Texte Libre

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L'Esprit du Seigneur,l'Eternel, est sur moi,car il m'a oint pour porter de bonnes nouvelles

Mercredi 14 mai 2008









Voici l'Epoux vient, sortons à sa rencontre

 
Que tu es belle, que tu es agréable, O mon amour  au milieu des délices !
 
Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des grappes, comme les grappes de la vigne. Cantiques des cantiques :7-8 et 9
 Mathieu 20-18 Jésus annonce sa mort. Voici nous montons à Jérusalem et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et il sera livré aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient ; le troisième jour il ressuscitera.
Mathieu 26-26 et suite : Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et après avoir rendu grâce, il le rompit et le donna aux disciples en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : buvez en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés.
Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fuit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume des cieux.
       Ce fut une nuit de destin. Jésus s'était rassemblé avec ses disciples dans la chambre haute et dans quelques heures, il allait payer de sa vie, le prix pour les péchés du monde.
 Depuis quelques temps, Jésus avait averti ses disciples que bientôt il serait mit à mort, qu'il ressusciterait et qu'il retournerait chez son Père.
Tous ces avertissements au sujet de sa mort avaient commencé à troubler ses disciples terriblement. Jésus, connaissant l'intérieur du cœur et des pensées des hommes, sut que ses disciples étaient dans la crainte et le trouble. Pour calmer leur peur ce soir là, il leur fit une grande promesse en Jean 14 : 1-4, dans la chambre haute :
Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurai dit. Je vais vous préparer une place.
Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin.
Mais pour nous qui vivons au 21ème siècle, nous ne pouvons comprendre complètement la signification de cette promesse faite par Jésus. La raison c’est que Jésus expliquait une analogie avec la coutume du mariage juif, de son époque.
 Alors si nous voulons vraiment comprendre ce que Jésus voulait expliquer dans cette promesse, il serait nécessaire d'examiner la coutume biblique du mariage juif pour en venir à l'analogie que Jésus donne à ses disciples.
La première étape majeure pour conclure un mariage, entre un jeune homme et une jeune femme était de faire une alliance (serment) matrimoniale. Ceci, en principe était proposé par le futur époux qui allait chez le père de la future épouse et ils négociaient sur deux choses :
1.  Il demandait au père, le privilège d'épouser la jeune fille. Il négociait également le prix pour le mariage. Les jeunes juifs devaient acheter au père de la future épouse, le privilège de l'épouser. Si les deux hommes étaient arrivés à une entente pour le prix, le futur époux payait le prix au père.
2.   Au travers de ce prix, une alliance de mariage était établie pour que la jeune fille devienne l'épouse du jeune homme. Ils étaient considérés mariés à partir de ce moment là !
Une fois que les fiançailles étaient établies, le couple prenait un verre de vin et le buvait ensemble, comme un symbole de l'alliance du mariage qui les a uni ensemble. Ensuite, une fois qu'ils avaient bu, l'épouse était déclarée officiellement sanctifiée (mise à part). Elle est maintenant mise à part pour l'époux et aucun autre homme ne peut demander la main de la jeune fille.
Après que les fiançailles (alliances matrimoniales) étaient établies et tout le rituel accompli, nous remarquons que l'époux et l'épouse ne commençait pas à vivre ensemble tout de suite, comme cela se fait aujourd'hui. L'époux se séparait de son épouse et il retournait chez lui (chez son père) et ils restaient séparés l'un de l'autre pendant environ une année. Pendant cette année de préparation, l'époux était très occupé dans la maison de son père, à préparer une demeure, afin d'y amener son épouse.
L'épouse savait seulement qu'une nuit, vers la fin de l'année, l'époux viendrait la chercher. C'est donc vers cette époque, que l'époux, une fois la demeure prête, appelait le garçon d'honneur et les autres hommes pour l'escorter. Ils commençaient à faire une procession avec des torches dans les rues de la ville, à partir de la demeure du père, jusqu'à la maison de la fiancée.
Quant aux autres personnes qui regardaient les jeunes gens passer dans les rues, elles comprenaient que c'était l'époux qui venait chercher son épouse. Et tous commençaient à crier : "L'époux vient ! L'époux vient !"Comme cela est annoncé dans math 25 avec la parabole des vierges sages et des vierges folles. Et ce cri retentissait dans la ville jusqu'à la maison de la fiancée. Le but principal de ce cri, était d'avertir la jeune femme, afin qu'elle se prépare en vitesse pour l'arrivée de l'époux.
 Quand elle entendait ce cri, elle avertissait ses filles d'honneur : "Venez chez moi et aidez-moi à me préparer, à m'habiller, car c'est ce soir que mon époux vient me chercher. Mon époux arrive !"
Les filles d'honneur alors, laissaient tout pour aider la fiancée à se préparer. Pendant ce temps, le jeune époux et son escorte étaient déjà arrivés à la maison de la jeune fille. Mais ils ne rentraient pas dans sa maison, ils attendaient dehors dans la rue. Une fois prête, l'épouse allait à la rencontre de l'époux. Les deux escortes se réunissaient et ensemble, ils se rendaient dans la maison du père du jeune homme. Une fois arrivés, ils découvraient que les invités du mariage étaient déjà installés dans une grande salle de banquet. Les époux laissaient les invités, pour aller "seul" dans une chambre de la maison du père. Et là, en privé, ils s'unissaient physiquement. Alors le mariage était consommé, alors qu'il avait été légalisé une année auparavant. Puis, l'époux sortait de la chambre avec son épouse et l'amenait dans la salle du banquet et annonçait à tous que le mariage était complètement consommé.
 Les invités étaient tellement heureux de cette occasion qu'ils restaient dans la salle du banquet pendant sept jours, pour faire une grande et glorieuse fête. Une chose unique dans le mariage juif est, que durant les sept jours de fête, l'époux gardait son épouse cachée dans la chambre des noces.
 Finalement, à la fin des sept jours de fête, l'épouse sortait de la chambre des noces avec son époux et il la montrait à tous, n'ayant maintenant plus son voile sur le visage.
Voilà comment un mariage juif était normalement fêté au temps biblique. Jésus, avant qu'il ne soit crucifié, avait donc mentionné cette analogie du mariage, dans la chambre haute, en faisant sa promesse aux disciples. Nous allons donc expliquer cette analogie maintenant.
Dans les Ecritures, l'Eglise (ceux qui ont accepté Jésus comme Sauveur et Seigneur), est appelée et vue comme l'épouse de Jésus-Christ. Comme l'époux juif a laissé son père pour aller à la maison de la future épouse pour établir une alliance matrimoniale, Jésus, il y a plus de 2000 ans, a laissé le ciel pour venir à la demeure terrestre de sa future épouse (l'Eglise). Il est venu acquérir son épouse, l'Eglise. C’est ce que nous avons découvert dans la parabole de la perle de grand prix.
 L'alliance que Jésus est venu établir est la nouvelle alliance. Ceci s'est fait la même nuit où Jésus a fait cette promesse en Jean 14, tandis qu'il était dans la chambre haute avec ses disciples, alors qu'il institua le repas de la Pâque juive, ce que nous appelons aujourd'hui la sainte cène. Jésus a dit à ses disciples, alors qu'il passait la coupe de vin :
 "Cette coupe est la nouvelle alliance qui a été versé pour le salut de plusieurs". Jésus disait à ses disciples que le vin de cette coupe, représentait son sang qu'il allait verser sur la croix du calvaire. C'est comme s'il disait à ses hommes, je veux que vous sachiez, quand je verserai mon sang sur la croix demain, j'établirai la nouvelle alliance et avec ceci j'obtiendrai, j'achèterai mon épouse (l'Eglise).
Math 26-27-28 et 29 Il prit ensuite une coupe ; et après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : buvez en tous ;
Car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés. Et à chaque fois que nous buvons la coupe nous disons oui à l’alliance de Jésus, oui je me garde pour toi, jusqu à ce que tu viennes me chercher pour m’emmener dans la maison que tu as préparée.
Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père, c'est-à-dire lors du banquet des noces de l’Agneau.                                                                             
 Comme le futur époux juif devait payer un prix pour "acheter" son épouse, aussi, le Seigneur Jésus devait payer un prix, afin d'établir la nouvelle alliance. Le prix que Jésus devait payer, c’était le don de  son propre sang (1 Co 6 : 19-26).
L'alliance du mariage chez les Juifs, était accomplie entre un homme et une femme, lorsqu'ils buvaient la coupe de vin tous les deux. Ainsi, le Seigneur Jésus a prit la coupe à la sainte cène, il l'a bu et l'a donné à son Eglise comme symbole, l'unissant à lui. Cela les a unis officiellement (Jésus + Eglise), pour toujours, tout comme l'épouse juive était déclarée officiellement sanctifiée et ne pouvant plus appartenir à un autre homme. Aussi, la Parole de Dieu nous enseigne que l'Eglise fut aussi déclarée sanctifiée, mise à part, appartenant à Jésus-Christ et à personne d'autre.
Après la cérémonie et le rituel du mariage juif, le couple se séparait, l'époux retournait chez son père pour environ une année. Aussi, le Seigneur Jésus, 53 jours après sa résurrection, lorsqu'il eut payé le prix d'achat et établi la nouvelle alliance pour son Eglise, il s'en alla lui aussi de cette terre pour rester chez son Père. Depuis le jour de l'ascension, Jésus a quitté, physiquement, son Eglise (l'Epouse).
 Nous vivons ces jours de séparation jusqu'à ce que Jésus revienne chercher son Epouse pour être avec Lui. L'époux, pendant ce temps de séparation, préparait chez son père une demeure pour son épouse. De même, avant que Jésus aille sur la croix, il fit la promesse dans la chambre haute qu'il nous préparait une demeure chez son Père, un lieu pour habiter, pour être avec Lui.
L'épouse ne savait pas exactement le jour où l'époux viendrait la chercher, elle savait simplement que le temps de séparation durait environ une année. De même, l'Eglise ne sait pas exactement quand Jésus reviendra la chercher. La Bible enseigne très clairement que personne sur cette terre ne sait exactement quand le Seigneur reviendra. Jésus peut venir nous chercher à tout moment.
Quand l'époux juif revenait chercher son épouse, il ne revenait jamais tout seul. De même, quand Jésus sortira de la maison de son Père, pour chercher son Epouse, il ne sera pas seul, il y aura au moins un archange qui l'accompagnera (1 Th 4). Jésus reviendra accompagné d'un grand cri, tout comme l'époux juif quand il revenait chercher son épouse. Et ce cri est le même : "Voici l'époux vient !"
Quand l'époux venait chercher son épouse, il ne rentrait pas dans la maison, mais il restait dehors dans les rues de la ville, afin que l'épouse sorte à sa rencontre. Dans 1 Th 4, nous voyons que lorsque Jésus reviendra chercher son Epouse, l'Eglise, Il ne reviendra pas sur la terre qui est la demeure actuelle de l'Eglise. Elle sera enlevée de la terre pour rencontrer le Seigneur Jésus dans les airs.
Les époux découvraient les invités en entrant dans la salle de noces, de même, quand l'Eglise sera enlevée à la rencontre de l'Epoux, ils retourneront ensemble chez son Père et trouverons aussi des invités qui les attendent pour les noces :
 Les âmes des saints de l'Ancien Testament qui furent sauvés avant que l'Eglise ne commence ne font pas partie de l'Epouse de Christ. Mais ils seront rassemblés dans la maison du Père et ils seront les invités des noces pour Jésus et son Epouse. L'époux gardait son épouse cachée dans la chambre nuptiale pendant sept jours, de même, Jésus garde son Epouse cachée au ciel pour une période de sept ans. Tandis que les sept années de la tribulation se passeront sur terre, pendant ce temps, nul ne pourra voir l'Epouse pendant ces sept ans, car elle sera cachée au ciel.
Finalement, dans l'analogie, l'époux juif à la fin des sept jours de fête, sortait son épouse pour que tout le monde puisse la voir. Aussi, le Seigneur Jésus, à la fin de la période de la grande tribulation de sept années, sortira de la maison de son Père pour une deuxième fois, jusque sur la terre pour établir son règne messianique, le Royaume de Dieu sur terre. Quand Jésus sortira du ciel, il ramènera son Epouse avec lui dans sa gloire. L'Epouse sera vue de tout le monde avec son Epoux, afin que tous ceux qui sont vivant sur la terre puissent voir la vraie Epouse de Christ. Voici la belle analogie dont Jésus faisait référence dans la chambre haute.
Nous pouvons ainsi réaliser qu'à chaque fois que l'Evangile est annoncé, c'est une proposition de mariage que Jésus lance à celui qui croira et la recevra.
Toi qui viens de lire ce message, saches que tu es aimé par ce Dieu créateur du ciel et de la terre. IL te cherche, il attend que tu te laisses rencontrer avec lui. Car il a une destinée pour toi, un plan de bonheur, il désire que tu le connaisses pour te manifester son amour et que tu deviennes membre de sa famille. Il te donne et t'ouvre le chemin qui accède directement à son coeur. Ce chemin se nomme Jésus, qui a dit : Je suis le chemin, la vérité, la vie, nul ne vient au Père que par moi. Jean 14-6.
Jésus te dit: Voici je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Apocalypse 3-20. Oui Jésus frappe à la porte de ton coeur, il attend que tu lui dises de rentrer. C'est très simple, car Dieu est simple. Il suffit de lui adresser cette prière bien simplement mais bien sincèrement:
Seigneur Jésus je te remercie de ton amour et de ce que tu es venu dan le monde mourir pour moi. Je reconnais que j'ai dirigé ma vie, jusqu'a présent, comme je l'ai décidé et qu'aussi j'ai péché contre toi. Je crois que tu es mort sur une croix et que tu as versé ton sang pour que j’aie le pardon de mes péchés. Je veux te recevoir dans ma vie et obtenir le pardon de mes péchés. Merci pour le pardon de mes péchés. Fais de moi la personne que tu désires que je sois. Je crois que tu es vivant, ressuscité. Je te remercie d'avoir répondu à ma prière et d'être maintenant dans ma vie.
 
par louis trifault publié dans : Le cantique des cantiques
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Lundi 12 mai 2008

Je suis noire,mais belle me dit Jésus (suite)


4) Jésus nous voit beau à cause de notre destinée éternelle : devenir l'Epouse de Christ. Ephésiens 1.45. Avant la fondation du monde, il nous a élu pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui. Il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté. Et encore : Il nous béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ.

 

Nous acceptons facilement de croire que la plus grande manifestation d'amour de Dieu, pour nous, c'est le don de Jésus. Nous avons à découvrir et à accepter que la plus grande preuve d’amour du Père envers Jésus, c’est le don de nos vies ; c’est le don de son Epouse. Nous sommes le  cadeau d'amour donné à Jésus. Jean 17.6. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donné du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés.

Je suis noire, mais belle dit jésus  (suite)

5) Seul Jésus peut voir le résultat final de la grâce dans nos vies. Ecoutons ce que dit l'Eternel à cette jeune fille cananéenne, fille d'un père Amoréen et d'une mère Hétienne. Son histoire c'est la nôtre, elle nous parle à nous païens : Ezéchiel 16 : 9 à14. "Je te lavais dans l'eau, je fis disparaître le sang qui était sur toi et je te oignis d'huile ou avec de l'huile. Je te donnais des vêtements brodés et des chaussures de peaux teintes en bleu. Je te ceignis de fin lin et je te couvris de soie. Je te parais d'ornement : je mis des bracelets à tes mains, un collier à ton cou. Je mis un anneau à ton nez, des pendants à tes oreilles et une couronne magnifique sur ta tête (ou diadème, selon certaines versions). Ainsi tu fus parée d'or, d'argent et tu fus vêtue de fin lin (blanc selon certaines versions), de soie et d'étoffes brodées. La fleur de farine, le miel, la farine, le miel et l'huile furent ta nourriture. Tu étais d'une beauté accomplie, digne de la royauté (ou d'une reine, selon certaines versions). Et ta  renommée se répandit parmi les nations à cause de ta beauté, car tu étais parfaite, grâce à l'éclat dont je t'avais ornée, dit le Seigneur l'Eternel.

Voilà ce que Jésus pense de nous, dans son amour et la manière dont il nous voit par l'œuvre de sa grâce en nous.

Tout ce qu'à reçu cette jeune fille, c'est uniquement par grâce. Elle n'en a aucun mérite : la ceinture de fin lin, c'est la justice offerte. "Laver dans l'eau", signifie l'œuvre de la parole dans nos vies. Le sang disparu, c'est le pardon des péchés (les nôtres et ceux des ancêtres). L'or signifie la sainteté et l'argent signifie le rachat. Vêtue de fin lin, c'est la robe de justice, etc... Je te oignis d'huile signifie "je te oins du St Esprit". Tous les ornements : vêtements de soie, bracelets, collier, anneau au nez, pendants d'oreilles. Genèse 24 : 22 et 53 : Rébecca reçu les mêmes présents quand elle accepta de devenir l'épouse d'Isaac.

L'Epouse de l'Agneau peut elle se voir offrir moins ? Tous ces merveilleux dons pour l'Epouse, représentent les merveilleux dons, talents que Dieu a mis en nous. Certains sont encore à l'état de graine, mais ce sont des semences. Par l'œuvre de sa grâce, Jésus voit ces semences fructifier, même si nous nous voyons rien. Et cela nous rend beau ou gracieux à ses yeux.

Nous devons comprendre que Jésus nous trouve beau, sinon notre marche avec lui sera assombrie, voir dans la tristesse à certains moments ou dans certaines situations. Croire que Jésus nous voit beau doit nous aider à traverser les épreuves.

 

Filles de Jérusalem :

Jérusalem = fondement de paix. Dans l'origine de Jérusalem, en hébreux, nous trouvons un autre mot "meter" qui signifie : une mère, la source de quelque chose, qui donne naissance. Nous pouvons dire beaucoup sur Jérusalem. Retenons ce passage du Ps 87 : 4b-7. C'est dans "Sion qu'ils sont nés". Et de Sion il est dit : "Et c'est le Très-haut qui l'affermit. L'Eternel compte en inscrivant les peuples : c'est là qu'ils sont nés. Et ceux qui chantent, et ceux qui dansent s'écrient : toutes mes sources sont en toi".

Oui, toutes nos sources sont en Jérusalem, car c'est là que Jésus a offert sa vie en rançon pour nous. Donc, du point de vue spirituel, c'est là que nous sommes nés. Chacun d'entre nous, nous pouvons dire : toutes mes sources sont en toi, Jérusalem.

Les filles de Jérusalem désignent tous les chrétiens nés de nouveau, sans tenir compte de leur maturité.  

 

"Je suis noire comme les tentes de Kédar". Ci-dessus, nous avons déjà donné une interprétation de ce mot Kédar. Ici, il est nécessaire d'ajouter ceci : Kédar désigne un des fils d'Ismaël, c'est-à-dire un petit fils d'Abraham et Sara. Abraham est âgé de 85 ans environ, Dieu lui a promis un descendant, Sara est stérile et âgée de 75 ans environ. Sara commence à douter de la promesse de Dieu. Aussi décide-t-elle de donner un grand coup d'accélérateur à la promesse de Dieu. Elle envoie son mari, qui accepte, vers Agar sa servante, dans l'espoir qu'elle lui donne un fils. De cette union naît Ismaël.

Mais ce n'est pas le fils de la promesse annoncée par Dieu. Ismaël représente les œuvres que nous réalisons pour Dieu, ou à la place de Dieu, les œuvres de la chair. Dieu nomme cela les œuvres de la chair, celles qu'il rejette et qui n'ont aucune valeur à ses yeux. Donc Kédar symbolise les œuvres de la chair.

Chacun donne naissance selon sa propre nature. Ismaël, fruit de la chair, ne pouvait donner naissance qu'à des œuvres de la chair.

Dans la lumière de Jésus, la Sulamithe découvre des œuvres de la chair qui la rendent noire comme les tentes de Kédar. Les œuvres de la chair nous rendent noir car ce ne sont pas des œuvres de lumière, des œuvres de l'Esprit. Les œuvres de la chair ont deux origines :

 

1)                       Celle que nous accomplissons par nous même, de notre propre initiative, sans avoir recherché la volonté de Dieu.

2)                       Celle que nous imposent "les frères" ou responsables du corps du Christ ou des églises.

Jésus est la tête de son corps, nous, nous sommes les membres. Normalement, toutes les directives doivent venir de la tête et diriger les membres. Toute œuvre entreprise par un membre ou le corps, sans que cela soit ordonné par la tête (Jésus ) devient une oeuvre de la chair.

Les œuvres de la chair nous éloignent de Dieu, de la marche par l'Esprit. Elles nous amènent dans la fatigue, la perte de discernement, nous amènent dans le gris, le sombre. Elles nous font perdre la communion avec le St Esprit. Elles nous rendent désagréables à Dieu, lui volent la gloire.

 

"C'est le soleil qui m'a brûlée, d'où mon teint noir".

Les brûlures du soleil représentent les épreuves de la vie. Elles sont de deux sources différentes :

 

1)                       Celles que j'occasionne moi-même, par mes erreurs, mes mauvais choix, mes manques de sagesse ou de maturité, la honte des échecs du passé.

2)                       Celles occasionnées par l'environnement. Souvent quand nous sommes plein de zèle pour le service de Dieu, il arrive que cela agace ou rende jaloux les chrétiens mâtures, les frères s'irritent contre ces nouveaux tout feu tout flamme. Certains ne vous comprendront pas si vous parlez toujours de Jésus, des expériences de l'intimité que vous avez avec lui, ou de la joie que vous manifestez. A ce moment là, certains "frères" disent : laissons passer son feu, dans quelques temps il ou elle sera comme nous.

 

Qui sont les frères qui s'irritent contre nous ?

 

Jésus nous donne la réponse dans Matthieu 12 : 48 et 50. Mais Jésus répondit à celui qui lui disait : "Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis étendant la main sur ses disciples, il dit voici ma mère et mes frères, car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma mère".

Donc, les frères qui s'irritent contre l'Epouse, ce sont des chrétiens élevés en autorité, dans le cas présent, qui l’obligent à garder leur vigne et à délaisser la sienne.

La vigne représente l'œuvre de Dieu. Dans la Bible, Israël nous est présentée comme la vigne de Dieu, à plusieurs reprises. Une assemblée de chrétiens, c'est la vigne. La vigne qui m'est confiée représente ma relation avec Dieu, ma vie de prière, l'appel de ma vie, ma vie dans l'Esprit. Il arrive que des responsables d'assemblée multiplient les activités, les réunions, les responsabilités, et que nous devenions fatigués, surchargés par un joug religieux, pesant, envahissant, étouffant. Cela peut aller jusqu'à des menaces verbales d'intimidation pour inciter à accepter ces situations d'activisme. La peur, la crainte s'installe dans les vies. Cela peut conduire à la situation suivante : la peur engendrée par ces responsables d’assemblée, dans la vie des membres, devient si importante qu’elle fait perdre la crainte de Dieu. Nous ne disons pas que nous ne devons pas être un chrétien engagé dans une assemblée, mais nous disons que les responsables doivent veiller sur l'épanouissement de leur membre et permettrent que les dons et l'appel de chacun grandissent afin que Dieu soit glorifié.

Il arrive aussi que les frères craignent soit d'être mis dans l'ombre ou de perdre leur place quand ils voient un chrétien zélé pour Jésus. Tout cela s'appelle prendre ou faire prendre des responsabilités en dehors de la grâce.

Je suis responsable de ma vigne, celle que Dieu m'a confiée. Il me donne sa capacité, sa grâce. Voilà ce que découvre l'Epouse face à Jésus, dans la lumière et l'intimité de la chambre royal. Nous verrons plus loin qu'elle pardonne à ses frères qui l'ont blessée, obligée à accomplir des tâches qui n'étaient pas les siennes.

Citons l'exemple d'une femme de Dieu, elle est puissante en témoignage, en œuvres. Depuis 26 ans, elle est dans le ministère et parcourt le monde pour annoncer la bonne nouvelle et la puissance de l'évangile. Pendant 14 ans elle s'est tenue dans l'ombre d'un grand évangéliste international, en étant responsable du groupe de prière d’intercession qui soutien ce ministère.

 

Ap 1 : 5b et 6. "A celui qui nous aime et qui nous a délivré de nos péchés par son sang et qui a fait de nous un royaume de sacrificateurs pour Dieu son père. A lui soit la gloire et la puissance, au siècle des siècles."

Ce passage de la Bible nous apprend que Jésus a fait de nous un royaume, c'est-à-dire des rois et des sacrificateurs. Le roi, c'est celui qui gouverne. Il a la puissance pour gouverner. Tout pouvoir m'a été donné dit Jésus. Nous recevons cette délégation de pouvoir de Jésus, il l'a donnée à ceux qui croient. Le sacrificateur offre des sacrifices, c'est-à-dire qu'il se place entre Dieu et un homme, ou une assemblée, ou un pays. C'était le cas de cette femme de Dieu avec son groupe de prière en faveur de cet évangéliste renommé. Au bout de 14 ans, elle s'est aperçue qu'elle négligeait une partie importante de sa vigne : elle ne savait pas comment prier pour un malade, chasser un démon. C'est un exemple de "ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée". Bien sûr, nous devons servir le corps de Christ, dans le corps de Christ. Mais Dieu nous veut complet : aider les autres à garder leur vigne, oui, toutefois ne négligeons pas la nôtre.

 

 

par louis trifault publié dans : Le cantique des cantiques
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Mardi 6 mai 2008

Je suis noire, mais belle me dit Jésus

 

 

 

 

Cantique des cantiques, 1 : 5-6 "Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. Ne prenez pas garde à mon teint noir, c'est le soleil qui m'a brûlée.

Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m'ont fait gardienne des vignes. Ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée".

 

La dernière fois, nous avons laissé la Sulamithe dans les appartements resplendissants de beauté, de lumière, du Roi Jésus. Dans la présence de Jésus, la Sulamithe découvre la réalité de son cœur, de son âme, de sa vie. Elle se découvre noire, mais belle. Cela peut paraître contradictoire ?

Il y a dans ces paroles deux parallèles :

 

1)                       Dans la présence de Jésus, elle voit tout ce qui n'est pas correct dans sa vie.

2)                       Malgré cela, elle ne se condamne pas, ne se culpabilise pas. A cause de l'amour prodigué par Jésus, elle se voit belle. C'est ce que nous allons développer.

 

      I - Je suis noire comme les tentes de Kédar.

 

Les tentes des bédouins du désert de Judée sont construites ou recouvertes de peaux de chèvres à long poil noir. Même exposées au soleil brûlant, l'intérieur de ces tentes reste sombre.

"Kédar" (en hébreu) = sombre. Devant la lumière de Jésus, la Sulamithe voit l'intérieur de son cœur : il est sombre comme l'intérieur des tentes de Kédar. L'intérieur nous parle du cœur de l'Epouse, c'est-à-dire de chacun d'entre nous qui avons accepté Jésus comme Seigneur de notre vie. Oui, il y a encore des zones sombres dans notre cœur : à cause du doute, de la culpabilité qui nous atteint si facilement, de rébellion ou de rejet. Ces zones sombres de notre cœur peuvent provenir de la mauvaise connaissance de la parole de Dieu, de l'amour de Dieu, etc... , de nos anciens péchés pour lesquels le diable nous accuse encore, de besoin de guérison émotionnelle ou de délivrance.

 

"Kédar" a une autre signification que nous lui donnons avec le mot "quadar" = affligé, noircir, troubler, tristesse, triste, pleurer, être sombre, morne, obscurcir, assombrir.

 

Le Ps 38.7, nous en donne un exemple : "Je suis courbé, abattu au dernier point, tout le jour, je marche dans la tristesse".

 Oui dans la présence de Jésus nous pouvons vivre cela! Souvenons-nous que l'Epouse a demandé à Jésus de l'entraîner dans sa chambre royale. L'Epouse s'aperçoit qu'il y a dans sa vie de la tristesse. Elle est affligée. Elle vit des situations qui obscurcissent, assombrissent sa vie, voire même, elle en verse des larmes.

Qu'est-ce qui provoque cela ? Les brûlures du soleil, c'est-à-dire les épreuves de la vie, l'irritation de ses frères qui l'ont faite gardienne de leurs vignes. Mais la sienne, elle ne l'a pas gardée. Le peu d’estime qu’elle a d’elle-même assombrit sa vie. Elle découvre que dans son coeur il y a encore des influences de sa nature adamique. Voilà ce dont elle prend conscience en présence de Jésus. Nous aborderons ces sujets plus loin.

Je suis noire, elle ne fait pas allusion à la race noire. Noire, ici, ne désigne pas la couleur, mais une autre signification qui nous est donnée à travers le grec : être troublée, se tenir dans la pénombre, comme dans la petite aurore. Cela veut dire que pour sa vie, la Sulamithe, jusqu'à maintenant, elle manquait de discernement pour sa vie.

Elle vivait dans la pénombre. Tout d'un coup sa vie prend un sens. Les yeux de son cœur s'illuminent. Elle comprend qu'elle a une destinée, un but à atteindre, une mission à remplir. A partir de maintenant, elle va chercher sérieusement la priorité de sa vie : être l'épouse de Christ.

 

"Je suis belle comme les appartements de Salomon". Imaginons les demeures que Jésus nous prépare dans les lieux célestes. Jean 14 : 2.3. Imaginons toutes les tentures multicolores du palais royal de Salomon. La Sulamithe se voit aussi belle. Pourquoi ? Elle a le cœur de Jean, l'apôtre de Jésus qui se présente "comme celui que Jésus aime". Pourtant, dans sa vie, il y a des imperfections. Avec son frère Jacques, Jésus les nomme : Boanergés = fils du tonnerre. Un jour, Jean demande à Jésus, l'autorisation de faire descendre le feu du ciel sur les Samaritains qui refusent d'accueillir Jésus, parce qu'il se rend à Jérusalem. Les Juifs et les Samaritains ne se parlaient pas.

Pensons à la beauté du lieu très saint, à l'or, aux tentures, l'argent, l'airain, les étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, de fin lin, du poil de chèvre, les peaux de béliers teintes rouges. Tout cela symbolise, sur le plan spirituel des réalités qu'ils seraient intéressants de développer. Seul les sacrificateurs ou souverains sacrificateurs avaient la possibilité d'admirer ces merveilles. Aujourd'hui, cette possibilité est offerte à l'Epouse ou chacun d'entre nous. Mais il faut rentrer dans le lieu saint. Rester à l'extérieur, c'est ne voir que les tentes noires. Notons que le beau signifie également grâce, être gracieux

 

Pourquoi Jésus nous voit beau ?

 

1) A cause de l'œuvre accomplie par lui à la croix. 2 Co 5.21. Celui qui n'a point connu le péché (Jésus), il (Dieu) l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu, en lui (Jésus).

Notre beauté vient de son don merveilleux de justice que nous nous approprions lorsque nous croyons. Jésus nous voit beau, non pas à cause des œuvres que nous accomplissons pour lui, mais à cause de ce qu'il a accompli pour nous et fait pour nous par le St Esprit.

Sommes-nous prêts à nous tenir dans la présence du Roi Jésus. Nous avons un roi qui a abandonné sa beauté pour prendre notre défiguration. Esaïe 52.14. De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré. Tant son aspect différait de celui des fils de l'homme.

 C'est à travers le sacrifice de Jésus que nous sommes rendus beaux à ses yeux. Sur les vêtements que nous achetons, est attachée l'étiquette désignant le pays où il a été fabriqué "Made in Corea", ou Chine, ou Germany.

 Le vêtement de justice dont nous sommes revêtus porte également la marque de son créateur : fabriqué dans les lieux célestes, réservé pour l'Epouse de Christ.

 

2) Jésus voit en nous un esprit bien disposé qui dit "oui" à Dieu. A cause de l'œuvre du St Esprit dans nos vies et de notre désir de lui obéir, Jésus nous voit beau à ses yeux. Jésus nous définit toujours par notre esprit bien disposé et non par la maturité ou l'immaturité de notre âme.

Nous, souvent, nous nous évaluons à travers les réussites ou les échecs de notre âme, c'est-à-dire de la chair. Jésus regarde au cœur et à l'esprit. Jésus sait que notre amour est fluctuant, à cause des événements favorables ou défavorables que nous vivons ou traversons. Au-delà de nos échecs, Jésus voit la beauté de sa vie qui se forme en nous. Nous pouvons échouer, cela nous affecte, décourage même, mais Jésus ne rejette jamais un cœur brisé : Ps 51.19. Comparaison avec l'embryon et le bébé naissant, nous, nous regardons à l’embryon, Jésus voit la beauté du bébé naissant, même en regardant l’embryon

 

3) Jésus nous voit beau à cause des passions de Dieu pour nos vies. Dieu est plein de passions pour chacun de nous à cause de ses projets, de ses plans d'amour pour nos vies. Et cela nous rend beau à ses yeux. Dieu ne se décourage jamais à cause de nos échecs. Souvent nous nous disqualifions, nous nous mettons sur la touche, sortons nous même du terrain de jeu. Mais Dieu nous voit toujours beau, car souvent c'est quand nous voulons tout abandonner à cause de nos échecs que lui peut intervenir.

Dans un échec, c'est le moment de rester en Jésus car sa beauté va nous laver, et dans sa présence nous allons recevoir sa gloire comme Moïse. Son visage était tellement beau, après avoir passé 40 jours sur la montagne dans la présence de Dieu, qu'il était obligé de mettre un linge sur son visage pour ne pas éblouir les Israélites. (A suivre)

par louis trifault publié dans : Le cantique des cantiques
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Dimanche 4 mai 2008

 Dans un autre passage, la bible nous parle également de deux frères ayant chacun une attitude de cœur différente, ce qui va amener  la mort du deuxième par le premier : Genèse 4 nous dit qu’Adam et Eve eurent deux fils, Caïn et Abel. Caïn était un laboureur et Abel un berger. Caïn fit une offrande à l’Eternel, des fruits de la terre. Et Abel de son côté en fit une,  des premiers nés de son troupeau et de leur graisse.

 L’Eternel  porta un regard favorable sur Abel et son offrande. Caïn fut très irrité et son visage fut abattu. Et l’Eternel dit à Caïn :

Pourquoi est-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras le visage et si tu agis mal, le péché se couche à ta porte, et ses désirs se porte vers toi, mai toi, domine sur lui. Genèse 4 : 2-7

Verset 8 : cependant Caïn  adressa la parole à son frère Abel, mais comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.

 Pourquoi l’Eternel ne porta pas un regard favorable sur Caïn et son offrande ?

Pourtant dans : Deutéronome 26 : 10 il est écrit : Maintenant voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, O Eternel ! Tu les déposeras devant l’Eternel, ton Dieu, et adoreras l’Eternel ton Dieu.

 Retenons bien ceci : Voici j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné.

 Caïn a-t-il répondu à ce passage de la parole ?

Regardons dans la version TOB le verset 3 et 4 du chapitre 4 de la Genèse : Caïn cultivait le sol. A la fin de la saison Caïn apporta au Seigneur une offrande des fruits de la terre. Là nous découvrons le cœur de Caïn : c’est un calculateur avec les affaires de Dieu. Certes il fit une offrande à l’Eternel, mais à la fin de la saison, il a attendu pour voir si la récolte de l’année serait bonne. Il donnait en fonction de sa production.

 Alors que la parole que nous venons de  voir demande d’apporter les prémices, c’est-à-dire  avec foi, en croyant que Dieu va bénir et pourvoir à nos besoins. Donc aux besoins de Caïn, il ne croyait pas cela.

Comme le fils aîné de la première parabole, il cultive la terre, c’est-à-dire que seules les choses de ce monde l’intéressent. Il est étranger au royaume de Dieu et à le chercher premièrement ainsi que sa justice. Cela l’a conduit au meurtre. Investir dans le royaume ne l’intéressait pas.

 Il a été dominé par le péché, la convoitise des choses de ce monde, son cœur y était attaché. C’était en quelque sorte son repos, sa sécurité. Pourtant Dieu lui avait dit : Le péché se souche à ta porte et ses désirs se portent vers toi, mais toi domine sur lui. Cette domination sur le péché, il ne l’a pas exercé. D’autre part il a refusé l’adoration à l’Eternel.

Reprenons Deutéronome 26 : 10  Tu les déposeras devant l’Eternel ton Dieu, et tu adoreras l’Eternel ton Dieu. A cette offrande des prémices, Dieu lui accorde la valeur d’adoration. Caïn met son adoration dans ses possessions, c’est-à-dire qu’il s’adore lui-même dans ses ruses.

 Pourtant l’Eternel ne le rejette pas et continue de le protéger, après le meurtre de son frère.

 Abel est un type de Jésus, il préfigure le caractère de Jésus. Abel est un berger à l’image de Jésus, le bon berger. David aussi était berger. Abel à la crainte de Dieu. Il est dans l’obéissance. Même, si la bible n’est pas encore écrite, la parole est inscrite dans son cœur : Il fit une offrande des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. Il n’attend pas la fin de l’agnelage pour offrir à Dieu le fruit de son travail. Non par la foi il offre les premiers nés sans savoir combien d’agneaux naîtront ensuite. C’est pourquoi Hébreux 11 : 4  nous dit :

 C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu, un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, c’est par elle qu’il fut déclaré juste. Dieu approuvant ses offrandes, et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort.

 Il offrait également « leur graisse » la graisse des animaux offert en holocaustes, était réservé à l’Eternel et devait brûlé au feu. Cela nous parle de l’adoration qui montait du cœur d ‘Abel vers l’Eternel, sous l’onction du feu du Saint-Esprit.

 D’autre part, la graisse offerte, nous montre que Abel offrait ses agneaux en holocauste. Le sang des agneaux coulait, comme coulera plus tard le sang de l’Agneau de Dieu : Jésus.

L’agneau c’est un animal attachant, innocent. Donc il en coûtait à Abel de sacrifier ses agneaux. Avec ses agneaux offerts en holocaustes, il offrait son cœur à Dieu. Il faisait monter son adoration vers Dieu. L’offrande d’Abel à un sens prophétique, elle nous montre, annonce le cœur du Père offrant son agneau. Déjà à travers le sang des agneaux d’Abel, le père voyait le sang de Jésus. Maintenant nous comprenons mieux pourquoi son offrande et Abel lui-même à cause de son cœur étaient agréables à Dieu, qui portait un regard favorable. Abel mettait en pratique ce verset que nous avons déjà cité.

 Matthieu 6 : 33  Cherchez premièrement le royaume  et la justice de Dieu, et toutes choses vous serons données par –dessus.

La bible nous parle d’une autre famille où naquirent deux fils. Il s’agit de la famille d’Isaac et Rebecca. Les fils se nomment Esaü et Jacob. Esaü devint un habile chasseur, un homme des champs. Mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Nous devons comprendre que Jacob était un adorateur et qu’il aimait passer du temps dans la présence de l’Eternel.

Comme le fils aîné, comme Caïn, Esaü ne s’intéressait qu’aux choses de ce monde. Il vendit son droit d’aînesse et toute sa bénédiction pour un plat de lentilles. Il le vendit à son frère Jacob (nom qui signifie usurpateur) mais passionné pour Dieu. Une dernière fois posons-nous la question :

 Ai-je un cœur de fils aîné ou de fils prodigue ? Ou de Jésus en formation?

Rappelons que le père ne condamne ni l’un, ni l’autre, mais il attend, désire et sort à la rencontre des deux. Tous les deux, il les invite à rentrer dans sa maison, comprenons son royaume et leur offre de trouver leur place de fils avec un cœur de fils ayant un cœur de serviteur, comme Jésus avec son père.

 La même invitation nous est adressée. Si nous ne l’avons pas encore acceptée laissons la grâce travailler nos cœurs, prenons du temps avec le Père, dans l’adoration, la lecture de la parole, avec le Saint-Esprit. Nous avons abordé la vie de 6 fils, appartenant à 3 familles différentes. 3 fils ont franchi la porte et sont rentrés dans leur destinée, celle que Dieu avait pour chacun d’eux.

 

1 – Abel, il en est mort

2 – Jacob : après bien des combats et des péripéties, des luttes, des stratagèmes, il fini sa vie en Egypte. Mais, il devient l’un des 3 patriarches auxquels Dieu ne craint  pas de faire référence pour se nommer : je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.

3 – Le fils prodigue après un échec cuisant. Il choisit la repentance en se reconnaissant coupable auprès de son Père.

 

3 n’ont pas franchi la porte :

1-   Caïn

2-   Esaü

3-   Le fils aîné de la parabole

 

Pourtant Dieu, le Père, les aime, les cherche, les invite, sort à leur rencontre. Mais ils résistent. Le royaume de Dieu n’est pas leur préoccupation.

 Posons-nous une dernière question : suis-je de ceux qui accuse Dieu, comme le fils aîné, à travers ses paroles : Tu ne m’as pas donné un chevreau pour faire le fête avec mes amis, ou comme Adam qui accuse Dieu par ses paroles : c’est la femme que tu as mise auprès de moi, qui m’a donné de l’arbre et j’en ai mangé.

 Nous savons que ce genre d’accusation vient de celui que nous appelons l’accusateur des frères et le père du mensonge. C’est le même qui a accusé Dieu d’avoir menti à Adam et Eve Genèse 3 : 4-5  Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.

Dernière remarque : Nous avons tous une part de nous même que nous ne connaissons pas ou que nous ne voyons pas , nos amis et Dieu le voit, les autres le voit. Le fils ignorait peut-être ses problèmes ou voulait les cacher. Le retour du jeune frère à certainement été le révélateur de tout ce qu’il y avait dans son cœur.

 Dieu peut crée des circonstances semblables dans nos vies pour nous amener à découvrir ce qui est caché au fond de notre cœur. Disons lui merci quand cela arrive, même si c’est douloureux. Haïssons toutes ces œuvres de la chair mises à la lumière et cherchons du secours pour nous débarrasser, en être délivrés, guéris. Car dans un cœur semblable à celui du fils aîné, il n’y a pas de place pour l’adoration, il travaille et c’est tout. L’adoration est volée à Dieu.

En conclusion nous diront que la connaissance enfle et satisfait l’âme, il ne suffit pas d’entendre, il faut mettre en pratique ce que l’on entend de la parole de Dieu. En Matthieu 28-20, Jésus recommande à ses disciples, et à nous aujourd’hui : Enseignez les à observer tout ce que je voue ai prescrit. La parole en elle-même est comme l’ordonnance du médecin. Elle a besoin d’être exercée, pratiquée, appliquée, digérée avec foi, comme les médicaments prescrits. Ils sont énefficaces tant qu’ils sont chez le pharmacien et dans leurs emballages.

Jean 17-17 jésus vient de laver les pieds de ses disciples et leur dit : Comprenez vous ce que je vous ai fait. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez.  

                                          

par louis trifault publié dans : Cherchez le royaume de Dieu
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Jeudi 1 mai 2008

Ai-je un cœur de fils aîné ou de fils prodigue ?

 

 

Luc 15 : 11-32 Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père donne moi ma part d’héritage qui doit me revenir. Et le père partagea son bien à ses fils.

 Le plus jeune avec sa part d’héritage, partit pour un pays lointain,  où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eût tout dépensé. Une grande famine survint dans ce pays. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier de carouges que mangeaient les pourceaux.

 Etant rentré en lui-même, il dit combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi ici je meurs de faim. Je me lèverai, j’irai vers mon père et lui dirai : Mon père j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes serviteurs. C’est ce qu’il fit.

 Son père le vit, alors qu’il était encore loin. Son père, ému de compassion, courut se jeter à son cou et l’embrassa. Mon père lui dit-il, j’ai péché contre toi je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

 Avant qu’il ait eu le temps de terminer sa « confession ». Le père le fit revêtir de la plus belle robe, lui fit mettre un anneau au doigt et des sandales aux pieds. Tuons le veau gras dit le père mangeons et fêtons le retour de mon fils. Le fils aîné était dans les champs lors de son retour, c’étant informé auprès d’un serviteur sur la cause de cette fête, se mit en colère. Il ne voulut pas rentrer et le père sortit, le pria de rentrer, il refusa.

 Le fils aîné reprocha à son père de ne lui avoir jamais donné un chevreau pour faire la fête avec ses amis. Mon enfant dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce j’ai est à toi. Mais il fallait bien s’égayer et se réjouir parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Situons cette parabole dans le contexte du chapitre 15 de l’évangile de Luc. Elle succède à la parabole de la drachme perdue et retrouvée, et de la brebis perdue et retrouvée. Donc Jésus insiste pour nous montrer qu’il y a plus de joie dans le ciel pour un seul qui se repend, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance, ou du moins qui estiment, qu’il n’ont pas besoin de repentance. Suite à ces paroles de Jésus, voici venu le moment de nous poser la question suivante:

- Suis-je comme le fils prodigue ?

 Une brebis perdue qui a besoin de repentance et de revenir vers le père, car jusqu’a maintenant j’ai gaspillé ma vie, elle n’est qu’un échec.

- Où sui-je comme le fils aîné ?

 Qui se déclare juste à cause de ses œuvres accomplies, par sa force physique ? Ou  intellectuelle, qui même considère que Dieu a une dette envers lui ?

 Dans les deux cas le père attend que ses fils soient avec lui : Il courut, ému de compassion, vers le fils prodigue sur le chemin du retour et il sorti vers son fils aîné et le pria de rentrer mais il refusa.

 Posons-nous encore cette question :

- Est-ce que je me réjoui avec la famille de Dieu quand un homme ou une femme accepte Jésus, comme Seigneur de sa vie ?

-Ou est-ce que cela me rend soupçonneux, jaloux, parce que je crains de perdre ma place, mon ministère ?

Ce que nous pouvons retenir avant tout, c’est que le Père désire rassembler ses enfants, les arracher à la mort éternelle. Expliquons un peu cette parabole.

-         Le père symbolise Dieu le père.

-         Les deux fils, nous symbolisent :

Le plus jeune, après avoir échoué, dans sa tentative de conduire sa vie selon ses pensées, fait demi-tour et accepte le pardon par grâce, le salut par grâce de son Père.

 Le fils aîné révèle le cœur de tout homme ou femme qui se croit bon, bien, travaille dur pour gagner l’estime de son Père. Mais en réalité il est en conflit avec le Père ou ceux qui le représente.

 L’héritage partagé représente les œuvres bonnes que Dieu a préparées de tout éternité, afin que nous les pratiquions. Le plus jeune fils a voulu rentrer dans sa destinée avant le temps du père, avant de s’être préparé, et le fils aîné veut ignorer ce que le Père a préparé pour lui.

 Donc tous les deux sont en conflits avec le Père, même si cela se manifeste de façon différente. Et tous les deux veulent agir sans la grâce du Père, sans l’amour du Père. Tous les deux sont animées par un esprit d’indépendance, d’indifférence envers le Père. Tous les deux souffrent des causes ou des effets, des conséquences liées à leur  mauvais choix de vie.

Même s’ils veulent s’ignorer, tous les deux sont en rébellion contre le Père.

 Le bien partagé représente également le métrons où la sphère d’autorité dans laquelle Dieu veut nous libérer quand nous serons prêt, formés et en accord avec lui. Aucun de ces deux fils ne sont prêt, ne se sont préparés, et c’est l’échec pour les deux.

 Tous les deux ont des motivations hostiles à  leur Père, c’est-à-dire à Dieu. Aucun des deux ne pratiquent l’obéissance envers le Père. Certes le jeune fils va se repentir et goûter, découvrir qui est le Père et ce qu’est réellement le cœur d’un vrai père.

Nous sommes loin, avec ces deux fils, d’un cœur de fils ayant un cœur de serviteur tout en étant fils, tel que Jésus nous l’a montré, à travers son expérience pendant son passage sur la terre.

Quelle était la motivation de Jésus ou le cœur de Jésus ? Matthieu 6 : 33 Nous donne la réponse : cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Jésus prenait du temps avec son père. Il recherchait, s’isolait des foules, de ses disciples pour trouver la relation avec le Père. Même, il privilégie sa rencontre avec le Père à toutes autres activités. Il pratiquait ce qu’il enseignait :

 Matthieu 6 : 6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, dans le lieu secret, et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra.

Le lieu secret de Jésus, c’était souvent un coin de désert où il s’isolait tôt le matin, avant que le soleil brille, c'est-à-dire pour n’être vu par personne. Marc 1 : 35  Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Cela nous est dit plusieurs fois dans les évangiles.

Certains diront : dans le désert, il n’y a pas de porte à fermer. La porte dont nous parle jésus, c’est la porte de nos pensées que nous devons maîtriser. La seule préoccupation qui doit les habiter, c’est la relation, intime avec le Père. Et d’autre part, s’isoler pour ne pas être vu comme les Pharisiens qui priaient publiquement afin d’attirer les regards de la foule.

 Donc un fils ou une fille ne pourra avoir un cœur de fils avec un cœur de serviteur que s’il prend du temps avec le Père dans le lieu intime comme Jésus. Le cœur de fils se façonne en nous dans la présence du Père. C’est pourquoi le Père de la parabole invite son fils aîné à rentrer dans la maison, mais il refuse, même, il se met en colère. Pourtant le père est sorti et le pria d’entrer, cela nous montre que le Père le désire avec lui, nous désire avec lui, constamment, il nous attire à lui.

 Sommes nous comme ce fils ?

 En colère, résistant à l’appel du père, à l’amour de père, avec de la haine contre mes proches parce qu’ils semblent plus béni que moi ou être la cause de mes échecs ?

Le cœur d’un vrai Père c’est de donner ce qu’il a de meilleur à ses  enfants. Luc : 11-11 à 13 : Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il lui demande un poisson, lui donnera t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou s’il demande un œuf, lui donnera t-il un scorpion ?

Si méchant comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera t-il le Saint-Esprit à ceux qui lui demande ?

 Le fils aîné a reçu sa part d’héritage comme son jeune frère : ‘’Il leur partagea son bien’’, le plus jeune gaspille sa part d’héritage. Le deuxième ne s’en préoccupe pas, pourquoi ?

 Le fils aîné ne cherche pas, premièrement la justice et le royaume de Dieu. Il cherche à gagner, à obtenir par lui-même, tout ce que le père veut lui donne en surcroît. Ses critères et ses priorités ne sont pas celles du royaume. Il n’a pas l’amour du royaume dans le cœur. Les âmes à sauver ne l’intéressent pas, ne le préoccupent pas, même il les rejette, il craint pour sa place, le père ne pourra plus le remarquer, son cœur est sec, rempli de jalousie, de haine, de colère. Il résiste à l’amour de père, refuse de lui ouvrir son cœur, pourtant le père frappe avec sa voix, et ceci est pour nous aujourd’hui :

 Hébreux 3 : 11 Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme au jour de la révolte. Le fils aîné n’a pas la crainte du père et il ignore la promesse du père qui consiste à entrer dans son repos Hébreux 4 : 1  Craignons donc, tandis que la promesse subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Le fils aîné cherche les choses terrestres : un chevreau pour faire la fête avec quelques amis, alors que le Père a fait préparé une grande fête familiale de réconciliation avec son fils « qui était mort et qui est revenu à la vie ».

 Mon attitude avec Dieu est-elle celle du fils aîné ?

Est-ce que je lui résiste, est-ce que je fais la sourde oreille ?

 Le plus jeune après un échec cuisant va rentrer dans son métrons : il est passé par la repentance, il accepté le pardon de son père. Il se pardonne à lui-même et goûte à la grâce (cadeau non mérité) et rentre dans le repos du Père. La même grâce est offerte au fils aîné. Pour la recevoir, il devra passer par la repentance, la délivrance de la colère, de la haine, de la jalousie. Renoncer à tout ce qui l’empêche de se tenir dans la présence de Dieu.

 Il devra pardonner à son frère, passer par le renouvellement des pensées comme cela nous est dit en Romains 12 : 2  Ne vous conformez pas au siècles présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. Après il pourra goûter  l’amour du Père, se tenir dans la présence du Père. Et dans la présence du Père, le cœur du fils ayant un cœur de serviteur remplacera son cœur de pierre. Le repos du père est aussi pour lui, mais c’est lui que décide d’y rentrer ou d’y résister.

 Maintenant posons-nous de nouveau la question du début :

 Ai-je un cœur de fils aîné ou un cœur de fils prodigue ? Ou le cœur de Jésus en formation ?

La bonne nouvelle c’est que le Père ne condamne ni l’un, ni l’autre. Pour tous les deux, le Père les attend et sort pour les inviter à rentrer dans sa maison. En définitive, cette parabole nous parle du cœur de notre Père céleste et de notre cœur à chacun d’entre nous.

Attention à l’esprit de mercenaire qui travaille pour un salaire et pour servir ses intérêts, son ministère. L’esprit de mercenaire est hostile au royaume de Dieu, au Père. Dans la chair il s’élève contre le frère, car il voit en lui un concurrent. Seul le gain l’intéresse ou l’inspire.     (A suivre)