il existe une progression dans une montée, en gravissant une montagne, nous nous orientons vers l’apesanteur.

De même il existe une progression dans la chute spirituelle comme dans le naturel avec la loi de la gravité, ou de la pesanteur, le poids de nos désobéissances nous alourdit et nous entraîne vers le bas inévitablement, provoque notre chute, avec des conséquences et des blessures qui peuvent être graves et nous laisser des traumatismes.

 

 

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