Luc 5 -- 18 à 26 : Et voici, des gens, portant sur un lit un homme qui était paralytique, cherchait à le faire entrer et à le placer sous ses regards. Comme il ne savait pas où l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent par une ouverture, avec son lit, au milieu de l'assemblée, devant Jésus.
Voyant leur foi, Jésus dit : hommes tes péchés te sont pardonnés. Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés si ce n'est Dieu seul ? Jésus connaissant leurs pensées, pris la parole et leur dit qu'elle pensée avez-vous dans vos cœurs ? Lequel est le plus aisé, de dire : tes péchés te sont pardonner, ou de dire : Lève-toi, et marche ?
Or, afin que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison.
Et, à l'instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché, et s'en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. Tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu, rempli de crainte, ils disaient : nous avons vu aujourd'hui des choses étranges.
Jésus n'a pas dit au paralytique : soit guéris... Mais tes péchés sont pardonnés. Donc cet homme avait besoin de pardon. Et ce besoin de pardon avait fait de lui un paralytique. Certainement que ses amis l'ont amené à Jésus pour qu'il soit délivré de la paralysie. Il ne regardait à l'extérieur, au corps de leur ami. Jésus en regardant au coeur, a vu la racine de la paralysie : un besoin de pardon de ses péchés, que seul Jésus pouvait accorder.
Cet homme, après le pardon accordé, retourne chez lui seul. Il est capable d'emporter son lit en glorifiant Dieu. Le pardon libère les corps, mais aussi les cœurs. Le manque de pardon durci cœur, le pardon les rend capables de recevoir l'amour, et de glorifier Dieu, être reconnaissant, c'est-à-dire de retrouver la vie, de sortir de la mort.
Le pardon ne se mérite pas :
Le pardon dépasse notre entendement strictement humain. Le pardon ne mérite pas, c’est absolument exclu. C'est pourquoi pardonner coûte toujours beaucoup. Il nous faut sacrifier orgueil, l’apitoiement sur soi-même, et le désir de justice. Nous vivons dans une société qui nous dit de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre nos droits. Pardonnons, renonçons à notre droit à la justice, et à notre désir de vengeance. Nous ne pouvons pas exiger que notre offenseur mérite notre pardon ni être sûr qu'il ne nous refera pas du tort de la même façon. Nous ne devons rien attendre de notre offenseur ou de la personne envers qui nous effectuons une démarche de pardon
Le pardon doit s'écouler :
Le message de l'Évangile, annonce que lorsque nous venons à Dieu en confessant nos fautes, il nous accorde le don gratuit du pardon. Jésus est mort pour nous et il a pris sur lui les conséquences de tout ce que nous avons fait, dits, ou pensés de mal. Dieu nous pardonne même s'il sait que nous allons encore chuter, et il nous donne un modèle pour pardonner.
Ephésiens 4 -- 32 : Soyez bons les uns pour les autres ayez un coeur plein de tendresse. Pardonnez-vous les uns les autres comme Dieu nous a pardonné en Christ.
Dieu nous pardonne continuellement nos erreurs, et lorsque nous saisissons peu à peu cette extraordinaire vérité. Dieu devient non seulement notre modèle, mais aussi une motivation pour pardonner aux autres. L'amour qui se produit dans notre coeur, de nous savoir pardonner, nous donne envie de reproduire, de libérer cet amour dans la vie de nos offenseurs. Sans nous préoccuper du montant de la dette qui nous est due. À plusieurs reprises la Bible nous encourage à laisser le soin à Dieu que de régler cette dette. Dieu a dit : à moi la vengeance ! C'est moi qui donnerais à chacun ce qu’il mérite. Romains 12
Nous pouvons nous en remettre à sa justice quand nous abandonnons notre désir de représailles, Dieu promet de prendre soin de nous et de nous bénir.
Pour que l'eau d'un lac ne stagne pas il faut non seulement une arrivée d'eau mais aussi un écoulement. Il en est de même pour le pardon, c'est pourquoi le pardon doit : s'écouler.
Le pardon est un choix de la volonté, et non un sentiment.
Pardonner, c'est choisir de ne pas tenir rigueur à l'autre ou à l'offenseur de ce qu'il nous a fait. La mauvaise attitude c'est de dire : je n'ai pas envie ou est-ce que j'ai envie de me pardonner ? Le plus souvent on n’a pas envie, mais il y a de mauvaises attitudes et de mauvais raisonnement. La bonne attitude c'est de dire je choisis de pardonner. Je choisi de ne plus entretenir ma souffrance. Bien sûr, certains pardons sont plus difficiles les uns que les autres et souvent nous avons besoin d'aide, car nous ne savons pas comment pardonner. Dans sa grâce Dieu est prêt à nous aider et à nous accorder le pardon. N'attendons pas que justice soit rendue. Notre pardon déclenche l'acte de justice de la part de Dieu.
Le pardon nous libère :
Seul le pardon peut nous libérer des souffrances passées. Nous l'avons vu à travers les différents témoignages que nous avons entendus ou lus précédemment.
Choisir de pardonner nous permet d'aller de l'avant débarrasser des chaînes de l'amertume, et souvent des liens de l'égoïsme. Au début la douleur est encore très vive mais le pardon permet à la guérison de commencer. C'est comme lorsqu'on s'est fait piquer par une abeille. Retirer le dard ne provoque pas immédiatement la cicatrisation, mais il permet au processus de commencer.
Le non pardon a des répercussions non seulement dans notre relation avec celui ou celle qui nous a fait du tort, mais dans toutes nos relations avec les autres et autour de nous.
En voici l’exemple d'une femme japonaise qui œuvre en faveur de la réconciliation des anciens prisonniers de guerre. Lorsque des hommes qui ont énormément souffert pendant la guerre parviennent à pardonner à ceux qui les ont maltraités, leur épouse observe alors un changement dans leur couple. Les maris retrouvent le sommeil et ils s'irritent moins des petits tracas de la vie quotidienne
Le temps en lui-même ne guérit pas les blessures. Seul le pardon peut apporter la guérison mais il implique un processus. On peut dire que pardonner c'est comme peler un oignon, une couche après l'autre. Il se peut que nous devions choisir de pardonner pour les mêmes souffrances chaque jour jusqu'à ce que nous soyons libérés. Moins nous pardonnons, plus le pardon est difficile. Mais si nous pardonnons une fois, c'est plus facile de pardonner la fois suivante. Au fur et à mesure que nous pardonnons, nos blessures émotionnelles guérissent et cela nous permet de retrouver notre véritable personnalité.
3 les chrétiens « teknon » c'est-à-dire non mature, nous les retrouvons dans ce passage de l'Évangile de Jean 4 -- 14 : mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif. Et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
Ce chrétien, lors de la nouvelle naissance bénéficie de la puissance du fleuve de pardon qui coule du cœur du Père. Il croit dans l'amour du Père. De tout cela, en lui, il ne reste qu'une source qui certes, jaillira jusque dans la vie éternelle. Toutefois lorsqu'il se retrouve dans une situation où il doit accorder le pardon, il a besoin d'être incité, encourager, il y a un mélange entre ses sentiments et sa volonté. il va pardonner pour obéir à une loi, à la menace de ne pas être pardonné par Dieu. Son pardon ne sera pas spontané. Nous savons que plus nous attendons pour pardonner plus cela devient difficile, car notre cœur risque de s'endurcir. C'est pourquoi Dieu nous dit en hébreu 3 -- 7 : c'est pourquoi selon ce que dit le Saint Esprit : aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.
4 -- les chrétiens mâtures et le pardon nous les trouvons dans ce passage de l'évangile de Jean 7-37 à 39 : le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive.
Celui qui croit en moi, des fleuves d'eaux vives couleront de son sein, comme dit l'écriture. Il dit cela de l'Esprit que devait recevoir ceux qui croiraient en lui, car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.
Ces chrétiens ce sont les «huios» c'est-à-dire ceux qui sont conduit par l'Esprit de Dieu. Ils ont soif du pardon de Dieu, de l'amour de Dieu. Ils ont expérimentés ce fleuve dans leur vie, il coule sans retenue. Aujourd'hui il libère de ce fleuve, maintenant, autour d’eux. Non pas par obligation ni pour obéir à une loi, mais par amour. Parce que le fleuve qui vient du coeur du Père coule en eux. Ils ne le retiennent pas. Ils n'ont pas érigé un barrage pour l'empêcher de couler de leur sein vers ceux qui les offensent, leur cause du tort. Il ils veulent être des canaux de l'amour de Dieu, du pardon que Dieu leur a accordé. Ils savent être au bénéfice du sacrifice de Jésus. Et ils veulent à leur tour manifester cet amour, ce pardon immérité. Nous
Ces chrétiens savent et apprécient l'immensité de la grâce qu’Ils ont reçue en étant pardonnés. Ce pardon reçu, génère en eux une grande source d'amour, de reconnaissance, de joie. Ces chrétiens matures veulent ressembler à jésus et être digne d’être appeler fils de Dieu.
Voici un témoignage qui le prouve Le pardon
Benjamin, un pasteur noir vivant en Afrique du sud, ne cessait de dire : Nous ne devons haïr personne parce que Jésus nous aime tous .On lui répondait ''Toi qui est noir, tu voudrais alors qu'on aime aussi les blancs?''
Un soir, sa voiture fut arrêtée, on le battit à mort .Ses meurtriers prirent sa Bible et la trempèrent dans son sang .Son fils, âgé de douze ans, parvint à échapper à cet affreux massacre.
Quelques années plus tard, l'épouse de Benjamin et son fils, au cours d'une réunion, donnèrent le témoignage de leur épreuve et des consolations que le Seigneur leur avait prodiguées. Ils conclurent en chantant ce cantique :''Père, pardonne-leur ''Les auditeurs écoutaient, fascinés .Quelques personnes demandèrent qu'on prie pour elles. Parmi elles, un homme hésitait. Il paraissait tourmenté.''J’ai besoin de votre Jésus, dit-il. J'ai besoin de pardon...je faisais partie de ceux qui ont tué votre mari ''
''Effrayée, je me mis à trembler, raconte la veuve. Que devais-je faire ? Le Seigneur me le montra. Je pris le tueur dans mes bras et je lui dis : Je te pardonne comme Jésus nous a pardonné. Maintenant tu es mon frère ''
Nous ne pouvons qu'admirer la réaction de cette chrétienne; elle a vraiment suivi de près l'exemple de son Sauveur. Mais nous sommes encore plus émerveillés quand nous pensons aux paroles de Jésus sur la croix : Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font’’ (Luc 23 24)
Le plus grand exemple de pardon dans toute la Bible :
a) L'exemple le plus pur fut celui de notre Seigneur Jésus lui-même.
Pendu au bois, condamné à mort par des hommes méchants qui avaient comploté de le faire mourir. Ils avaient produit de faux témoins pour le déclarer coupable, pendant que lui, les observe.
b) La foule hurlante se rassemble pour donner son accord sur sa condamnation à mort. C'est Jésus, le Fils de Dieu, celui qui n'a point connu le
péché, le seul homme innocent qui ait marché sur cette terre maudite par le péché.
c) Au moment de sa mort, il prononcera des paroles qui résonnent encore à travers les siècles :
Luc 23:34
“
Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font . Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort. ”
d) Devant ces paroles du seul vrai innocent, que deviennent nos excuses à répétition. Elles révèlent la stérilité de notre cœur ; Elles mettent à
nu notre colère injustifiée…
Considérons Jésus sur la croix : Personne ne semble être désolé. Au contraire, même quand il prononçait ces mots, la foule riait, se moquait et le
raillait.
"Il a sauvé les autres; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ, l'élu de Dieu !… Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !"
Il est clair que ceux qui l'ont mis à mort étaient contents de leurs actes… Pilate s'en est lavé les mains. Les chefs religieux le haïssaient avec violence et ils étaient contents de le voir
souffrir et mourir. L'atmosphère était remplie de méchanceté ce jour-là !
Personne n'a dit, "J'ai mal fait. Nous avons commis une erreur. C'est une folie ce que nous avons fait !" Et pourtant il dit, "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font."
Témoignage de Corrie Ten Boom.
Elle fut envoyée au camp de concentration de Ravensbruck le pour avoir caché des juifs. Nous elle fut témoin de la mort horrible de sa sœur Bestsie entre les mains des gardes. Après la guerre, elle revint en Allemagne pour parler de la réconciliation et du pardon de Dieu. À la fin d'une de ces réunions, elle se trouva face à face avec l'un des gardes qui étaient devenues chrétien et qui Lui demandaient de pardonner. Ce n'est qu'en lançant un appel silencieux à Dieu qu'elle parvint à refuser l'instinct humain de la reine et de la vengeance et à faire l'impossible
En cet instant la, quand j'ai pu pardonner la haine a disparu... Quelle libération ! Le pardon a fait sauter les fils du ressentiment et les menottes de la haine. C'est la puissance de qui brisent les chaînes de l'amertume et les liens de l'égoïsme... Quel libération quand le pardon est accordé ! Seul le pardon que nous libérer des souffrances passées.
Choisir de pardonner nous permet d'aller de l'avant débarrasser des chaînes de l'amertume et des liens de l'égoïsme. Début, la douleur peut encore être très vivement mais le pardon permet la guérison de commencer. C'est comme lorsqu'on se fait piquer par une abeille retirer les dards ne prendront pas immédiatement la guérison, mais il permet au processus de commencer.
Ces deux chrétiennes ont vraiment compris l’importance de laisser le fleuve du pardon couler de leur sein. Imaginons le fleuve d’amour qui a coulé dans le cœur des deux pardonnés.
Ecoutons encore le Témoignage d’une maman, à qui le tribunal enlève la garde de ses enfants, à cause de sa foi, pour les confier au père, polygame : le juge décida de m'arracher mes enfants à cause de ma foi et de les remettre à leur père. A la prononciation du verdict, mon sang fit un tour. Je ne comprenais pas et je me croyais dans un monde étranger. J'étais sûre au départ que j'aurai la garde de mes enfants car pour moi, il n'y avait jamais eu de mariage et en plus cet homme venait de se marier coutumièrement avec une autre femme. Mes enfants étaient tout ce qui me restait après une vie en concubinage de 11 ans. J'avais tout perdu, je n'avais plus rien. Et on vient m'arracher mes enfants! Qu'est-ce que j'allais devenir? Pour moi, il valait mieux mourir que de vivre. C'était la fin. Je n'avais plus d'espoir. La vie venait de prendre fin. Je voudrais tellement mourir que j'avais tenté de me jeter en bas d'un bus. Mais cela avait échoué.
Que faire?
Toute la nuit j'ai pleuré, crié à Dieu. Mon fils me voyant malheureuse est venu se coucher sur ma poitrine. Il avait à peine deux ans et demi. Il me dit: « maman, je n'irai pas avec papa. Je vais rester auprès de toi. » Ce qui a encore déchiré mon cœur. J'étais pleine de haine, de colère. Mais au cours de la nuit, je reçu la visite du Seigneur. Il me réveilla. Alors que je dormais, j'ai entendu de l'eau couler dans la baignoire. Je me suis réveillée mais il n’y avait personne. Je suis allée me recoucher. A peine j'ai fermé les yeux, j'ai encore entendu l'eau couler pour la deuxième fois. Cette fois-ci j'avais compris le message du Seigneur. Je me suis assise sur mon lit. Mais je ne savais pas quoi dire. J'avais déjà tout dit à Dieu. Mais tout d'un coup, une idée me traversa l'esprit:
Je me mis à louer Dieu comme Paul et Silas quand ils étaient en prison. C'est en ce moment que je reçus une grande une grande visitation du Saint-Esprit qui me fit oublier la douleur et un esprit de pardon remplit mon cœur. Pardon envers les juges, pardon envers tous ceux qui m'ont arraché mes enfants, pardon envers le père de mes enfants, envers sa famille aussi. Depuis ce jour, une nouvelle vie commença pour moi.
Cette fois-ci, je n'étais plus seule, j'étais avec le Saint-Esprit, le consolateur promis, j'étais avec Jésus mon ami de tous les jours. J'ai décidé de servir ce Dieu pour lequel on m'a arraché mes enfants et ce Dieu ne me déçoit pas. Il continue de me conduire, de me surprendre. Il ne m'a jamais abandonnée ou rejetée et il ne me ment pas. Aujourd'hui, mes enfants et moi sommes très unis et personne ne peut nous séparer. Quant à moi je suis devenue pasteur et vis ma foi avec la grâce de Dieu.
2 les chrétiens « mer Morte » : ces chrétiens sont passés par l'expérience de la nouvelle naissance. Ils en sont reconnaissants envers Dieu. Toutefois Ils ne libèrent pas ce fleuve du pardon reçu dans leur vie, ou ils acceptent de pardonner dans certaines conditions établies selon leur interprétation ou compréhension de la parole. Notamment avec ce verset : Jean 20 -- 23 : ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés ils seront pardonnés et ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus.
C'est ainsi que raisonne certains chrétiens après 20 ans de conversions. Je pardonne à ceux qui me pardonnent ou qui me demandent pardon. Mais je ne pardonne pas à un autre chrétien, qui m’a causé du tort, s’il ne me demande pas pardon. Ces chrétiens sont grandement dans l'erreur. Ils oublient ce passage de la parole.
Romains 5-6 à 8 : car lorsque nous étions encore sans force, Christ au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait on pour un juste, quelqu’un, peut être, mourrait-il pour un juste.
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Jésus n'a pas attendu que nous crions vers lui pour nous pardonner.
Il est toujours dangereux de sortir un verset de son contexte pour en établir une doctrine qui nous avantage.
Dieu n'a pas deux attitudes ou doctrines face au pardon. Rappelons Matthieu 6 -- 12 et 14 et 15 : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus.
Remettons le verset dans son contexte : Jean 20 -- 23 : Jésus parle à ses disciples, il vient de souffler sur eux afin de leur donner le Saint-Esprit, et de les envoyer en mission. Ils ne sont pas exempt des passages que nous venons de voir dans Matthieu six. Toutefois dans certaines conditions Jésus leur donne l’autorité pour retenir les péchés.
Retenir ou retiendrez signifie : mettre une personne sous le contrôle d'un débiteur, ou garder sous le contrôle d'un débiteur, tout comme nous devenons débiteur ou sous le contrôle d'une banque qui nous prête une somme d'argent. Il nous faut payer... Rembourser. Il en est de même sur le plan spirituel. Nous en voyons un exemple dans 1 Corinthiens 5- 2 à 5 : il s'agit d'un homme qui tout en se disant chrétien, et qui fréquentent l'église de Corinthe, se trouve dans une situation d'inceste avec la femme de son père, c'est-à-dire sa belle-mère. Les responsables de cette église acceptent cette situation avec indifférence, sans réagir. Ils laissent le péché s’installer dans leur église. Alors l’apôtre Paul agit : verset 4 et 5 : Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance du Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur jésus.
Continuons avec les verser 12 et 13 :
Qu’ai-je En effet à juger ceux du dehors ? N'est-ce pas ceux du dedans que nous avons à juger ?
Pour ceux du dehors, Dieu les juges. Ôtez le méchant du milieu de vous ou celui qui vit en désobéissance de haut en rébellion face à la parole de Dieu.
Retenons bien le principe du pardon : si nous retenons le péché d'un frère, d'une sœur, c'est-à-dire que si nous n'accordons pas le pardon, nous retenons cette personne sous le contrôle d'un débiteur, à qui elle devra payer, c'est-à-dire des démons ou le diable. Cette attitude de retenir le péché est une action de courte vue. Car en ne pardonnant pas, certes, nous mettons cette personne sous le contrôle d'un débiteur cruel. Mais comme nous n’obéissons pas à Dieu, qui nous demande de pardonner même à nos ennemis, nous nous mettons nous-mêmes sous le contrôle du même débiteur ou maître cruel. Dieu va nous y laisser jusqu'à ce que nous remettions la dette, c'est-à-dire pardonner comme il nous a pardonné.
En plus, il arrive que Dieu attende notre pardon envers une personne pour l'amener au salut, et même nous utiliser pour amener cette personne ou ces personnes au salut.
Proverbes 25 -- 21 et 22 : si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger. S'il a soif, donne-lui de l'eau à boire ce sont des charbons ardents que tu amènes sur sa tête, et l’Eternel te récompensera.
Il existe plusieurs attitudes face au pardon ou plusieurs sortes de chrétiens. Nous en notons au moins quatre. Et nous allons retrouver les enfants et les fils, les immature et les matures, les « teknon » et les « huios » comme nous l'ont développé précédemment. Matthieu 18 -- 23 à 35 : c'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulu faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait 10 000 talents. Comme Il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il soit vendu, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait, et que la dette soit acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur est patience envers moi, je te paierai tout.
Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.
Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devaient 100 deniers et le saisit, il l’étranglait, en disant : paix ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre et le suppliait, disant : est patience envers moi, je te paierai. Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeté en prison jusqu'à ce qu'il ait payé ce qu'il devait.
Ses compagnons ayant vu ce qui était arrivé furent profondément attristé, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé.
Alors le maître fit appeler ce serviteur, il lui dit : méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il est payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur.
L'homme qui devait 10 000 talents, sa dette représente la valeur de 500 000 kilos d’or. Son compagnon lui devait 100 deniers, soit l'équivalent de trois mois de salaire, c'était vraiment dérisoire.
La valeur des 500 000 kilos d'or représente la dette que nous avions envers Dieu. Nous étions bien incapables de la payer. Dans son grand amour Dieu a effacé notre ardoise avec le sang de Jésus. Les 100 deniers ou trois mois de salaire son l’image de la dette que nous avons à remettre à qui nous cause du tort ou des torts.
Cet homme qui devait les 500 000 kilos d'or a retenu le pardon qui lui avait été accordé. Il fit jeter son ami en prison. Il a agi en insensé, car en mettant son ami en prison, il l’a mis dans une situation où il ne pourra jamais payer. Ce n'est pas en prison qu'il va gagner de l'argent. Voilà son ami jeté sous le contrôle d'un débiteur cruel. En même temps cet homme livre lui-même sa vie à ce même débiteur cruel que Jésus appelle bourreaux. C'est-à-dire à ceux qui ont le pouvoir, la capacité légale de faire souffrir, de donner la mort. Bourreau signifie également : celui dont la fonction est de torturer ou de faire mourir. Les bourreaux en question, ici, désignent les démons sous le contrôle desquels se retrouvent ceux qui refusent de pardonner.
1 -- les « sans péché » de leur bouche sortent ces paroles : moi je suis une bonne personne, je ne fais de mal à personne, je ne vole pas etc. et ils en concluent qu’ils sont sans péché. Je ne suis pas comme un tel. La nous retrouvons le même comportement que les pharisiens.
Voici un exemple d'une personne qui se croit bonne et sans péché. Ce témoignage nous est donné par un pasteur anglais :
Je me souviens d'avoir rendu visite à une femme hospitalisée pour un cancer du poumon. Son état était grave et elle m'avait demandé de prier avec elle. Ma prière comportait une confession ou nous demandions à Dieu de nous pardonner ce que nous avions fait de mal.
Le malade s’est immédiatement arrêtée « je ne peux pas dire que je regrette ce que j'ai fait de mal, m'a-t-elle annoncé, voyez-vous je n'ai jamais fait de mal à personne et j'essaie d'être gentil avec tout le monde. S'il m'arrive d'avoir de mauvaises pensées pour quelqu'un je les rejette tout de suite. Mais j'aimerais que vous priez pour mon mari parce qu'il a mauvais caractère et il me traite comme sa domestique »
Les infirmières du service m'ont dit qu'elles avaient rarement eu une malade avec un comportement aussi difficile.
Jésus dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres. Deux hommes montèrent au temple pour prier : l’un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, debout, priant ainsi en lui-même : Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain. Je jeune deux fois par semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : Ô Dieu soit apaisés envers moi, qui suis un pécheur.
Je vous le dis, celui ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.
Reconnaître que j'ai besoin d'être pardonné, c'est s'abaisser. Avouez que j'ai besoin de pardonner c'est également s'abaisser. C'est avoir l'attitude de ce publicain qui reconnaît devant Dieu ses besoins, son besoin de pardon. Ces personnes s’évaluent selon les lois du monde, mais ne permettent pas au Saint-Esprit de sonder leurs cœurs.
Mais Jésus les traite de sépulcre blanchi, et d'être plein d’ossement, de pourriture à l'intérieur, c'est-à-dire dans leur cœur. Ces personnes regardent aux rites qu'elles accomplissent « ce laver les mains en revenant du marché » c'est-à-dire qu'ils nettoient seulement l'extérieur de la coupe. Autrement dit elle foule aux pieds le sang de Jésus, ignore ou veulent ignorer l'œuvre accomplie par Jésus à la croix. Elle se condamne à ne jamais connaître l'amour de Dieu, le pardon de Dieu. Elles regardent le fleuve du pardon de Dieu couler à côté d'elle, mais ni rentrent pas.
Jean 9 -- 39 à 41 : puis Jésus dit : je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient et que ceux qui voient deviennent aveugle. Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : nous aussi, sommes-nous aveugles ?
Jésus leur répondit : si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste. ( A suivre)
Il existe plusieurs attitudes face au pardon ou plusieurs sortes de chrétiens. Nous en notons au moins quatre. Et nous allons retrouver les enfants et les fils, les immature et les matures, les « teknon » et les « huios » comme nous l'ont développé précédemment.
La parole nous a montré le coeur d'une personne pardonnée, une femme appelée pécheresse, et les cœurs des pharisiens qui pensent ne pas avoir besoin de pardon ou se croient capables de l’obtenir en accomplissant des rites. Ils essaient de présenter un bel extérieur, sans nettoyer leur cœur, ou de présenter une belle façade, mais l’intérieur de la maison est un sépulcre.
La femme a été pardonnée par Jésus, elle en a éprouvé beaucoup d'amour envers Jésus. Souvenons-nous des obstacles qu’elle a dû franchir : se présenter au milieu d'un repas d'hommes, des pharisiens ceux qui se considéraient les plus purs à l'époque, les plus instruits, ceux qui observaient le mieux la loi. Ils s’en proclamaient défenseur et gardien.
Jésus n’a pas regardé à l’aspect extérieur de cette femme pour la pardonner, mais à son cœur repentant. Jésus regarde dans les cœurs, et voici ce qu’il a vu dans le cœur de ces pharisiens, c’est vraiment pour nous quand nous nous considérons sans péché :
Matthieu 23-25 : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, alors qu'au dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle ! Nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et le plat, afin que l'extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de mort et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au dehors, vous paraissez juste aux hommes, mais, au dedans, vous êtes plein d'hypocrisie et d'iniquité. Ils ont un cœur endurci.
Certes nous pouvons essayer de nous rassurer en nous disant : Les pharisiens c’est une histoire qui date de 2000 ans ! Non il s’agit d’un esprit qui existe toujours. Certains comportements nous permettent de le discerner : l’orgueil, le mépris des autres, l’esprit religieux etc.
Qu'est-ce qu'un cœur endurci ?
C'est un coeur où l'amour de Dieu, le pardon ne coule pas ou ne coule plus. Le coeur est devenu un sépulcre comme le sépulcre de Lazare. Il sent mauvais « Seigneur il y a quatre jours qu'il est la » quelle odeur dégage l'amertume, le non pardon, la haine enfouie dans un coeur depuis des semaines, des années.
Jésus dit : Otez la pierre ! Il ne l’a pas enlevée la pierre, même pour son ami Lazare. Il a donné cet ordre aux personnes présentes, c'est-à-dire à celles qui ont mis Lazare au tombeau. Avons-nous mis quelqu’un au tombeau ? Si oui, nous sommes responsables d’enlever la pierre, en accordant le pardon par exemple.
Qui y a-t-il à l’intérieur de ton cœur? C’est la question que jésus pose à chacun d’entre nous.
Les blessures, les non pardon, enfermé dans les tombeaux de nos cœurs qui pourrissent à l'intérieur. Posons-nous la question : Qui y a-t-il dans mon cœur qui a besoin d'être enlevé, et qui y est enfermé comme dans une tombe ? Les souvenirs de nos blessures sont toujours la, le non pardon, l'amertume etc.. À chaque fois que nous nous souvenons de ces choses-là, c'est une visite que nous effectuons au tombeau. Nous connaissons ce qui pourrit dans la tombe de nos cœurs. Peut-être que nous y avons élevé un monument funéraire ! Sur lequel nous avons gravé : A la mémoire de telle blessure…
Jésus dit : ôtez la pierre ! Il n'a pas enlevé la pierre qui fermait le tombeau de son ami Lazare. Il a commandé aux personnes présentes : ôtez la pierre ! C'est ce qu'il dit à chacun d'entre nous qui sommes dans cette situation. Enlevons la pierre qui bloque la porte de nos cœurs. Ne laissons pas les religieux ou le diable mettre des scellés sur la pierre comme sur le tombeau de jésus.
Jésus a été mis au tombeau. Ce dernier a été fermé par une pierre scellée. Elle n'a pas tenu devant la puissance de résurrection qui s'est dégagée du tombeau. Cette puissance de résurrection est à notre disposition si nous enlevons la pierre qui ferme notre cœur. Cette puissance de résurrection coule par le pardon, quand nous l’accordons.
Jean 9-41 : Jésus leur répondit : si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste.
Jésus dit : je ne suis pas venu pour les biens portants, seulement pour ceux qui ont besoin de médecins, c'est à dire seulement pour ceux qui reconnaissent avoir besoin du pardon de Dieu dans leurs vies, pour que le péché soit effacé, et d'autre part accordé. Nous avons besoin du pardon de Dieu. Pour que nous même nous accordions le pardon la où nous devons pardonner, remettre la dette. N'est-il pas étonnant que Jésus ai dit aux pharisiens et à chacun d'entre nous, quand nous sommes dans la même situation : Matthieu 21 -- 31 à 32 : je vous le dis en vérité les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu.
Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice. Et vous n'avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont crus en lui, et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.
Rappelons-nous que les publicains désignent les personnes juives qui s'étaient mises au service des Romains, c'est-à-dire les envahisseurs, pour collecter des impôts au profit des Romains. Nous pourrions les appeler des collaborateurs.
Citons ce témoignage d'une ancienne prostituée : un jour, fatiguée de la vie qu'elle menait est allé voir un serviteur de Dieu pour chercher du secours et trouver une issue à sa situation. Elle s'est repentie, sincèrement. Pendant que le serviteur de Dieu priait pour elle, il a reçu cette parole dans son cœur, de la part de Dieu, pour cette femme : « tu es pour moi une vierge ». Nous voyons combien Dieu est attentif et aime le pécheur repentant. Cette femme s'est mariée plus tard. Dieu a confirmé la parole qu’il lui avait donnée par la bouche de son serviteur. Pour son mariage Dieu lui a redonné un nouvel hymen. Voilà le cœur du Père qui se manifeste dans le don du pardon accordé avec la puissance de son amour.
Pour parler l'amour de Dieu nous citons toujours : Jean 3-16. Alors changeront et prenons :
1 Jean 3 -- 16 : nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous, nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Comment Dieu a-t-il donné sa vie pour nous ?
En nous accordant son pardon.
Comment pouvons-nous donner notre vie pour les frères ?
En accordant le pardon.
1 Jean 4 -- 16 et 17 : Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui.
Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour va accorder, libérer le pardon, faire couler le pardon, de ce fait cette personne aura sa demeure en Dieu. Voici le résultat : Dieu va demeurer en lui. Tel il est, tel nous sommes aussi dans le monde : c'est en cela que l'amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l'assurance au jour du jugement.
Comment être parfait dans l'amour ?
Bien sur en demeurant dans l'amour de Dieu, et nous savons qu'il est parfait quand nous pardonnons pour libérer l'amour de Dieu, sans contrainte, ni obéir à une loi, mais simplement en sachant que la ou l'amour coule par le pardon, nous libérons l’amour de Dieu et nous serons dans l'assurance au jour du jugement, sinon nous serons dans la crainte et celui qui est dans la crainte n'est pas parfait dans l'amour.
1 Jean 4 -- 18 de : la crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait banni la crainte, car la crainte suppose le châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l'amour.
Pourquoi disons-nous que le pardon coule du cœur du Père comme un fleuve immense qui se renouvelle constamment ?
D’abord où nous est il dit qu’un fleuve coule du cœur de Dieu ? Nous l’avons déjà mentionné au départ de ce message, mais il est bon de le rappeler.
Apocalypse 22 --1 et 2 : Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.
Au milieu de la place et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.
Remarquons, là encore, que les bienfaits du fleuve de Dieu, nous sont seulement accessible par l’arbre de vie, c'est-à-dire Jésus. Le pardon se trouve dans un de ses fruits renouvelé chaque mois, c'est-à-dire constamment. Si nous mangeons les fruits de l’arbre de vie, jamais nous n’allons connaître le desséchement. Et les feuilles de l’arbre de vie nous apportent la guérison.
Écoutons encore ces paroles de Jésus... Qui ne parle pas de lui-même... Mais donne les paroles du Père.
Matthieu 18 de 21 -- 22 : Alors Pierre s'approcha de lui (Jésus) et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il pèche contre moi ? Sera-ce jusqu'à sept fois ?
Jésus lui répondit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à 70 fois sept fois. Ce qui donne un total de 490 pardons, pendant ma vie ? Non, chaque jour 490 fois. C’est chaque jour que nous avons besoin du pardon de Dieu et Dieu nous l’accorde.
Ce chaque jour s'appuie sur la prière que Jésus a enseignée à ses disciples et que nous appelons « le notre père »
Matthieu 6 -- 11 : donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien, (ou chaque jour), Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons nous aussi à ceux qui nous ont offensés.
Le pardon est compris dans le pain quotidien dont nous avons besoin de recevoir et de donner. Et surtout nous devons bien comprendre que nous recevons selon la mesure avec laquelle nous donnons. Là encore nous retrouvons les principes de la loi des semailles du royaume de Dieu « Celui qui sème peu, récolte peu, ou celui qui pardonne peu, est peut pardonner. Et celui qui est peu pardonné aime peu puisque l'amour de Dieu coule peu dans son cœur. Celui qui ne pardonne pas, ne sera pas pardonné, c'est normal puisqu'il n'a pas semé, il ne pourra pas récolter.
Jésus nous demande de pardonner jusqu'à 490 fois par jour. Certains diront comme Pierre : Seigneur augmente notre foi, d'autres diront que c'est impossible ou inhumain. Oui c'est inhumain, car ce principe vient de Dieu, il est divin.
Livrons nous à un petit calcul : dans une journée il y a 24 heures, nous en utilisons en principe huit pour dormir. Il nous reste 16 heures pour accorder le pardon, c'est-à-dire jusqu'à 490 fois, c'est-à-dire 30 fois chaque heure, ce qui équivaut à une fois toutes les deux minutes, c'est-à-dire constamment. Si Dieu nous le demande, c'est qu'il le vit lui-même. Il ne demande rien qu’il ne pratique pas lui-même. Non seulement il le pratique, mais il nous en donne la capacité.
Voilà pourquoi nous disons que le pardon coule du cœur de Dieu en fleuve puissant d’amour. Vraiment il faut être la source de l'amour actif pour se tenir ainsi dans le pardon. Dieu est parfait en amour, et il se suffit à lui-même. Malgré cela réfléchissons sur ce fleuve d’amour coulant du cœur de Dieu, vers le cœur de ceux qui veulent bien le recevoir. En contrepartie regardons ce fleuve d'amour qui du cœur de ceux qui reçoivent le pardon et remonte vers Dieu, en reconnaissance, en remerciements, en louange, en adoration « Cela engraisse l'épée de Dieu » en retour Dieu nous renvoie en fleuve gloire.
Apocalypse 8 : 3 à 5 : Apocalypse 8-3 à 5 : Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or, on lui donna beaucoup de parfum, afin qu'il les offre avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. La fumée des parfums monta avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu. Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur terre. Et il y eut des voix, des coups de tonnerre, des éclairs, et un tremblement de terre.
Le pardon accordé, libéré c’est une forme d’adoration offerte à Dieu en reconnaissance de la grâce qu’il nous accorde en Jésus.
Ce fleuve, coule dans les cœurs de ceux qui reçoivent le pardon avec l'amour de Dieu, il ne remonte pas seulement, il doit être libéré de nos vies vers l'extérieur, vers le monde, vers les perdus, en fleuve de vie. Le pardon, est un des fleuves d’eaux vives qui doivent couler de notre sein. Ne le bloquons pas, n’y mettons pas de barrage, ou des conditions pour le libérer. Nous y avons accès par grâce. Alors ne nous condamnons pas en négligeant cette grâce. Ne nous séduisons pas non plus en ayant une attitude de pharisiens. (A suivre)
Nous allons commencer une nouvelle série. Nous allons parler du cœur du Père, car tout nous vient du cœur du Père et passe par la croix ou la voie étroite. Du cœur du Père coule un fleuve immense, de son trône et du trône de l'Agneau comme nous le dit sa parole.
Apocalypse 22 --1 et 2 : Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.
Au milieu de la place et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.
Ce fleuve où ces fleuves doivent couler dans nos vies, c'est la promesse de Jésus dans Jean 7 -- 37 à 39 :
Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive.
Celui qui croit en moi, des fleuves d'eaux vives couleront de son sein, comme dit l'écriture. Il dit cela de l'Esprit que devait recevoir ceux qui croiraient en lui, car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.
Cette promesse de Jésus répond à la prophétie donnée par : Esaie 11 – 2 et 3 : l'Esprit de l'Eternel reposera sur lui : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel. Il respirera la crainte de l'Eternel.
Bien sur cette promesse s'adresse à Jésus d'abord. Maintenant cette promesse de Dieu s’adresse à nous, si nous le croyons. Jésus dit : « Il dit cela de l'Esprit que devait recevoir tout ceux qui croiraient en lui »
À nous qui croyons en Jésus, le Père veut libérer son fleuve de vie, dans chacune de nos vies.
Ouvrons nos cœurs et chassons toute incrédulité, tout aveuglement. Dans Esaie, nous venons de lire que l'Esprit du conseil nous est promis. Pourtant, nous entendons de la bouche de certains chrétiens, ces paroles : je suis seul à me débattre avec mes problèmes. Non, c'est un mensonge du diable, qui veut nous faire croire que nous sommes orphelins, abandonné de Dieu. Il veut nous isoler. Nous mettre sous la domination de l'esprit d'orphelin que nous avons déjà traité. Ne retournons pas en arrière et croyons que Dieu veut nous donner son conseil par son Esprit.
Le premier aspect à connaître et à expérimenter, pour que le fleuve de Dieu coule dans nos vies, c'est le pardon. Avec Dieu tout commence par le pardon qu'il nous accorde et que nous devons libérer sans retenue, et sans barrage.
Voici une image du pardon : il est comme un logiciel gratuit que nous téléchargeons, ensuite il nous faut l'exécuter ou l'activer pour en apprécier la valeur, l'intérêt. Télécharger un logiciel sur le disque dur et s'arrêter à ce stade ne représente aucun intérêt. Il en est de même du pardon. C'est ce que nous allons développer maintenant :
Alors qu'est-ce que le pardon ? C'est très simple, c'est tout simplement le fait d'annuler une dette. Nous avions une dette et quelqu'un nous dit : "Tu ne me dois plus rien. J'efface tout ce qui était sur toi, toutes les dettes que tu me devais. J'efface l'offense". Quand il y a pardon, c'est qu'auparavant, il y a eu une offense, un péché. Il y a eu quelque chose contre quelqu'un ou contre Dieu. Nous avons été coupables de quelque chose envers Dieu ou envers des hommes. Normalement, nous aurions dû recevoir la conséquence de cette offense. Nous aurions dû payer et le Père nous dit : "Je te fais grâce, j'efface ce que tu me devais, tu ne me dois plus rien !". Nous parlerons plus loin de la dette que nous avions et de sa remise.
David dit dans le Psaume 32, aux versets 1 et 2 :
« Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné! Heureux l'homme à qui l'Eternel n'impute pas
d'iniquité ».
Il y a dans le royaume du Seigneur une loi spirituelle très claire : celui qui a offensé doit payer. Celui qui a causé du trouble doit payer. Nous connaissons nos souffrances nous
ignorons celles que nous infligeons. Nous cherchons à nous excuser, comme Adam dans le jardin des délices ou d’Eden, après la chute : la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné du fruit
de l’arbre, et j’en ai mangé. Mais Dieu dans son amour ne veut pas que nous payions le prix de nos offenses. Il a prévu quelqu'un qui a payé à notre place, par qui nous pouvons recevoir un pardon
complet, total, définitif, éternel, infini. Il n’y a pas de mots pour définir ce pardon. Dans ce pardon il ne reste plus un seul iota de la colère de Dieu qui était sur nous à cause de notre
péché, de notre offense. Et dans notre cœur, quand nous pardonnons il ne doit plus y avoir un seul iota d’amertume ou de désir de vengeance, envers l’offenseur
Luc 7 -- 47 : c'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé. Mais celui qui à on pardonne peu aime peu.
Ceci se passe au cours d'un repas de gens ‘’bien’’, des hommes, des pharisiens c'est-à-dire la haute classe des religieux de l'époque, où jésus à été invité.
Parole vivante : dans ces conditions, Simon, crois-moi : ses nombreux péché lui ont été pardonné, c'est pour cela qu'elle m'a témoigné tant amour. C'est-à-dire que celui qui pense avoir peu de choses ou de péché à se faire pardonner, ne manifeste que peu d'amour.
Puis Jésus dit à la femme : tes péchés sont pardonnés.
Tout de suite, nous constatons que le pardon amène l'amour dans le cœur de la personne pardonnée. Et cette dose d'amour que reçoit le pardonné, l’amène à manifester cet amour, qui ne le laissera plus tranquille.
Pourquoi ? Parce que le pardon a sa source dans le cœur du Père. Nous savons tous que Dieu est amour, certains dans la tête, d'autres dans le cœur parce qu'ils l'ont expérimenté et le vivent.
Dieu est amour, le pardon vient du cœur du Père, donc le pardon est un acte d'amour, c'est le plus grand acte d'amour du Père.
Le Père ne pardonne pas par soumission à une loi. Il n'est soumis à aucune loi. Tout simplement, parce qu'il sait dans son cœur, et c'est sa nature, que nous avons tous besoin d'être pardonnés, pour être libéré de l'ennemi et de l'emprise des ténèbres dans nos vies. Le pardon nous rend libre. Le pardon, pour le Père, c'est une manifestation du fleuve d'amour qui coule de son cœur constamment. Ceux qui acceptent son pardon reçoivent ce fleuve d'amour dans leur vie, dans leur cœur. Et à leur tour ils ont le désir, de pardonner, non pas par obligation ou pour satisfaire aux obligations d'une loi, mais pour manifester de l'amour envers ceux qui les blessent, les critiques, les offenses.
La source de l'amour vient du Père. Son amour le pousse à pardonner, et nous pouvons dire ceci : plus il pardonne, plus son fleuve d'amour coule, déborde, se renouvelle en quelque sorte. Son fleuve d'amour n'est pas statique mais constamment en action. Ce fleuve d'amour coule, déborde, de son cœur, constamment. Il est prêt, tellement Il nous aime, à se donner ou à donner ce qu'il a de plus cher à son cœur, le trésor précieux des cieux comme nous le chantons, c'est-à-dire Jésus.
Donner sa vie manifeste un grand acte d'amour, toutefois donner celui qui nous est le plus cher, l'unique, démontre un amour plus grand encore. Ne galvaudons donc pas l'amour du Père.
Ce fleuve d’amour qui coule du cœur du Père passe par la croix, où le cœur de jésus fut transpercé, avant de venir jusqu’à nous.
Ne le bloquons pas dans nos vies. Recevoir le pardon c'est tout simple. Il suffit de se reconnaître coupable comme cette femme et de venir en reconnaissant que seul jésus a obtenu du Père, par son sacrifice, cette immense grâce ou cadeau immérité. Bien sur en ayant le désir de changer par le chemin de la repentance. La repentance doit se manifester par des fruits visibles dans nos vies.
Certains diront : oui cette femme était une prostituée, c'était une femme de mauvaise vie, une pécheresse, c'est normale qu'elle vienne demander pardon.
Pourtant Imaginons son courage qui consiste à venir au cours d’un repas d’hommes qui ont une haute estime d’eux-mêmes, des pharisiens. C’est-à-dire la haute classe religieuse de l’époque. Remarquons également son humilité. Elle n’a pas craint la honte, le mépris de ces personnes qui se considèrent sans péché, ceux qui se déclare « clean» Ceux qui obéissent soi-disant à la loi de Moïse, et même en rajoute pour se perfectionner, selon leurs vue, mais pas celle de Dieu. Jésus a regardé le cœur repentant de cette femme, c'est pourquoi il lui dit : tes péchés sont pardonnés.
Combien y avait-il de convives à ce repas ? Beaucoup sans doute. Une seule personne a reçu l'amour de Dieu dans son cœur, celle qui n’était pas invitée. Elle a reçu un amour débordant, exubérant, qui se manifeste sans retenue envers Jésus, c'est-à-dire celui qui pardonne.
Cet amour, elle ne le garde pas pour elle-même, non, il coule dans son cœur, comme dans le cœur de Jésus, comme dans le cœur du père. Comme elle ne le retient pas, tous ceux qui sont autour d'elle vont en bénéficier. Elle va pardonner à son tour à ceux qui ont participé à son péché, ou qui l'ont entraînée dans le péché. Certains diront ou penseront : je veux bien recevoir l'amour de Dieu comme cette femme, mais moi je n'ai rien à me faire pardonné, je suis une bonne personne, je ne suis pas méchant etc. ( A suivre)
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Que faire si vous ressentez encore de l’amertume ? Priez pour cette personne, car vous ne pouvez avoir du ressentiment contre quelqu’un pour qui vous priez. En priant l’Esprit de Dieu qui est un esprit de pardon, remplace votre cœur d’amour et de miséricorde et en chassera toute l’amertume. Rappelez-vous une fois que vous aurez pris la bonne décision, le Saint-Esprit influencera aussi vos sentiments. Mais si vous attendez de bons sentiments pour prendre une décision, vous n’en prendrez jamais.
COMMENT PARDONNEZ ?
(Colossiens 3 :12-13) Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres et si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi ? « Je pardonne, mais je n’oublie pas ! » Voilà une expression souvent entendue ou que nous avons dite nous-même. C’est une caricature du pardon, le pardon superficiel, humain, qu n’a rien à voir avec le vrai pardon divin. Beaucoup disent qu’ils ont pardonné, mais tout leur comportement prouve le contraire. Un tel pardon laisse le cœur dans l’amertume et la rancune. Il ne va pas à la racine du mal. Il est aussi grave de mal pardonner que de ne pas pardonner du tout. Nous sommes appelés à pardonner comme Christ nous a pardonné.
Les différentes étapes à franchir pour plaire à Dieu, qui nous libère et libère les autres.
1) Savoir demander pardon lorsqu’on a tort Matthieu 5 : 23-24 : Si tu présentes ton offrande à l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis présente ton offrande. Notre devoir est de chercher la réconciliation dans un premier temps et dans le deuxième, il ne nous reste qu’a remettre la situation au Seigneur sans nous laisser culpabiliser inutilement.
2) Savoir demander pardon dans un bon esprit Avant d’aller trouver votre frère, il vous faut veiller à l’esprit dans lequel vous allez demander la réconciliation. Vous serez exigeant envers vous-même, sans essayer de vous blanchir. Vous savez que vous avez tort, acceptez-en tout le blâme. N’essayez pas d’expliquer pourquoi les choses en sont arrivées là. Reconnaissez vos fautes et soyez rempli d’amour. Ne ressemblez donc pas à ceux qui viennent vous demander pardon, mais qui vous laisse en définitive l’impression que c’est vous qui êtes en faute. Le ton de leur voix ou leur attitude vous font sentir que si vous n’étiez pas aussi hypersensibles, vous n’auriez pas réagi comme vous l’avez fait. Veillez donc à notre attitude et ne faisons pas croire à notre frère qu’il est aussi fautif.
3) Savoir pardonner en cherchant à comprendre Nous pardonnons beaucoup plus facilement si nous cherchons à comprendre les raison qui ont motivé certains actes. Il y a toujours une raison, et si nous la connaissons, nous agirons différemment à l’égard de notre prochain. Une personne qui semble exigeante et accaparante ayant tendance à exploiter les autres, cherche peut-être désespérément de l’affection et de la compréhension.
4) Savoir pardonner en cherchant à oublier Pour pardonner vraiment apprenons à oublier. Notre mémoire à la mauvaise habitude de se rappeler ce qu’il faudrait oublier et d’oublier ce qu’il faudrait retenir. Lorsque quelqu’un nous a fait du mal, nous disons souvent, à tort « je n’oublierais jamais ce qu’il m’a fait ». Nous ranimons toutes ces choses et de ce fait, le mal s’incruste et s’aggrave. Ne faisons jamais de telles déclarations. Ne permettons pas à nos pensées de ruminer ces problèmes. Attention ! Oublier n’est pas « avoir un blanc », une sorte d’amnésie qui efface notre passé. Une expérience douloureuse peut nous revenir en mémoire, mais elle ne nous fait plus mal, nous ne le revivons plus. Le pardon a enlevé l’aiguillon et nous pouvons nous en souvenir sans ressentir de l’amertume ou de la rancune. Nous sommes libres de notre passé.
5) Savoir pardonner immédiatement Apprenons à pardonner avant que le mal ne s’aggrave. Et pardonnons avant qu’on vienne nous demander pardon. Faire comme Jésus qui a offert son pardon avant même que l’homme ne le lui demande. Il priait : « Père, pardonne-leur ».
6) Savoir pardonner continuellement Pardonnons 70 x 7. Etant au bénéfice d’un pardon continuel de la part de Dieu, nous devons à notre tour pardonner sans cesse. Mais comment ? En réalisant que pour un pardon complet, nous devons considérer notre frère comme s’il ne nous avait jamais rien fait de mal. De cette façon, chaque nouvelle offense sera la première, et notre pardon aussi illimité que le pardon de Dieu.
7) Savoir pardonner définitivement Pardonnons et ne revenons plus sur ce qui a été pardonné ! Hélas, combien de fois nous semblons vouloir pardonner, mais continuons à faire des reproches. Veillons donc à ce que notre pardon soit totalement désintéressé et offert sans conditions.
8) Savoir pardonner en priant Rappelons-nous que c’est en priant pour ses ennemis que Jésus à pardonné, sur la croix. A notre tour, prions nous aussi pour ceux qui nous ont offensé et cela pour plusieurs raisons. En priant : - nous ne pouvons critiquer la personne pour laquelle nous intercédons. - Nous recevons de Dieu la force de pardonner, car c’est dans la prière que notre esprit de pardon sera renouvelé. - Nous améliorons la communion les uns avec les autres. - Nous apprendrons à renoncer à nos droits et à désirer davantage la bénédiction de ceux qui nous ont offensés, que la nôtre. - Nous serons réellement libérés de toute amertume, capable d’apporter la libération, le pardon aux autres.
DELIVRANCE DU RESSENTIMENT
(Ephésiens 4 : 1-3) je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressé, en toute HUMILITE et DOUCEUR, avec PATIENCE, vous supportant les uns les autres avec AMOUR, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. L’Apôtre Paul mentionne quatre qualités essentielles que le Christ veut produire dans nos vies, pour nous délivrer du ressentiment et d’expérimenter des relations harmonieusement entre chrétiens au sein de l’Eglise.
1) L’humilité L’humilité nous préservera de l’influence néfaste du ressentiment et contribuera à l’épanouissement de nos relations réciproques. Quels sont les caractéristiques ?
a) L’humilité chrétienne puise sa source dans le connaissance de soi-même. Un homme humble est un homme conscient de sa propre indignité. La chose la plus humiliante dans ce monde est de se découvrir tel que l’on est. La véritable humilité apparaît lorsque nous nous voyons tels que nous sommes, avec nos faiblesses, notre égoïsme et nos échecs.
b) L’humilité chrétienne se réalisera lorsque nous comparerons notre vie avec celle de Christ Tout dépend donc avec qui nous nous comparons, si nous nous mesurons avec quelqu’un d’inférieur, nous en tirons de l’orgueil. Mais si nous nous comparons au modèle parfait de Jésus-Christ, tout orgueil disparaitra immédiatement.
2) La douceur La douceur, elle aussi, nous préservera de l’influence néfaste du ressentiment et contribuera à l’épanouissement de nos relations réciproques. Le mot a un sens précis : l’homme qui manifeste la douceur est celui qui se laisse contrôler et discipliner par Dieu. Un homme plein de douceur est celui qui étant entièrement soumis à son maître Jésus-Christ, sera maître de lui-même de ses passions.
3) La patience De même la patience nous préservera de l’influence néfaste du ressentiment et contribuera à l’épanouissement de nos relations. Deux pensées se dégagent de cette vertu :
a) Un homme patient est un homme déterminé à ne jamais se laisser détourner, prêt à persévérer jusqu’au bout en vue d’obtenir la récompense. Cela veut dire de ne jamais admettre la défaite, quelles que soient les circonstances ou les apparences les oppositions ou les découragements. Elle persévère avec ténacité jusqu'à la fin. L’apôtre en faisait une marque distinctive dans son ministère, quand il dit (2 Corinthiens 12 :12) Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.
b) Un homme patient est un homme ayant la possibilité de se venger ou de rendre la pareille, mais qui refuse de le faire. C’est une attitude qui supporte insultes et préjudices sans se laisser gagner par l’amertume ou la rancune. C’est l’état d’esprit qui permet de supporter sans s’irriter, les personnes les plus désagréables.
4) L’amour Pour finir, l’amour aussi nous préservera de l’influence néfaste du ressentiment et contribuera à l’épanouissement de nos relations. Quelques qualités de l’amour selon la parole de Dieu :
a) Aimer, c’est donner sans chercher à recevoir (Luc 6 : 27-36), « Amour » (agape) au sens originel du mot veut dire, avoir une disposition de cœur telle que nous ne ressentons aucune amertume et aucun désire de nous venger, quelle soit l’opposition, mais que nous rechercherons toujours le plus grand bien de tous. C’est une disposition qui témoigne q’une irrésistible bienveillance et qui, injuriée, ne rend point d’injures et maltraitée ne fait point de menaces (1 Pierre 2 : 23) Ceci nous montre clairement, que l’amour chrétien n’est pas sentimental. L’amour divin (agape) n’est pas uniquement une question d ‘émotion, mais surtout de volonté. C’est la capacité et la détermination d’aimer ceux qui nous sont désagréables et antipathiques, et ceux qui ne nous aiment pas ou qui nous méprisent.
b) Aimer c’est aussi discipliner quelqu’un et ne pas le laisser faire tout ce qu’il veut (Hébreux 2 : 5-11) En laissant faire une personne ce qu’elle veut, pourrait être la pire des choses pour elle. Ce ne serait pas une manifestation d’amour de notre part, mais plutôt un acte d’inconscience ou de lâcheté.
c) Aimer, c’est dire la vérité. Selon 1 corinthiens 13 : 6 l’amour se réjouit de la vérité. L’amour et la vérité sont donc inséparables. Malheureusement beaucoup essayent de les séparer. L’apôtre Paul nous dit de prêcher la vérité dans la charité (éphésiens 4 : 15) L’amour sans vérité est un amour sentimental, faible humain et instable qui conduit à la confusion, à la séduction et aux fausses doctrines. La vérité sans l’amour nous conduit au légalisme, à la dureté et produit en nous un esprit de condamnation et d’hypocrisie. La vérité et l’amour engendrent l’unité de l’église en Christ, la croissance de chacun et l’édification du corps de Christ, en vue de parvenir à une maturité et un plein épanouissement de notre personnalité, selon le modèle de Christ. (Éphésiens 4 : 13-16) Il faut du courage pour prêcher la vérité dans l’amour et affronter ainsi l’opinion des gens. Aimer quelqu’un ne signifie pas être toujours d’accord avec lui. Aimer quelqu’un c’est lui donner ce dont il a besoin et non ce qu’il désire, au risque d’être rejeté. 2 corinthiens 12 : 15 Pour moi, je suis prêt à donner joyeusement tout ce que j’ai. Je me sacrifierais moi-même tout entier pour le bien de nos âmes, même si, en vous aimant davantage, je devais être moins aimé de vous.
Ces 4 grandes vertus de la vie chrétienne aboutissent à un cinquième point : LA PAIX, qui sera le produit de relations harmonieuses entre frères.
Comment conserver cette unité ?
Il n’y a qu’un chemin : la crucifixion du moi, car chacune des 4 vertus citées demande cette crucifixion. Aussi longtemps que notre moi occupe la place centrale, le pardon et l’unité de l’esprit ne pourront jamais pleinement se manifester. Quand le moi est crucifié, que Christ et sa parole prennent la place centrale et que nous commençons à nous pardonner les uns les autres, la paix et l’unité de l’esprit se réaliseront pleinement dans l’Eglise. |
LE PARDON UNE PUISSANCE QUI LIBERE ET GUERIT
Un des obstacles majeur à l’épanouissement du chrétien c’est le ressentiment.
Ressentiment = fait de se souvenir avec rancune des torts qu’on a subis = rancœur.
La bible est très claire à ce sujet, elle nous révèle que pardonner n’est pas un luxe, mais une nécessité. Dieu connaît nos cœurs, nos difficultés dans ce domaine, c’est pourquoi il veut nous aider à expérimenter la puissance libératrice du pardon. Le pardon est réellement la clef de nos relations avec Dieu et les hommes. L’esprit de pardon peut opérer des miracles, briser les cœurs les plus durs, rétablir des foyers désunis et changer les situations les plus désespérées. Si nous commencions à saisir ce glorieux privilège de pardonner, comme Dieu nous a pardonné en Christ. Alors une action tellement puissante du Saint-Esprit se produirait une multitude de vies seraient libérées, des frères et sœurs seraient réconciliés, des corps seraient guéris, des âmes seraient sauvées. L’Eglise retrouverait son premier amour et le Seigneur Jésus serait souverainement glorifié.
I) La portée du Pardon
Nous sommes appelés à pardonner « comme » Dieu nous a pardonné en Jésus-Christ. Ephésiens 4 : 32 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, faites vous grâce réciproquement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ.
1) Pardonner = Libérer
En grec (apheimi) signifie : éloigner de, faire disparaître, libérer. (Matthieu 6 : 12-15) Quand Dieu nous pardonne, il fait disparaître nos péchés comme s’ils n’avaient jamais existé. Psaume 103 : 12 Autant l’Orient est éloigné de l’Occident autant il éloigne de nous nos offenses. Si en pardonnant, nous considérons l’offense comme si elle n’avait jamais existé, nous n’aurions pas « à tenir comptes » des fautes du prochain. Chaque nouvelle offense serait la 1ère, puisque les précédentes auraient disparu. De cette manière, notre pardon serait aussi illimité que le pardon de Dieu à notre égard.
2) Pardonner = Purifier
En grec « purifier » (katariro) signifie : Purger, rendre propre. Ce 2ème mot nous révèle le sens du pardon. Dans l’Ancien Testament en hébreux ce mot est utilisé pour décrire la purification du corps, des vêtements, des ustensiles et des maisons. La pensée est claire tout doit être purifié pour être propre. Dans le Nouveau Testament le mot grec est employé pour la purification de nos péchés par le sang de Jésus. La 1ère épître de Jean nous enseigne : Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus nous purifie de tous péché. Lorsque nous confessons nos péchés, nous sommes plus qu’excusés, nous sommes débarrassés de notre péché, purifié de sa souillure comme le lépreux dont la peau est purifiée et qui retrouve une peau normale et saine. Quand Dieu pardonne nous sommes entièrement purifiés, Dieu ne peut et ne veut avoir de communion avec un être souillé.
3) Pardonner = Justifier
En grec « justifier » (diakioum) signifie : Etre considéré comme innocent. Encore un mot qui est directement en rapport avec le pardon. La justification définit la nouvelle position de l’homme par rapport à Dieu. C’est donc un changement de ses relations avec lui. Selon le langage des écritures, cela veut dire être légalement déclaré innocent ou juste (Romains 3 : 26) La justification ne concerne pas directement le caractère ou la conduite d’une personne, mais seulement sa culpabilité et sa condamnation. Quand Dieu pardonne, nous pensons aussi à notre position légale devant lui. Il n’y a plus rien dans la loi qui puisse nous condamner, car Christ à accompli la loi et il est devenu notre justice (2 Corinthiens 5 : 21) Nous avons été justifiés, déclarés innocents par le sacrifice de Jésus-Christ. Désormais nous pouvons nous présenter devant Dieu comme Jésus se présente devant sont Père, sans aucun sentiment de culpabilité, d’infériorité et de crainte (Romains 8 : 1) Gloire à Dieu !
4) Pardonner = Naître de nouveau
En grec pour cette « naissance » (genneo) signifie : Engendrer, régénérer. La nouvelle naissance est une autre expression biblique étroitement liée avec le pardon. Elle est plus spécialement employée dans l’évangile de Jean et dans la 1ère épître de Pierre. En parlant à Nicodème, Jésus dit : « Si un home ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3 : 3). Dans la perplexité de Nicodème, Jésus souligne cet impératif : « Il faut naître de nouveau, naître de l’Esprit » (Jean 3 : 6-7) Pierre répète ces mêmes paroles aux premiers chrétiens, vous avez été régénéré (voici le mot grec) non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu (1 Pierre 1 : 23). Incorruptible = inaltérable, intègre, honnête.
L’image est frappante. Le péché nous a tellement défigurés, déformés, faussés et pervertis, qu’un pardon superficiel aurait été insuffisant. Nous avions à recommencer à zéro. Nous avions besoin d’être régénérés, d’avoir la conscience libérée de toute culpabilité. Quand Dieu pardonne, il fait de nous une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5 : 17) quel merveilleux pardon !
5) Pardonner = Réconcilier
En grec « réconcilier » (Katallasso) signifie : Rétablir les relations entre l’homme et Dieu. Initialement, cette expression était utilisée pour échanger de l’argent, et plus tard, pour changer l’hostilité en amitié (Romains 5 : 10) C’est l’homme et non Dieu qui avait besoin d’être réconcilié. Le péché n’a jamais atténué l’amour de Dieu ou changé cet amour en haine. Ce n’était pas Dieu qui avait besoin d’être apaisé, mais l’homme qui avait besoin de passer de l’état de rébellion à un état de repentance afin de recevoir l ‘amour de Dieu (2 Corinthiens 5 : 18-19) Quand Dieu pardonne, son but est avant tout de rétablir la communion rompue par le péché de l’homme.
Il n’a pas envoyé son fils Jésus dans ce monde uniquement pour sauver l’homme de l’enfer et de la condamnation éternelle, mais aussi pour le réconcilier avec lui, c’est-à-dire faire de son ennemi son ami. L’homme retrouve ainsi la relation d ‘amour avec Dieu qu’Adam possédait dans le jardin d’Eden. La vérité primordiale se dégageant de ces différents aspects du mot pardon est que Dieu veut et désire ardemment pardonner, c’est l’expression la plus naturelle de son amour. Nul n’a besoin de quémander le pardon de Dieu, car sa nature même est de pardonner. Mais ce pardon ne peut être accordé à moins qu’il n’y ait une sincère repentance de notre part. Cette repentance n’est pas un simple regret de nos péchés. En grec « se repentir » signifie : changer de façon de penser et de vivre. (Esaïe 55 : 7) Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées qu’il retourne à l’Eternel qui aura pitié de lui.
L’ordre des choses : l’homme doit abandonner son péché avant que Dieu ne lui pardonne, la REPENTANCE comprend 2 choses :
- Se détourner de son péché
- Se tourner vers Dieu.
Se détourner seulement de son péché n’est pas qu’une réformation, un effort de l’homme de s’améliorer et non une repentance. Se repentir c’est donc non seulement désirer que son passé soit pardonné, mais aussi vouloir que sa propre vie soit désormais entièrement transformée et consacrée à Dieu. Quand Dieu pardonne, il fait disparaître nos péchés comme s’ils n’avaient jamais existé, nous sommes entièrement purifiés et considérés comme justes à ses yeux. Nous devenons une nouvelle créature, entièrement régénérée, rétablie dans sa communion avec Dieu. Gloire à Dieu pour son pardon libérateur !
SE PARDONNER A SOI-MEME
N’avez vous jamais entendu des gens, écrasés par un sentiment de culpabilité, vous dire : Je crois sincèrement que Dieu m’a pardonné, mais je ne peux me pardonner moi-même ? De telles paroles révèlent une profonde souffrance dans la vie de ces personnes. Beaucoup tiennent un langage et se placent eux-mêmes dans un état de condamnation, alors que Dieu leur a pardonné. Nous allons voir dans ce chapitre la racine de ce mal et le remède biblique.
Vous êtes libre !
Beaucoup de chrétiens vivent dans la crainte et luttent pour chercher à survivre, alors qu’ils pourraient jouir des bienfaits de la paix. Ils sont encore en guerre contre des sentiments de condamnation, d’indignité et de crainte, alors qu’ils sont libres. La croix de notre seigneur Jésus est la déclaration de notre libération. La guerre est donc terminée entre Dieu et nous. Il a fait la paix avec nous par le sang de Jésus (Colossiens 1 : 20) Dieu nous demande de croire que nous sommes pardonnés, mais aussi de nous pardonner nous-même. Vous êtes donc libre ; croyez-le et sortez de votre prison ! Exemple de l’apôtre Paul : Le Seigneur lui a beaucoup pardonné, et lui-même a dû apprendre à se pardonner. Sil n’avait pas appris une fois pour toutes cette leçon, il aurait pu avoir le sentiment, chaque fois qu’il était persécuté, ou rejeté, d’être puni par Dieu pour tout ce qu’il avait fait aux chrétiens avant sa conversion. Et tous ses écrits auraient été imprégnés du sentiment paralysant de la pitié de soi et de la culpabilité. Mais Paul a appris à vivre comme un homme réellement et entièrement pardonné. Il est écrit dans (1 Corinthiens 15 : 9-10) : Car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu, je suis ce que je ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine. (1 Timothée 1 : 16 ) J’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-christ fasse voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je serve d’exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle.
Paul nous exhorte donc à suivre son exemple et à nous réjouir de notre plein pardon : Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. (Romains 8 : 1).
La culpabilité est une force destructrice qui nous paralyse. Satan ne peut pas nous empêcher de nous pardonner nous même. Son but est de nous empêcher de jouir pleinement de notre salut et de pouvoir être utilisés par Dieu. A suivre
Témoignage de Jédidia
Personnellement, j'ai eu bien des fois, dans ma vie, des occasions de pardonner. Il y a eu des petites offenses, mais il y a eu aussi des plus grandes offenses. Et cela a été pour moi un grand combat.
Quand on est trahi et blessé profondément, le plus difficile c’est quand nous le sommes avec des proches. Alors que nous sommes en droit d'attendre de l'aide, une protection. Ce fut le cas pour moi avec mon père. J'ai déjà témoigné de la violence de mon père (quand Jésus délivre de la mort ), de l'abus moral qu'il m'a fait subir. Quand je suis venue à Jésus, je peux dire que le Seigneur m'a beaucoup consolé et donné des guérisons dans ce domaine.
Mais un jour, le Seigneur m'a demandé de pardonner,
tout en me rappelant le souvenir de certaines scènes douloureuses.
Ensuite, le Seigneur m'a dit "C'est vrai, ton père t'a rejetée, mais toi aussi tu as rejeté ton père".
Moi Seigneur j'ai rejeté mon père?
Le Seigneur m'a rappelé certaines attitudes de mon cœur, les jugements que j'avais porté sur mon Père et même le mépris.
J'ai pleuré longuement devant le Seigneur, en Lui demandant pardon. J'avais oublié ces choses, mais le Seigneur, Lui, ne les avait pas oubliées.
Ensuite j'ai pardonné à mon père.
Puis, Il me rappela mes questions, pourquoi j'avais toujours "ce désir de mourir". Il me montra un verset dans la Bible, Exode 21.17 : celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Je compris que cet esprit de mort, qui était venu sur moi, était une de ces conséquences. Je pleurais amèrement, devant le Seigneur, en Lui demandant pardon. Plus tard, j'ai du me pardonner moi-même, vraiment, je n'étais pas fière de moi.
Proverbes 20.20 dit : Si quelqu’un maudit son père et sa mère, sa lampe s’éteindra au milieu des ténèbres. Dieu dans sa parole nous dit : honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse) afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur terre, Ephésiens 6-2 et 3. Depuis, j'ai appris à pardonner. J'ai m'a façon de procéder. Je ne laisse pas l'amertume rentrer. Je viens tout de suite au Seigneur. Je Lui déverse mon cœur et Lui remets toutes les injustices et les douleurs. Puis, chaque jour, je prie pour la personne concernée demandant au Seigneur sa grâce et sa bénédiction sur sa vie. Et ça marche ! Je n'attends rien en retour. Je sais que c'est l'affaire du Seigneur. Lui, sait mieux que moi les situations. Je m'en remets à Lui. Ce n'est plus mon problème.
Bien sûr, cela ne m'empêche pas d'avoir de la peine, mais je m'attends toujours au Seigneur pour guérir la blessure.