les paraboles du royaume

Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 05:18

 




Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu

 

 L’évangile de Mathieu nous manifeste plus particulièrement : Jésus Roi. Dans un royaume il y a une constitution et des lois. C’est ce que nous démontre Mathieu à travers son évangile : Le sermon sur la montagne (chapitre 5-6-7) nous en donne la constitution. Dans les sept paraboles du royaume de Dieu, Jésus brosse les différentes évolution du royaume de Dieu : de sa première venue à sa deuxième venue

 

     

 LES PARABOLES DU ROYAUME :

 

Elles sont au nombre de sept. Mathieu 13 : 1 à 57.

-         Quatre sont données à la foule, c’est à dire aux gens de l’extérieur.

-         Trois sont données aux disciples, c'est-à-dire à ceux qui croient en Jésus.

-         La première symbolise le temps des semailles : parole de Dieu.

-         La dernière symbolise le temps de la moisson, non pas de la pêche, mais de la moisson.

-         La première correspond à la première venue de Jésus, la dernière au temps de son retour.

-         Le temps de ses souffrances et le temps de la manifestation de sa gloire.

 

 

I – PRESENTATION DES PARABOLES

 

1ère parabole Mathieu 13 : 1 à 9

Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s’assit au bord de la mer. Une grange foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et leur dit :

Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent et la mangèrent.

Un autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre : elle leva aussitôt parce qu’elle ne trouva pas un sol profond ; mais, quand  le soleil parut, elle fut brûlée et sécha faute de racines.

Une autre partie tomba parmi les épines : les épines montèrent, et l’étouffèrent.

Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, une autre trente.

« Jésus sortit de la maison ». La maison représente Israël à qui Dieu a donné un temps pour croire, accueillir son messie.

Mathieu 10 : 6, Jésus dit aux douze : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». Sortir de la maison signifie sortir d’Israël.

Paul nous explique cela dans Romains 11 : 1 à 15 et 25. Dieu ne rejette pas son peuple qui n’a su reconnaître le temps de sa visitation. Par leur chute le salut est devenu accessible aux païens c’est à dire à nous, afin que son peuple soit excité a la jalousie. Verset 25 : « Une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée dans le salut ».

Sortir de la maison annonce le début du temps des nations.

Mathieu 13 : 13 à 15 nous montre l’accomplissement de la prophétie d’Esaïe 6 : 9-10 : « Vas et dis à ce peuple, vous entendrez et vous ne comprendrez point, vous verrez et vous ne saisirez point. Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche ses yeux,  pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son cœur, ne se convertisse point et ne soit point guérit ».

La mer symbolise les nations et les vagues le tumulte des peuples, vers qui Jésus se rend. La barque représente l’Eglise secouée par les vagues, mais dont les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. C’est la promesse de Jésus. La barque représente l’Eglise qui doit et va continuer la mission de Jésus entre ses deux venues.

Toute la foule se tenait sur le rivage. Jésus attire la foule hors du terrestre pour l’emmener vers le spirituel. Comme un homme qui pratique le parapente, se positionne sur le bord de la pente pour décoller et s’envoler,  se laisser emporter par les courants. Il a quitté le connu pour l’aventure.

En attirant la foule sur le rivage ou vers ce qui symbolise les nations, Jésus déjà annonce qu’il brise le mur de séparation, d’inimitié entre juifs et païens pour constituer un seul homme nouveau : Ephésien 2 :14 à 16.

« Jésus est assis », cela nous est dit deux fois. Cela nous montre un homme en sécurité, en paix, qui domine une situation autant à l’intérieur qu’a l’extérieur. La position assise représente une position d’autorité.

La Bible nous dit que Dieu était assis sur son trône lors du déluge : psaume 29 :10.

Jésus enseignait assis, debout il proclamait la parole ou faisait la lecture de la parole, Luc 4 : 17 et suite.

- assis ou asseoir a un autre sens, ce terme vient du grec Kathizo = conférer un royaume à quelqu’un.

Jésus est celui à qui le Père a conféré le royaume : psaume 2 : 6. « C’est moi qui ai oint mon roi, sur Sion ma montagne sainte » et encore Mt 22 : 44, « Le Seigneur dit à mon Seigneur : assieds toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marche pied ». Jésus, roi, choisi par le Père, enseignait assis sur son trône. Aussi la foule était frappée de sa doctrine, « comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes ».

Mt 21 : 23 nous dit : « Jésus se rendit dans le temple, et pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateur  et les anciens du peuple vinrent lui dire : par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? »

Regardons encore ce verset pour comprendre l’autorité de l’enseignement de Jésus. Mathieu 23 : 2 : « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent, mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas ». La chaire de Moïse représente un système sclérosé, répétitif qui n’évolue pas, pratiquement immuable, sans vie.

- chaire viens d’un mot grec : Katedra : siège élevé occupé par les hommes au rang imminent ou ayant une grande influence.

La chaire de Moïse représente l’autorité d’en bas ou l’autorité charnelle. L’autorité de Jésus lui vient d’en haut, c’est celle de l’Esprit. C’est pourquoi Jésus dit : « mes paroles sont esprit et vie », dans les paroles de Jésus il y a la Vie.

La barque est un moyen de transport, tout en étant un outil de travail, créé pour avancer, se déplacer, évoluer dans le temps et l’espace. Cela représente l’évolution et la mobilité de l’Eglise à travers les siècles, si Jésus conserve le gouvernail  avec le Saint-Esprit.

 

Explication de la parabole :

-         Le semeur = c’est Jésus et tous ceux qui, à sa suite, sèment l’Evangile.

-         La semence = c’est la Parole de Dieu.

-         Les terrains = le cœur des auditeurs.

 

1er terrain : Le cœur incrédule représente le cœur de celui qui refuse de recevoir l’évangile, il entend, ne le comprend pas, non parce qu’il ne le peut pas, mais parce qu’il ne le veut pas. Il n’a pas besoin de Dieu. Il a un cœur insensible, fermé, dur, tassé (image d’une goutte d’eau sur du plastic).

Les oiseaux : image de Satan, qui n’a aucun mal à rendre cet auditeur stérile. Pas de repentance, pas de conviction de péché (je suis bien je n’ai ni péché ni volé.). La vie après la mort ? On verra bien quand on y sera !

 

2ème terrain : Le terrain pierreux. Pas beaucoup de terre : accepte de n’être pas toujours droit (tout le monde à menti un jour ou s’est mis en colère). N’a pas la conviction de péché, donc pas de repentance. N’a pas la conviction de blesser le cœur de Dieu.

La prédication de l’évangile lui plait, l’enthousiasme rapidement, il partage ce qu’il a reçu sans le vivre donc il n’a que des racines superficielles. Dès qu’on se moque de lui il abandonne. Donc il ne porte pas de fruit.

 

3ème terrain : le terrain envahi d’épines, conversion émotionnelle de l’âme : il donne l’apparence d’un vrai chrétien, mais son cœur est resté attaché aux choses de ce monde pour lesquelles il trouve du plaisir. Sa vie ne porte aucun fruit pour Dieu. La parole est étouffée pourtant il pense porter du fruit.

 

4ème terrain : la bonne terre, représente l’auditeur dont le cœur est ouvert.  Il est passé par la conviction de péché, la repentance en se détournant de ses mauvaises voies. Il a reçu le pardon de Dieu en passant par le chemin de la croix sans y être resté. Il sait vivre dans la grâce et dans le lieu très saint dont il connaît l’accès.

 

II – APPLICATION DU TERRAIN PORTANT DU FRUIT

 

L’application porte dans le temps et la durée qui le concerne ainsi que dans les dangers qu’il va rencontrer.

Apocalypse 2 : 1 à 7. Eglise d’Ephèse (Ephèse = être relâché). C’est un exemple du 4ème terrain que nous retrouvons environ 20 ou 30 ans après le temps des semailles.

Ecoutons les paroles de Jésus, qui sont plutôt des compliments : Jésus lui dit qu’elle ne peut supporter les méchants et qu’elle a du discernement car elle est capable d’éprouver ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, elle discerne leurs mensonges. Deux fois Jésus lui dit qu’elle a de la persévérance. Elle a subi la persécution à cause du nom de Jésus, elle ne s’est pas lassée. Elle haït les œuvres des Nicolaïtes que Jésus haït aussi.

Vue de l’extérieur cette église semble parfaite. Jésus regarde à l’intérieur, au cœur et prononce une sanction terrible : ce que j’ai contre toi c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens toi d’où tu es tombée. Repens toi et pratiques tes premières œuvres, sinon je viendrai à toi (ou contre toi) et j’ôterai ton chandelier de  sa place à moins que tu ne te repentes.

Quelles sont les premières œuvres dont  parle Jésus ?

Jean 6 : 29 nous donne la clef : « l’œuvre de Dieu c’est de croire en celui qu’il a envoyé » (Jésus). Comment croire en lui quand mon amour pour lui a baissé dans mon cœur ?

Que signifie : tu as abandonné ton premier amour ?

Dans la bible en français courant il est écrit : « tu ne m’aimes plus comme au commencement ».

Donc Jésus a perdu sa première place dans les cœurs. Abandonné = quitter, négliger, laisser, aller, partir en laissant quelqu’un derrière. C’est Jésus détrôné dans les cœurs par négligence. La passion pour Jésus s’est refroidie. Jésus considère cette perte du premier amour comme une chute. En effet le premier amour vient d’en haut du cœur de Dieu qui nous a aimé le premier et l’a manifesté à travers le don de Jésus.

A travers sa parole, Dieu nous donne la solution et les instructions nécessaires pour qu’il soit le premier dans nos vies : « Ecoute Israël ! L’Eternel ton Dieu, notre Dieu, est le seul Eternel. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (Dt 6 : 4 à 5).

Donc la première condition pour aimer Jésus, c’est de l’écouter. L’amour se manifeste par l’écoute. C’est pourquoi Etienne, aux pharisiens qui vont le lapider, adresse ce reproche : « Hommes aux oreilles incirconcises », c'est-à-dire qu’ils refusent d’écouter.

Comment écouter et que faut-il écouter :

·        Josué 1 : 8. « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche, médite le jour et la nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui est écrit ; c’est alors que tu auras du succès dans toutes tes entreprises, c’est alors que tu réussiras ».

·        -Romains 10 : 17 nous dit : « ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ ».

Là encore, l’attitude demandée consiste à entendre la parole de Christ et d’y obéir

Mathieu 22 : 37-38. Écoutons et entendons : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée », c’est le premier et le plus grand commandement.

Et voici le deuxième : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Jésus doit être le premier partout : le cœur, l’âme et même les pensées.

Ce commandement est si grand que nous le retrouvons mentionné dans 3 évangiles. Jacques ajoute : « ne nous bornons pas à écouter la parole de Dieu, ni à la connaître, la mise en pratique doit être le but à atteindre ».

Ecoutons encore Jésus en Jean 15 : 10 « si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour ».

Nous venons de découvrir 5 étapes définies par des verbes importants

1-  écouter

2-  entendre

3-  garder

4-  demeurer

5-  Obéir

Il faut en ajouter une sixième pour que la liste soit complète.

-Mathieu 4 : 10b. Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

L’adoration doit être en premier et seulement après servir Dieu. En ajoutant cette précision de lui seul : servir Jésus lui seul ! Car à travers les œuvres nous pouvons nous servir, c’est-à-dire servir la chair.

Voila l’enseignement de Jésus pour qu’il soit le premier dans nos vies. Il est notre modèle, notre exemple. Il sait que le cœur de l’homme peut se détourner facilement de la voie par excellence dont parle Paul ! L’amour qui seul subsistera jusque dans l’éternité.

De quel amour nous parle Jésus ?

De l’amour agape, c'est-à-dire d’en haut, de l’Esprit. L’amour inconditionnel dont nous aime le Père qui peut se résumer à peu près à ceci : quoique tu fasses en bien je ne t’aimerai pas d’avantage ; quoique tu fasses de mal je ne t’aimerai pas moins, mais je t’aime trop pour te laisser dans la situation où tu es.

Nous, les êtres humains, nous sommes habitués à aimer ou à être aimé conditionnellement. Pour un enfant, ses parents lui disent : si à la fin de l’année scolaire tu obtiens une bonne moyenne, tu auras telle récompense (par exemple un ordinateur.).En cas d’échec l’enfant se sent dévalorisé, rejeté, la culpabilité prend place dans son cœur.Il n’y qu’un pas pour transposer cette attitude vis-à-vis de Dieu.

 

Réflexions sur le premier amour à partir du troupeau de J-D :

Le samedi 1er avril 2006 nous avons revu le troupeau de brebis et d’agneaux de J-D ; que nous avions découvert en septembre 2004

Les brebis, tête baissée, étaient occupée à paître. Certaines, quand la voisine approchait trop près, donnaient un coup de tête à l’intruse pour l’écarter et marquer les limites. Chacune étaient préoccupées par sa propre activité : paître. Seul les agneaux sont, j’allai dire, détendus, comme sans soucis. Ils sont  pleins de vie et le manifestent en sautant, dansant, jouant les uns avec les autres, faisant des galipettes ; ils semblent même organiser des compétitions de vitesse entre eux. Pendant que les adultes, avec sérieux et préoccupation broutent l’herbe.

-En observant ce spectacle avec étonnement une voix est venue dans mes pensées :

Beaucoup d’entre vous à la nouvelle naissance sont comme les agneaux que tu observes, voues êtes plein de vie, vous sautez vous dansez, jouez, riez, parlez de l’expérience faite avec Jésus, sans que rien ne vous arrête … pourquoi, certain d’entre vous, les retrouves-t-on comme ces brebis renfrognées, donnant les coups de têtes à droite, à gauche contre ceux qui approche?

Pourquoi avez-vous la tête baissée, comme renfermé sur vous-même, à l’image de ces brebis sur la défensive ? Absorbées à brouter, la tête vers le bas représente la recherche des choses d’en bas. Levez vos têtes, votre cœur vers le haut où sont les choses de mon  St Esprit. Vivez par mon St Esprit et vous conserverez la joie de votre nouvelle naissance, la joie du premier amour.

 

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 09:42

2) Maintenant regardons l’application de cette parabole dans l’apocalypse :

 

A - Lettre adressée à l’Eglise de Smyrne : Ap 2 : 8-11

Ecris à l’ange de l’église de Smyrne : Voici ce que dis le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie : je connaît ton affliction et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.

Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèles jusqu’à la mort, et je donnerai la couronne de la vie.

Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux églises : Celui qui vaincra n’aura pas à subir la seconde mort.

Il peut sembler étonnant que Jésus donne un complément  à ces 7 paraboles du royaume par les 7 lettres adressées à 7 églises différentes, 30 ou 40 années plus tard et annonce les difficultés que va connaître l’Eglise à travers les siècles.

Jean 16 : 12 nous le révèle de la bouche même de Jésus : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter (ou recevoir, ou comprendre) maintenant ». Jésus ne nous confie pas des choses que nous ne pouvons assimiler. Nous devons apprendre des vérités élémentaires avant d’en recevoir de plus profondes.

 

B - Quelques réflexions concernant le livre de l’apocalypse.

Ap 1 : 1, nous lisons : « Révélation de Jésus-Christ ». C’est donc un livre rempli de révélations concernant la personne de Jésus-Christ et les évènements de la fin  et non pas un livre annonçant des catastrophes comme le monde le croit ou le pense.

- Apocalypse, en grec, apocalupais = dévoilement.

Nous ne savons de Dieu que ce qu’il veut bien nous révéler de lui.

- Apocalypsis = action de dévoiler, de faire connaître ce qui était caché ou inconnu.

- Apocalypse en latin = révélatio

- Apocalypse = révélation en anglais

Au début de chacune des 7 lettres, Jésus révèle un aspect différent de sa  personnalité.

« Aujourd’hui : voici je suis le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie ». Il apporte un réconfort à ceux qui affrontent la mort.

La révélation que Jésus donne de lui-même à cette église correspond à l’essentiel de son message.

L’église de Smyrne connaît l’affection, la calomnie, la souffrance. Quelques uns vont connaître la prison, la tribulation.  L’histoire locale nous apprend qu’un des premiers responsables de cette église, Polycarpe, est mort en martyr pour ne pas renier sa foi en Jésus. Jésus lui-même a subit et connu tout cela : le rejet, l’affliction, la calomnie, la souffrance et la mort. Aujourd’hui il se présente en vainqueur comme celui qui est revenu à la vie, pour encourager cette église qui vit la persécution.

Jésus n’adresse aucun reproche à cette assemblée mais plutôt un encouragement avec tendresse à la persévérance : « sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie Jésus ». Ceci annonce que cette assemblée va être éprouvée par une tribulation de 10 jours. Combien de temps représente 10 jours ? C’est difficile à dire. En fait, Jésus annonce davantage que cette mise à l’épreuve sera de courte durée et qu’il maîtrise cette situation, Lui, le premier et le dernier et rien n’échappe à son contrôle. Les croyants sont alors encouragés à demeurer fidèles jusqu’à la mort, c'est-à-dire à être prêt de mourir plutôt que de renoncer à leur foi en Jésus. La couronne de vie, récompense spéciale réservée aux martyrs, leur est promise.

Par qui cette église est-elle persécutée ? Connaît-elle la tribulation ? Par ceux qui se disent juifs et ne le sont pas mais qui sont une synagogue de Satan. Voilà l’œuvre de l’ennemi qui sème l’ivraie à travers des Juifs affirmant être le peuple choisi de Dieu. Par leur conduite ils montrent qu’ils sont une synagogue de Satan. C’est Jésus qui le dit.

 

Smyrne (aujourd’hui Izmir, réputée pour ses figues) signifie amer ou myrrhe. La myrrhe est une résine amère, utilisée pour embaumer le corps en tant qu’antiseptique. Donc c’est un symbole de la mort et représente la nécessité de passer par la mort, de mourir à soi même. Souvenons-nous que les rois mages avaient offert de la myrrhe à Jésus.

Smyrne  était sous occupation de Rome qui exigeait l’adoration envers son empereur. Il y a alors, dans cette ville, deux temples importants : celui de Zeus, dieu de la foudre, dieu important pour les grecs, et que les romains appellent Jupiter. Et Cybèle, la déesse de la fécondité avec toutes ses perversions sexuelles. Rien d’étonnant qu’une synagogue de Satan s’y soit ouverte et persécute les chrétiens. Tout ceci représente encore l’ivraie semée dans le champ de Dieu, lui qui en est le créateur.

 

Jésus attire encore notre attention sur deux points dans son message :

a)                Verset 9, « Je connais ta pauvreté, bien que tu sois riche ». Jésus sait que cette église est réputée pour être pauvre en bien matériel, mais riche en possessions éternelles, semblable à Jésus qui sur la terre, n’avait pas d’endroits où reposer sa tête.

b)               Verset 11, « Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort », c'est-à-dire la mort spirituelle qui est la destinée de l’ivraie car elle  sera jetée dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents (Mt 13 : 42.) / Ap 20 : 6, « Heureux et saints  ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point d’emprises sur eux ; ils seront sacrificateur de Dieu et de Christ, et ils règneront avec lui pendant mille ans ».

Remarquons enfin que chaque lettre débute avec la parole de Jésus, et se termine par la voix du ST-ESPRIT qui vient confirmer la parole de Jésus : « que celui qui a des oreilles entende ». Jésus ne parle jamais sans le ST-ESPRIT.

 

C - Quelles applications tirer de tous ces avertissements ?       

Nous, occidentaux, nous avons une pensée linéaire de la vie. Notre vie commence au point A et se termine au point B : entre les 2, une ligne droite se déroule à travers les événements successifs de notre vie.

Tandis que les orientaux ont une pensée en spirale et montante, de la vie. Pour eux, la vie se déroule comme un escalier tournant qui s’élève constamment. Ceci nous donne l’impression de toujours revenir au même point. Ce n’est vrai qu’en parti. A chaque retour nous gagnons un étage. Notre vue sur les événements change, nous prenons de l’altitude. Ainsi chaque événement doit nous rapprocher de Dieu et nous donner de la maturité. Notre mentalité devient une mentalité de gagnant, de domination sur les événements.

De même, en Dieu il y a les 2 manières de penser donc il y a 2 manières de voir les différents événements touchant ces 7 églises.

 

a)  La pensée linéaire, par l’histoire, nous apprend ceci :

-        Ephèse représente l’église du 1er siècle.

-        Smyrne, l’église du 1er au 4ème siècle qui a connu les persécutions sous les empereurs romains.

-        Thyatire, du 16ème siècle au 17ème siècle.

-        Philadelphie, du 18ème au 19ème siècle.

-        Laodicée, église des derniers jours.

 

b)  La pensée en spirale :

Elle nous apprend que le message de Jésus est pour chaque église de tous les temps et pour nous aujourd’hui. Jésus nous met en garde chacun d’entre nous aujourd’hui. Tous nous devons entendre ce que l’Esprit nous dit :

- Garde le premier amour.

- Reste fidèle jusqu’à le mort.

- Refuse le compromis.

- Garde toi de l’impudicité et de Jézabel.

- Réveille-toi et vis.

- Conserve ce que tu as.

- Ouvre la porte de ton cœur et laisse Jésus réanimer ton premier amour.

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 09:48

LES PARABOLES DU ROYAUME II

 

 

Rappelons notre verset de départ : Mt 6-33 « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus ».

Souvenons nous que Dieu veut guérir en nous la vision que nous avons du royaume.

Mt : 13 : 24 à 30 (l’ivraie et le bon  grain) Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit : le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient l’ivraie ? Il leur répondit : c’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux tu que nous allions l’arracher ?

Non, di il, de peur qu’en en arrachant l’ivraie vous déraciniez en même temps le blé. Laissez croître l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez là en gerbes pou la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

 Et 13 : 36 à 43 = explication de la parabole : Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent : expliquent nous la parabole de l’ivraie et du champ. Il répondit : Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie ce sont les fils du malin.

L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde, les moissonneurs, ce sont les anges. Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité : et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

 Voici une définition du mot parabole : une histoire terrestre avec un sens spirituel

 

                                     

1)  Evolution depuis la première parabole : le temps des semailles.

 

Rappelons qu’un seul terrain ou cœur a accueilli correctement la parole de Dieu ou cette graine incorruptible. Souvenons nous aussi que dans la lettre adressée à l’église d’Ephèse, par Jésus, le premier danger qui guette le croyant, c’est la perte du premier amour pour Jésus. Quand l’amour nous quitte, la joie  diminue et fini par disparaître. Sans l’amour la paix nous quittera également. Sans l’amour la foi n’a plus de racine, elle perd son fondement. Il en est de même pour la maîtrise de soi et tout le fruit de l’Esprit.

 

A - Aujourd’hui, dans cette nouvelle parabole, Jésus nous fait passer à un stade supérieur.

Ce n’est plus la parole qu’il sème dans son champs, le monde, mais des hommes et des femmes qui en accueillant la parole, sont devenus une semence : des fils et des filles du royaume de Dieu. Des fils et des filles qui portent un germe de vie. Jésus étant le germe en eux : des hommes et des femmes nés de nouveau.

Esaie 4 : 2. « En ce temps là, le germe de l’Eternel aura de la magnificence et de la gloire et le fruit du pays aura de l’éclat et de la beauté ».

Donc, Jésus sème a travers le monde, c'est-à-dire partout où il y a des êtres humains à arracher des griffes du diable, des hommes et des femmes qui lui appartiennent.

Jean 15 : 16  « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi je vous ai choisis, et je vous ai établis afin que vous alliez et que vous portiez du fruit ».

Cette parabole montre ce que la parole du semeur a engendré.

1 Pierre 1 : 23. « Puisque vous avez été régénéré, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu ».

 

B  - Dieu a un ennemi

Dieu a un adversaire, le diable, qui s’emploie à faire échouer le plan de Dieu. Dès Genèse 3, cela nous est montré par la tentation d’Eve.

- Rusé = sournois, il introduit le doute : Dieu a-t-il réellement dit ?

- Menteur : vous ne mourrez point. Il fait Dieu menteur.

- Il entraîne dans la désobéissance, la rébellion.

En Jean 8 : 44, Jésus nous dit, ou plutôt il dit aux pharisiens qui se déclarent pour Dieu (et non à des gens du monde) : vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement (il veut tuer Jésus), et il ne se tient pas dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond ; car il est menteur et le père du mensonge.

Jésus, dans cette parabole, compare l’œuvre du diable et celle de ceux qui le servent, à de l’ivraie.

 

C - Qu’est ce que l’ivraie ?

C’est une plante de la famille des graminées, c'est-à-dire de la même famille que le blé (ray-grass). L’ivraie produit une graine toxique : un poison mortel. D’autre part, il empêche le blé de se développer normalement en épuisant le sol. Au départ, l’un et l’autre sont identiques. La différence apparaît à la moisson. L’ivraie dresse fièrement son épi, signe de l’orgueil : semence du diable, destinée au feu de la destruction. Le blé ou son épi, ploie, s’incline sous le poids du fruit qu’il porte, comme un homme qui se prosterne devant Dieu pour lui rendre toute la gloire du fruit qu’il porte. Son fruit va demeurer éternellement.

Les hommes et les femmes que Jésus sème deviennent la lumière du monde, le sel de la terre. Les fils du malin s’emploient à obscurcir cette lumière et affadir le sel ou à annuler l’action de l’un et de l’autre.

 

D - Comment est-ce possible ?

Verset 25 « Mais pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla ».

Donc la cause nous la trouvons dans le sommeil où le manque de veille. C’est pourquoi Jésus nous ordonne avec insistance, dans Marc 13 : 33-37 (4 fois en 5 versets) : veillez et priez, car il n’est pas possible de dissocier l’un de l’autre.

Mt 26 – 41, Jésus dit à Pierre, Jacques et Jean, dans le jardin de Gethsémané avant son arrestation : « veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation, l’esprit est bien disposé mais la chair est faible ».

3 fois Jésus va demander à ses 3 apôtres de veiller et de prier avec lui mais à 3 reprises il les trouve endormis ; car leurs yeux étaient appesantis. Ceci n’est pas écrit, toutefois nous pouvons croire que s’ils avaient obéis à Jésus, ils ne l’auraient pas abandonné lors de son arrestation.

1 Pierre 5-8 nous recommande : « Soyez sobres. Veillez ! Votre adversaire, le diable rode comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ». Non pas celui qu’il veut, mais celui qui est mal affermi dans la parole de Dieu ou qui ne veille pas, c’est-à-dire celui qui n’est pas vigilant ou qui ne monte pas la garde.

Ephésiens 5-14 « Réveille-toi, toi qui dors. Relève toi d’entre les mort et Christ t’éclairera ». Celui qui dort (spirituellement) est considéré comme couché avec les morts. La lumière de Christ n’éclaire que les vivants (relevés).

                

E - Exemples des œuvres du diable ou fruit de l’ivraie.

La capacité de tromperie de Satan est si grande que les fils du malin (l’ivraie) s’imaginent souvent être les fils du royaume (blé). Satan sème l’ivraie, c'est-à-dire les “fils du malin” qui se font passé pour les fils du royaume de Dieu. Leur apparence est tellement semblable à celle des vrais fils qu’à la fin seul les anges seront en mesure de les identifier. Citons quelques exemples que nous trouvons aujourd’hui :

-        les mormons

-        les témoins de Jéhovah

-        toutes les sectes qui utilisent la bible, (Exemple : nous avons tous connu l’église Céleste = message d’un ange).

-        Etc.

Extérieurement rien ne les distingue de la véritable Eglise… Beaucoup se présentent comme chrétiens, le salut est annoncé, ou plutôt, un certain salut. La bible est présente, mais pas en premier ni comme l’unique livre contenant la parole de Dieu. Deux ou trois livres passent avant, souvent ce sont les écrits des personnes qui ont reçu une vision, une vision d’ange, ou une soit disante révélation d’un verset de la bible. Un Jésus est annoncé, fils de Dieu mais ce n’est pas Jésus-Christ de Nazareth, le Jésus de la bible. Pour les uns il est le frère de Satan, pour les autres il est le fils de Dieu au même titre que vous et moi, mais pas Dieu. Il en est de même pour l’esprit avec le Saint-Esprit.

Bien sur Satan cherche à semer l’ivraie non seulement dans le monde, le champ de Dieu, mais également dans la véritable Eglise, ainsi que dans nos vies.

 

F - Pourquoi faut-il attendre pour arracher l’ivraie ?

Matthieu 13 : 40. Jésus annonce que cette séparation est réservée aux anges qui arracheront de son royaume tous scandales ainsi que ceux qui commettent l’iniquité.

Jean 3 : 17 nous dit : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui ». Jésus est mort pour tous les hommes, même ceux que l’on considère comme de “ l’ivraie ” actuellement, car tous sont appelés au salut.

Dans sa sagesse Dieu sait qu’il ne peut confier cette séparation aux hommes. Pourquoi ?

Les guerres religieuses se multiplieraient. Les (iques) ne peuvent accepter que les (istes) parviennent au salut ou inversement. La bible ignore ces termes ainsi que Jésus semble t’il. Il nous parle des fils du royaume ou des fils du malin.

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 08:56

LE GRAIN DE SENEVE  

 

Mt 13 : 31-32 : Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit : le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

 

A nouveau Jésus nous élève et nous emmène plus loin dans la vie du royaume de Dieu. Nous avons abordé précédemment le temps des semailles, à deux niveaux :

 

-Semailles de la Parole de Dieu par Jésus, qui se perpétue et se perpétuera dans les siècles jusqu'au retour de Jésus, par les chrétiens.

-Jésus sème des hommes et des femmes, des croyants que Lui-même a choisis, à travers le monde. Nous avons vu que ces hommes et ces femmes portent un germe de vie : Jésus.

 

La lettre adressée aux églises d'Ephèse et de Pergame, continue le message de Jésus et nous annonce comme des poteaux indicateurs toutes les déviations à éviter sur notre voie à suivre, après quelques années de marche avec Jésus : les pièges à éviter, que nous tend l'ennemi, le diable.

 

 

I - PARABOLE DU GRAIN DE SENEVE

 

Le sénevé est plus connu sous le nom de graine de moutarde. Cette graine est très petite, la plus petite, que les auditeurs de Jésus, connaissent. En revanche, la graine de sénevé se développe très rapidement et peut atteindre 3 mètres de haut, dans les pays du Moyen-Orient. Elle devient comme un arbre et les oiseaux y construisent leurs nids et y habitent.

 

a) Que veux nous dire Jésus ?

Cette parabole s'adresse aux disciples et à la foule, qui n'en aura pas la compréhension.

Le grain de sénevé est semé dans le champ, précise Jésus, c'est-à-dire dans le monde (Voir Mt 13.36 : le champ c'est le monde). Récapitulation depuis le début :

Première parabole : Jésus sème la parole et à sa suite, nous la semons encore aujourd'hui, dans les cœurs.

Deuxième parabole (l'ivraie et le bon grain) : Jésus sème des hommes et des femmes, qui lui appartiennent, à travers le monde. Le diable, c'est-à-dire l'adversaire de Dieu, sème aussi des hommes et des femmes qui volontairement acceptent de le servir ou d'autres, qui, trompés par ses mensonges deviennent ennemis de Dieu et se rebellent contre Lui.

 

Cette fois-ci, Jésus sème un grain de sénevé dans le monde. Le grain de sénevé symbolise le Royaume de Dieu. En comparaison avec le développement rapide de ce grain, après sa mise en terre, Jésus annonce que le Royaume de Dieu va s'implanter, se répandre rapidement à Jérusalem, en Samarie et dans le monde entier.

Le point de départ de cette expansion, commence à Jérusalem, le jour de la Pentecôte, par la descente du Saint Esprit. La Bible nous apprend que ce jour, 3000 personnes se repentirent, acceptèrent Jésus comme Seigneur de leur vie et rentrèrent dans le Royaume de Dieu.

 

b) Qui sont les oiseaux ?

Maintenant posons-nous la question : qui sont les oiseaux qui viennent habiter l'arbre issu du grain de sénevé, c'est à dire le Royaume de Dieu ? Jésus nous donne la réponse dans la 1ère parabole et dans l'explication ou révélation réservée aux apôtres.

Mt 13.4 "Un semeur sorti pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin, les oiseaux vinrent et la mangèrent". Ecoutons encore Jésus à travers le verset 19 : "Lorsque un homme écoute la Parole de Dieu et ne la comprend pas, le malin enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin".

A la lecture de ces deux versets, Jésus nous apprend que les oiseaux viennent voler et détruire (manger et enlever). Cela ressemble fort à la 1ère partie du verset Jean 10.10 : "Le voleur vient pour dérober, égorger et détruire". Nous savons que ce voleur dénoncé et désigné par Jésus, se nomme le diable.

Donc, les oiseaux qui viennent nicher dans le Royaume de Dieu, sont des agents du diable. Ils cherchent à détruire, voler et égorger :

Dans la 1ère parabole, ils détruisent la semence.

Dans la 2ème parabole, le diable sème de l'ivraie dans l'œuvre de Dieu pour tromper et ainsi la détruire.

Dans la 3ème parabole, le plan du diable consiste à s'installer dans le Royaume de Dieu pour le détruire de l'intérieur.

 

Devons-nous craindre ces menaces ?

Non ! Restons éveillés, discernons et restons le regard fixé sur Jésus et Ses promesses :

Matthieu 16.18 : "Je bâtirai mon Eglise et les portes de la mort ne prévaudront pas contre elle".

Daniel 6.26 : "Car Il est le Dieu vivant et Il subsiste éternellement. Son Royaume ne sera jamais détruit et Sa domination durera jusqu'à la fin".

La Bible contient beaucoup d'autres promesses de durée et de victoire. C'est à nous de rester vigilant, veillant et discernant. Citons encore cette parole de Jésus : "Je suis avec vous jusqu'à la fin du monde" (Matthieu 28.20).

 

 

II - MESSAGE A L'EGLISE DE PERGAME

 

Personnalité de Jésus :

Jésus attendit 30 ou 40 ans pour donner ce message à Son Eglise, après la parabole du grain de sénevé. Il attendit le moment favorable pour reprendre, redresser, encourager et manifester Son amour, Sa fidélité.

A nouveau, Jésus révèle un nouvel aspect de Sa personnalité. L'Evangile de Jean nous dévoile qui est vraiment Jésus : "Je suis". Jean nous en nomme sept : "Je suis la résurrection et la vie..." etc.

Dans le livre de l'Apocalypse ou de la révélation, livre du Roi des rois et Seigneur des seigneurs, Jésus révèle Lui-même sept aspects de Sa personnalité. "Je suis celui qui a l'épée à deux tranchants" dit-Il à l'église de Pergame. Hébreux 4.12, nous éclaire à ce sujet : "Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelle : elle juge les sentiments et les pensées du cœur".

Dans sa situation, l'église de Pergame a plus particulièrement besoin que l'épée à deux tranchants, pénètre et partage ce qui est de l'Esprit et ce qui est de la chair, c'est-à-dire qu'elle partage, sépare et tranche entre ce qui vient de Dieu et ce qui vient de l'influence du diable.

 

 

Un peu d'histoire :

Pergame = tour élevée / entièrement mariée.

Pergame est construite sur une haute colline. C'était une ville impériale. Tous les habitants s'adonnaient au culte et à l'adoration du dieu Esculape (dieu grec de la médecine). Il était représenté sous la forme d'un serpent vivant. Lorsqu'il touchait une personne, c'était comme un attouchement divin et la personne pouvait être guérie.

La période de Pergame se situe entre les années 300 à 600 après JC. C'est l'époque où l'Empereur Constantin se convertit au christianisme. Il fit du christianisme en quelque sorte, une religion d'Etat où s'unissent la religion et la politique. Constantin, tout en embrassant le christianisme, servait d'autres dieux, dont le dieu Soleil. Nous comprenons mieux la signification de Pergame : "entièrement mariée". Il s'agit du mariage entre le christianisme, la politique et les cultes offerts aux autres dieux sous le règne de Constantin.

Enfin, Jésus nous dit que c'est là, dans cette ville, que se trouve le trône de Satan. C'est la raison pour laquelle Jésus se présente comme étant celui qui à l'épée à deux tranchants. Vraiment, la Parole de Dieu a besoin de séparer et trancher. Voilà le décor, dans lequel est implantée cette église de Pergame.

 

Principaux points du message de Jésus :

Des encouragements :

"Je sais qu'à Pergame est le trône de Satan" / "Tu retiens (ou garde) Mon nom" / "Tu n'as pas renié Ma foi, même quand Antipas Mon témoin fidèle a été mis à mort chez vous, là où Satan à sa demeure".

Antipas = comme le père, à la place du père. Donc, Antipas était soit le père de cette église, soit un des anciens ou responsables. Pour Jésus, il est : "Mon témoin fidèle, mis à mort".

 

Des reproches :

Maintenant, Jésus adresse deux reproches importants :

"Tu as des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balaq à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrent à la débauche".

"De même, tu as, toi aussi, des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. (Remarque : Dans la lettre adressée à l'église d'Ephèse, Jésus reproche la présence "d'œuvres des Nicolaïtes" qu'Il hait, tout comme l'église les hait aussi. Malgré cela, deux siècles plus tard, ces œuvres deviennent une doctrine, c'est-à-dire quelque chose d'enseigné : soit qui s'ajoute à la Parole de Dieu, soit qui la remplace).

 

Première Conclusion :

Tirons une 1ère conclusion avant d'expliquer la doctrine de Balaam et la doctrine des Nicolaïtes.

Pergame : lieu ou Satan a établi son trône / ville impériale où l'on adore principalement le dieu Esculape, le dieu Soleil, mais aussi toutes sortes d'autres dieux / Martyr d'Antipas.

Nous voyons là l'œuvre de l'ivraie semée par le diable et ses serviteurs (ou fils et filles comme le dit Jésus). Tout cela se passe dans le champ (le monde).

Puis, intervient la "conversion" de Constantin et la liberté religieuse (pour toute religion). Le mariage entre le christianisme et la politique marque le début d'une lente décomposition spirituelle et morale de l'Eglise. Les responsables recherchent le pouvoir. L'Eglise s'enfonce dans les ténèbres par l'acceptation de doctrines erronées. C'est ainsi que sont entrées et pratiquées les deux doctrines dénoncées par Jésus. Cette fois, le mal est entré à l'intérieur : des oiseaux ou agents du diable sont venus pour se nicher et se reproduire. En effet, quand les oiseaux construisent un nid dans un arbre, rapidement nous y voyons des petits qui se multiplient à leur tour.

 

La doctrine de Balaam :

Les chapitres 22, 23, 24, 25 et 31.16, du livre des Nombres, nous relatent toute l'histoire de Balaq, de Balaam et cet épisode concernant le peuple hébreu.

Le peuple hébreu campe dans le désert devant un pays qui se nomme Moab. Son roi s'appelle Balaq (= qui dévaste, qui gaspille). Le peuple descend de Lot, neveu d'Abraham. Les Hébreux sont issus d'Abraham, donc les deux peuples sont comme des cousins.

Les Hébreux viennent de battre les Amoréens. Au bruit de cette nouvelle, Balaq craint de subir le même sort, lorsqu'il voit les Hébreux camper devant son pays. Il envoie ses serviteurs, ensuite ses princes, chercher un prophète de l'Eternel pour maudire Israël. Balaq promet une grande récompense et beaucoup d'honneur à ce prophète, pour le séduire, le tenter et l'amener à accepter sa demande. Ce prophète se nomme Balaam c'est-à-dire celui qui détruit le temple, celui qui avale. Balaam accepte le déplacement et à trois reprises, Balaq lui demande de maudire Israël. Mais à chaque fois, Balaam bénira Israël avec les paroles que Dieu met dans sa bouche. Balaq le menace. Alors, Balaam conseille que les femmes Moabites séduisent les hommes d'Israël, pour les pousser à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à la débauche sexuelle.

Dieu avait interdit ces mariages, ainsi ces hommes devinrent maudits en désobéissant à la Parole de Dieu. En agissant ainsi, Balaam a satisfait à la demande de Balaq.

L'apôtre Paul dans 1 Corinthiens 10 : 19-20, nous met en garde contre cette viande sacrifiée aux idoles car elle nous met en communion avec les démons. "Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons et non à Dieu. Or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec des démons". Jésus ne le veut pas non plus.

Dans cette église de Pergame, des oiseaux du ciel ou agents du diable, enseignent la doctrine de Balaam. Et certainement qu'ils agissent pour que des membres de cette église se marient avec des non chrétiens, des adeptes et des adorateurs de faux dieux, afin de les amener dans la débauche, l'adultère physique et spirituel et ainsi les mettre en communion avec les démons.

Balaam demeure le type de faux prophète, ami de l'argent et des honneurs dont l'attitude douteuse conduit au relâchement de l'enseignement de la Parole de Dieu, tout au long de la marche dans la sainteté, l'intégrité et la vérité, pour permettre à la chair d'obtenir ses satisfactions et ainsi qu'elle domine la vie de l'esprit. ( A suivre)

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 04:52

La doctrine des Nicolaïtes :

La Bible nous donne peu d'indications sur cette doctrine, si ce n'est que Jésus l'a haï et que les chrétiens de l'église d'Ephèse l'ont haï également. L'histoire de ces gens et la signification de leur nom nous parlent davantage :

"Nicolaïtes", en grec = victorieuse du peuple / "Nicolaïtes" est constitué par deux mots : nikos et laos : * Nikos = vaincre totalement ou triompher.

* Laos = le peuple.

Donc, "Nicolaïtes" = vaincre le peuple / triompher sur le peuple / triompher du peuple. L'histoire de l'Eglise, à travers le Concile de Nicée en 325, nous dit que le clergé fut définitivement séparé des laïcs. Deux catégories ou deux classes de chrétiens apparaissent. La 1ère concerne les responsables ou clergé qui va dominer sur la 2ème classe, ceux que l'on appelle aujourd'hui, les fidèles ou encore les laïcs, dans certaines églises.

L'histoire nous apprend encore ceci : Constantin fournit des vêtements spéciaux à ceux qui assumaient le service (apparemment le clergé). Le sujet n'est pas épuisé, il y aurait beaucoup à dire encore et il existe d'excellents livres développant le sujet.

 

D'où vient cette doctrine ? Sûrement dans ces paroles prononcées par le diable dans son cœur : Es 14 : 13-14 "Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu. Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, à l'extrémité du septentrion. Je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut".

Nous retrouvons cette mentalité chez les pharisiens, docteurs de la loi et scribes du peuple de Dieu, qui considéraient les gens du peuple comme maudits parce qu'ils ne connaissaient pas la Parole et reconnaissaient en Jésus, le Fils de Dieu" Jean 7.49.

 

Deux évangiles nous apprennent qu'un jour Jésus, alors qu'Il vient d'annoncer sa mort prochaine, entend ses apôtres discuter entre eux pour savoir lequel est le plus grand, sous-entendons ou comprenons : lequel est le plus grand pour succéder à Jésus et dominer sur les autres. (Marc 9 : 33 à 37). Jésus leur donne cette réponse : "Le plus grand c'est celui qui se met au service de tous".

Ephésiens 4.11, Jésus nous a donné des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des pasteurs et des docteurs, non pas pour qu'ils dominent sur le troupeau, mais au verset 12, "pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et l'édification du corps de Christ". Au verset 13 : jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature de Christ. Verset 14 : ainsi, nous ne serons plus des enfants emportés à tous vents de doctrines par la tromperie des hommes et leurs ruses par le moyen de la séduction.

Certains considèrent Pierre comme le 1er Pape. Mais Pierre, lui-même ne s'est jamais considéré comme un chef. Voilà ce qu'il dit de lui-même en 1 Pi 5.1 : "J'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi, ancien comme eux", c'est-à-dire ancien parmi les anciens, sans plus.

 

Conclusion pour nos vies :

Dans l'Evangile, Jésus dit de Lui-même devant une foule : "Le Royaume de Dieu est au milieu de vous" ou "le Royaume de Dieu s'est approché". Il sait qu'Il porte en Lui-même le Royaume de Dieu. C'est la même situation pour nous : le Royaume de Dieu est en nous et nous en sommes porteurs puisque Jésus est en nous. Le diable essaiera d'envoyer ses oiseaux pour nicher dans nos vies. Comment cela se produit-il ?

Dans nos pensées principalement : constamment les oiseaux essaieront de construire un nid sur nos têtes et d'y pondre des œufs qui donneront naissance au rejet, à la culpabilité, aux pensées négatives, à la jalousie, à l'amertume, à la convoitise,à la vengeance, à l'orgueil, à la dépression...etc. Nous ne sommes pas responsables de la venue de ces oiseaux au-dessus de nos têtes, mais nous devenons responsables quand nous les laissons s'installer, construire leurs nids et y pondre des œufs. La responsabilité de les chasser, nous appartient à nous et non à notre pasteur ou responsable.

Quand nous acceptons des compromis avec la Parole. Tout compromis ouvre une porte dans nos vies.

Quand nous laissons rentrer dans nos maisons certains objets qui deviennent des pistes d'atterrissage pour les démons : masques, poupées magnétisées, vêtements (rappelons nous le manteau d’Acan, Josué 7-21 frappé d’interdit) ce peut-être également des bijoux, bagues, pendentifs, des statuettes ou animaux sculptés, même de la vaisselle de valeur avec certaines effigies, des tableaux, des objets achetés dans les brocantes, des livres.

Souvenons aussi que la musique peut-être un piège dans nos vies. Satan est  un fin musicien, même déchu il conserve son don et influence beaucoup de chanteurs, de musiciens. Par la mélodie, les paroles, ces musiques ou chants nous lient dans nos émotions, dans nos sentiments. Nous devenons comme drogués, nous allons connaître des ‘’ manques’’. Souvent nous sommes attirés par un chant parce qu’il décrit  notre situation sentimentale, émotionnelle, de rejet ou de rébellion, mais il ne nous apporte pas de solution. Au contraire il nous entretien dans notre problème .la solution ne consiste pas à boire moins de poison pour être délivré, mais à ne plus en boire du tout ; c'est-à-dire en écoutant moins ces musiques ou chants, non il faut vraiment les éradiquer de nos vies .Nous humilier devant Dieu en demandant pardon, renoncer, être délivrés.

Les oiseaux nous attirent par le coloris de leur plumage, mais leurs crottes ou fiente sont moins intéressantes.Elles deviennent nauséabondes .Combien plus cela est il vrai quand leur crottes infectent nos vies, nos cœurs, nos pensées, le temple du Saint-Esprit que nous sommes, le royaume de Dieu qui est en nous puisque Jésus est en nous.

Exemple du nid d’hirondelle : tous nous aimons les hirondelles avec leur vol léger et rapide dans le ciel. Au printemps quand elles reviennent elles nous annoncent le retour proche des beaux jours. Rapidement, après leur arrivée, elles commencent à construire des nids pour se reproduire, pondent des œufs qui éclosent et donnent naissance à des petits .A partir de ce moment nous voyons, sous le nid, un tas de crotte toute fraîche s’édifier. Essayons de nous tenir sous le nid à ce moment là !!! Je vous assure que nous allons dégager et répandre un autre parfum que le doux  parfum de Christ.

Pourtant, c’est l’image de ce qui se passe dans nos vies quand nous acceptons les oiseaux  du diable .Peut-être qu’au début nous ressentirons une joie émotionnelle, mais rapidement nous vivrons dans la confusion, la dépression suit, la lecture de la Parole de Dieu devient difficile et la lecture de certains livres impossible ou vous révulse.

A travers certains enseignements non basés sur la Parole de Dieu. Nous développerons cela avec la parabole du levain

Magnétisme, astrologie etc.

 

Terminons avec cette analogie de nos vies  et du grain de sénevé : le grain de sénevé se présente comme la plus petite graine des semences que connaissent les auditeurs de Jésus. Chacune de nos vies a commencé par une petite graine, encore plus minuscule que le grain de sénevé, un spermatozoïde invisible à l’œil nu. En neuf mois il est devenu un beau bébé de trois kilos ou plus. En nous regardant aujourd’hui prenons conscience du vase que nous sommes devenus,porteur de la bonne nouvelle .Ne soyons pas surpris que des oiseaux désirent se nicher , demeurer ,construire des nids, y pondre des œufs qui éclosent dans nos vies pour y  anéantir le plan de Dieu.

La responsabilité de s’y opposer nous appartient. Chassons ces oiseaux de nos vies et purifions nous de toute leur fiente et de leur désagréable parfum ou puanteur, de leurs nids, de leur position de squatters par la repentance, le renoncement, le sang de Jésus, l’eau de la parole.

 

Veillons et prions sous la direction du Saint-Esprit

 

 

 

 

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /2008 13:25


Que veut nous enseigner Jésus par la parabole du levain.

 

 

        I - PARABOLE DU LEVAIN / Mt 13 – 33

Il leur dit cette autre parbole : le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures  de farine, jusqu’à ce que toute la pâte soit levée.

 

Cette parabole est encore annoncée par Jésus aux disciples. Pour la foule, ce sera la dernière.

A première lecture, mettre du levain dans la farine nous semble tout à fait normal et même indispensable pour que la pâte lève.

Le verset 35b dit "Je publierai des choses cachées depuis la création du monde", attendons-nous à ce nouveau qui est caché mais promis par Jésus. Demandons que les yeux de notre cœur soient ouverts.Saisissons-nous également de cette promesse de Jésus faites aux disciples :parce qu’il vous a été donné connaître les mystères du royaume de Dieu. Cette promesse est également pour nous aujourd’hui

Pour comprendre la signification du levain dans la bouche de Jésus, cherchons et écoutons ce que nous dit la Parole de Dieu dans l'Ancien et le Nouveau Testament.

 

1) Ancien Testament :

 

-      Ex 12.8 "Cette même nuit, on en mangera la chair (de l'agneau) rôtie au feu, on la mangera avec des pains sans levain".

-      Lv 23.6 "Le 15e jour du mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Eternel. Vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain".

-      Ex 12.15 "Pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n'y aura plus de levain dans vos maisons, car toute personne qui mangera du pain levé, du 1er au 7e jour, sera retranché d'Israël".

-      Citons encore Dt 16.4, qui s'adresse à tous les habitants du pays d'Israël : "On ne verra pas chez toi de levain dans toute l'étendue de ton pays pendant sept jours".

 

La loi donnée à Moïse interdit donc l'emploi du levain pour préparer le pain lors de la fête des pains sans levain et de la fête de la Pâque. Le levain symbolise le mal, le péché et l'Egypte (nous le verrons plus loin). Un peu de levain suffit pour corrompre une personne, une famille, un pays.

En grec "levain" = dzoo'may = corruption morale et mentale enracinée dans sa tendance à infecter les autres. Quand par une influence pernicieuse "un peu de levain fait lever toute la pâte".

Pour les Juifs, la Pâque rappelle la nuit de la sortie d'Egypte et marque la fin de 430 années d'esclavage pour ceux qui ont cru et obéi à l'ordre de Dieu : Ex 12.5 "Vous prendrez un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an". Verset 7 "On prendra de son sang et l’on en mettra sur les linteaux de la porte et les deux poteaux. Verset 8, "On en mangera la chair, rôtie au feu. On la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères". L'agneau annonce la venue de Jésus, l'agneau de Dieu et son sang annonce qu'il va nous sauver de la mort éternelle. La Pâque pour le peuple Hébreu rappelle la liberté offerte par Dieu à son peuple. Cette Pâque, pour nous, possède une ombre des choses à venir : le jour de Pâques, jour de résurrection de Jésus et la victoire sur le péché et la mort. C'est pourquoi la Pâque se célébrait avec du pain sans levain, c'est-à-dire rien de ce qui symbolise le mal. Le péché ne subsiste pas dans la présence de Christ sortant vainqueur du tombeau.

 

2) Nouveau Testament :

 

Ecoutons maintenant ce que Jésus nous dit dans le Nouveau Testament, concernant le levain :

-      Mt 16.6, Jésus leur dit "Gardez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens".

-      Mc 8.15, Jésus fit cette recommandation "Gardez-vous avec soin du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode".

-      Lc 12b, "Avant tout, gardez-vous du levain des Pharisiens qui est l'hypocrisie".

-      1 Co 5 : 6b, "Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ notre Pâque a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de la pureté et de la vérité".

 

Le levain des Pharisiens représente une religion formaliste qui se pratiquait avec beaucoup de rites, d'interdits. Exemple : interdit de guérir un malade le jour du sabbat car c'était considéré comme un travail.

Jésus dénonce également l'hypocrisie chez les Pharisiens. Exemple : si le fils d'un Pharisien tombait dans un puit, un jour de sabbat, il n'attendrait pas le lendemain pour l'en retirer. Pourtant cela représente une masse d'effort plus importante que de guérir un malade.

Le levain des Sadducéens représente le scepticisme à l'égard du surnaturel : ils ne croyaient ni à la résurrection, ni au monde angélique, ni à la Parole. Mt 23 : 24 à 29. 

Le levain des Hérodiens représente le mélange entre la politique et la religion. Mt 22 : 16 à 22.

Ces trois groupes manifestaient beaucoup d'hostilité envers Jésus. Maintes fois ils ont essayé de le faire périr ou de le prendre en défaut par leur question. Donc, avant tout, en nous mettant en garde contre l'œuvre du levain, Jésus nous dit de discerner, de renoncer, de rejeter toutes doctrines qui viennent altérer, détruire la vie qui est dans la Parole et la vérité qu'elle contient, ainsi que la puissance qu'elle manifeste et qui s'en dégage. Ces doctrines annulent la Parole de Dieu. C'est pour cela qu'il ne faut rien n'y ajouter, ni retrancher .Apo 22-19

 

3) Les trois mesures de farine :

 

Les trois mesures de farine de la parabole du levain, relatent ou mettent en évidence, la pureté et la vérité de la Parole de Dieu. Le levain symbolise la malice, la méchanceté et les enseignements malfaisants.

La fête des pains sans levain (ou sans doctrines), prend son origine naturelle en cette nuit où les Hébreux quittèrent précipitamment l'Egypte. Leur pâte n'avait pas eu le temps de lever. Cela signifie spirituellement qu'ils ne devaient rien emporter des doctrines des dieux d'Egypte. Ce devait être une rupture totale, radicale : abandonner tous les levains égyptiens. Ex 12.39 : "Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu'ils avaient emportée d'Egypte et qui n'était pas levée. Car ils avaient été chassés d'Egypte sans pouvoir s'attarder et sans prendre de provisions pour eux".

Les Hébreux ne le savaient pas, à cause du voile sur la Parole dans l'Ancien Testament et qui ne disparaît qu'en Jésus (2 Co 3.14), mais Jésus est le véritable pain sans levain, c'est-à-dire sans malice, sans méchanceté, sans hypocrisie, sans faux enseignements, sans compromis. Donc le véritable pain sans levain mangé et célébré par les Hébreux, sans qu'ils le sachent, c'est Jésus. Ils mangeaient le véritable pain descendu du ciel, Jn 6.51. Comme la farine ou la pâte sans levain, Jésus seul, nous enseigne la Parole avec pureté et vérité : deux attributs qui n'appartiennent qu'à Jésus.

Manger des pains avec levain, c'est recevoir une nourriture corrompue, des doctrines de démons, contrairement aux pains sans levain qui signifient se nourrir de la fine fleur de la farine ou de la Parole. Donc, le véritable sens de la fête des pains sans levain, c'est la fête de la Parole dans toute sa vérité et sa pureté.  C'est aussi célébrer Jésus qui nous nous nourrit en nous donnant sa Parole qui nous fortifie, nous édifie, nous sanctifie et nous rend semblable à la Parole vivante :Jésus.

 

Concernant le levain, arrêtons-nous encore sur le contenu de Lv 23.17. "Vous apporterez de vos demeures, deux pains, pour qu'ils soient agités de côté et d'autre. Ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine (c'est-à-dire la meilleure) et cuits avec du levain : ce sont les prémices à l'Eternel". La fête des pains sans levain parle de Christ en qui ne réside aucun mal, aucune fraude.

 

4) Les deux pains agités :

 

Les deux pains agités (un pour Israël, l'autre pour les païens), présentés devant Dieu, le jour de la Pentecôte. Le levain nous montre que notre sanctification n'est pas terminée. Dieu accepte notre offrande malgré nos imperfections : Il regarde au cœur.

Rm 12.1 : "Je vous exhorte donc frères, par les compassions de Dieu à offrir vos corps, comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable". Cette offrande est agréable à Dieu à cause de ses compassions, à cause de Christ en nous.

Pour terminer la parabole du levain, disons que la femme qui introduit ce levain est une fausse prophétesse qui enseigne et séduit. Nous allons la retrouver agissante dans Ap 3.20, ou dans la lettre adressée à l'église de Thyatire.

 Remarque : le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans 3 mesures de farine,jusqu’à ce que toute la pâte soit levée. ; Cette phrase peut sembler incorrecte, difficile à comprendre et l’action de la femme définitive, voir sans remède (version Louis Segond)

D’autres versions semblent plus correctes, en voici 3 :

-Version BFC Le royaume des cieux ressemble au levain qu’une femme prend et mêle à un grande quantité de farine, si bien que toute la pâte lève

-Version Martin Le royaume des cieux est semblable au levain qu’une femme prend et qu’elle met parmi trois mesures de farine, jusqu’à ce qu’elle soit toute levée.

-Version Parole vivante Le royaume des cieux  peut-être comparé  à du levain qu’une femme  prend pour le mélanger  à une vingtaine de kilos de farine ,finalement toute la pâte en est pénétrée et se met à lever.

Ces trois versions relatent, de la part de la femme, une action en cours de réalisation et qui continue jusqu’à ce que toute la pâte soit toute levée ; c'est-à-dire qui durera jusqu’à la fin du monde. Si nous la laissons agir, mais Jésus nous demande de nous opposer à son action c’est ce que nous allons voir à travers l’étude de la lettre adressée à l’église de Thyatire. ( A suivre)

 

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 08:52

- LETTRE A L'EGLISE DE THYATIRE / Ap 2 : 18 à 29

 

1) Jésus se présente :

 

Jésus se présente comme celui qui a les yeux comme une flamme de feu et dont les pieds sont comme de l'airain ardent. Les yeux évoquent son regard perçant, à qui rien n'échappe et les pieds d'airain, la menace du jugement.

Regardons le contenu du message : "Je connais tes œuvres, dit Jésus, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta consistance et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à la débauche et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles", c'est-à-dire à des dieux morts ou des dieux de morts.

Le verset 21, nous apprend que l'enseignement donné par cette prophétesse, Jézabel, consiste en une doctrine qui connaît les profondeurs de Satan. Jésus nous révèle qu'Il lui a laissé du temps pour qu'elle se repente, mais elle n'a pas voulu. Ceux qui commettent adultère avec elle, vont connaître une grande tribulation, à moins qu'ils ne se repentent. Recevoir ses enseignements, Jésus appelle cela commettre l'adultère avec elle. Ceux qui n'ont pas connu (accepté) cette doctrine, Jésus leur dit : "Retenez ce que vous avez jusqu'à ce que Je vienne".

 

2) L'histoire de Thyatire :

 

Avant d'examiner qui est Jézabel et ce qu'elle représente, consultons l'histoire de Thyatire. Dans le livre des Actes, 16 : 14-15, l'apôtre Paul nous dit qu'une femme de distinction, nommée Lydie, chrétienne et baptisée, ainsi que sa famille, lui a offert l'hospitalité dans sa maison. Elle était marchande de pourpre. C'était une des principales activités et richesse de la ville. On y trouvait également bon nombre de corporations de potiers, de tanneurs, de tisserands, de teinturiers et de tailleurs.

La principale religion des gens de Thyatire était le culte rendu à Apollon, fils du dieu-soleil Zeus et le culte de l'empereur romain. A cette époque ce rituel était dirigé par une femme prophétesse, assise sur une chaise et qui délivrait ses messages, en transe. En réalité, personne ne pouvait appartenir à ces corporations de métier, sans vouer un culte à ces idoles. Imaginons toute la pression mise sur les chrétiens de l'époque qui, même s'ils étaient croyants, devaient aussi gagner leur vie en travaillant à ces métiers.

Dans son message à cette église, Jésus se présente comme le Fils de Dieu. Pourquoi cette présentation à l'église de Thyatire ? Le culte rendu à Apollon, l'était en qualité de fils de dieu (du dieu-soleil Zeus). Le Pape romain de l'époque se présentait comme le seul représentant de Jésus-Christ sur terre, et le seul médiateur entre Dieu et les hommes : la qualité de Fils de Dieu qui est appartient à jésus lui est usurpée.

Les dix commandements de Dieu sont changés par les dix commandements de l'Eglise romaine. Son enseignement est fondé sur :

-      la tradition

-      Les écrits des pères de l'église (les écrits des fondateurs dans les monastères ou abbayes)

-      la Bible

Ainsi, la Parole de Dieu est reléguée au 3e rang.

 

3) Qui est Jézabel ?

 

Elle nous est présentée sous l'aspect d'une femme. Mais il s'agit avant tout d'un esprit de ténèbres puissant qui se manifeste le plus souvent à travers une femme, toutefois ce peut être à travers un homme aussi.

Jézabel = sans cohabitation. (Son nom en anglais "baal", est l'époux ou l'impudique. Il est possible d'associer à son nom ces définitions : destruction, assassinat, suppression, massacre). Elle ne supporte aucune autorité, déteste l'onction et le prophétique. Elle se dit elle-même prophétesse. Elle entretient ses prophètes et les domine.

La Bible nous donne un exemple avec Jézabel qui est devenue reine d'Israël, à cause de la désobéissance du roi de l'époque qui, contrairement à la Parole de Dieu, a épousé une étrangère. Son histoire, nous la trouvons dans 1 Rois 16 : 30-31. Achab a épousé Jézabel, fille d'Ethbaal, roi des Sidoniens et il alla servir Baal et se prosterna devant lui.

Ethbaal = avec Baal / Baal = maître, possesseur, seigneur, suprême divinité, mâle des Phéniciens et des cananéens / Astarté = déesse babylonienne de la fortune et du bonheur. Achab éleva un autel à Baal dans la maison de Baal qu'il bâtit en Samarie c'est-à-dire en Israël même. Et Achab fit encore une idole à Astarté. Voilà l'influence de Jézabel, manifestée sur la vie de son mari. Et tout le pays d’Israël a été souillé par l'influence de Jézabel. Les Hébreux ne savaient plus qui était le vrai Dieu : l'Eternel ou Baal ? 1 Rois 18.21, Elie dit au peuple : "Jusqu'à quand boiterez-vous des deux côtés ? Si l'Eternel est Dieu, allez après Lui, si c'est Baal, allez après lui". Le peuple ne répondit rien.

Sur le mont Carmel Elie prophète de l’Eternel demande à Dieu de faire tomber son feu pour confondre les 400 prophètes de Baal. Le feu de Dieu tombe et consume l’holocauste présenté.Le peuple s’écrie c’est l’Eternel qui est Dieu et se prosterne en se jetant à terre.Ensuite Elie égorge les 400 prophètes de Baal.Auparavant Jézabel avait exterminé les prophètes de l’Eternel (1 rois 18)

Jézabel nourrissait à sa table chaque jour 850 prophètes de Baal et d’Astarté. Comprenons que ces prophètes sont au service de Jézabel pour manger et répandre ses doctrines.Jézabel alimente ses prophètes avec des viandes sacrifiées aux faux dieux. Tout le peuple sera ainsi souillé

 Mais c'est avec l'histoire de la vigne de Naboth que nous découvrons les agissements de Jézabel (1 Rois 21). La vigne de Naboth, c'est un peu comme une parabole vivante. Cette vigne est située à côté de la demeure d'Achab et de Jézabel. Achab la convoita. Naboth refusa de donner ou de vendre son héritage venant de ses pères. Jézabel prit alors l'affaire en mains : "Est-ce bien toi Achab qui exerce la souveraineté en Israël ? Moi, je te la donnerai la vigne de Naboth." Elle écrivit au nom d'Achab, des lettres qu'elle scella avec le sceau d'Achab et elle les fit adresser aux anciens d'Israël. Elle organisa un jeûne du peuple et Naboth fut placé devant le peuple. Deux méchants hommes, choisis par Jézabel, déposèrent une plainte contre Naboth : "Tu as maudit Dieu et le roi !" Naboth fut lapidé et mourut ainsi que ses enfants ou héritiers. Jézabel donna ensuite, la vigne à Achab.

Naboth est une figure de Jésus. La vigne représente l'Eglise ou l'Epouse de Christ. Nous retrouvons les faux témoins qui déposèrent contre Jésus. Mc 14 : 55-56 et suite. Achab symbolise le diable qui veut détruire l'Epouse de Christ ou les croyants (en réalité, Achab convoitait cette vigne pour la détruire et y cultiver ses salades ou légumes). Jézabel représente un esprit puissant, serviteur de Satan.

Actualisons ce passage de la Bible par une histoire contemporaine et française : Imaginons une vigne qui se situe à côté de l’Elysée. Jacques Chirac, président de la république Française, l’a convoité. Le propriétaire refuse de la lui vendre parce qu’elle est son héritage.Devant ce refus Jacques Chirac devient dépressif, reste couché toute la journée,ne mange plus, n’assure plus le conseil des Ministres . Son épouse Bernadette, lui dit : Est-ce bien toi qui gouverne en France ? Cette vigne je vais te la donner. Elle convoque tous les députés de la majorité à manifester devant la demeure du propriétaire, en utilisant la signature ou le sceau de son mari. Au cours de cette manifestation le propriétaire, par deux faux témoins, est accusé d’avoir maudit le chef de l’Etat. Ensuite dans un débordement organisé, le propriétaire et ses enfants meurent. En rentrant à l’Elysée Bernadette dit à son mari : Lève-toi, prends possession de la vigne le propriétaire est mort ainsi que ses héritiers. Enfin nous apprenons que cette vigne était convoitée pour y planter des salades !!!Voilà, imagée, une manière utilisée par Jézabel pour exercer son autorité.

Retenons un trait de caractère important de Jézabel : elle a une fille, Athalie, qui épouse le roi de Juda. Israël est divisé en deux. Achab ou Jézabel, règne sur la partie nord. Sur la partie sud, Juda, un excellent roi vient de régner : Josaphat. Son fils, Yoram, lui succède et épouse la fille d'Achab et de Jézabel, Athalie. Rapidement, l'influence de Jézabel à travers sa fille, gagne Yoram et tout Juda. La Bible nous dit qu'il marcha selon la maison d'Achab, avec les cultes rendus à Baal, à Astarté. Il fit tuer tous ses frères, ainsi s'il venait à mourir, seule Athalie régnerait. 2 Ch 21 : 13-15 : "Tu as entraîné à la prostitution, Juda et les habitants de Jérusalem, comme l'a fait la maison d'Achab avec Israël, et parce que tu as fait mourir tes frères meilleurs que toi, la maison même de ton père. Voici dit l'Eternel, je frapperai ton peuple d'une grande plaie, tes fils, tes femmes et tout ce qui t'appartiens. Et toi, Je te frapperai d'une maladie violente, d'une maladie d'entrailles". Le verset 19, nous apprend sa mort dans de grandes souffrances. Son plus jeune fils, Achazia, le remplace. Tous ses frères avaient été tués au cours d'une guerre. Rappelons que sa mère se nomme Athalie et la Bible nous relate qu'elle lui donnait des conseils impies.

Après la mort d'Achab, roi d'Israël (nord), Dieu oint Jehud qui tue tous les fils d'Achab, Achazia, roi de Juda et les fils des frères d'Achazia (enfants d'Athalie). Quand Athalie apprend la mort de son fils, Achazia, elle fait périr toute la maison royale, ses petits enfants, pour régner. Un petit fils, Joas, caché par sa tante, sœur de son père, échappera à la tuerie de sa grand-mère, Athalie. Athalie régna seule, jusqu'à l'avènement de Joas, institué roi, par le souverain sacrificateur, époux de la tante qui a caché et substitué le bébé Joas, seul descendant de David, d'où devait naître Jésus. Nous voyons la ruse du diable à travers Athalie. Quand Joas fut roi, le souverain sacrificateur (Jehojada) fit tuer Athalie et tous ceux qui la suivaient.

Deux points à retenir :

1.  Dieu est le Dieu des générations. Le Dieu d’Abraham,le Dieu d’Isaac,le Dieu de Jacob ; le Dieu qui préserve les générations futures

Athalie détruit les générations même celle de ces petits enfants qui pourrait l’empêcher de régner.

2.  Quand nous étudions la vie Athalie, nous découvrons que l’onction du souverain sacrificateur a été nécessaire pour la détruire, l’anéantir. Le souverain sacrificateur seul, face à Athalie, a pu établir la véritable autorité sur le trône, en luttant contre Athalie et la faisant mourir.Remarquons que la victoire du souverain sacrificateur est due à sa vie sanctifiée et consacrée au service de Dieu.Nous, nous avons besoin de la même sanctification, consécration, obéissance à Dieu pour lutter efficacement contre Jézabel

 

 

 

4) Que retenir de tout cela ?

 

Que retenir de tout cela, sinon que la signification de Jézabel est bien "sans cohabitation, meurtre, assassinat, suppression, massacre".

Le souverain sacrificateur, Jehojada, est une figure de Jésus. Il traita Athalie comme le dit Jésus : "Je la jetterai sur un lit, je frapperai de mort ses enfants", c'est-à-dire à ceux qui la suivent. Remarquons que dans la lettre envoyée par Jésus à l'église de Thyatire, le plus grand reproche ne s'adresse pas à cette femme Jézabel, qui enseigne de fausses doctrines et qui entraîne dans la mort spirituel ou la débauche. Le reproche s'adresse à ceux qui la laissent enseigner et séduire les serviteurs de Jésus. Nous avons une part de responsabilité quand nous acceptons d'être enseignés avec de fausses doctrines. Nous avons à nous repentir d'avoir accepté de nous être laissés enseigner par les Nicolaïtes et Jézabel.

Athalie =celle que L’Eternel afflige.Elle même ne privera pas d’affliger les enfants de Dieu surtout au moment où une percée vient dans leur vie.

C'est possible de résister, de ne pas se laisser entraîner dans les profondeurs de Satan. Verset 24 : "A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, Je vous dis : Je ne mets pas sur vous d'autres fardeaux. Seulement, ce que vous avez, retenez-le, jusqu'à ce que Je vienne. A celui qui vaincra et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, Je donnerai autorité sur les nations". Donc, dans cette église, il y avait deux groupes qui se côtoyaient.

 

        CONCLUSION

 

Le principal responsable des œuvres de Jézabel, se nomme Achab ou l’esprit d’Achab. Les Nicolaïtes et les partisans de Balaam, avaient préparé son terrain. Sans homme faible, ou sans mari qui abandonne ses responsabilités, Jézabel se manifestera difficilement. Ne négligeons jamais l'influence de cet esprit dans une assemblée. Pour le combattre, il faut que Achab renonce à sa fuite devant les responsabilités. Jézabel peut-être un homme ou une femme, idem pour Achab

Achab, dont le nom signifie "frère du père", donc il serait né, à la suite d'un inceste entre la mère et son fils, pour qu'il devienne frère de son père. Ce prénom annonçait-il une réalité prophétique ?

Jézabel s'accompagne toujours d'autoritarisme, d'indépendance et de rébellion. Jézabel c'est la religion de la mère-enfant. C'est pour cela que nous voyons dans certaines églises, une grande statue de Marie et un petit enfant Jésus dans ses bras.Temps de repentance : Nicolaïtes, Jézabel, Babylone, esprits religieux, personnel, ancêtres.

L’esprit religieux enseigne trois doctrines :

1-doctrine de Balaam     

 2- doctrine des Nicolaïtes ou pyramidale

      3Jézabel.

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 14:08

I - PARABOLE DU TRESOR CACHE

 

Matthieu 13.44. Le Royaume est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache et dans sa joie il va vendre tout ce qu'il possède pour acheter ce champ. Que veut nous enseigner ou nous révéler Jésus, à travers cette parabole ? Dans les paraboles précédentes, Jésus nous donne des clés, retenons-les.

A nouveau un homme se présente à nous : cette fois-ci, il ne sème plus, mais il découvre un trésor dans un champ, il vend tout ce qu'il possède pour devenir propriétaire de ce trésor en achetant le champ qui le contient. Donc, avant tout, c'est le trésor qui l'intéresse plus que le champ.

Qui est cet homme ? Mt 13.24. Le Royaume est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Verset 37, Jésus nous dit : le semeur ou l'homme c'est le Fils de l'homme, c'est-à-dire Jésus Lui-même. Verset 38 : le champ c'est le monde.

Ces révélations de Jésus ne changent pas dans cette nouvelle parabole : l'homme qui trouve, qui cache et achète avec joie, c'est Jésus. Le champ c'est le monde où ce trésor est caché.

-Comment va-t-il acheter ce champ ?

- Pourquoi tient-il tellement à ce trésor ?

-Quel usage va-t-il faire de ce trésor ?

Nous allons découvrir les réponses à chacune de ces questions.

 

 

         Qu'est-ce qu'un trésor ?

 

Dictionnaire Petit Robert = réunion de choses précieuses, amassées pour être conservées, généralement en les cachant / chose enfouie ou cachée sur laquelle personne ne peut justifier de sa propriété et qui est découverte par le fait du hasard / chose précieuse que l'on amasse, que l'on cache ou que l'on peut découvrir.

En grec, trésor =thésaurus, signifie également  dépôt.

 

La parabole du trésor caché, c’est la 1ère donnée par Jésus à ses disciples, mais elle est restée cachée à la foule. Maintenant tenons-nous dans l'intimité de Jésus dans le lieu secret c'est-à-dire le lieu très saint, là où le Père nous confie ses secrets, ils là où les disciples sont  attendus. Invitons le St Esprit à parler directement dans nos cœurs pour recevoir le message de Jésus. La révélation nous est promise : "J'ouvrirai ma bouche en paraboles. Je publierai des choses cachées depuis la création du monde", et "A vous, il vous a été donné de connaître les mystères du Royaume des cieux". Seigneur nous croyons dans ta promesse révèle nous ces choses cachées depuis la fondation du monde.

 Après ces paraboles, Jésus pose cette question à ces disciples : "Avez-vous compris toutes ces choses ?" Oui, répondent-ils. Réjouissons-nous, nous sommes de la même nature que les disciples qui ont entendu Jésus leur parler il y a 2000 ans et Jésus est le même, il est également avec nous par le Saint-Esprit qui veut nous enseigner.

Eliminons tout de suite cette pensée de croire que le trésor caché dans le monde c'est Jésus et que l'homme qui vend tout ce qu'il possède pour acheter le champ, c'est chacun d'entre nous. C'est faux ! Le salut est gratuit, il nous est donné par grâce et nous n'avons rien à vendre ni à acheter du monde pour rencontrer Jésus. Jésus n’est pas à vendre Nous devons plutôt nous débarrasser, nous arracher au monde pour trouver Jésus. Quand nous le trouvons Jésus, la Bible ne nous recommande pas de le cacher, mais au contraire de l'annoncer, d'en témoigner. On ne met pas la lumière sous le boisseau.

 

         Dieu désire une famille

 

De toute éternité, Dieu a décidé de se constituer une famille... à sa dimension ! Une famille semblable à Lui-même, de la même nature que Lui. Dieu créa l'homme et la femme à Son image et à Sa ressemblance. Il les créa à l'image de Dieu avec une part de Sa nature. Il créa Adam et Eve : voilà l’embryon de la famille de Dieu qui prit naissance dans ses pensées et dans son cœur. Comme la femme met au monde un enfant, Adam et Eve, après avoir connu la profondeur de Son cœur, ont vu le jour et sont sortis de Son cœur. Dieu aime Ses œuvres. Il aime Adam et Eve d'un amour sans partage. Il les aime. Il parle avec eux, Il échange avec eux et les rencontre tous les soirs à la fraîche. Tous les jours, Il se rencontre avec Sa famille, à qui Il a donné Son autorité pour dominer sur la terre. Son cœur bat dans l'homme et la femme, Son amour coule dans leur cœur. C’est ce que nous apprend la bible

Dieu n'a pas choisi les anges pour être Sa famille, mais l'homme et la femme, façonnés par Ses mains, créés à Son image et à Sa ressemblance et issus de Son cœur.  Dieu a créé les anges par le souffle de Sa bouche, Ps 33.7. Les cieux et la terre apparaissent par la Parole de l'Eternel.

 Pour créer l'homme et la femme, Dieu façonne de Ses mains, un vase d'argile dans lequel Il met Son Esprit. Le souffle de Dieu, la Parole de Dieu ne suffisent pas, en quelque sorte, pour que l'homme et la femme voient le jour. L'intervention des mains de Dieu, complète, termine Son œuvre divine. C'est-à-dire qu'ils sont l'objet d'une attention toute particulière. En quelque sorte, la création de l'homme et de la femme demande "plus d'efforts", plus de soins, plus d'attention à l'Eternel. Donc, Il met plus de Son cœur, plus de Son amour dans cette œuvre. Ils deviennent ainsi Son trésor.

L'homme et la femme ont été créés pour œuvrer avec Dieu : pour avoir la domination sur toutes les œuvres créées par Dieu, pour échanger, parler avec Dieu. Compte tenu de la grandeur de ce plan éternel, Dieu créa l'homme et la femme avec un libre arbitre. Dieu ne veut pas de robot, mais un être capable de choisir librement, d'aimer librement, de communiquer librement, de communier librement. L'homme et la femme allaient par conséquent recevoir une âme avec des pensées, une volonté, des émotions, comme Son créateur.

 Oui nous avons été façonnés par ses mains... ! C'est peut-être pour cela que nous recherchons si facilement la main de Dieu pour recevoir ses bénédictions et non Son cœur d’où nous sommes sortis et encore moins Sa face...C’est la conséquence du péché, de la chute, car le cœur = amour et communion et la face = lumière de Dieu. Même justifiés un certains nombre d’enfants de Dieu se présente devant lui en doutant qu’ils sont aimés, ils conservent une certaine culpabilité.  

Ge 1.31. La Bible nous dit comment Dieu voyait Son œuvre : Dieu vit tout ce qu'Il avait fait et voici, cela était très bon.

 

         Intervention de Satan :

 

Nous retrouvons là, l'ennemi de Dieu : Satan, anciennement Lucifer, ou fils de l'Aurore, un proche de Dieu qui s'est révolté.

Satan ou diable = adversaire. Voici ce que nous dit la Bible de cet adversaire de Dieu :

-       Jean 10.10 : il dérobe, égorge et détruit

-       Jean 8.44 : il est meurtrier, menteur et père du mensonge

-       Apocalypse : 12-9. : celui qui séduit toute la terre

-       Apocalypse 12.10 : l'accusateur des frères.

 

La Bible nous apprend dans Genèse 3 comment Satan se présente, sous l’aspect d’un serpent, devant Eve et celle-ci se laisse prendre par la séduction. Elle accepte les mensonges concernant la Parole de Dieu. La rébellion contre Dieu, entre dans son cœur. Adam y participe également. Leurs regards se détournent de Dieu et s'orientent vers l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Ils mangent du fruit défendu et la mort éternelle les frappe et rentre dans leur vie. Ils désobéissent malgré l'avertissement de Dieu. Ils deviennent ennemis de Dieu et se mettent sous le joug, l'emprise du diable, d'un plus fort qu'eux. La famille de Dieu vient d'être volée, détournée, frappée, enchaînée, dépouillée de son autorité, coupée, arrachée du cœur de Dieu, condamnée à mort, à la destruction, à la souffrance, mise en esclavage. Et Dieu chasse sa famille déchue du jardin d'Eden, de l’accès à l’arbre de vie, pour qu'elle cultive la terre d'où elle avait été prise ou tirée. Conséquence : nous sommes devenus errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie (Es 53.6a).incapable de nous sortir de cette situation.

 

         Dans le ciel, Dieu perd Sa famille :

 

La famille de Dieu a été arrachée de Son cœur. Cela a provoqué une souffrance dans Son cœur, une douleur impensable. Le Père a vu Sa bien-aimée l'abandonner, pour se mettre sous la domination du péché, de l'adultère avec l'adversaire. Le Père a vu cela avec Son cœur qui aime d'un amour agape c'est-à-dire inconditionnel, un amour sans faiblesse, dans Sa justice.

Dieu hait le péché. Il manifeste Sa colère à travers le déluge. Malgré cela, Il va se réserver une famille par l'intermédiaire d'une arche et d'un homme qui le craint (Noé).Noé trouva grâce auprès de Dieu. Il avait une crainte respectueuse et la foi en Dieu. Dieu sauve une famille, en tout 8 personnes, car Il aime Ses œuvres et dans Son cœur Il conserve la vision de se créer une famille nombreuse qui deviendra son héritage, son trésor. C'est à travers cette famille ou ce reste que va s'accomplir Genèse 3.15.Si lors du déluge Dieu avait tout détruit ce passage la parole  n’aurait pu se réaliser ou s’accomplir :

Je mettrai inimitié entre toi (Satan) et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu blessera le talon ;Oui la descendance de Noé va donner naissance à Jésus dans sa nature humaine

Son trésor a été submergé, enfoui par les vagues de l'enfer. Mais il existe toujours, même caché aux yeux du monde qui est sous la domination du Malin. Le diable tient captif ce trésor. Mais Dieu connaît les cœurs, la souffrance des cœurs. Dans sa prescience Il sait qu'un grand nombre aspire à vivre autre chose. Dans leur cœur il y a un vide en forme de Dieu et que seul Dieu comblera. A tous, Dieu a inscrit dans les cœurs "la pensée de l'éternité". Certains s'en moquent ou soulèvent de l'hostilité à ce projet de Dieu. D'autres, au contraire, l'accepteront avec joie après l’annonce du salut à travers le sacrifice de Jésus  Voila le trésor caché et détenu, par vol ou par kidnapping de l’adversaire. Nous étions de ce nombre. Voilà le trésor caché que voit Jésus .Il décide de tout vendre même sa vie pour racheter ces âmes, les arracher à la captivité.

La solution pour libérer ce trésor, en devenir propriétaire à nouveau : le rachat, la rédemption, l'expiation. Une vie humaine ne se rachète pas avec de l'or ou de l'argent mais en sacrifiant une autre vie qui en quelque sorte accepte de se "vendre" ou de se donner en rançon.

Son trésor a besoin d’être purifié, lavé, sanctifié, guérit, fortifié , retrouver sa nature, par l’œuvre d’aucun produit chimique, aucun médicament, aucun onguent, mais uniquement par le sang de Jésus.

           

       La puissance du sang

 

 

Le verset 17.11 du Lévitique, nous apprend ceci : "car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel afin qu'il serve d'expiation pour vos âmes, car c'est par la vie que le sang fait l'expiation". Ce verset très important, nous apprend et contient beaucoup de points précieux, au moins trois :

 

1)   La vie se trouve dans le sang, c'est le siège de la vie.

2)   Pour l'expiation et le rachat, le sang, n'exprime sa pleine valeur, que s'il coule et coule sur un autel c'est-à-dire s'il est offert en sacrifice.

3)   Dieu nous dit : "Je vous l'ai donné sur l'autel". Donc, ce n'est pas par n'importe quel sang que Dieu va racheter son trésor. Nous le savons : c'est par le sang de Son Fils bien-aimé qui accepte d’être l’Agneau de Dieu. Bien avant que l'homme n'apparaisse sur terre, un grand conseil se tient dans le ciel entre le Père, Jésus et le St Esprit. Quand Dieu dit "faisons l'homme à notre image...", Dieu savait que sa créature chuterait, succomberait à la tentation de l'adversaire. Dieu n'est jamais surpris. Ce jour-là dans le ciel, le plan de sauvetage de l'humanité a été élaboré. Dès avant la fondation du monde, ce jour-là, Jésus pris la parole et dit (He 10.5) : "Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocauste, ni sacrifice pour le péché. Alors j'ai dit : voici je viens pour faire ô Dieu ta volonté. C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus Christ.

 

Jésus Christ est vraiment cet homme qui vend tout, avec joie et qui "se vend" lui-même en se donnant en rançon (1 Tm 2.6), pour racheter ce trésor caché dans le monde et l'offrir à Son Père.

Ph 2.6, Jésus a vraiment vendu tout ce qu'Il possédait pour devenir propriétaire de ce trésor qui ne pouvait être tenu caché plus longtemps. Existant en forme de Dieu (Jésus), Il n'a pas regardé son égalité avec Dieu, comme une proie à arracher. 7 : Il s'est dépouillé Lui-même en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes. 8 : Il s'est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort sur une croix.

Nous découvrons à travers tout cela, la futilité des œuvres pour "gagner" la vie éternelle, pour nous réconcilier avec Dieu.

Ecoutons encore ce verset qui nous parle de la joie de Jésus à travers la souffrance de la croix :Hébreux 12-2 Ayons les regards sur Jésus qui suscite la foi  et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était  réservée ,il a souffert la croix , méprisé l’ignominie ou la honte, il s’est assis à la droite de Dieu . Oui, vraiment Jésus voyait au-delà de la croix les âmes sauvées, arrachées à l’enfer. En échange il en avait de la joie à cause du trésor qui allait lui appartenir. Cette joie lui était donnée par le Saint-Esprit

Continuons sur la joie de Jésus .Jésus se réjouit  de nous voir délivrés de la puissance des ténèbres et que le Père nous transporte dans le royaume de son Fils bien-aimé, c'est-à-dire Jésus. Col 1-13

Jésus a payé pour tous. Non seulement pour ceux qui acceptent le salut offert par grâce, ceux qui refusent se condamnent eux-mêmes. Jean 3-16 déclare : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il est la vie éternelle. Ce verset donne tout le sens de cet achat  du champ (le monde) dont nous parle cette parabole du trésor caché. Rappelons nous que le but de cet achat c’est de posséder le trésor.

Pourquoi Jésus accorde t’il une si grande valeur à ce trésor ? Au moins 4 raisons.

1)   Jésus veut redonner à son Père la famille qui l’a abandonné

2)   Jésus rétablit le royaume de Dieu ou des cieux  sur terre, dans le camp de l’ennemi, qu’il dépossède, dépouille, même si des âmes continuent de se perdre

3)   Jésus nous achète ou rachète pour que nous continuions son œuvre, pas de rachat mais d’annoncer la bonne nouvelle, l’évangile et d’en manifester la puissance par le Saint-Esprit dont nous sommes oint. Actes 26-18 nous dit : afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu , pour qu’ils reçoivent ,par la foi  en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. Cette parole s’adresse à nous maintenant.

4)   Jésus achète ce trésor que nous sommes non pour l’exposer sur un écrin et le contempler.. Jésus désire beaucoup plus. Il veut que  nous le connaissions, c’est  à dire avoir une relation intime avec lui, comme un époux avec son épouse. En Hébreux le nom employé pour désigner cette relation est « yada »La bible nous en donne un exemple en Genèse 4-1 « Adam connut Eve sa femme et elle enfanta »

           A suivre 

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /2008 04:49

II - LETTRE À L'EGLISE DE SARDES

 

Ap 3 : 1-6. Sardes veut dire "qui s'échappe". C'est bien significatif car c'est à cette époque que l'Eglise commença à s'échapper des pièges tendus par l'ennemi. Dans l'histoire linéaire de l'Eglise, Sardes se situe vers 1520 à 1750.C’est l’époque de la grande réforme dans l’Eglise avec Luther notamment.

  Les habitants de Sardes rendent un culte à Cybèle, déesse de la fécondité. Ces cultes se pratiquaient à travers des cérémonies d'orgies et de débauche sexuelle.

Jésus se présente comme celui qui a les 7 esprits de Dieu et les 7 étoiles. Les sept esprits, cela signifie la plénitude du St Esprit. Les sept étoiles, signifie les anges ou messagers des sept églises. Ap 1.20 : Celui qui tient tout dans Sa main.

 

         Ecoutons ce que dit Jésus à cette église :

 

Je connais tes œuvres. Rien n'échappe à Jésus, ni même les motivations du cœur quand nous accomplissons des œuvres. A qui donnons-nous la gloire : à nous-mêmes ou à Dieu ? Cherchons nous à nous mettre en valeur ou à mettre le Royaume de Dieu en évidence ? Le verdict de Jésus est le suivant : "Car Je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu", ou autrement dit : tes œuvres ne m'honorent pas devant mon Dieu, devant mon Père. "Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort". Oui, pour l'extérieur, pour le monde, tu es vivant parce que tu vis comme lui, alors le monde te reconnaît comme l'un des siens. Tu ne déranges personne. Le monde aime ceux qui lui ressemblent. Mais moi je regarde au cœur et sur le plan spirituel, il n'y a plus de vie en toi. Tu ne portes pas de fruit. Rappelle-toi comment tu as entendu la Parole, garde-la et repens-toi. C'est-à-dire que tu n'entends plus ma Parole et tu ne la gardes plus... C'est un peu comme si Jésus disait : tu as mis ma Parole au fond des oubliettes. Tu ne veilles pas ou tu n'es plus dans l'attente de mon retour. Pourtant, je viendrai comme un voleur et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai te surprendre.

Et puis au verset 14, Jésus voit le trésor caché et le dévoile. "Tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements. Ils marcheront avec Moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes". Dans les situations de déchéances les plus noires, de son peuple ou de l'Eglise, Dieu se garde toujours un petit reste qui ne fléchit pas les genoux devant Baal Rom 11-4 je me suis réservé sep mille hommes qui n’ont  pas fléchi le genou devant Baal, une famille qui le craint et qui lui obéit (Noé), un petit nombre qui ne se souille pas par la doctrine de Balaam ou des Nicolaïtes, un petit reste comme dans l'église de Sardes.

Un petit reste que Jésus trouve digne de porter des vêtements blancs avec lui : voilà le véritable trésor de Dieu. Jésus ne condamne pas les autres membres de cette église, Il leur demande de se repentir et de sortir de leurs mauvaises voies, car eux aussi sont appelés à devenir le trésor de Dieu. Le véritable trésor est donc composé de tous ceux (Juifs et païens) qui, reconnaissant qu'ils viennent de Dieu et qui désirent y retourner par le seul chemin ouvert, par le sang de Jésus. Ceux qui reconnaissent avoir été détenu en captivité par le diable et veulent sortir de l'esclavage du péché, non par leurs propres forces ou leurs œuvres, mais uniquement à travers le salut gratuit, offert par Celui qui a tout vendu, même sa propre vie : Jésus.

Nous sommes ce trésor et nous sommes devenus porteurs de ce trésor. Ecoutons 2 Co 4.7 : "Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance (la gloire de Dieu) soit attribuée à Dieu et non à nous".

 

         Que représentent les vêtements blancs ?

 

Voilà 2 000 ans, dans l'empire romain, il était de coutume de célébrer les héros, les grands chefs militaires devenus prestigieux par leurs victoires sur l'ennemi. La célébration se déroulait devant la foule rassemblée. Les héros, montés sur un char, défilaient dans les rues de la ville sous les applaudissements du peuple rassemblé. Derrière le char, les ennemis vaincus étaient attachés et montrés à la foule comme des trophées gagnés. Enfin, ce jour-là, le héros du jour se revêtait de vêtements blancs. Le vêtement blanc promis par Jésus, c’est le prix accordé a celui qui vaincra, c'est la récompense de tous les efforts fournis, déployés pour être fidèle à Jésus, ou en quelque sorte, l'emballage du trésor.

Ap 1.13, nous dit que Jésus était vêtu d'une longue robe. La Bible ne parle pas de la couleur, mais tout laisse à penser qu'elle était blanche, tout comme la robe du souverain sacrificateur lorsqu'il se présentait une fois par an dans le Saint des saints, pour offrir le sang des animaux. Le blanc représente la sainteté, la pureté, un état sans taches ni rides. Nous aussi, nous sommes appelés à devenir des sacrificateurs vêtus de robes blanches.

Ap 1.5b à 6 : "A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés, par son sang et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soit la gloire et la puissance aux siècles des siècles".

 

                   Conclusion :

 

Avons-nous conscience que nous sommes ce trésor caché dans le champ et que Jésus a tout vendu pour l'acheter ou plutôt le racheter en se vendant lui-même ?

Croyons nous que nous sommes la famille de Dieu ?

 Désirons-nous ardemment être de ceux à qui Jésus dit : "Vous êtes trouvés dignes de marcher avec Moi en vêtements blancs ?"

 Ou sommes-nous de ceux à qui Jésus dit : "Je ne trouve pas tes œuvres parfaites devant mon Dieu  et mon Père.

Sondons nos cœurs, nos motivations, examinons nos vies. Comme David crions à Dieu :

Psaumes 139-23-24 Sonde moi, O Dieu et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées !

Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité

Avons-nous des oreilles qui entendent ce que l’Esprit nous dit à travers ces messages qui se succèdent ?

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /2008 14:53



I - PARABOLE DE LA PERLE DE GRAND PRIX

 

Mathieu 13 : 45-46. "Le Royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu'il avait et l'a achetée".

Cette parabole est, une fois de plus, confiée aux proches de Jésus, à ses intimes, ceux qui marchent avec lui, qui l'écoute et entendent ce qu'il dit. Cette fois-ci, il s'agit d'une perle de grand prix et non plus d'un trésor. Jésus choisit cette perle parmi d'autres, parmi de belles perles.

 

        Qu'est-ce qu'une perle ?

 

Dictionnaire Petit Larousse : petite boule composée de couches constituées de cristaux de carbonate de calcium, reliées par une matière organique.

La perle se développe dans une huître à la suite d'une blessure (huître perlière). Donc, la perle est la conséquence d'une blessure, d'une souffrance. De quelle blessure cette parabole veut-elle nous parler ? Elle nous parle de la blessure subie par Jésus et par laquelle l’épouse de l’Agneau va prendre vie

 

Deux autres paraboles du royaume des cieux vont nous éclairer dans notre recherche pour comprendre la signification de la perle de grand prix.

1)  Matthieu 22.2 et suite : "Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Le roi envoie ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces". Nous découvrons que les premiers invités ne voulurent pas venir. Malgré cela la salle des noces se retrouve pleine de convives. Dans le verset 11, nous découvrons qu'un convive n'a pas revêtu l'habit de noce. Il est jeté au dehors, pieds et mains liés. Nous y reviendrons plus loin.

-Qui est ce roi ?

-Qui est son fils ?

 

2)  La parabole des mines, Luc 19,11 et suite. Verset 12 : "Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain pour se faire investir d'une autorité royale". Qui est cet homme de haute naissance ? Jésus. Qui peut l'investir d'une autorité royale ? Un homme de Dieu ? Non ! Dieu seul, c'est-à-dire le Père.

 

Revenons à la parabole du roi qui organise un repas de noces en faveur de son fils. Posons nous ces trois questions : Qui est le roi ? Le Père. Qui est le fils ? Jésus. Mais qui est l'épouse et où est-elle ? Apparemment la parabole n'en parle pas, ou plutôt la parole ne nous la manifeste pas clairement. Ce sera notre recherche

 

Avançons et regardons plus loin dans la Bible, notamment dans 1 Corinthiens 15.45 : "C'est pourquoi le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un Esprit vivifiant". Nous connaissons le 1er Adam, la Bible nous en parle. Le 2ème nous l'identifions rapidement, il se nomme Jésus. Leur nature est différente : le 1er a été créé, il vient d'en bas, le 2ème est créateur et il vient d'en haut. Le 1er est une âme vivante, le second est un esprit vivifiant, comme le dit le verset suivant. Mais ce qui est spirituel ne vient pas le 1er, c'est ce qui est naturel qui vient en premier. Ce qui est spirituel vient ensuite. Retenons bien cela, c'est important pour la compréhension de la suite.

Dans Genèse 2.18, Dieu dit : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je vais lui donner une aide semblable à lui". Cette aide devient une épouse pour Adam. Cette épouse est de la même nature qu'Adam, tirée de sa chair. Dieu veut également donner une épouse au deuxième Adam (Jésus), qui sera de même nature que lui, c'est-à-dire de l'Esprit.

Regardons Genèse 1.27 : "Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme". Pourtant Eve n'apparaît qu'au verset 22 et 23 du chapitre 2. Où était-elle avant ? En Adam. En Dieu, il y a la nature masculine et la nature féminine, cachée bien sûr, mais qui se manifeste.

 Adam a été créé à l'image de Dieu, c'est-à-dire avec les deux natures. Comment Eve vient-elle à la vie ?  Par une opération "chirurgicale" dans le côté d'Adam, pratiquée pendant son profond sommeil (Genèse 2.21).

Alors l’Eternel Dieu fît tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme et il l’amena vers l’homme.

  Comment l’épouse de Jésus va-t-elle naître ? Par une opération chirurgicale et un profond sommeil !  : Où est l'épouse et qui est l'épouse ? La Bible nous enseigne, dans :

-       Apocalypse 21.9 : "Viens je te montrerai l'épouse, la femme de l'Agneau".

-       Apocalypse 19 : 7-9 : "Réjouissons-nous, soyons dans l'allégresse et donnons-lui gloire car les noces de l'Agneau sont venues, son épouse s'est préparée. Il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant et pur. Le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. L'ange me dit : Ecris : heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'Agneau !"

 

L'Agneau, nous l'identifions tout de suite : c'est Jésus. Dans Matthieu 9.15, Jésus le confirme Lui-même.

Continuons à chercher qui est la perle précieuse, cachée ou l'épouse dont nous venons d'apprendre qu'elle se revêtira de fin lin, c'est-à-dire des œuvres justes des saints ou encore qui sera revêtue de vêtements immaculés. 2 Colossiens 11-.2 Nous dit: "Car je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ, comme une vierge pure". A qui s'adresse l'apôtre Paul ? A une assemblée de croyants en Christ que nous pouvons appeler l'église de Corinthe et par extension à tous les croyants, Juifs et païens du monde. L’apôtre Paul considère les croyants comme une vierge pure .Ces croyants répondent à 4 critères dont le .plus important consiste à naître de nouveau, naître d’en haut c'est-à-dire de l’Esprit. L’homme, de la parole des noces du fils du roi, qui n’avait pas revêtu l’habit de noces n’était pas né de nouveau. C’est la raison pour laquelle le roi le fait lier et jeter dehors.

Voici les quatre critères auxquels doit répondre le croyant

1)  Naître de nouveau ou de l’Esprit

2)  Avoir fait l’expérience du sang : justification par l’expiation de Jésus

3)  Mourir à lui-même par le baptême dans la mort de Jésus et ressusciter à la vie nouvelle avec Christ

4)  Avoir le Saint-Esprit dans sa vie : être baptisé d’Esprit Saint et de feu.

 Donc, il s'agit bien d'une épouse spirituelle. La parole de Dieu nous révèle que l’épouse de l’agneau ou Jésus n’a rien à voir avec Marie-Madeleine comme tente de nous le faire croire l’auteur du film : Code Da Vinci. Comment l'épouse de l'Agneau naît-elle ? D'une blessure faite au côté de Jésus et d'un profond sommeil (3 jours et 3 nuits dans le sépulcre).

Jean 19.34 : "Un des soldats lui perça le côté avec une lance et aussitôt, il en sorti du sang et de l'eau". Le sang donne le pardon des péchés, l'expiation et la réconciliation avec Dieu. L'eau représente l'eau de la Parole, mais également le fleuve du Saint-Esprit et encore, l'eau du baptême ou l'ensevelissement du croyant dans la mort du Christ afin de ressusciter avec Lui. Nous avons là, pratiquement toutes les conditions réunies pour la venue à la vie de l'Epouse de Christ. Ephésiens 5 : 25b, 26, 27, nous le confirme. Christ a aimé l'Eglise et s'est livré Lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l'eau de la Parole. Il s'est livré Lui-même pour faire paraître devant Lui, cette Eglise glorieuse, sans taches ni rides, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

Rides = les habitudes, la tiédeur, le feu qui décroît / Taches = séduction, refus de pardonner, compromis avec la Parole. Le sang de Jésus efface les rides et les taches.

 

Revenons à la blessure de la poitrine de Jésus. La Parole de Dieu nous le dit : "de son côté percé, il sortit du sang et de l'eau". C'est également ce qui se passe lors d'un accouchement dans le naturel : du sang coule et de l'eau se répand. La poche des eaux se rompt pour libérer la vie. Une brèche est faite à travers la rupture de la poche des eaux et l'enfant naît. Ceci nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le surnaturel, quand le côté de Jésus percé par l'épée, libère le sang et l'eau : la perle précieuse, l'épouse de Christ était libérée, elle naissait.

Du sang a-t-il coulé dans le jardin d'Eden, quand Eve sortit du côté d'Adam ? La Bible ne nous le dit pas, mais nous pouvons le penser. Adam a-t-il souffert ? Apparemment non car la souffrance résulte du péché. Le péché n'était pas encore rentré dans la vie d'Adam.

 

        Regardons plus longuement la perle et sa formation :

 

1)  La perle est le produit direct d'un organisme vivant et non le résultat d'une fabrication quelconque. L'Epouse de Christ n'est pas le résultat d'un système humain savamment conçu, mais le produit d'un organisme vivant, Jésus Christ, source de toute vie.

2)  La perle c’est la réponse de la Vie, blessée,qui recouvre la blessure répétée, jusqu’à ce qu’une perle soit construite. De même l'Epouse est le résultat de blessures faites à Jésus "car Dieu prouve son amour envers nous, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous", Romains 5.8.

3)  La perle c'est la réponse du blessé à la blessure. De même, l'Epouse c'est la réponse de Jésus crucifié, sur le péché qu'il expie, de sorte que l'apôtre Paul peut dire : "il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ", Romains 5.1.

4)  La perle c’est le résultat ou le fruit de la blessure, construit par des couches successives déposées une à une jusqu'à ce que la perle soit transformée en un joyau précieux de même nature que la vie l’a produite. De même, l'Epouse, qui a causé la mort de Jésus, se voit changée par le dépôt des couches successives de l'amour de Dieu qui lui donne la même nature que Jésus

     Jésus s'est livré Lui-même pour la sanctifier, pour la faire paraître devant Lui,                       glorieuse, sans défaut, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et         irrépréhensible (Ephésiens 5 : 26-27 déjà cité).

 

Maintenant, nous savons comment une perle se forme dans le sein de l'huître. Un petit grain de sable ou un autre corps étranger pénètre dans le côté de l'huître et la blesse comme un grain de poussière dans l'œil peut blesser. Pour calmer la souffrance que lui cause ce corps étranger, l'huître recouvre cet intrus d'une couche de sa nacre, une matière gluante qui finit par se durcir. Quelques temps plus tard, l'inflammation de la blessure revient et produit à nouveau la douleur à laquelle l'huître répond par une nouvelle couche de sa nacre. Ainsi de suite, couche après couche, l'huître donne sa vie pour la formation de la perle, en sorte que le corps étranger se voit transformé, à l'image de l'organisme qui l'a formée.

Ainsi, Jésus agit-Il envers son Epouse. Il donne sa vie pour que sa créature devenue étrangère au royaume de Dieu après la chute, reçoive sa nature.

Que dire devant une telle richesse d'amour déployée, manifestée envers des êtres rebelles, souillés par le péché, aveuglés. Jésus voit une perle précieuse qu'Il veut épouser et avec qui il veut régner Maintenant, "nous sommes devenus une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin d'annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière par sa grande miséricorde". Citons encore Ephésiens 3.10 : "C'est pourquoi les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd'hui par l'Eglise, la sagesse infiniment variée de Dieu".

Jésus est vraiment ce marchand de belles perles comme le dit la parabole. Il ne cherche pas simplement de belles perles, cela ne lui suffit pas. Son désir, sa recherche l'amène à en découvrir une de plus grand prix. Sa vie même n'a plus de valeur devant cette perle de grand prix. Il veut cette perle pour Lui, non comme bijou, mais comme "aide semblable à Lui". Il va la purifier, la sanctifier, la nourrir, l'élever à son niveau dans un amour sans partage. Jésus ne veut pas s’approprier gratuitement cette perle car l’amour consiste à donner sa vie pour ceux que l’aime .Ou encore il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Cette parabole de la perle précieuse nous ramène au psaume 45-10 et 12a : des filles de roi sont parmi tes bien-aimées ; la reine est à ta droite, parée d’or d’Ophir. Le roi porte ses désirs sur ta beauté

Le St Esprit, c'est celui à qui Jésus confie cette perle de grand prix pour l'affiner, la conduire parfaite jusqu'à son Epoux : Jésus. Le St Esprit va encore l'équiper de ses dons, afin qu'elle soit semblable à Jésus, car Jésus veut que son Epouse règne avec Lui. A Suivre

 

 

Par louis trifault - Publié dans : les paraboles du royaume
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