Suis je responsable de mon frère ?

Publié le par louis trifault

 

 

Dans le précédent message : Qu’as-tu fais de ton frère ? Nous nous sommes posé la question suivante : comment savoir si je suis de la lumière ou des ténèbres, si j’aime ou si je déteste ? Nous avons 2 tests pour nous le permettre : 1 nos œuvres, 2 l’amour des frères

Le message présent traite principalement de l’amour des frères

 

Matthieu --7 -21 : ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Plusieurs me diront en ce jour là : Seigneur, Seigneur n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons par ton nom.  N’avons nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?

Je ne vous ai jamais connu, retirez vous de moi, vous qui commettez l'iniquité.

Le verset 21 de la Bible (parole de vie) dit : Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire : « Seigneur, Seigneur », il faut aussi faire la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Galates 5 : 6 nous dit : « la foi qui n’agit pas par l’amour n’est rien. »

Jésus nous donne l’autorité de chasser les démons en son nom. C’est vrai, mais si nous pratiquons cela pour manifester que nous avons de l’autorité ou pour exercer de l’autorité. Nous sommes en dehors de la volonté de Dieu. Jésus nous demande de chasser les démons par amour pour le ou les personnes, afin qu’elles soient délivrées de l’emprise des ténèbres. Jésus agissait toujours en aimant et en étant rempli de compassion. Chasser les démons et détester la personne, ça ne marche pas. C’est aussi valable pour tout nos actes, nos paroles, nos œuvres.

 

2. L’amour envers les frères. Prenons un passage dans l’ancien testament

Lévitique 19 : 17 et 18 : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur, tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui.

Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi même. Je suis l’Eternel. Vous observerez mes lois. »

 « Suis-je responsable de mon frère ? dit Caïn. » Oui, nous venons de le voir ! Tu auras soin de reprendre ton frère.

Maintenant regardons le nouveau testament.

Marc 12 : 30 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force.

Voici le second : ton prochain comme toi même, il n’y a pas de plus grand commandement que ceux là. »

Dans l’ancien testament, il fallait obéir à une loi. Dans le nouveau : Nous aimons parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Romains 5 : 5 : Dans sa grâce, Dieu nous en donne la capacité en nous donnant d’expérimenter son amour pour cela il nous faut demeurer dans sa parole.

1 Jean 2 : 2 et 5 « celui qui dit : Je l’ai connu et qui ne garde pas ou ne pratique pas ses commandements est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais l’Amour de Dieu est vraiment parfait en celui qui garde ou pratique sa parole, par cela nous savons que nous somme en lui. »

L’amour dont nous sommes aimé, et l’amour dont nous devons aimer croise est un amour crucifié. Un amour dressé comme les deux bras de la croix. L’un vertical que représente l’amour de Dieu dans nos vies, et l’amour qui, de nos cœurs, monte vers Dieu.

Et le bras horizontal, qui symbolise l’amour pour les frères. Remarquons tout de suite que les bras de la croix, en un certain point, sont assemblés, incrustés l’un dans l’autre. La leçon à en retirer est celle ci : Mon amour pour les frères doit passer, être transformé, purifié par l’amour de Dieu ou la relation que j’ai avec Dieu. De même, l’amour de Dieu passe dans ma relation personnelle, mais aussi par le bras horizontal, c’est à dire l’amour des frères. Je ne peux pas aimer Dieu en vérité si je n’aime pas les frères. De même je n’aime pas les frères en vérité, si je n’ai pas l’amour de Dieu. C'est-à-dire l’amour agapè. L’amour qui aime et se donne sans condition.

 L’Amour me tire vers le haut, vers le bas, vers la droite et vers la gauche. Je deviens écartelé, crucifié à l’image de la croix, c’est à dire ouvert et non refermé sur moi même ou positionner dans un état de contemplation sur moi-même ou refermer soi même. C’est sur la croix que Jésus a rendu son cœur accessible, sans défense. C’est pourquoi si je prétends aimer Dieu et que je n’aime pas les frères, la Bible me déclare menteur, et elle dit également que les menteurs n’entreront pas dans le royaume de Dieu car la vérité n’est point en eux. Apocalypse 22-15 : Dehors les chiens, les magiciens, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge. Dans le royaume de Dieu il n’y a de place que pour l’amour, la vérité, la lumière.

1 Jean 1-6 et 7  : Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres (ou pratiquons les œuvres des ténèbres) nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

1 Jean 3 : 14 : Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie (c’est à dire des ténèbres à la lumière) parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

1 Jean 4 : 12 : Personne n’a jamais vu Dieu, si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.

1 Jean 4 : 20 : Si quelqu’un dit : « j’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?

Qu’est ce qu’aimer ? Comment Dieu nous a aimés ? Nous aime-t-il ?

Dieu nous a aimés en nous donnant son fils, afin qu’il meure sur une croix à notre place. L’amour c’est quelque chose d’actif, qui bouscule, établit, pardonne. L’amour donne, l’amour se donne. Il n’y a pas de plus grand amour que donné sa vie pour ceux que l’on aime. L’amour se manifeste par des actes.

Romains 5-6 : Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ au temps marqué, est mort pour des impies.

1 Jean 3 : 16 : Nous avons connu l’amour, en celui qui a donné sa vie pour nous. Nous aussi donnons notre vie pour les frères.

Si quelqu’un possède les biens du monde, et que voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure t’il en lui ?

Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et en vérité. Par là nous connaitrons que nous sommes dans la vérité.

Quand la Bible parle des frères, il ne s’agit pas seulement des frères et des sœurs de l’assemblée ou de l’église avec qui nous partageons deux ou trois heures  par semaine. La Bible désigne d’abord nos proches, ceux avec qui nous vivons tous les jours. C’est là l’école de l’amour où nous sommes mis à l’épreuve. Si nous ne les aimons pas, nous nous disqualifions nous même, nous sommes des hypocrites ou des cymbales qui résonnent. Dans cette situation, pourquoi  se présenter sous des aspects aimables à l’extérieur, personne ne trompe Dieu, les hommes oui.

L’amour a un ennemi : La tiédeur, la dureté de cœur ou le refroidissement. La tiédeur enlève la passion, elle éteint le feu du zèle. La tiédeur aveugle et endort

Matthieu 24 : 12 : Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.

Et parce que l’iniquité se sera accentuée, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui résistera jusqu’à la fin sera sauvé. Alors attention aux faux prophètes, à tous ceux qui répandent de fausses doctrines, à ceux qui enlève l’esprit de la parole pour ne garder que la lettre, etc. Souvenons nous de cette parole : celui qui demeure et garde la parole, demeure dans l’amour.

Apocalypse 2 : 2 et suite : Ecoutons ce que Jésus dit à l’Eglise d’Ephèse : Je connais tes œuvre, ton travail, ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants et que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvé menteurs. Que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi c’est que tu as perdu ton premier amour. Souviens toi donc d’où tu es tombé, repens toi et pratiques les œuvres premières œuvres.

Apocalypse 3 : 15-16 : Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

Quel est la cause de la tiédeur ? La suffisance à toi même, se croire riche spirituellement, croire que je me suis enrichi, ou parce que je pense que je n’ai besoin de rien, c’est être aveuglé et ne pas voir que je suis malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. C’est bien la suffisance spirituelle. Le chrétien qui vit dans cette situation, c’est un chrétien séduit souvent par lui-même. Que signifie : tu as abandonné ton premier amour ?

Dans la Bible en français courant il est écrit : tu ne m’aimes plus comme au commencement. Donc Jésus à perdu sa première place dans les cœurs. Abandonné = quitter, négliger, laisser aller, partir en laissant quelqu’un derrière. C’est Jésus détrôné dans les cœurs par la négligence. La passion pour Jésus est refroidie. Jésus considère cette perte comme une chute. En effet le premier amour vient d’en haut, du cœur de Dieu qui nous a aimé le premier, et l’a manifesté à travers le don de Jésus.

La première condition pour aimer jésus c’est de l’écouter, ou d’écouter l’être aimé. L’amour se manifeste par l’écoute, en passant du temps ensemble.

Le premier commandement que Dieu à donné à son peuple nous le trouvons dans Deutéronome 6 : 4 « Ecoute Israël, l’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. »

Respectons l’ordre des paroles données par l’Eternel : Ecoute et ensuite tu aimeras. C’est valable pour nous. A la place d’Israël, mettons notre prénom et appliquons ce commandement à nos vies. Par exemple, « Ecoute Philippe et tu aimeras le Seigneur. »

Ecoute engendre 5 étapes :

-Ecouter, ensuite il faut

- entendre,

-garder,

-demeurer,

-obéir.

-       Où est ton frère ? Je ne sais pas, suis-je gardien de mon frère ? Oui.
A suivre

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