Paul a fait cette déclaration mystérieuse « Nous ne mourrons pas tous mais tous nous serons changés en un instant à la dernière trompette… » 1 Co 15 : 51-52
Certains personnages bibliques ont déjà été enlevés sans expérimenter la mort, tels Enoch et Elie. Le passage biblique classique concernant l’enlèvement de la vraie Eglise est : 1 Th 4 : 13-18 « Nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts… Les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur les nuées… »
C’est nous qui irons à sa rencontre, contrairement au moment où il reviendra sur la terre à la fin des 7 années de tribulations, alors que nous reviendrons avec Lui. Za 14.5 / Jude 1.14
L’enlèvement ne peut se produire, comme quelques uns l’enseignent, à la fin des sept années de tribulations, ni même au milieu de cette période de jugements. La véritable Eglise sera enlevée au début des sept années. Il y a plusieurs raisons à cela :
- la parole de Dieu nous révèle que nous ne sommes pas destinés à sa colère. Rm 5.9 / 1 Th 1.10 et 5.9 / Jn 3.36 / Ap 6.17
- le prophète Zacharie affirme que lorsque le Seigneur reviendra sur la terre, il sera accompagné de tous ses saints. Or si nous devons revenir avec lui, il faut nécessairement que nous soyons partis auparavant !
- les rachetés du Seigneur sont au ciel et déjà couronnés au moment où les sept années de tribulations débutent. Ap 4
- le Seigneur a formellement promis à son Eglise de la retirer du monde avant que cette épreuve mondiale ne débute. Ap 3.10
- les 7 années de tribulations de la fin font partie de l’histoire du peuple Juif et non de l’histoire de l’Eglise. L’ange a bien spécifié à Daniel en lui disant : « 70 semaines ont été fixées sur ton peuple » Da 9.24
- le Seigneur nous assure qu’il en serait à la fin comme au temps de Noé et de Lot : or, pour ces deux personnages et leur famille, le jugement est venu seulement après que Dieu leur eut donné le moyen de s’en échapper.
- Du 4ème chapitre de l’Ap jusqu’au retour du Seigneur sur la terre, l’Eglise n’est pas mentionnée une seule fois. Sûrement si l’Eglise devait subir les tribulations de la fin, Dieu n’aurait pas laissé ses enfants sans instructions.
- L’Evangile de Lc 21.36, fait mention de la possibilité pour les enfants de Dieu d’échapper aux tribulations.
- La raison la plus évidente est que la loi des semences et de la moisson ne peut être brisée. C’est une loi divine et universelle. Si l’Eglise était enlevée au milieu ou à la fin de la tribulation, alors cette loi serait brisée et les rangs de la 1ère résurrection perturbés, ce qui est tout à fait impossible !
Que voulons-nous dire exactement ? Tel que décrit dans Lévitique 23, Dieu nous a déjà révélé son calendrier. Celui-ci se compose de trois grandes fêtes : Pâque, Pentecôte et la fête des Tabernacles.
La 1ère et la dernière fête se subdivisent pour former un total de 7 fêtes. A travers ce calendrier tout le plan de rédemption nous est révélé. Ce calendrier est fondé sur les semences et la moisson, et chaque grande fête inaugure une nouvelle saison. Pâque se situe au printemps, Pentecôte au début de l’été, tandis que la fête des Tabernacles au début de l’automne. Pendant les six 1ères fêtes, l’homme travail, mais à la septième, il se repose. Voici la subdivision :
A – 1) Pâque
2) Pains sans levain
3) Prémices
B - 4) Pentecôte
C - 5) Fête des Trompettes
6) Fête de l’expiation
7) Fête des Tabernacles
Elles ont une valeur historique mais aussi contemporaine car elles peuvent faire une application personnelle. Et elles ont aussi une valeur prophétique. Christ ayant accompli la loi doit également accomplir chacune d’elles. Les 4 1ères ont déjà été accomplies par Christ et les 3 autres le seront bientôt. Il a accompli la Pâque en mourrant sur la croix, les Pains sans levain lorsqu’il fut placé dans le tombeau et celle des Prémices en devenant les prémices de la 1ère résurrection. Il a accompli la Pentecôte en envoyant le St Esprit. La fête des Tabernacles sera accomplie au moment où la trompette de Dieu sonnera pour indiquer le moment où Christ viendra chercher son Eglise. L’Expiation (Yom Kippour) sera accomplie au moment où Christ reviendra sur cette terre alors qu’un esprit de repentance sera accordé à Israël, qui en ce jour sera sauvé. Za 12.10 / Rm 11 : 25-26
Puis finalement la grande fête des Tabernacles sera accomplie à l’occasion de l’ouverture du millénium. Grâce à cette information, nous savons que le jour de l’enlèvement de l’Eglise arrivera exactement au jour de la fête des trompettes, selon le calendrier de Dieu.
Ce qui est vraiment intéressant c’est que ce calendrier divin, fonctionne avec la loi des semences et de la moisson et que celle-ci s’harmonise parfaitement avec les différents rangs qui composent la 1ère résurrection. Il y a trois phases majeures à la loi des semences et de la moisson :
1) Les prémices et les premiers fruits de la terre. Ex 23.19 ; 34.36 / Lé 23 : 9-14
2) La moisson. Ex 23.16 ; 34.22
3) Le glanage. Lé 19.9 ; 23.22 / Dt 24.19
Par rapport aux différents rangs de la 1ère résurrection, ces trois phases se subdivisent pour en former sept comme suit :
A - 1) Les prémices des 1ers fruits de la terre : Christ. I Co 15 : 22-24
2) Les 1ers fruits : plusieurs saints de l’AT. Mt 27 : 51-53
3) Les prémices de la grande moisson : épouse de Christ du NT. 1 Th 4 : 13-18
B - 4) Le début de la grande moisson : la grande foule de l’Apocalypse. Ap 7 : 9 et 10
5) Les prémices de la moisson de la terre : les 144 000 Juifs. Ap 14 : 1-5
6) La moisson de la terre : ceux qui ne prendront pas la marque de la bête. Ap 14 : 14-20 et 15 : 1-4
C - 7) Le glanage : les martyrs de la tribulation. Ap 20.4
Ces sept phases représentent les sept rangs de la 1ère résurrection. On a longtemps pensé qu’il n’y avait qu’une seule résurrection générale des morts et que le Seigneur séparerait les justes des injustes. Nulle part dans la Bible on ne trouve cette doctrine. La Bible nous enseigne qu’il y a deux résurrections : la 1ère est celle des justes et la 2ème, celle des injustes. Et les deux sont séparées d’une période minimale de 1000 ans ! Ap 20 : 5-6
La résurrection des injustes est appelée dans la Bible, la résurrection d’entre les morts. Mt 23 : 31-32. L’apôtre Paul à mentionné quant à lui : « Si je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts » Ph 3.11
De plus, la résurrection des morts se fera d’un seul bloc. Ils reviendront ensemble à la vie afin d’être jugés devant le grand trône blanc. Ap 20 : 11-15
Par contre, la résurrection des justes ne se fera pas d’un seul bloc et nous ne serons pas tous ressuscités en même temps car elle se fera progressivement, selon des rangs bien établis.
C’est le grand enseignement donné aux Corinthiens. 1 Co 15.23. Comme nous venons de le mentionner, ces rangs sont au nombre de 7. Chaque juste, peu importe l’époque ou la dispensation sous laquelle il aura vécu, doit nécessairement faire partie de l’un ou l’autre de ces 7 rangs. L’Apocalypse nous révèle que tous les saints ressuscités dans les différents rangs de cette 1ère résurrection ont revêtu leur état glorieux. En effet, l’Apocalypse est le seul livre à nous révéler la position de chaque groupe de saints occupée dans l’au-delà. Le 1er rang de la résurrection est occupé par Christ Lui-même. Le 2ème rang est occupé par plusieurs saints de l’AT (non pas tous) qui furent ressuscités immédiatement après la résurrection de Christ. Nous pouvons voir ce groupe de saints provenant de l’AT dans Ap 4 : 6-8. Ils sont représentés sous la forme de 4 êtres vivants. Ce groupe est dénombré (4) parce que l’accès y est limité. Par la description donnée dans Ap 4, nous savons que ce groupe appartient à Israël.
En effet, le lion, le veau, la face d’un homme et l’aigle sont les emblèmes d’Israël marchant dans le désert. Nb 2 : l’emblème du drapeau de Juda était le lion, celui de Dan, l’aigle, celui de Ruben, la figure d’un homme, celui d’Ephraïm, un veau. Le 2ème rang de la résurrection est appelé les 1ers fruits de la terre. Ces deux 1ers rangs de la 1ère résurrection ont déjà eu lieu.
Le 3ème rang, appelé les prémices de la grande moisson, représente l’épouse de Christ du NT, à l’enlèvement. Ceux qui sont morts en Christ ressusciteront.
Nous retrouvons ce 3ème rang de la 1ère résurrection dans Ap 4, représenté sous la forme de 24 anciens portant déjà leurs couronnes. Nous comprenons alors que ces 24 anciens représentent l’épouse de Christ, venant d’être enlevée de la terre. Ap 2.10 / 1 Pi 5 : 2-4 / 2 Ti 4.8
Nous devons remarquer que ce groupe est également dénombré car pour lui aussi l’accès y est limité. Le chiffre 24 nous rappelle comment David distribua en 24 classes, les milliers de prêtres de l’AT. I Chr 23 et 24
Le 4ème rang s’appelle la grande moisson, et il est composé d’une foule innombrable. Ap 7, 9 et 10. Lorsque Jean s’informa au sujet de cette grande foule, on lui répondit que c’était ceux qui venaient de la grande tribulation. Ap 7.14. Remarquons que ce groupe n’est pas dénombré car son accès est illimité. En effet on y retrouve tous les autres saints qui n’ont pas été ressuscités dans le 2ème et le 3ème rangs. Ce 4ème rang inclut plusieurs des vierges folles, qui manquèrent l’enlèvement, mais s’étant sincèrement repenties et ont subi le martyr au début des tribulations. C’est pourquoi Ap 7.9 mentionne que ce groupe renferme des gens en provenance de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue.
Le 5ème rang s’appelle les prémices de la moisson de la terre et il est formé de ces 144 000 Juifs qui seront scellés au début des 7 années de tribulations de la fin et enlevés au milieu de cette période de jugements. 12 000 Juifs de chacune des 12 tribus d’Israël seront ainsi scellés. Ap 7 : 1-8. Ils seront un témoignage pour Israël et nous retrouvons ce groupe particulier, parvenu au ciel et se tenant sur la montagne de Sion céleste. Ap 14.1.
Encore une fois c’est un groupe restreint, dont l’accès est limité puisqu’il est dénombré.
Le 6ème rang est composé de la moisson de la terre qui est différente de la grande moisson. Cette dernière incluait tous les saints. N’ayant pas été ressuscités dans les 1ers rangs de la 1ère résurrection, quelle que soit l’époque où ils avaient vécu.
Ici, lorsque nous parlons de la moisson de la terre il s’agit de ces gens qui ne prirent pas la marque de la bête. Nous lisons à leur sujet dans Ap 14 : 14-20 ainsi que dans Ap 15 : 1-4. Ils sont maintenant au ciel, ressuscités et debout sur la mer de verre.
Finalement le 7ème et dernier rang de la 1ère résurrection aura lieu après le retour du Seigneur sur terre et c’est le glanage de la fin de la saison. Ap 20.4. mario Massicote
THYATIRE
La période de Thyatire est la plus longue et elle représente les années se situant entre 600 et 1520. Le mot « Thyatire » a plusieurs significations comme « château-riche » ou encore « sacrifice sans fin ». Parmi les 7 Eglises de l’Apocalypse, c’est à elle qu’est adressé le plus long message. Ce fut l’âge de la grande noirceur spirituelle, puisque l’Eglise était sous l’autorité de l’Empire romain, elle n’avait plus de puissance et le flambeau de l’Evangile ne brillait plus.
Thyatire, aujourd’hui connue sous le nom d’Akhisar, était la moins réputée des 7 cités mentionnées dans le livre de l’Apocalypse. Habitée par les Macédoniens, elle était située aux confins de la Mysie et de l’Ionie, dans une plaine arrosée par le Lycus.
On y trouvait bon nombre de corporations de potiers, de tanneurs, de tisserands, de teinturiers et de tailleurs. C’est précisément à Thyatire qu’habitait Lydie, cette femme qui vendait de la pourpre en Macédoine et qui accepta le message par le message de l’apôtre Paul.
La principale religion des gens de Thyatire était le culte d’Apollon et le culte d’adoration à l’empereur. Apollon était le dieu soleil et lorsqu’il était consulté par l’entremise de ses prophètes, il pouvait communiquer sa connaissance du futur et transmettre la volonté de Zeus son père.
A l’époque où le Seigneur fit parvenir son message à l’Eglise, ce rituel était dirigé par une prophétesse, assise sur une chaise et qui délivrait ses messages en état de transes. A moins de vouer un culte à ces idoles, personne ne pouvait appartenir à ces corporations de métiers. Nous imaginons facilement la pression mise sur les chrétiens qui devaient exercer ces métiers.
Dans son message à cette Eglise, le Seigneur se présente comme le Fils de Dieu. Cette présentation est unique à Thyatire et voici pourquoi :
- le culte envers Apollon, vénéré à l’époque comme fils de Dieu.
- La papauté romaine, qui présenta le pape comme étant le fils de Dieu et le seul médiateur entre Dieu et les hommes.
- De même qu’à l’époque, une femme conduisit le culte idolâtre envers Apollon, la grande séduction du système religieux romain mis en place à l’époque de Constantin est symbolisée par cette femme Jézabel. « Tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles ».
Propulsée par Constantin, l’Eglise de Rome est devenue cette fausse prophétesse face au peuple de Dieu. Elle a fait que les gens se détournent de la source de leur foi, qui était la parole de Dieu, au profit de ses propres idées et dogmes, allant jusqu’à changer les dix commandements de Dieu afin d’éviter toute contradiction avec les commandements de Rome. Son enseignement était fondé sur :
- la tradition
- les Pères de l’église
- la Bible.
Quiconque osait s’élever contre elle risquait sa propre vie. C’est ainsi qu’on traita d’hérétiques ceux qui contestèrent ses enseignements. Le jugement de ceux qui se laisseraient séduire par cette fausse prophétesse était la mort spirituelle. Puisque cette grande séduction de l’Eglise est symbolisée par une femme, Jézabel, elle peut donc enfanter et ceux qui commettent adultère avec elle, seront punis et leurs enfants mourront aussi.
Il est intéressant de noter que Jézabel, l’épouse du roi Achab, donna naissance à une fille nommée Athalie. Celle-ci épousa Joram fils de Josaphat, roi de Juda. Tel qu’il est mentionné dans 2 Rois 8.18, Joram marcha dans les voies de son beau-père Achab. Il devint idolâtre et entraîna tout Juda derrière lui.
Ce fut une période noire de l’Eglise où la confusion régnait. On ne prêchait plus le salut par grâce et depuis longtemps on n’enseignait plus les autres doctrines fondamentales : baptême du St Esprit, sanctification, guérison des malades, autorité pour chasser les démons…
Il fallut attendre l’époque de Sardes pour voir Dieu intervenir afin d’éviter l’extinction totale de son Eglise et permettre à nouveau à des hommes de se lever pour annoncer la vérité de la sainte parole. Des milliers de personnes suivirent ces faux enseignements et à ceux qui restèrent fidèles, le Seigneur dit : « A tous les autres qui ne reçoivent pas cette doctrine et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis : je ne mets pas sur vous d’autre fardeau, seulement ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne ».
Encore une fois nous distinguons deux groupes à l’intérieur de l’Eglise. En disant « à tous les autres », le Seigneur parle d’un autre groupe qui ne s’est pas laissé trompé par Jézabel. Aussi il leur promet l’autorité sur les nations et l’étoile du matin.
SARDES
La période de Sardes s’étendit de l’an 1520 à 1750. Ce fut le temps de la grande réforme. Elle sortit du marasme où elle s’était enlisée dans les âges précédents.
Le mot « sardes » veut dire « qui s’échappe » et c’est bien significatif car c’est à cette époque que l’Eglise commença à s’échapper des pièges tendus par l’ennemi.
La ville était située sur la rivière Pactole et elle devint la capitale des rois Lydiens. Ils y édifièrent leurs gigantesques tumulus, ces grands amas artificiels de terre ou de pierres qu’on élevait au-dessus des sépulcres, parfois surmontés d’un monument ou d’un trophée. Elle fut leur capitale jusqu’au dernier roi de Lydie, Crésus, réputé pour sa grande richesse. Des monarques lydiens, elle passa aux mains des Perses et d’Alexandre le Grand. Lorsqu’elle fut pillée par Antiochus le Grand, Cyrus y retira des trésors estimés à une valeur de plus de 600 millions de dollars.
Sardes était le centre de la teinture de la laine et du tissage des tapis. La région était riche en or et argent. C’est dans cette ville que furent frappées les 1ères pièces d’or. Un tremblement de terre détruisit la ville, mais elle fut reconstruite sous le règne de Tibère. Aujourd’hui ce n’est plus qu’un simple hameau de bergers.
La religion pratiquée était le culte à la déesse Cybèle. Ce fut la 1ère religion orientale officiellement introduite à Rome dont les pratiques culturelles étaient orgiaques. Cybèle ressemblait à Astarté, appelée dans Jr 7.18 : la reine des cieux. L’Eglise de Sardes était littéralement écrasée par la confusion religieuse de son époque. La vraie spiritualité était tellement à la baisse que le Seigneur lui adresse ce message « Je sais que tu passes pour être vivant et tu es mort. Sois vigilant et affermis le reste qui est près de mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu ».
La plupart de ses membres avaient été infectés par les événements des âges précédents et le reste qui n’avait pas été touché était sur le point de mourir également.
Si nous récapitulons ce que nous avons appris depuis le début, nous remarquons ceci :
- l’autorité du St Esprit fut remplacée par une hiérarchie humaine : les Nicolaïtes.
- La vraie foi a été délaissée au profit des dogmes et prescriptions ecclésiastiques.
- La liberté de l’Esprit et l’opération des dons spirituels sont remplacées par la liturgie et les formules apprises par cœur.
- La dévotion à Marie atteignit ses plus hauts sommets. Elle était reconnue comme la médiatrice de toutes grâces.
- La Parole de Dieu n’était plus accessible aux gens du peuple. Dans certaines églises elle fut enfermée dans une cage vitrée et verrouillée avec une cadenas.
Il fallait donc que le Seigneur intervienne. L’Eglise devait expérimenter une réformation et c’est ce qui arriva. Le Seigneur se révéla tout particulièrement à un prêtre du nom de Martin Luther. Sans connaître le salut en Jésus, il se mit à étudier la Parole. A l’occasion d’un voyage à Rome, il prit conscience de la futilité des œuvres imposées par l’Eglise et ce verset lui fut révélé « Le juste vivra par la foi ». Il expérimenta alors la nouvelle naissance.
Lorsque Rome se mit à vendre des indulgences pour racheter les péchés, Luther n’eut pas le choix et il s’éleva violemment contre cet enseignement. Puis il écrivit ses fameuses 95 thèses qu’il afficha à la porte de l’église, le 31 octobre 1517. En peu de temps toute l’Allemagne fut embrasée par la réforme de Luther et très vite le monde entier. L’Eglise connut une réformation totale pour plus tard être prête à recevoir à nouveau la pleine onction du St Esprit.
Il y avait à Sardes des croyants qui n’avaient pas souillé leurs vêtements. Le Seigneur leur promet qu’ils marcheront avec Lui en vêtements blancs parce qu’ils en sont dignes. Cette promesse est répétée deux fois aux versets 4 et 5.
A ceux qui seraient vainqueurs durant cet âge de Sardes, le Seigneur dit qu’il n’effacera point leur nom du livre de vie et qu’il confessera leur nom devant son Père et devant les anges.
PHILADELPHIE
Nous entreprenons maintenant l’étude du dernier âge de l’Eglise qui nous est présenté par les messages à Philadelphie et à Laodicée. La description faite de ces deux églises représente deux courants de croyants ayant toujours existé au sein de l’Eglise du Seigneur à travers toute son histoire terrestre, mais ici ils sont parvenus à maturité.
Philadelphie représente le bon blé, les vierges sages ou encore les chrétiens spirituels tandis que Laodicée représente l’ivraie, les vierges folles et les chrétiens charnels.
A la fin de la dispensation de l’Eglise sur la terre, nous voyons une différence frappante entre les deux groupes représentés ici par les lettres à ces deux dernières Eglises.
Philadelphie c’est la véritable du Seigneur qui sera enlevée lorsqu’il reviendra et Laodicée représente ceux qui manqueront cet enlèvement, comme il est écrit : « Vomis de la bouche du Seigneur ».
Ce que le St Esprit veut nous enseigner c’est que durant ce dernier âge, l’Eglise est désormais dans sa phase finale. En réalité elle entre dans l’époque prophétique appelée la période du « cri de minuit ». C’est particulièrement pour elle que fut donnée la parabole des dix vierges de Mt 25. A minuit précisément, on cria « voici l’époux ! » C’est l’enlèvement de la véritable Eglise. On ne dit plus « Jésus revient bientôt », mais plutôt « le voici ! ». Ce cri n’a pas encore été entendu. Cependant l’Eglise est entrée dans la période de préparation. Plus tard lorsque ce cri de minuit se fera entendre, ce ne sera pas un événement qui permettra à l’Eglise de se préparer, mais plutôt un cri qui permettra à chacun de constater sa condition spirituelle. Les vierges folles ignoraient leur condition jusqu’au moment où ce cri se fit entendre. C’est alors qu’elles réalisèrent à quel point elles avaient agi avec légèreté. Les vierges sages voulaient bien partager leur huile mais elles ne le pouvaient pas, sinon il n’y en aurait pas eu suffisamment pour elles. On ne peut donner à un autre sa propre expérience. L’huile d’olive est obtenue grâce au pressoir à olives qui, en broyant l’olive permettait la récupération de cette huile précieuse. Les vierges sages sont celles qui ont accepté d’être broyées dans le pressoir à olives, tandis que les folles l’ont évité. Que signifie être broyé dans le pressoir ? Que notre volonté et notre vie ont été cédées au Seigneur. A son exemple, nous avons vécu l’expérience de Gethsémané. Le mot lui-même signifie « pressoir à olives ». Tôt ou tard dans notre marche chrétienne, le St Esprit nous conduira vers notre Gethsémané, là où nous devrons tout abandonner entre les mains de notre Sauveur. Si nous le faisons, nous obtiendrons cette huile précieuse qui nous permettra de tenir ferme jusqu’à la fin et avoir nos lampes allumées lorsqu’il reviendra. C’est l’unique façon d’obtenir cette huile absolument vitale durant la période du cri de minuit.
Il est très significatif de constater que le mot « Laodicée » signifie « volonté du peuple ».
Nous remarquons qu’il y a un décalage entre le cri de minuit et l’enlèvement de l’épouse. Le cri fut entendu par tous les croyants, mais l’enlèvement ne s’est pas fait tout de suite. C’est pendant cet intervalle que les vierges folles tentèrent de s’approvisionner en huile. Mais hélas c’était trop tard. Pendant qu’elles cherchaient à acheter cette huile, la trompette sonna et celles qui étaient prêtes entrèrent avec le Seigneur dans la salle de noces. Les folles trouvèrent la porte fermée car le Seigneur leur dit ne pas les connaître. Elles auront toutefois la possibilité de trouver une place dans un autre rang de la 1ère résurrection. Nous le verrons dans le prochain chapitre.
Ces deux dernières Eglises représentent donc l’Eglise des derniers jours. C'est-à-dire que l’âge de Philadelphie comme celui de Laodicée, s’étendra jusqu’à l’enlèvement de l’épouse de Christ.
La ville de Philadelphie, aujourd’hui connue sous le nom de Alasehir, fut fondée par Attale II Phaladelphos de Pergame. Aujourd’hui la ville compte environ 10 000 habitants, dont la plupart appartiennent à l’Eglise grecque. Cette région était célèbre pour ses vignobles et on y adorait même le dieu du vin et de la vigne.
Dans son message, le Seigneur se présente comme étant celui qui est le St, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ferme, et personne n’ouvrira. A la lumière de ce que nous venons d’apprendre au sujet des vierges sages et des vierges folles, cette présentation du Seigneur est significative. Cela nous révèle que Lui seul décide d’ouvrir ou de fermer la porte. Il affirme également qu’il possède la clé de David. Autrefois en Israël, c’était le gouverneur du palais royal qui possédait cette clé ayant ainsi accès aux trésors du royaume. Lorsqu’une personne accédait à ce poste, il portait une clé sur son épaule, symbole de son autorité. Un bel exemple de cela nous est donné dans la parole de Dieu, alors que Schebna, gouverneur du palais, est remplacé par Eliakim, symbole du Seigneur Jésus. Es 22 : 15-25
« Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David, quand il ouvrira, nul ne fermera, quand il fermera, nul n’ouvrira ». Cela ne s’applique pas uniquement au gouverneur Eliakim, mais c’est aussi une figure prophétique concernant le Seigneur Jésus.
A l’époque, il s’agissait d’une clé réelle et dans le domaine spirituel, la clé de David que le Seigneur possède lui permet de nous donner accès jusqu’au Père et aux trésors du royaume de Dieu.
Le Seigneur déclare aussi qu’il a mis devant eux une porte ouverte. C’est la porte du ciel par laquelle la véritable Eglise fera son entrée au moment de son enlèvement.
« Après cela, je regardai et voici une porte était ouverte dans le ciel. Une voix comme le son d’une trompette me dit : monte ici » Ap 4.1
L’ascension au ciel que Jean vécut en esprit représente l’enlèvement de la véritable Eglise. Voilà pourquoi, encore une fois, le Seigneur s’exprime ainsi à l’Eglise de Philadelphie. La seule raison pour laquelle le Seigneur fait une promesse à cette Eglise, c’est qu’ils ont eu de la persévérance à garder la parole de Dieu. Nous devons interpréter cette déclaration comme si cela devenait très difficile de garder la parole de Dieu dans ces derniers jours. A cause de la multiplicité d’enseignements nouveaux et bizarres, c’est devenu un défi de garder la simplicité de la foi et de l’Evangile.
L’époque de Philadelphie représente la restauration de l’Eglise : restauration des messages du salut par grâce, baptême du St Esprit, opération des dons de l’Esprit, onction, manifestation de la présence de Dieu…Nous assistons également au rétablissement des deux derniers ministères donnés par le Seigneur à son Eglise : celui d’apôtre et celui de prophète. Au début, les 5 ministères d’Ephésiens 4.11 étaient en opération. Mais lorsque l’Eglise s’éloigna du Seigneur, ces ministères disparurent et l’on garda uniquement celui de pasteur. Au cours du rétablissement de l’Eglise, les autres ministères regagnèrent graduellement leur place. Maintenant, puisque nous assistons au rétablissement des deux derniers ministères du groupe des cinq, nous savons que nous vivons au temps de la fin.
De merveilleuses promesses sont faites à l’Eglise. Premièrement, le Seigneur affirme qu’ils seront gardés à l’heure de la tentation qui viendra sur le monde entier. Voilà une autre preuve que Philadelphie représente la véritable Eglise, des derniers temps, celle qui sera enlevée. Il y a toujours eu des tribulations et il y en aura jusqu’à la fin des temps. Cependant, ici dans ce texte, il est question de tribulations à l’échelle mondiale puisque le monde entier sera éprouvé en même temps. Jamais une telle chose ne s’est produite. Il s’agit donc des sept années de tribulations qui toucheront la terre entière. Jésus promet que sa véritable Eglise échappera à cette épreuve mondiale. Comment ? Par l’enlèvement.
Jésus recommande de retenir ce qu’ils ont afin que personne ne prenne leurs couronnes. Puis il promet à celui qui vaincra qu’il deviendra une colonne dans le temple de Dieu et n’en sortira plus. Il écrira sur lui le nom de son Dieu et le nom de la ville de son Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de Dieu et de son nom nouveau. Les habitants de Philadelphie devaient apprécier cette promesse de devenir une colonne dans le temple de Dieu. En effet, leur ville étant souvent secouée par de violents tremblements de terre.
Ces 7 Eglises mentionnées dans le livre de l’Apocalypse représentent donc les sept grandes époques de l’histoire terrestre de l’Eglise. Ces sept époques ou âges de l’Eglise sont également représentés dans les sept paraboles que Jésus enseigna à ses disciples. Mt 13.
PARABOLE EGLISE
1) le semeur 1) Ephèse
2) le malin 2) Smyrne
3) le grain de sénevé 3) Pergame
4) le levain 4) Thyatire
5) le trésor 5) Sardes
6) la perle 6) Philadelphie
7) le filet 7) Laodicée
Si vous examinez attentivement la description de chacune de ces paraboles, vous constaterez qu’elles décrivent parfaitement les faits saillants qui caractérisent chacun de ces âges. Nous voulons donc jeter un coup d’œil sur le message adressé à chacune d’elle, tout en prenant en considération qu’il y a toujours eu deux groupes à l’intérieur même de l’Eglise. Il y a toujours eu des vierges sages et des vierges folles, de même qu’il y a toujours eu des chrétiens spirituels et d’autres charnels, il y a toujours eu du bon blé et de l’ivraie.
Les 7 villes des 7 églises étaient situées en Asie Mineure, appelée aujourd’hui la Turquie, située au carrefour de deux continents : l’Europe et l’Asie, entre l’Occident et l’Orient, et séparée par le détroit de Bosphore reliant la mer Noire à la mer de Marmara. Par le détroit de Dardanelles, on peut rejoindre la mer Egée. La capitale de la Turquie, Istambul est appelée « la ville aux mosquées ». Il y en aurait plus de 2000, dont certaines ont été construites à même les pierres d’anciennes églises chrétiennes. La ville a plus de 2500 ans d’histoire.
Tout d’abord connue sous le nom de Byzance, capitale de l’Asie Mineure, elle devint au temps de Constantin, la ville de Constantinople, capitale de l’Empire romain d’orient. Au 15ème siècle, son nom change pour Istambul, capitale du l’Empire ottoman. Ils affermirent le triomphe de l’Islam par la transformation en une mosquée, de la basilique Ste Sophie, construite en 532 à 537 sous le règne de Justinien.
Aujourd’hui, l’Islam règne à 99 % sur toute cette région. C’est d’autant plus étonnant si l’on considère qu’autrefois cette région était un château fort du christianisme.
Comment est-il possible que Ephèse, Pergame et les autres n’existent plus aujourd’hui ? Comment ces chandeliers d’or ont-ils pu fléchir sous des puissances opposées à l’Evangile ? C’est ce que nous allons découvrir.
EPHESE
Le 1er message est adressé à l’ange de l’Eglise d’Ephèse. Elle représente la fondation, le début de la construction terrestre de l’Eglise.
A l’époque où l’apôtre Paul fonda cette assemblée, la ville était perçue comme la perle de l’Asie Mineure et la plus importante de la région. C’était aussi la ville où Jean exerça une grande partie de son ministère. C’est là aussi, sans doute, que mourut Marie, la mère de Jésus.
Ephèse était un grand centre commercial principalement à cause de son port de mer et de sa situation stratégique sur l’une des principales routes du monde de l’époque. Son gouvernement était romain, mais la langue grecque. Le nom même d’Ephèse à un sens étrange et double « aspirer à » et « relâché ».
Cette église représente la 1ère génération de croyants. Hélas, on suivait déjà le Seigneur d’une façon moins ardente et plusieurs abandonnèrent leur 1er amour, signe précurseur des âges à venir, où l’Eglise en général sombrera dans les profondeurs de Satan. Le reproche du Seigneur c’est qu’ils ont abandonné leur 1er amour.
L’ennemi avait déjà commencé à semer son ivraie puisqu’il lui fut dit « tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi ».
Remarquez ici qu’il est fait mention seulement des « œuvres » des Nicolaïtes, mais dans le message adressé à Pergame, il est question de la « doctrine » des Nicolaïtes, démontrant ainsi une aggravation du mal. Cette nouvelle secte au sein de l’Eglise d’Ephèse incitait les disciples à vivre selon la chair et il y avait une association évidente avec la doctrine de Balaam. Le mot lui-même signifie « qui domine le peuple ». Cela vient de deux mots grecs : Nikao, qui signifie « conquérir » et Laos qui signifie « les laïcs ».
Ayant perdu son 1er amour et son attachement à la parole de Dieu, l’Eglise était sur le point de délaisser la direction du St Esprit au profit d’une hiérarchie humaine et religieuse.
Aujourd’hui dans toute cette grande région, il n’y a pratiquement plus de trace du christianisme et elle est à 99 % sous la domination de l’Islam. Dans un des hôtels où nous séjournions, il y avait une inscription au pied d’une statue : « A la diane des Ephésiens » ! L’Eglise n’existe plus à Ephèses, mais la Diane des Ephésiens est encore honorée. Jésus avait prévenu cette église que si ils ne se repentaient pas, il enlèverait leur chandelier de sa place. C’est précisément ce qui arriva ! Le chandelier qui laissait briller la lumière de l’Evangile s’est éteint dans cette région.
Ces événements marquèrent le début de la dégradation de l’Eglise, alors qu’à l’époque de Thyatire et de Sardes, on ne prêchait même plus le salut par grâce ! Néanmoins, la promesse de l’arbre de vie fut donnée à tous ceux qui, durant cet âge vaincraient : « A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »
SMYRNE
Le 2ème message s’adresse à l’Eglise de Smyrne. Le mot « Smyrne » signifie « amer » et son époque se situe entre les ans 170 et 310 de notre ère. Aujourd’hui connue sous le nom d’Izmir, cette ville compte près d’un million d’habitants. Elle est située à quelques km seulement dâge vaincraient : « A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »
SMYRNE
Le 2ème message s’adresse à l’Eglise de Smyrne. Le mot « Smyrne » signifie « amer » et son époque se situe entre les ans 170 et 310 de notre ère. Aujourd’hui connue sous le nom d’Izmir, cette ville compte près d’un million d’habitants. Elle est située à quelques km seulement d’Ephèse, au fond d’un golfe qui porte le même nom et qui s’ouvre sur la mer Egée.
La ville était réputée pour son commerce et ses exportations. On y retrouvait également des écoles de rhétorique, de philosophie, de médecine, de sciences. Beaucoup de Juifs y vivaient et ils étaient farouchement opposés au christianisme.
L’Eglise de Smyrne, tout comme le nom de la ville l’indique, a vécu de sévères persécutions. C’est l’une des deux seules Eglises parmi les 7 qui n’est pas exhortée à se repentir. Nous savons que Polycarpe fut le pasteur de l’Eglise et qu’il donna sa vie en martyr pour l’Evangile.
Non seulement Rome exigeait-elle l’adoration envers l’empereur, mais il y avait dans cette ville deux temples célèbres : celui de Zeus et de Cybèle. Le message du Seigneur se veut un encouragement. Il affirme qu’il connaît leurs tribulations et qu’il sait qu’une synagogue (ou assemblée) de Satan existe à Smyrne.
Ceux qui s’opposaient à l’Eglise s’étaient rassemblés et formaient une synagogue qui n’était pas de Dieu. Voilà une autre preuve qu’il y a toujours eu deux groupes distincts dans l’Eglise du Seigneur.
Dans le 1er âge, celui d’Ephèse, il y avait déjà la semence du Nicolaïsme qui voulait ériger sa propre hiérarchie en parallèle avec les vraies autorités données par le Seigneur : ils sont devenus comme une synagogue de Satan.
PERGAME
La période de Pergame se situe entre les années 310 et 600, ce fut une heure sombre pour l’Eglise. Le mot « Pergame » signifie « mariage » et à cette époque, l’Etat et la religion s’unirent. Cette ville sise à environ 80 km au nord d’Ephèse, est aujourd’hui connue sous le nom de Bergama, une petite ville arabe.
Cependant, à l’époque, Pergame était la ville impériale ainsi qu’un centre administratif très important. Construite sur une haute montagne, la ville avait des allures royales. On la considérait comme la plus illustre d’Asie. C’était une cité de grande culture ayant une bibliothèque rivalisant avec celle d’Alexandrie en Egypte.
Toutefois, les habitants de Pergame s’adonnaient aux rites de l’adoration d’Esculape (dieu grecque de la médecine), représenté sous la forme d’un serpent vivant, logé et nourri dans le temple. Ce dieu était aussi connu sous le nom de Zotair, signifiant « sauveur ». Les gens de la ville et des environs venaient et demeuraient toute la nuit au temple en compagnie de ces serpents, lorsque l’un d’entre eux les touchait, c’était comme un attouchement divin et ils pouvaient être guéris.
L’attraction particulière de Pergame était son acropole. Plusieurs temples y furent construits, dont le plus fameux fut celui consacré à Zeus, le dieu suprême des Grecs, dont l’autel atteignait facilement 15 mètres de hauteur.
Ce fut l’époque où Constantin se convertit au christianisme et unit la religion à la politique. Voilà pourquoi le Seigneur se présente comme étant celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants. L’Eglise de cette époque était sur le point de se compromettre dangereusement.
Constantin se convertit, cependant son interprétation du christianisme s’approchait beaucoup plus du paganisme car il servait plusieurs dieux dont le dieu soleil. En 313, Constantin et Licinius proclamèrent « l’édit de Milan », assurant à tous la liberté religieuse. Malheureusement, c’était une ruse de l’ennemi et la foi simple à l’Evangile disparut progressivement derrière le faste romain. La nouvelle naissance, condition primordiale au salut, fut reléguée aux oubliettes.
Constantin fit construire des basiliques, paya pour la décoration de ces bâtiments, fournit des vêtements spéciaux à ceux qui en assumaient le service et introduisit des fêtes et des coutumes païennes. Il ajouta ses commandements et ses ordonnances, il proclama des dogmes étranges et en l’an 325, à l’occasion du concile de Nicée, le clergé fut définitivement séparé des laïcs.
Ce mariage de la religion et de la politique est représenté dans le message que le Seigneur leur adresse en mentionnant la doctrine de Balaam et celle des Nicolaïtes.
Dans Nb 22-25, nous lisons l’histoire de Balaam. Afin de protéger son royaume contre les Israélites, Balak, roi des Moabites, réclama les services du prophète Balaam. Il lui demanda de maudire Israël, mais Balaam refusa. Balak revint à la charge et cette fois, Balaam accepta. A trois reprises il tenta de maudire Israël, mais sans succès. Il conçut alors un plan insidieux : s’il pouvait réussir à corrompre le peuple, cela les conduirait à leur perte et entraînerait le jugement de Dieu sur eux. Il suggéra donc que les femmes moabites séduisent les Israélites et qu’ils se marient avec elles. C’est ainsi qu’Israël se livra à l’idolâtrie dans les plaines de Moab, alors la colère de l’Eternel s’enflamma contre son peuple.
Spirituellement parlant, l’église de Pergame était sur le point de faire la même chose. Elle allait se prostituer avec ces nouveaux dieux et serait plongée profondément dans une confusion religieuse dont elle aurait beaucoup de mal à sortir.
Puis le Seigneur mentionne aussi qu’il y a des gens dans son assemblée qui sont attachés à la doctrine des Nicolaïtes. C’est au concile de Nicée que le clergé a définitivement été séparé des laïcs. La semence plantée par l’ennemi au tout début de l’histoire terrestre de l’Eglise fit son chemin, et devint une doctrine bien établie qui ne fut pas vraiment éliminée dans les siècles suivants.
L’Eglise de Pergame est exhortée à se repentir et le Seigneur promet à ceux qui vaincraient, que malgré la confusion qui prévalait à cette époque, il leur donnerait la manne cachée, un caillou blanc ainsi qu’un nom nouveau que personne ne connaît si ce n’est celui qui le reçoit.
(Mario Massicote)
– PROXIMITE DE SON RETOUR : SIGNES CHEZ LES NATIONS
Sachant que le peuple juif rejetterait le Messie, Dieu voulut par les écrits du prophète Daniel, leur laisser la révélation des événements importants des temps de la fin. C’est pourquoi les paroles du livre de Daniel ont été scellées à l’époque où elles lui furent révélées car elles ne concernaient pas sa génération mais plutôt celle de la fin. « Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront et la connaissance augmentera » Da 12.4
Nous remarquons deux très importantes prophéties consignées dans le livre de Daniel. L’une concerne l’histoire du peuple juif depuis sa déportation à Babylone jusqu’au temps de l’établissement du royaume de Dieu sur la terre. L’autre nous explique l’histoire des nations qui se partageraient successivement le règne sur cette planète. Etant donné qu’Israël s’est détourné de son Dieu, la place prépondérante qu’il occupait à la tête des nations lui a été enlevée afin de laisser d’autres puissances régner sur la terre et sur Israël.
Da 9 : 25-27 est une prophétie fondamentale et forte intéressante ! Vivant à la fin des temps, nous pouvons remarquer l’exactitude de ces paroles. Cette révélation des 70 semaines de l’histoire du peuple juif, lui fit comprendre que les buts ultimes de ces semaines étaient :
- de faire cesser les transgressions
- de mettre fin au péché
- d’expier l’iniquité
- d’amener la justice éternelle
- de sceller la vision
- d’oindre le St des saints.
Ces semaines prophétiques de divisent en trois périodes :
1) 7 semaines pour la reconstruction de la muraille de Jérusalem
2) 62 semaines jusqu’à l’OINT
3) une semaine représentant les 7 dernières années de tribulations avant le retour du Seigneur.
Depuis l’ordre donné de reconstruire Jérusalem au mois de Nisan, la 20ème année du règne d’Artaxerxès jusqu’au temps où elle fut rebâtie, il s’est écoulé exactement 49 ans, c'est-à-dire 7 semaines de 7 ans puisque une semaine prophétique équivaut à 7 ans. Il est écrit dans Ez 4.6 que l’Eternel punira Israël un jour pour chaque année. Un jour dans ce contexte de l’histoire d’Israël représente donc une année, et une semaine de 7 jours représente donc 7 ans.
Depuis la reconstruction de Jérusalem jusqu’à l’Oint (le Seigneur Jésus), il s’est écoulé une période de 62 semaines (c'est-à-dire 62 semaines x 7 = 434 ans). Nous constatons donc deux phases successives :
1) une période de 7 semaines de 7 ans totalisant 49 semaines.
2) Une période de 62 semaines de 7 ans totalisant 434 ans.
L’addition des années de ces deux périodes nous donne 483 ans. L’ordre de reconstruction de Jérusalem a été donné en l’an 445 avant JC et l’Oint étant entré glorieusement dans la ville de Jérusalem en l’an 30, cela représente exactement 483 ans plus tard, si nous considérons que les années bibliques étaient de 360 jours par année. Ge 7 : 11-24
C’est pourquoi Jésus leur dit à cette occasion : « Si toi aussi, au moins EN CE JOUR qui t’es donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! » Lc 19.42
Car, effectivement, ils auraient pu connaître CE JOUR puisqu’en calculant les dates selon cette révélation contenue dans le livre de Daniel, il y avait exactement 173 879 jours. Ce calcul est possible parce que la date de l’ordre de reconstruction de la ville de Jérusalem a été gardée dans les archives persiennes. De plus, lors de la découverte des papyrus sur l’île Eléphantine en Egypte, cette date y était aussi inscrite.
Il reste une dernière division à ces 70 semaines prophétiques. En effet, une autre période a été révélée à Daniel. Il est écrit que le peuple d’un chef viendra et détruira la ville et le sanctuaire. Cette révélation fut partiellement accomplie lors de la destruction du temple et de la ville de Jérusalem par l’armée romaine en l’an 70.
Cependant, la prophétie disait qu’il (le prince) ferait un solide alliance avec plusieurs pour une durée de 7 ans. Le peuple juif doit donc encore subir une semaine de 7 ans d’épreuves et de tribulations avant la conclusion de ce temps fixé pour mettre fin au péché et permettre au St des saints de régner. Cette dernière semaine représente les 7 années de tribulations encore à venir.
Les deux premières étapes de ces 70 semaines prophétiques se succèdent sans interruption : 7 semaines de 69 semaines. Cependant, entre la fin de la 69ème semaine et le début de la 70ème, apparaît la dispensation de la grâce.
C’est le temps de l’Eglise, mystère caché de tous les temps mais maintenant révélé. Paul dit aux Romains qu’il ne veut pas qu’ils soient dans l’ignorance concernant Israël qui est tombé dans l’endurcissement jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée dans l’Eglise de Dieu. Après quoi tout Israël sera sauvé et épuré à travers les 7 années de tribulations. Rm 11 : 25-26
Dès que son histoire terrestre sera terminée, la véritable Eglise sera enlevée et la 70ème semaine prophétique de Daniel concernant le peuple juif débutera pour se terminer par le retour physique du Seigneur sur la terre.
Mais il y a une autre grande révélation contenue dans le livre de Daniel et c’est celle qui nous intéresse plus particulièrement puisqu’elle nous instruira au sujet des différentes puissances païennes qui se succèderont à la tête des nations. En réalité, il s’agit d’un songe que Dieu donna à Nebucadnetsar, roi de Babylone, et Daniel en donna l’interprétation.
- La tête en or représente le royaume de Babylone, la poitrine et les bras d’argent représentent le royaume de Perse.
- Le ventre et les cuisses d’airain représentent le royaume de la Grèce.
- Les jambes et les pieds composés de fer et d’argile représentent l’Empire romain.
Cette révélation nous permet de savoir où notre génération se situe. Nous ne sommes ni au temps de Babylone, ni aux temps des Perses et des Mèdes, ni à celui de la Grèce ou de l’ancien empire romain. Nous vivons à l’époque de la restauration de l’ancien Empire romain, représenté sous la forme des dix orteils de la statue. Ce dernier empire mondial sera anéanti par la pierre qui se détachera sans le secours d’aucune main et qui détruira la statue, la réduisant en miettes.
En réalité, nous assistons présentement à l’émergence du 7ème empire mondial, duquel sortira le 8ème et dernier empire, qui sera dirigé par l’antéchrist lui-même.
Comment peut-on parler de l’émergence d’un 7ème empire mondial alors que dans l’interprétation du songe faite à Nebucadnetsar il n’est fait mention que de quatre empires mondiaux soient : Babylone, la Perse, la Grèce et Rome. L’explication est simple, Daniel nous révèle la succession des empires seulement depuis le temps de la déportation du peuple juif à Babylone. Nous devons savoir qu’avant l’arrivée de Babylone à titre de puissance mondiale, deux autres empires avaient déjà existé : celui de l’Egypte et celui de l’Assyrie. Voici ce que nous lisons en Apocalypse 17 : 10-11 « Ce sont aussi 7 rois : 5 sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps. Et la bête qui était et qui n’est plus, est-elle même un 8ème roi et elle est du nombre des 7 et elle va à la perdition ».
C’est sous le règne de l’Empire romain que Jean écrivit le livre de l’Apocalypse, les 5 empires déjà tombés étaient les suivants :
1) l’Egypte
2) l’Assyrie
3) Babylone
4) Les Perses et les Mèdes
5) La Grèce.
Puis, il nous affirme qu’un 6ème empire existe et qu’un autre n’est pas encore venu. Ce prochain empire est le 7ème dont nous voyons maintenant l’émergence. Les six premiers empires sont venus et ils ont disparu. Le dernier empire s’est éteint en 476 après JC.
Selon Daniel, cet Empire romain devait d’abord se diviser en deux parties, représentées par les deux jambes de la statue. C’est en effet ce qui arriva. Lors du règne de Constantin, empereur de Rome, l’état fut divisé en deux : l’Empire romain et l’Empire byzantin, l’ouest et l’est. Rome était la capitale de l’ouest et Constantin construisit une nouvelle capitale pour l’est qu’il appela Constantinople (aujourd’hui connu sous le nom d’Istanbul, en Turquie). Cette prophétie s’est donc accomplie textuellement selon ce qui avait été révélé à Daniel.
Nous voyons cependant qu’à la fin des temps il y aura une restauration de ce 6ème empire mondial et cette fois ce sera sous une forme nouvelle et différente , symbolisée par les deux pieds et des dix orteils de la statue. Vivant donc à cette époque de la fin, nous verrons surgir, sur la scène mondiale, une force politique et économique en provenance de cet ancien territoire romain. En effet, les pieds et les orteils sont une prolongation des deux jambes, qui elles, représentent l’ancien Empire romain. Cette restauration prend une forme nouvelle puisque, la Bible nous prédit qu’au lieu de voir une seule nation gouverner, ces rois feront des alliances humaines afin de donner leur puissance et leur autorité à la tête dirigeante. Da 2.43 / Ap 17.13
Tout comme nous l’avons mentionné précédemment, il y eut une séparation entre l’ouest et l’est de cet empire. Lors de leur restauration, il y aura une renaissance du côté ouest et du côté est. Cela est très clairement démontré par les deux pieds de la statue : un pied à l’ouest et un pied à l’est. A l’extrémité de ces pieds, se trouvent dix orteils : cinq rois à l’ouest et cinq rois à l’est. Voilà quelque chose de très intéressant : pendant longtemps, les commentateurs bibliques ainsi que les prédicateurs ont bien parlé de la restauration de l’ancien Empire romain, mais en ne mentionnant que le côté ouest de l’empire. C’est ainsi qu’on nous a fait remarquer l’unification de l’Europe comme étant l’accomplissement des prédictions dont nous venons de faire mention.
Maintenant connue sous le nom d’Union européenne, cette grande puissance vient de se doter d’une nouvelle monnaie unique : l’euro. De plus, ses cadres se sont élargis pour former un ensemble de 25 nations représentant la restauration du côté ouest de l’ancien Empire romain.
Cependant il doit y avoir aussi une restauration du côté est de cet ancien empire. Alors que j’enseignais sur ce thème en France, on nous annonçait à la télévision que la prochaine étape serait d’inclure dans l’Union européenne certain pays du Moyen-Orient. Ils ont même ajouté que ce nouvel élargissement serait connu sous le nom de Europe-Med pour Méditerranée. Ces pays situés au-delà de la Méditerranée et qui autrefois faisaient partie intégrale de l’ancien Empire romain, doivent aujourd’hui être restaurés et inclus dans cette formation politique et économique de la fin. Le territoire de l’ancien Empire romain s’étendait au-delà de la Méditerranée et incluait plusieurs pays du Moyen-Orient comme Israël, qui était sous la juridiction de Rome lorsque Jésus est venu.
N’ayant pas reçu la révélation de l’enlèvement de la véritable Eglise du Seigneur Jésus, les prophètes de la Bible ont toujours vu comme un seul fait la première et la seconde venue du Seigneur. Christ s’est manifesté la première fois sur la terre alors que Rome était un empire mondial. Cette même puissance romaine devra donc être présente ici-bas quand il reviendra.
Daniel eut une deuxième révélation au sujet de la succession des empires mondiaux et il reçut d’autres renseignements concernant cet empire qui existera durant les derniers jours.
Il eut la vision des 4 animaux et il vit dix cornes sur le 4ème, soudain une petite corne jaillit du milieu d’elles. Le 1er animal était semblable à un lion et représentait Babylone. Le 2ème était semblable à un ours et il représentait la Perse. Le 3ème était semblable à un léopard et représentait la Grèce. Il faut remarquer que ce sont les mêmes animaux que nous retrouvons dans la description du 8ème et dernier empire mondial, celui de l’antéchrist, faite dans Ap 13. Cependant, le 4ème animal était tout à fait différent car selon Daniel 7 : 1-8 : « Il semblait terrible, épouvantable et extraordinairement fort. Il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait et il foulait aux pieds ce qui restait. Il était différent de tous les animaux précédents et il avait dix cornes. Je considérais les cornes et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne. »
Il est relativement facile de comprendre que ces dix cornes représentent les dix rois de la fin, tout comme les dix orteils de la statue. A l’instar de Daniel, ce qui nous intrigue c’est cette petite corne. Il s’agit de l’antéchrist qui fera soudainement surface sur la scène internationale. Il surgira du milieu de ces dix rois de la fin ayant formé le 7ème empire mondial, devenant lui-même un 8ème empire qui règnera sur cette terre pendant une période de 42 mois. Ap 13.5
Toutes ces prédictions nous confirment que nous sommes parvenus à la fin des temps. En effet, puisque 69 des 70 semaines prophétiques fixées sur le peuple juif sont déjà passées et que la dernière représente les 7 années de tribulations de la fin. De même, la deuxième prédiction qui annonçait la succession des empires mondiaux nous montre sans ambiguïté que nous vivons à l’époque de la renaissance de l’ancien Empire romain duquel sortira l’antéchrist. Voici donc deux grands signes qui, chez les nations, nous démontrent la proximité du retour de notre Seigneur.
Jésus a fait la comparaison entre la société de la fin et celle du temps de Noé. Il y a donc un parallèle entre la vie sociale à l’époque de Noé et celle de la fin. Le scénario sera le même pour les gens de la dernière génération. Nous remarquons clairement que les années qui précédèrent le déluge se divisent en trois phases précises :
1) Premièrement, Dieu a prévenu les gens de cette époque par la prédication de Noé. Il y eut donc un avertissement prophétique.
2) Deuxièmement, Noé et sa famille furent sauvés du déluge, divinement protégés en entrant dans l’arche.
3) Troisièmement, le jugement de Dieu vint sur les incrédules de ce siècle sous la forme d’un déluge.
Dieu laisse beaucoup de temps au monde pour se repentir, car Dieu est patient.
L’homme ayant vécu le plus grand nombre d’années fut Metuschélah, fils d’Hénoc. Selon Ge 5.27, il est mort à 969 ans et son nom signifiait « après lui viendra le jugement ». Le déluge vint très peu de temps après son décès et par la très longue vie de cet homme, Dieu démontre à toute la race humaine son immense patience ainsi que son insondable miséricorde.
Dieu nous propose une nouvelle arche de salut et de sécurité : c’est Jésus. Puis, viendra le jugement. Après l’enlèvement de l’épouse de Christ, ce sera le début de la 70ème semaine prophétique de Daniel et les jugements de Dieu viendront sur la terre.
CHAPITRE IV – REVELATION DU MYSTERE DES 7 EGLISES
Ap 1 : 9-20 et 11 : 1-2
C’est vers l’an 96 et sous le règne de Domitien, que Jean fut exilé sur l’île de Patmos, située dans la mer Egée et faisant partie du Dodécanèse. Cette date est importante surtout si l’on considère le commandement donné à Jean de mesurer le temple à Jérusalem. Sachant que le dernier temple a été détruit en l’an 70 et que cet ordre fut donné en l’an 96, nous réalisons donc qu’il s’agit d’un 3ème temple, qui sera bientôt construit sur l’esplanade dans la ville de Jérusalem.
Il fut saisi par l’Esprit et il entendit une voix qui résonnait comme une trompette et qui lui commanda d’écrire aux 7 églises d’Asie. Ces 7 églises n’étaient ni les plus grandes, ni les plus importantes de l’époque. Pourquoi ont-elles été choisies pour recevoir chacune un message de la part du Seigneur ? D’autres assemblées existaient pourtant à la même époque dont certaines sont mentionnées dans la Bible : Colosses, Hiérapolis, Troas, etc. Col 1.2 ; 4.13 / Ac 20 : 6-7
Ces sept églises ont été choisies tout simplement parce qu’elles regroupaient toutes les caractéristiques devant marquer l’histoire terrestre de l’Eglise du Seigneur, depuis sa fondation jusqu’à son enlèvement.
En effet, dans les chapitres 2 et 3 du livre de l’Apocalypse, nous avons une vue panoramique et prophétique de toute l’histoire terrestre de l’Eglise. L’Eglise n’a pas toujours existé et se terminera un jour. Elle n’est qu’un véhicule utilisé temporairement par le Seigneur afin de préparer les croyants à devenir son épouse pour l’éternité. L’Eglise était un mystère caché de tout temps qui fut révélé par le Seigneur à ses disciples. Col 1 : 24-27
Alors que Jésus était à Césarée de Philippe (connue aujourd’hui sous le nom de Banias), il fit cette grande déclaration qu’il construirait son Eglise. Puisqu’il s’est exprimé au futur, c’est donc que l’Eglise n’existait pas. Mt 16 : 13-19
C’est afin de pouvoir construire cette Eglise qu’il donna sa vie sur la croix de Golgotha. Mais après sa mort et sa résurrection, il monta au ciel et il envoya le St Esprit. C’est lui qui a été chargé de la construction de l’Eglise. Chaque personne qui accepte Jésus est placée comme « une pierre vivante » dans cet édifice spirituel qu’est l’Eglise. 1 Pi 2 : 4-10
Lorsque la construction de cet édifice spirituel sera complétée, lorsque la totalité des païens qui devaient être sauvés le seront, alors la trompette de Dieu sonnera et les morts en Christ ressusciteront premièrement, et nous qui seront restés, nous serons tous changés en un instant et ensemble nous irons à la rencontre du Seigneur dans les airs. A ce moment-là, l’histoire terrestre de l’Eglise sera terminée et désormais, ceux qui auront été enlevés, seront plutôt reconnus comme l’épouse de Christ. ( Mario Massicote)
Nous examinerons neuf grandes révélations :
- La révélation de Jésus dans ses ministères de souverain sacrificateur et de Roi des rois.
- La révélation de la proximité de son retour : les signes en Israël.
- La révélation de la proximité de son retour : les signes chez les nations.
- La révélation du mystère des sept Eglises.
- La révélation de l’enlèvement, de l’au-delà et des différents rangs de la première résurrection.
- La révélation du fils de la perdition et de l’unification mondiale de la fin.
- La révélation de l’établissement du royaume de Dieu sur la terre.
- La révélation du mariage, du festin des noces de l’agneau et du règne à venir.
CHAPITRE I – REVELATION DE JESUS DANS SES MINISTERES
Le principal ministère actuel de Jésus est celui de souverain sacrificateur. Bientôt, il entrera dans la dernière phase de ses ministères lors de son couronnement comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs et qu’il régnera depuis la ville de Jérusalem à tout jamais.
Dans la personne du Seigneur, nous discernons trois ministères fondamentaux. Tout d’abord, par son incarnation, se dépouillant lui-même en prenant la forme de serviteur, il exerça son ministère de prophète. C’est ainsi que les gens de son époque l’ont reconnu et que lui-même se considérait :
- La foule répondait : C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. Mt 21 : 10-11
- Il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. Lc 13.33
Cependant, depuis sa résurrection d’entre les morts, il exerce maintenant un nouveau ministère selon un rang supérieur au sacerdoce lévitique : celui de souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
Lorsque l’apôtre Paul prêcha ce message, il suscita immédiatement une vive opposition de la part des Juifs. Connaissant parfaitement la loi de l’AT, ceux-ci savaient très bien que les prêtres et particulièrement les souverains sacrificateurs devaient nécessairement être issus de la tribu des Lévi, et les rois, de la tribu de Juda. Ge 49 / Dt 33
Or, nous savons que Jésus n’est pas issu de la tribu de Lévi mais plutôt de la tribu de Juda et que selon la loi de l’AT, il ne peut être notre souverain sacrificateur.
« En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel, car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce » Hé 7 : 13-14
Etant de la tribu de Juda, Jésus pouvait légalement être roi mais non prêtre. Cependant, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous démontre de façon minutieuse que sans être de la tribu de Lévi, Jésus peut parfaitement devenir notre souverain sacrificateur puisqu’il appartient à un rang supérieur, celui de Melchisédek. Or, nous lisons dans Ge 14 : 17-24 que ce Melchisédek remplissait ces deux ministères : celui de roi de Salem et sacrificateur du Dieu Très-Haut. Jésus était de ce rang, il peut par conséquent remplir légalement ces deux ministères.
La principale raison pour laquelle il devait venir de ce rang supérieur, c’est que le travail qu’il devait accomplir ne pouvait être fait par aucun prêtre terrestre. Il était nécessaire que les cieux soient purifiés et que l’accès à la présence de Dieu puisse à nouveau être disponible car contrairement à la pensée populaire, le premier péché n’a pas été commis par l’homme dans le jardin d’Eden, mais bien au ciel, par l’archange Lucifer. A cause de son péché, les cieux ont été souillés et personne n’avait plus accès à la présence de Dieu. Un sacrifice ainsi qu’un sacrificateur devaient venir ayant cette capacité non seulement de racheter l’être humain déchu, mais aussi de purifier les cieux et d’inaugurer une voie nouvelle, permettant l’accès à nouveau l’accès au trône de Dieu. Hé 9.23
Voilà donc pourquoi le Seigneur Jésus est venu afin d’être ce souverain sacrificateur appartenant à un ordre supérieur à celui de Lévi.
C’est ainsi qu’au temps venu, nous voyons Jésus se présenter à Jean-Baptiste au Jourdain afin d’être baptisé par lui, non pour le pardon de ses péchés puisqu’il était sans péché, , mais bien plutôt afin d’effectuer ce transfert sacerdotal entre le sacerdoce selon Lévi et celui de Melchisédek. Nous devons nous rappeler que Jean-Baptiste était non seulement un prophète mais également un prêtre. Dans son évangile, Luc nous informe que Zacharie, le père de Jean-Baptiste était un sacrificateur de la classe d’Abia, et qu’il fut appelé par le sort, d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour faire le service à l’autel des parfums. Lc 1 : 5-9
Jean-Baptiste était donc de cette lignée et parfaitement habilité à faire ce transfert entre les deux rangs sacerdotaux. Nous lisons ensuite que Caïphe réalisa que Christ était vraiment ce sacrificateur prophétisé comme devant venir un jour pour remplacer définitivement l’ancien ordre sacerdotal lévitique. Comprenant cela, il déchira ses vêtements de souverain sacrificateur, montrant ainsi que son sacerdoce était terminé et que Jésus inaugurait un nouvel ordre. Mt 26.25 / Ps 110
Jésus est donc bien vivant, remplissant son ministère de souverain sacrificateur envers son Eglise. Il a revêtu cette longue robe qui convient à son ministère actuel, et il porte cette ceinture d’or sur sa poitrine témoignant de sa royauté et de son autorité. Le souverain sacrificateur terrestre la portait à la taille, mais notre Seigneur la porte sur la poitrine, selon le rang supérieur qu’il représente, il est roi et sacrificateur à la fois.
Dans cette apparition du Seigneur au milieu des sept chandeliers d’or, nous distinguons huit aspects différents de sa personne :
1) Il est revêtu d’une longue robe et porte à sa poitrine une ceinture d’or.
2) Sa tête et ses cheveux sont blancs comme de la neige.
3) Ses yeux sont comme une flamme de feu.
4) Ses pieds sont semblables à de l’airain ardent.
5) Sa voix est comme le bruit de grandes eaux.
6) Il tient les sept étoiles dans sa main droite.
7) De sa bouche sort une épée à deux tranchants.
8) Son visage est resplendissant comme le soleil dans toute sa force.
Non seulement Jésus est roi et sacrificateur à la fois, selon le rang de Melchisédek, mais c’est aussi vrai pour nous qui croyons en lui. Il a fait de nous des rois et des sacrificateurs et nous règnerons avec lui sur une nouvelle terre qui sera bientôt restaurée. Ap 1.6 ; 5.10
Nous aussi appartenons au rang sacerdotal de Melchisédek. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre fait cette distinction en parlant de notre « saint sacerdoce » et de notre « sacerdoce royal ». 1 Pierre 2 : 5-10
Notre saint sacerdoce consiste à venir dans le lieu très saint afin d’exercer un ministère envers le Seigneur. Renouvelés et transformés par sa présence, nous pouvons alors accomplir notre sacerdoce royal qui consiste à pourvoir aux besoins des gens autour de nous. Si nous n’entretenons pas une communion intime avec notre Seigneur, il nous sera impossible d’accomplir un ministère adéquat envers le peuple de Dieu.
Ce lieu très saint est si peu fréquenté que le Seigneur l’appelle le lieu « secret ». Mt 6.6
Il ne devait pas être un lieu secret pour nous mais plutôt un lieu très bien connu.
Le résultat c’est que très peu de croyants sont transformés. Beaucoup travaillent à l’œuvre du Seigneur, mais peu sont changés. Selon l’apôtre Paul, la transformation s’accomplit lorsque nous contemplons la gloire du Seigneur. Or le lieu très saint est l’endroit où réside sa gloire. 2 Co 3.18
La louange est la porte d’entrée dans sa présence. Elle est proche du cœur de Dieu et c’est la raison pour laquelle l’autel des parfums était placé tout contre le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint. Juste avant de pénétrer dans le lieu très saint, le souverain sacrificateur devait prendre l’encens qui brûlait sur l’autel des parfums et entrer dans le sanctuaire de Dieu.
Deux services quotidiens étaient faits à cet autel. Le premier avait lieu à 9h00 et le deuxième à 15h00. Ces deux services représentent les deux aspects de notre ministère : notre saint sacerdoce et notre sacerdoce royal. Le premier consiste à venir dans la présence de Dieu et le deuxième se fait envers les gens autour de nous.
C’est précisément à 9h00 que le St Esprit est descendu dans la chambre haute à Jérusalem. Ac 2.15 : la 3ème heure du jour étant 9h00.
A quelques mètres à peine, le sacrificateur faisait à l’autel des parfums dans le temple, le service du matin. Le St Esprit descendit à 9h00, démontrant ainsi que le ministère fait à l’autel des parfums était maintenant révolu, et que désormais, la louange des croyants nouvellement baptisés du St Esprit, devenait ce parfum de bonne odeur qui monte vers le Seigneur. Ap 5.8 / 8.3 / 3 et 4
Puis, après avoir vécu cette expérience de la chambre haute (notre saint sacerdoce), Pierre et Jean montèrent au temple à l’heure de la prière (au moment du deuxième service à l’autel des parfums soit à 15hoo, ou comme le texte des Actes des Apôtres 3.1 nous le dit : à la neuvième heure, c'est-à-dire à 15hoo. Voyant un boiteux à la porte du temple, Pierre lui ordonne de se lever et de marcher, exerçant par le fait même son sacerdoce royal.
La fréquentation du lieu très saint est vitale pour la préparation de l’Epouse. C’est le lieu de préparation par excellence pour être prêt lorsque la trompette sonnera.
Le temps est proche où le Seigneur Jésus entrera dans son 3ème ministère : celui de Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Un jour, il sera couronné ! Daniel a vu cet événement : Da 7 : 13-14
Son couronnement sera suivi par la cérémonie du mariage de l’Agneau avec sa glorieuse Epouse ainsi que du festin qui sera préparé.
Après s’être ainsi révélé à Jean, le Seigneur lui donna alors la clef de l’interprétation du livre de l’apocalypse. Cette clé est très importante et si nous la respectons, elle nous évitera beaucoup de confusion inutile. Il dit à Jean : « Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont et celles qui doivent arriver après elles » Ap 1.19
Le livre se divise donc en trois parties. Voilà comment nous devons le comprendre. Toute autre approche apportera la confusion :
1) Première partie : les choses que tu as vues.
Elle ne comprend que le premier chapitre, là où le Seigneur se révèle dans son ministère de souverain sacrificateur, au milieu des sept chandeliers d’or. Nous y retrouvons aussi la raison pour laquelle ce livre a été écrit et les bénédictions promises à ceux qui lisent, entendent et gardent les choses qui y sont écrites.
2) Deuxième partie : les choses qui sont.
Dans la deuxième partie, le Seigneur nous donne une vue panoramique et prophétique de toute l’histoire terrestre de son Eglise. Cette révélation nous est donnée sous la forme de sept messages adressés à sept Eglises différentes.
3) Troisième partie : celles qui doivent arriver après elles.
C’est la plus grande partie du livre. Elle s’étend du chapitre 4 jusqu’à la fin. Elle nous révèle comment le Seigneur établira son royaume sur une terre restaurée et renouvelée, prête à l’accueillir avec tous ses rachetés. Dès l’instant où, au son de la trompette, l’épouse de Christ sera enlevée, nous entrerons dans la 3ème et dernière partie : « Les choses qui doivent arriver après elles ».
CHAPITRE II – PROXIMITE DE SON RETOUR : SIGNES EN ISRAËL
La Bible divise le genre humain en trois groupes particuliers :
1) le peuple Juif
2) les nations
3) l’Eglise de Dieu
Il est étonnant de réaliser que dans la Bible il était prédit que plusieurs événements allaient se passer au sein de ces trois groupes, nous permettant de savoir que nous arrivions au temps de la fin et que le retour du Seigneur devenait imminent.
« Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et je vous ramènerai dans votre pays » Ez 36.24
Voilà le début du rétablissement d’Israël qui permettra aux nombreuses prophéties des derniers jours de s’accomplir.
Jésus parla aussi de l’avenir de la ville de Jérusalem, il laissa entrevoir une lueur d’espoir en disant que la ville serait foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis ». Lc 21 : 20-24
Le fait même que nous lisions ces paroles prouve que la diaspora devait se terminer un jour. Ce jour est déjà passé. Non seulement devait-elle cesser, mais le Seigneur promit, comme nous l’avons dit précédemment, qu’il ramènerait son peuple dans son pays.
Puisque nous vivons dans les derniers jours, évidemment nous voyons le peuple juif revenir chez lui. Selon le prophète Ezéchiel, ce retour devait s’accomplir en trois phases successives. Tout d’abord, il devait y avoir un mouvement de rapprochement. Puis un mouvement national permettant la création de l’Etat hébreu et finalement un mouvement de réveil spirituel.
Plusieurs prophéties annoncent ce retour : Dt 30 : 1-5 / Jr 16 : 14-16 et 23 : 3-8 / Ez 20 : 41-42 et 34 : 11-13 et 37 : 21-22 et 39 : 28-29 / So 3.20 / Es 43 : 5-6
Un autre grand signe nous montrant la proximité de la venue du Seigneur est ce désir intense de reconstruire un temple à Jérusalem. Puisque le peuple d’Israël est de retour dans son pays, que Jérusalem n’est plus sous le contrôle des nations depuis 1967 et que maintenant on parle de paix et de sécurité, les désirs et les aspirations du peuple changent. Après la reconstruction du pays et la reconquête de Jérusalem, l’esplanade est toujours sans temple juif. Nul ne peut ignorer que cette génération attend avec exaltation l’apparition d’un Messie. Son arrivée implique nécessairement la présence d’un temple sur l’esplanade. Tout est déjà prêt pour le prochain temple : ustensiles et formation des Lévites. Grâce à certains croisements, on a même réussi à obtenir des génisses rousses qui serviront à la purification des prêtres. Cette cérémonie se faisait à l’extérieur de l’esplanade du temple, sur la montagne des Oliviers. Auparavant, ces cendres étaient entreposées à la Maison de la Pierre, près des Portes Dorées. Malgré la destruction du temple en l’an 70, ces cendres restèrent disponibles jusqu’aux années 200 à 500 après JC. Cependant ce type d’animal disparut.
L’apôtre Paul évoque ce 3ème temple en affirmant que l’Antéchrist ira même jusqu’à s’asseoir dans le temple se proclamant lui-même Dieu. 2 Th 2.4
Le prophète Daniel nous fournit aussi certaines indications sur l’existence d’un temple durant la domination de l’antéchrist, puisque celui-ci fera cesser le sacrifice de l’offrande. Da 9.27
Jésus lui-même a attesté l’exactitude des prophéties de Da : Mt 24.15
Ensuite, après ces événements, aura lieu l’accomplissement de la 3ème phase de la prophétie d’Ezéchiel annonçant un éventuel redressement spirituel. Ez 37 : 9-10. Cette 3ème et dernière phase de la restauration totale d’Israël se fera lorsque le Messie posera ses pieds sur la montagne des Oliviers. Za 12.10 / Rm 11 : 25-26 (Mario Massicote)