Le serpent d’airain préfigure l’œuvre de Jésus à la croix

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

 La raison pour laquelle tant de malades aujourd'hui ne récupèrent pas leur héritage physique est qu'ils n'ont pas entendu la trompette le proclamer. La foi vient de ce que l'on entend, et ils n'ont pas entendu. Parce que de nombreux pasteurs ont détraqué leur trompette pendant qu'ils étaient : dans leur école biblique. Ceci me rappelle l'histoire d'un homme que j'ai connu, et qui jouait du trombone dans un orchestre de cuivres. Au début d'une répétition, des gamins avaient introduit un petit clou dans l'embouchure de son instrument. Lorsqu'il soufflait, l'air repoussait la tête du clou à l'intérieur du trombone, ce qui ne lui permettait pas de produire un son bien net. Mais il continua à jouer pendant toute la répétition sans s'apercevoir du problème. Certains prédicateurs sont comme cet homme. Ils soufflent bien dans la trompette de l'Evangile, mais ils ne se rendent pas compte qu'ils ne produisent que la moitié du son qu'ils devraient produire. Comme le dit Paul, ils ne donnent pas “tout le conseil de Dieu.”

 

De même que dans le Lévitique nous voyons que la guérison était invariablement obtenue en raison d'une expiation, de même, Matthieu 8 :17 déclare nettement que Christ a guéri toutes les maladies en raison de Son expiation. “Il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies.” Puisqu'Il a porté nos maladies, et que Son expiation s'étend à nous tous, il serait donc nécessaire que tous soient guéris pour que s'accomplisse cette prophétie. Jésus guérit toujours aujourd'hui tous ceux qui viennent à Lui avec une foi vivante, “afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé...”

Puisqu'à cette époque plus enténébrée, tous avaient le privilège d'être guéris, certainement, dans cette “meilleure” dispensation, qui comporte une “meilleure” alliance et de “meilleures” promesses, Dieu n'a pas retiré la miséricorde dont Il avait fait preuve dans l'Ancien Testament. Si cela avait été le cas, cela signifierait que nous en aurions été privés par la venue de Christ et par Son expiation.

Dans Nombres 16 : 46-50, lorsque 14.700 personnes périrent de la plaie, Aaron, en tant que sacrificateur, dans son ministère de médiation, se tint en faveur du peuple, entre les morts et les vivants, et il fit une expiation pour que la plaie soit ôtée et que les malades soient guéris. Ainsi, Christ, notre Médiateur, nous a rachetés par Son expiation de la “plaie” du péché et de la maladie.

 

Le type du serpent d'airain

 

Nous lisons encore, dans Nombres 21 : 9, que les Israélites étaient tous guéris lorsqu'ils regardaient le serpent d'airain qui avait été élevé, et qui était un type d'expiation. Si la guérison n'est pas comprise dans l'expiation de Jésus, pourquoi ces Israélites mourants devaient-ils regarder à cette préfiguration de l'expiation de Christ, pour recevoir la guérison de leur corps ? Puisque le pardon et la guérison leur étaient donnés au travers d'une préfiguration de l'expiation, pourquoi ne nous seraient-ils pas donnés au travers de l'expiation de Christ Lui-même ? De même que leur malédiction a été ôtée quand le serpent d'airain a été élevé, ainsi, Paul nous dit que notre malédiction a été ôtée lorsque Christ a été élevé (Galates 3 : 13).

Dans Job 33 : 24-25, nous lisons encore : “J'ai trouvé une rançon (une expiation) ! Et sa chair a plus de fraîcheur qu'au premier âge, il revient aux jours de sa jeunesse.” Nous voyons ici que la chair de Job a été guérie par le moyen d'une expiation. Pourquoi notre chair ne le serait-elle pas ?

David commence le Psaume 103 en demandant à son âme de bénir l'Eternel et de “n'oublier aucun de ses bienfaits.” Puis il précise : “C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies.” Comment Dieu pardonne-t-Il le péché ? Evidemment, par l'expiation de Christ. Il guérit la maladie de la même manière, parce que l'expiation de Christ est l'unique moyen par lequel l'homme déchu puisse recevoir n'importe quelle bénédiction divine. Comment Dieu pourrait-Il  sauver l'homme tout entier, si ce n'est par l'expiation de Christ ?

Dans 1 Corinthiens 10 : 11, Paul nous dit que “ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.” Dans Galates 3 : 7, 16, 29, le Saint-Esprit nous montre clairement que ces choses sont pour les païens tout comme pour Israël. “Reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham... Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité... Et si vous (les païens) êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.” “Nous ne sommes donc plus des étrangers, mais des concitoyens des saints dans la maison de Dieu.”

 

Les sept noms rédempteurs de Yaweh

 

Pour moi, un autre argument décisif prouvant que la guérison est comprise dans l'expiation de Christ peut être trouvé dans les sept noms rédempteurs de Dieu. Dans sa Bible, Scofield a rédigé une note sur ces noms rédempteurs. Il dit que le Nom de Dieu, Yaweh, est sans aucun doute le nom rédempteur du Seigneur, car il signifie : “Celui qui existe par Lui-même et qui Se révèle.”

Selon lui, ces sept noms rédempteurs ont été choisis parce qu'ils révèlent progressivement et de mieux en mieux la nature de Dieu. Puis il ajoute : “Dans Sa relation rédemptrice avec l'homme, Yaweh possède sept noms composés qui Le révèlent comme Celui qui satisfait tous les besoins de l'homme dans sa condition déchue.”

Puisque ces noms révèlent une relation rédemptrice entre Dieu et les hommes, chacun d'eux doit faire référence au Calvaire, lieu de notre rédemption. Et les bénédictions que chaque nom révèle doivent être obtenues au travers de l'expiation. C'est ce que les Ecritures enseignent clairement.

Voici quels sont les sept noms rédempteurs de Dieu :

 

1. YAWEH-SHAMMAH (Ezéchiel 48 : 35) : “L'Eternel est ici (ou : présent).” Ce nom nous révèle le privilège de jouir de Sa présence, privilège acquis par la rédemption. Il a dit : “Voici, je suis toujours avec vous.” La preuve que cette bénédiction nous est accordée par l'expiation se trouve  dans le fait que “nous avons été rapprochés par le sang de Christ.”

2. YAWEH-SHALOM (Juges 6 : 24) : “L'Eternel notre Paix.” Ce nom nous révèle le privilège d'avoir Sa Paix, privilège acquis par la rédemption. C'est pourquoi Jésus dit : “Je vous laisse ma paix.”

Cette bénédiction est comprise dans l'expiation, parce que “le châtiment qui nous procure la paix est tombé sur lui”, lorsqu'Il a fait la paix par le sang de Sa croix.

3. YAWEH-RAAH (Psaume 23 : 1) : “L'Eternel est mon Berger.” Il est devenu notre Berger en donnant “Sa vie pour Ses brebis.” Ce privilège nous a donc aussi été acquis par la rédemption.

4. YAWEH-JIREH Genèse 22 : 14) : “L'Eternel pourvoira.” Le Seigneur a pourvu une offrande.

Christ est l'Offrande livrée pour notre complète rédemption.

5. YAWEH-NISSI (Exode 17 : 15) : “L'Eternel est notre Bannière (ou : notre Vainqueur, notre Chef).”

Par la croix, Christ a triomphé des principautés et des dominations. C'est là qu'Il a acquis pour nous, par Son expiation, le privilège rédempteur de pouvoir dire : “Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.”

6. YAWEH-TSIDKENU (Jérémie 33 : 16) : “L'Eternel notre Justice.” Il est devenu notre justice en portant nos péchés sur la croix. Nous possédons donc, par la rédemption, la bénédiction et le privilège de recevoir le “don de la justice.”

Le Seigneur est notre Médecin

7. YAWEH-RAPHA (Exode 15 : 26) : “Je suis l'Eternel qui te guérit.” Ce nom est donné pour nous révéler le privilège, acquis par la rédemption, de recevoir la guérison. Ce privilège nous a été obtenu par l'expiation de Christ, car Esaïe, dans son chapitre 53 consacré à la rédemption, déclare

(dans la version originale) : “Il s'est chargé de nos maladies et a porté sur lui nos douleurs.” J'ai préféré parler de ce nom en dernier, pour les besoins de ma démonstration. Il faut remarquer que la toute première alliance que Dieu a conclue avec Son peuple, après le passage de la Mer Rouge, qui

préfigure tellement bien notre rédemption, était une alliance de guérison. C'est à ce moment-là que Dieu S'est révélé comme Celui qui est notre Médecin, par ce tout premier nom rédempteur qui scellait l'alliance : “Je suis l'Eternel qui te guérit.” Ceci n'est pas seulement une promesse, c'est “une loi et une ordonnance.” Parallèlement à cette antique ordonnance, nous trouvons, dans le commandement donné par Jacques 5 : 14, une ordonnance formelle pour la guérison au nom de Jésus-Christ. Chaque église doit considérer cette ordonnance comme aussi sacrée et aussi obligatoire à observer que la Sainte Cène et le Baptême chrétien. Etant donné que YAWEH-RAPHA est l'un des sept noms rédempteurs, qui scelle l'alliance de guérison, Christ, dans Sa position glorifiée actuelle, ne peut pas plus abandonner Son ministère de guérison qu'Il ne peut abandonner les ministères révélés par chacun des six autres noms rédempteurs. Les bénédictions révélées par ces sept noms rédempteurs seraient-elles absentes de notre dispensation, qualifiée de “meilleure” ?

Après avoir considéré certains exemples qui préfiguraient l'expiation de Christ, considérons la rédemption elle-même, telle qu'elle est décrite dans ce grand chapitre 53 du prophète Esaïe, qui décrit cette rédemption. C'est le plus grand des chapitres du plus grand des prophètes, qui établit pleinement la doctrine de l'expiation. Puisque les exemples de l'Ancien Testament enseignaient la guérison, il serait certainement incorrect et illogique de placer le modèle suprême à une position moins élevée.

Il S'est chargé de nos douleurs

Avant d'entrer dans l'étude de ce passage, puis-je souligner que les mots hébreux choli et makob ont été mal traduits par un certain nombre de versions. La version Segond les traduit par : “souffrances” (mauvaise traduction), et “douleurs” (bonne traduction). Tous ceux qui ont pris le temps d'examiner le texte originel ont pu constater, et cela a été reconnu d'une manière universelle, que ces deux mots signifient respectivement “maladies” et “douleurs.” C'est ainsi qu'ils ont été traduits dans tout le reste de l'Ancien Testament. Le mot choli est traduit par “maladie” dans Deutéronome 7 : 15, 28 : 61, 1 Rois 17 : 17, 2 Rois 1 : 2, 8 : 8, 2 Chroniques 16 : 12, 21 : 25, etc.

Le mot makob est traduit par “douleur” dans Job 14 : 22, 33 : 19, etc. Par conséquent, ce que le prophète dit, dans Esaïe 53 : 4, est : “Il s'est certainement chargé de nos maladies et a porté sur lui nos douleurs.” Nous renvoyons le lecteur à n'importe quel Commentaire Biblique pour en obtenir des confirmations supplémentaires. Mais le meilleur commentaire est encore Matthieu 8 : 16,17. Un commentaire inspiré

C'est Matthieu 8 : 16,17 qui prouve le mieux que Esaïe 53 : 4 ne parle pas de maladies de l'âme, et que les mots traduits par “maladie” et “douleur” ne concernent nullement des problèmes spirituels, mais des maladies physiques. Voici ce que dit ce passage : “ Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies.” Nous avons là un commentaire inspiré de ce verset 4 d'Esaïe 53, qui nous déclare clairement que le prophète parle des maladies physiques. Par conséquent, il faut traduire littéralement le mot choli par “maladie” dans Esaïe. C'est le même Saint-Esprit qui a inspiré ce verset et qui le cite dans Matthieu, pour démontrer le souci universel de Christ d'employer Sa puissance pour guérir les corps. Le fait de choisir toute autre interprétation revient à accuser le Saint-Esprit d'avoir fait une faute en citant Sa propre prophétie.

Nous citons la version de l'érudit Dr Young (traduite littéralement en français) :

v. 3. Il était méprisé, et abandonné des hommes, un homme de douleurs (makob), et habitué à la maladie (choli). Comme quelqu'un qui détourne son visage de nous, il est méprisé et nous n'avons aucune considération pour lui.

v. 4. Certainement, il a porté nos maladies (choli), et il a emporté avec lui nos douleurs (makob). Et nous, nous avons pensé qu'il était frappé d'une plaie, châtié par Dieu et dans l'affliction.

v. 5. Mais il est percé pour nos transgressions, meurtri pour nos iniquités. Le châtiment de notre paix est sur lui, et, par ses meurtrissures, nous avons la guérison.

v. 6. Nous tous, nous avons erré comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun de notre côté, et Yaweh a veillé à ce que retombe sur lui le châtiment de nous tous.

v. 10. Et il a été dans le bon plaisir de Yaweh de le meurtrir. Il l'a rendu malade (choli). Et son âme constitue effectivement une offrande pour le péché. Il voit sa semence lever, et il prolonge ses jours.

v. 12... Il a été compté avec les transgresseurs, il a porté le péché de beaucoup d'hommes, et il intercède pour les transgresseurs.

Le Dr Isaac Leeser, qui a traduit la Bible de l'hébreu en anglais, donne de ces versets la traduction suivante :

v. 3. Il était méprisé et abandonné des hommes, homme de douleurs et habitué à la maladie...

v. 4. Mais ce ne sont que nos maladies qu'il a porté lui-même, et nos douleurs dont il s'est chargé...

v. 5. Et par ses meurtrissures, la guérison nous est assurée.

v. 10. Mais il a plu au Seigneur de l'écraser par la maladie.

Rotherham traduit ce verset 10 de la manière suivante : “Il a placé sur lui la maladie.”

La traduction du Grand Rabbinat français est la suivante :

v. 3. Méprisé, repoussé des hommes, expert en maladies, il était comme un objet dont on détourne le visage, une chose vile dont nous ne tenions nul compte.

v. 4. Et pourtant ce sont nos maladies dont il était chargé, nos souffrances qu'il portait...

v. 5. Et c'est sa blessure qui nous a valu la guérison.

v. 10. Mais Dieu a résolu de le briser, de l'accabler de maladie... Source:FF Bosworth, traduction: Henri Viaud-Murat

 

Publié dans Identité en Jésus

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