offrons des sacrifices

Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 07:23

 

Précédemment nous avons étudié, développé : Si vous avez goûté que le seigneur est bon, édifiez vous en maison spirituelle, maintenant nous allons voir pourquoi.

Afin d’offrir des victimes spirituelles. Que cela signifie ?

Regardons le verset 5 de 1 Pierre 2 dans différentes traductions :

Bible du semeur : Et puisque vous êtes vous aussi des pierres vivantes, édifiez vous pour former un temple spirituel et pour constituer un groupe de sacrificateur consacrés à Dieu, chargé de lui offrir des sacrifices spirituels qu’il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ.

Bible parole de vie : Pour offrir des sacrifices selon l’esprit de Dieu, et Dieu les acceptera à cause de Jésus-Christ.

Bible parole vivante : Vous constituez un groupe de sacrificateur mis à part pour Dieu à qui vos offrirez des sacrifices spirituels qui lui sont agréables, parce qu’ils lui sont présentés par Jésus-Christ.

 

1) Nous devons offrir des sacrifices spirituels et non plus de sang comme dans l’ancienne alliance. Victime ou sacrifiés : fait allusion ou référence à l’Agneau pascal, c'est-à-dire Jésus. Fait référence également à Immoler, immoler la pâque, cela évoque une mise à mort et du feu. Spirituel signifie : sacrifice de celui qui est rempli et gouverné :

         - par l’Esprit de Dieu

         - appartient à l’Esprit divin

         - appartient au vent et au souffle (allusion à Jean 3 : 8 Celui-ci est né d’en haut ou de         l’esprit, est comme le vent qui souffle mais ne sais pas d’où il vient, ni ou il va).

Spirituel signifie également : un esprit donnant la vie de nature divine. Donc une victime spirituelle  c’est une victime qui a l’esprit de la vie, de nature divine.

 

2) Ces sacrifices ou victimes spirituelles ne seront acceptées ou agrées, c’est à dire reçues favorablement que si elles sont présentées par Jésus-Christ ou dans le nom de Jésus-Christ, pour cela il faut avoir accepté et être revêtu de la justice que Jésus nous a acquise par sa mort et sa résurrection.

 

3) Ces sacrifices ou victimes spirituelles doivent être selon l’Esprit, car Dieu est esprit, pour cela ou à cause de cela nous avons besoin du Saint-Esprit, être en accord avec le Saint-Esprit, être conduit par le Saint-Esprit, sinon aucune offrande ne s’élèvera jusqu'à Dieu ou atteindra son objectif, monter jusqu’au lieu très saint dans les cieux, là ou se tient le trône du Père. Avant tout nous devons offrir un sacrifice de bonne odeur, c'est-à-dire qui dégage le parfum de Christ émanant d’un cœur reconnaissant et qui se tient dans l’obéissance.

 

 

Quels sacrifices devons-nous offrir ?

 

La réponse nous est donnée dans deux passages de la bible :

1)   Romains 12 : 1-2 Bible de la parole vivante : je vous demande donc frères à cause de la bonté que Dieu vous a témoignée de lui consacrer votre être tout entier, que votre corps, vos forces et toutes vos facultés soient mis à sa disposition comme une offrande vivante, sainte et qui plaise à Dieu. C’est la le culte spirituel qui à un sens, un culte logique, conforme à ce que la raison vous demande (c'est-à-dire : spirituel, appartenant à l’Esprit.) Ne vous coulez pas dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent ce siècle présent, ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi vous serez capable de reconnaitre ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plait et qui vous conduit à une réelle maturité.

2)   Hébreux 13 : 15-16 par lui (Jésus) offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de nos lèvres qui confessent son nom (ou proclament publiquement son nom), et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

A l’image de la croix qui est constituée d’un bras vertical et un bras horizontal qui sont liés l’un à l’autre. Pour nos sacrifices il doit en être ainsi : S’élever, s’adresser à Dieu par Jésus, dans la puissance du Saint-Esprit en louange, en reconnaissance, en adoration d’une part, et d’autre part se manifester en bienfaisance, en libéralité principalement envers les frères dans la foi nécessiteux, ensuite vers les pauvres, l’orphelin, la veuve etc. Nous pouvons continuer avec les versets suivants : Obéissons à nos conducteurs et prions pour eux.

 La aussi n’oublions pas l’exemple de Jésus, voici ce qu’il a dit au Père, quand il est venu sur terre. Hébreux 10 : 5  C’est pourquoi Christ entrant dans le monde dit :

Tu n’as voulu ni offrande, ni sacrifice, mais tu m’as formé un corps, tu n’as agrée ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit : Voici je viens pour faire ta volonté, O Dieu. Après avoir d’abord : tu n’as voulu et tu n’as agrée ni sacrifices, ni offrande, ni holocauste, ni sacrifices pour le péché (c’est ce qu’on offre pour la loi), il dit ensuite : Voici je viens pour faire ta volonté.

Il supprime ainsi la première chose (les sacrifices de sang de la loi) établit la seconde, c’est à la seconde en offrant son corps et obéissant à la volonté de son père qu’il répond à travers cette parole.

Et c’est dans cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toute. Jésus bien que né d’une femme, pour avoir un corps semblable au notre, était parfait dans toute humanité car il a été conçu par le Saint-Esprit. Le péché n’a jamais eu d’emprise sur lui, même s’il a été tenté en toute chose comme nous. C’est la raison pour laquelle il s’est offert au Père en sacrifice de bonne odeur sans passer par la repentance ni l’expiation. Il n’a pas eu besoin de choisir un animal ou un agneau, lui imposer les mains pour lui transmettre ses péchés et que l’animal meurt à sa place pour qu’il soit agréable au père. Non il a commencé en s’offrant directement. Il a commencé là ou ni finissons.

C’est ce que nous allons développer maintenant :

Même si nous devons choquer certaines personnes, disons qu’il n’est pas venu premièrement sur terre afin de délivrer nos péchés, mais avant tout, le désir profond de son cœur, de tout être c’était de redonner la gloire à son Père qui lui avait été volée. Pour comprendre cela nous devons suivre l’ordre dans lequel sont donnés les sacrifices. Il y en a cinq, et les sacrifices d’expiation et de culpabilité viennent en dernier.

 Le premier sacrifice mentionné dans Lévitique c’est l’holocauste, c’est un sacrifice volontaire un total don à Dieu, un sacrifice de bonne odeur. La victime était brulée totalement sur l’autel d’airain, donc à l’intérieur du tabernacle le lieu était saint. C’est la raison pour laquelle les victimes du sacrifice d’expiation et de culpabilité étaient brulées en dehors du camp tout comme Jésus a été crucifié en dehors de la ville de Jérusalem. En dehors de la présence de Dieu, là où Jésus s’est écrié : « Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ! ». Là il a été fait péché, mais le péché dans aucune forme, n’était admis dans le temple, c’set à dire dans la présence de Dieu.  (A SUIVRE ) 

 

          

 

              

Par louis trifault - Publié dans : offrons des sacrifices
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /2009 07:49

Le message des sacrifices lévitiques est un message de grâce. C'est à dire que Dieu se fait connaître à nous sous deux faces.

-Au Sinaï, dans le tonnerre et les éclairs, Il a manifesté la gloire de sa redoutable sainteté : personne, sous peine d'être foudroyé (Ex 19.21), n'osait s'approcher de la montagne embrasée par sa présence.

-Mais dans son amour, Il désirait habiter au milieu des Siens (Ex 25.8). Le tabernacle était l'expression de cet amour, un lieu de grâce où Il pouvait se rencontrer avec son peuple. C'est de là qu'Il parle maintenant à son serviteur Moïse, Dieu a élu domicile dans le lieu très saint, ce qu'atteste la nuée lumineuse (en hébreu "shekina" = symbole de sa présence). Il s'est en quelque sorte retiré derrière le voile qui sépare le lieu très saint du lieu saint et de là, Il donne à Moïse les lois contenues dans le Lévitique. Ce voile dira l'auteur de l'épître aux Hébreux est le symbole de la "chair" de Jésus (Hé 10 : 19-20). C'est donc derrière ce voile de chair que le Dieu terrible du Sinaï devient accessible à son peuple au cou raide, c'est de là qu'Il entre en contact avec les pécheurs que nous sommes. C'est en son Fils, qu'Il est venu habiter au milieu de nous.

L'ordre des sacrifices :

Dieu met au premier plan l'holocauste et termine par le sacrifice pour l’expiation et le sacrifice de culpabilité. Nous comptons cinq sortes de sacrifice. Trois sont des sacrifices de bonne odeur, donc offert sur l’autel, c’est à dire à l’intérieur du tabernacle. Deux sacrifices, qui ne sont pas de bonne odeur, sont offert pour le péché, donc ils sont brulés en dehors du camp c'est-à-dire hors de la présence de Dieu. Cela nous annonce que jésus sera crucifié hors du camp ou de la ville de Jérusalem. Hébreux 13- 11et 12 : les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûles hors du camp. C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Quatre de ces sacrifices sont des sacrifices de sang.

 Dieu finit par où nous commençons. Le sacrifice de Christ est présenté ici comme un joyau à cinq facettes : l'holocauste / l'offrande / le sacrifice d'actions de grâces (ou de communion) / le sacrifice d'expiation (ou pour le péché) / le sacrifice de culpabilité (ou de réparation).

L'ordre des sacrifices pour Dieu :

1)   L'holocauste : Christ s'abandonne dans sa mort à la volonté du Père et par sa parfaite obéissance poussée jusqu'à la mort de la croix, Il fait les délices de son Père.

2)   L'offrande de gâteau : Christ s'offre à Dieu par sa vie tout entière, sur laquelle le Père a posé son verdict d'approbation : "Voici mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis tout mon plaisir".

3)   Le sacrifice d'actions de grâces : Christ et le Père, dans l'œuvre de la croix, jouissent d'une parfaite communion.

4)   Le sacrifice d'expiation : Christ, divin Substitut, porte les péchés du monde.

5)   Le sacrifice de réparation : Christ, par sa mort, répare l'irréparable.

L’ordre des sacrifices pour le croyant :

1)   Le sacrifice de culpabilité : j'accepte le sang de Christ comme l'unique moyen d'effacer les péchés précis qui m'ont été révélés.

2)   Le sacrifice d'expiation : j'accepte Christ comme mon Substitut et m'approprie la valeur de son sacrifice expiatoire pour mon état de pécheur.

3)   Le sacrifice d'actions de grâces : grâce au sacrifice de la croix, je puis jouir d'une communion rétablie entre Dieu et moi et entre mes frères et moi.

4)   L'offrande de gâteau : ayant reçu le pardon et la purification de mes péchés et ayant été rétabli dans la communion de Dieu et des frères, j'offre ma vie au service de Dieu et des frères.

5)   L'holocauste : j'offre mon corps "en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu" et j'accepte d'être à mon tour "crucifié avec Christ".

Quand, pour la première fois, l'épée de la conviction de péché entre dans l'âme, la conscience recherche les péchés passés qui pèsent sur elle. A cette période de son histoire, l'âme est moins occupée de la source de ces transgressions. C'est pourquoi, elle a besoin de savoir que Dieu, dans sa grâce, a donné un sacrifice, en vertu duquel "toute faute" peut être gratuitement "pardonné" (Col 2.13). Et ce sacrifice, Dieu nous le présente dans l'offrande pour l’expiation et la culpabilité, ou réparation.     

Mais à mesure que nous progressons dans la vie divine, nous devenons conscients que ces péchés commis, ne sont que les rejetons d'une racine. Dieu Lui-même a "condamné le péché dans la chair" (Romains 8.3). Il ne s'agit pas des péchés dans la vie, mais de la racine du péché. Christ n'est pas seulement mort pour nos péchés (1 Co 15.3), mais il a été "fait péché pour nous" (2 Co 5.21). Telle est la doctrine du "sacrifice pour le péché".

Or, une fois nos transgressions pardonnées et notre péché jugé, la paix entre dans notre cœur. Jésus est notre paix et notre joie, dans la présence de Dieu. Là, nous pouvons apprécier le sacrifice de réjouissance et d'action de grâce. Le rang auquel le sacrifice d’action de grâce  est placé, répond à l'ordre selon lequel nous saisissons Christ spirituellement.

Le même ordre parfait se retrouve quant au rang assigné à "l'offrande de gâteau". Quand une âme a goûté la douceur de la communion avec Jésus et qu'elle se nourrit de lui, elle a soif de connaître davantage les glorieux mystères de sa personne. Et Dieu dans sa grâce, répond à ce désir par l'offrande de gâteau, type de la parfaite humanité de Christ.

Vient enfin, pour le croyant, l'holocauste, le couronnement de tout. L'œuvre de la croix étant l'expression de l'invariable dévouement du cœur de Christ.

L'holocauste ouvre le livre : il nous présente un type de Christ "s'offrant Lui-même à Dieu sans tache" (Hé 9.14). C'est pourquoi le St Esprit lui assigne la première place. L'objet suprême que Jésus poursuivait ardemment dans l'œuvre de la croix, était la gloire de Dieu. "Voici, je viens pour faire ta volonté ô Dieu" (Ps 40 : 6-8).  Avant de nous donner le salut, Jésus est venu sur terre pour redonner la gloire, à son Père, qui lui à été volée. C’est son premier objectif. Ces paroles étaient la sublime devise de Jésus. Quelle que puisse être la volonté de Dieu, Christ est venu pour faire cette volonté. Christ trouvait son bonheur sur cette terre à accomplir la volonté de Dieu. C'est ce que nul homme n'avait fait avant lui. Par la grâce, quelques-uns avaient fait "ce qui est droit aux yeux de l'Eternel" (1 Rois 15, 5, 11 et 14, 8). Mais personne n'avait jamais fait la volonté de Dieu toujours parfaitement, invariablement, sans hésitation. Jésus fut obéissant jusqu'à la mort. ( A suivre)           

 

Par louis trifault - Publié dans : offrons des sacrifices
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 13:23

Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut, il l’offrira à l’entrée de l'a tente d'assignation, devant l'Eternel pour obtenir sa faveur. Il posera sa main sur la tête de l'holocauste, qui sera agréé de l'Eternel pour lui servir d'expiation. Il égorgera le veau devant l'Eternel, et les sacrificateurs, fils d’Aaron,  offriront le sang et le répandront tout autour sur l'autel qui est à l’entrée de la tente d’assignation. Il dépouillera l'holocauste et le coupera par morceaux. Les sacrificateurs, fils d’Aaron, mettront le feu sur l’autel, et arrangeront du bois sur l’autel. Les sacrificateurs, fils d’Aaron poseront les morceaux, la tête et la graisse sur le bois mis au feu sur l’autel. Il lavera avec de l'eau les entrailles et les jambes, et le sacrificateur brûlera le tout sur l’autel. C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l'Eternel.

L’offrant devait sacrifier son animal à l’entrée du tabernacle. Il lui était interdit de rentrer à l’intérieur, il avait besoin d’un intermédiaire entre lui et Dieu, c’était le rôle des sacrificateurs : pour mettre l’offrande sur l’autel et y mettre le feu, ainsi que répandre le sang de la victime autour de l’autel, ce dernier servait d’expiation pour l’offrant et Dieu voyait la qualification de l’offrant à le sang de l’animal. Aujourd’hui nous n’avons plus besoin d’intermédiaire humains entre Dieu et nous, jésus est devenu notre souverain sacrificateur par excelence.

            

L'holocauste était une offrande de l'ordre le plus élevé, car elle représentait Christ s'offrant Lui-même à Dieu. Christ est exclusivement pour Dieu. "Il la présentera à l'entrée de la tente d'assignation". La croix est bien sûr le lieu où la grande question du péché fut réglée, mais elle est plus encore. Elle est le lieu où l'amour de Christ pour le Père fut manifesté et exprimé en un langage que le Père seul pouvait comprendre, et c'est sous ce dernier aspect qu'elle est représentée, en type, dans l'offrande de l'holocauste, qui est une offrande essentiellement volontaire. S'il n'était question que de l'imputation du péché et d'endurer la colère de Dieu à cause du péché, l'offrande, moralement, ne pourrait pas être laissée à la volonté de celui qui l'offre, elle serait nécessairement et absolument obligatoire. Le Seigneur Jésus ne pouvait pas désirer être "fait péché" (2 Co 5.21), désiré endurer la colère de Dieu et être privé de la clarté de sa face. Ainsi, l'holocauste ne représente pas Christ sur la croix, portant le péché, mais Christ sur la croix, accomplissant la volonté de Dieu.

Les propres paroles de Christ nous apprennent que Lui-même contemplait la croix sous ses deux aspects différents. Quand il envisageait la croix comme le lieu de l'expiation du péché, quand il anticipait les souffrances qu'à ce point de vue elle renfermait, il s'écriait : "Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi !" Il était saisi d'effroi devant ce que son œuvre entraînait pour lui. Son âme sainte et pure reculait à la pensée d'être fait péché, et son cœur aimant, à celle de perdre pour un moment la lumière de la face de Dieu.

L'holocauste représente Christ dans sa mort, et dans cette mort, non comme celui qui "est devenu malédiction pour nous", mais comme Celui qui présentait au cœur du Père un parfum infiniment agréable. Voici ce qu'il en dit : "Je laisse ma vie, personne ne me l'ôte, je la laisse de moi-même". Et encore : "Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire" (Jn 17.4). "Afin que le monde connaisse que j'aime le Père" (Jn 14 : 30-31).

L'acte de l'imposition des mains est l'expression d'une complète identification. Et cette unité rendait agréable celui qui l'offrait. Le croyant s'identifiant à Jésus est accepté en Lui. "Vous êtes accomplis en Lui" (Col 2.10) / "Rendus agréables dans le Bien-Aimé" (Ep 1.6) / "Membres de son corps" (Ep 5.30) / "Celui qui est unit au Seigneur est un seul esprit avec lui" (1 Co 6.17). La tête et les membres sont un. L'acceptation de l'adorateur était fondée sur la valeur de son offrande. Il n'était pas question de ce qu'il était, lui, mais de ce qu'était son sacrifice. "Il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui".

La place et les fonctions qui sont assignées aux fils d'Aaron dans l'holocauste, sont en parfait accord avec la signification spéciale de l'offrande de l'holocauste. "Ils feront aspersion du sang", ils "mettront du feu sur l'autel", "ils arrangeront du bois sur le feu", ils "arrangeront les morceaux, la tête et la graisse...". Ce sont là des actes bien marquants et qui constituent un trait saillant de l'offrande de l'holocauste, quant nous la comparons avec l'offrande pour le péché, dans laquelle les fils d'Aaron ne sont pas mentionnés du tout. Les fils d'Aaron représentent l'Eglise, non comme corps, mais comme maison spirituelle ou famille de sacrificateurs. Si Aaron est un type de Christ, la maison d'Aaron est un type de la maison de Christ. "Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés" (Hé 2.13 / Es 8.18).

"Et les fils d'Aaron présenteront le sang, et ils feront aspersion du sang tout autour sur l'autel qui est à l'entrée de la tente d'assignation". Encore ici, nous rencontrons un type de l'Eglise envisagée toujours comme compagnie de sacrificateurs, apportant le mémorial d'un sacrifice accompli, et le présentant là où le simple adorateur avait accès. Mais le sang que les sacrificateurs offrent ici est, il ne faut pas l'oublier, le sang de l'holocauste et non celui de l'offrande pour le péché. C'est l'Eglise entrant par la puissance du St Esprit dans la pensée du profond et parfait dévouement que Christ a manifesté envers Dieu.

 

"Et il écorchera l'holocauste et le coupera en morceaux". L'acte cérémoniel "d'écorcher" est particulièrement expressif : il consistait dans l'enlèvement de la partie extérieure de la victime, afin que ce qui est intérieur fût pleinement révélé. Il ne suffisait pas que l'offrande soit sans défaut à l'extérieur, il fallait aussi que l'intérieur, avec tous ses liens et ses jointures, fût mis à découvert. Ce n'est que pour l'holocauste que cet acte est spécialement ordonné. Or ce fait est en parfait accord avec tout l'ensemble du type, en ce qu'il tend à faire ressortir, d'une manière toute particulière, la perfection du dévouement de Christ envers le Père. Son œuvre découlait des profondeurs de son être. Et plus ces profondeurs étaient sondées, plus les secrets de sa vie intérieure étaient mis à découvert, et plus aussi il était manifeste qu'un dévouement sans mélange à la volonté de son Père, et une sincère recherche de sa gloire, étaient les mobiles de son cœur.

"Et le coupera en morceaux". Cet acte présente une vérité quelque peu analogue à celle qui est enseignée dans "l'offrande des parfums pulvérisés" (Ex 30 : 34-38 / Lé 16.12). Le St Esprit prend plaisir à s'arrêter longtemps sur ce qui constitue le parfum et la bonne odeur du sacrifice de Christ, non seulement en les considérant comme un tout, mais aussi en tenant compte des plus petits détails : dans ses diverses parties aussi bien que dans son entier, l'holocauste est sans tare, et ainsi était Christ !

L'holocauste était tout offert à Dieu. Il était entièrement brûlé sur l'autel, l'homme n'y avait point de part. Mais les fils d'Aaron, le sacrificateur, paraissent ici rangés autour de l'autel de Dieu, pour contempler la flamme d'un sacrifice agréable à Dieu, s'élevant à lui en parfum de bonne odeur. "Ils mettront du feu sur l'autel, et arrangeront le bois sur le feu et ils arrangeront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois qui est sur le feu qui est sur l'autel". C'était une glorieuse position, une glorieuse communion, un glorieux service pour la sacrificature, un type frappant de ce que Dieu a donné à l'Eglise, qui a communion avec lui en ce qui regarde l'accomplissement parfait de sa volonté dans la mort de Christ. Comme sacrificateurs, nous sommes là pour contempler et admirer la perfection de cet holocauste, le parfait abandon et la parfaite offrande que Christ, l'Homme sans tache, a faits de lui-même à Dieu.

Il y a dans la mort de Christ, des profondeurs qui sont hors de la portée de l'homme et que Dieu seul a pu sonder. Aucun homme, ni aucun ange ne peut sonder jusqu'au fond le mystère de la mort de Christ. Mais nous pouvons en discerner au moins quelques caractères qui, à eux seuls, rendent déjà cette mort précieuse, au-delà de toute expression, pour le cœur de Dieu. C'est de la croix que Dieu recueille sa plus riche moisson de gloire. Il n'aurait pu, d'aucune autre manière, être glorifié comme il l'a été par la mort de Christ.

 

"Et il lavera avec de l'eau l'intérieur et les jambes et le sacrificateur fera fumer le tout sur l'autel, c'est un holocauste, un sacrifice par le feu, une odeur agréable à l'Eternel". Ce lavage qui est ordonné ici, rendait le sacrifice, typiquement, tel que Christ était essentiellement : il rendait le sacrifice pur, intérieurement et extérieurement. Le plus parfait accord subsistait toujours entre les motifs intérieurs de Christ et sa conduite extérieure : celle-ci était toujours l'expression de ses motifs intérieurs. Tout en lui tendait à une seule chose, savoir à la gloire de Dieu. Les membres de son corps obéissaient parfaitement à son cœur dévoué qui ne battait que pour Dieu.

Le sacrificateur pouvait donc bien "faire fumer le tout sur l'autel".

 

"La loi de l'holocauste : il sera sur le foyer sur l'autel toute la nuit jusqu'au matin et le feu de l'autel brûlera sur lui. Et le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra sur sa chair ses caleçons de lin, et il lèvera la cendre de l'holocauste que le feu a consumé sur l'autel et la mettra à côté de l'autel et il ôtera ses vêtements et revêtira d'autres vêtements, et il emportera la cendre hors du camp en un lieu pur. Et le feu qui est sur l'autel y brûlera. On ne le laissera pas s'éteindre..." (Lé 6). Le feu sur l'autel consumait l'holocauste et les graisses des offrandes de prospérités. C'était la juste expression de la sainteté divine qui trouvait, en Christ et en son sacrifice, un aliment convenable. Le feu ne devait jamais s'éteindre, ce qui représentait l'action de la sainteté divine en jugement devait continuellement être maintenu. Le feu flamboyait sur l'autel de Dieu, aux milieux des sombres et silencieuses veilles de la nuit.

Le sacrificateur qui revêt sa tunique de lin, prend en figure, la place de Christ, dont la justice personnelle est représentée par la blanche tunique de lin. Christ s'étant livré à la mort de la croix, est monté aux cieux, dans sa propre justice éternelle, portant avec lui ce qui était le mémorial de l'œuvre qu'il a accomplie. Les cendres attestaient que le sacrifice était consommé et qu'il était accepté de Dieu : elles étaient placées à côté de l'autel, pour témoigner que le feu avait consumé le sacrifice, et que celui-ci n'était pas seulement consommé, mais qu'il avait été aussi accepté. Les cendres de l'holocauste proclamaient l'acceptation du sacrifice. Les cendres de l'offrande pour le péché proclamaient le jugement du péché.

 

 

 

Par louis trifault - Publié dans : offrons des sacrifices
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

 

Présentation

  • : le blog parolevivante
  • le blog parolevivante
  • : annoncer sa résurection et de sa mort sur une croix annoncer Jésus-Christ - le but de sa venue vivre la puissance de l'évangile Vie perso / Journal intime
  • : ,témoigner, communiquer l'amour de mon Sauveur Jesus-Christ, découvrir l'oeuvre de Jésus sur la croix, découvrir la destinée éternelle de l'homme,témoigner de l'oeuvre de Jésus dans ma vie,ma relation avec Jésus
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés