Quatre portes à surveiller afin de demeurer dans le pardon

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Dans cette situation la bénédiction cesse de couler. Quatre portes sont à surveiller :

-La colère elle peut-être exprimée et causer de grands dégâts. Elle peut-être niée ou refoulée, dan ce cas elle est aussi dévastatrice.

-Rendre la pareille, cela s’appelle la vengeance ou se faire justice. Quand lasouffrance et la colère qui l'accompagne demeurent, la réaction est instinctive ainsi que  le désir de rendre la pareille: coup pour coup, insulte pourinsulte, refus pour refus. On veut que l'autre souffre aussi. Il faut qu'on soit à  égalité.

En Grèce, il existe des villages dans la province l'extrémité sud du Péloponnèse, en ruines témoignaient qu'il y avait autrefois une population assez nombreuse. Ce qui intrigue, ce sont les vestiges de tours d'une hauteur impressionnante qui faisaient partie des maisons. L’histoire nous rapporte  que ces tours provenaient de querelles entre les familles d'un même village. La famille qui se sentait lésée rehaussait sa maison afin de pouvoir lancer des pierres ou de l'huile bouillante sur leurs ennemis. Les voisins agissaient de même par représailles.

Ces rivalités amenèrent finalement la chute de tout le village.

 C'est également ce qui se passe dans un couple quand les conjoints s'entêtent à se faire justice et à se venger: aucun mariage ne peut survivre dans ces conditions.

-Céder à la peur, par crainte d’être à nouveau blessé, nous nous  replions sur nous-même. La transparence cesse et toute communication est  interrompue.

Comme l'écrit C. S. Lewis:

Aimer, c'est se rendre vulnérable. Donnez un peu d'amour, et votre cœur est certainement froissé, peut-être brisé. Si vous tenez à le garder intact, ne ledonnez à personne, pas même à un animal. Enveloppez-le soigneusement de distractions et de petits plaisirs; évitez tout attachement; enfermez-le dans lecoffre-fort ou le cercueil de votre égoïsme. En ce lieu sûr, sombre, dépourvu  de mouvement et d'air, votre cœur changera. Il ne sera pas brisé; il deviendra incassable, impénétrable, irréparable.

 

-Se sentir coupable, alors que le tort n’est jamais à sens unique. On donne et on reçoit.
La culpabilité qui est en nous peut être très destructrice quand nous ne
reconnaissons pas la part de responsabilité que nous avons dans la souffrance de notre conjoint. Nous nous faisons des illusions sur nous-mêmes quand nous refusons d'admettre notre responsabilité, ce qui conduit rapidement à la séparation affective.

Les quatre conséquences que nous venons de voir: la colère, la vengeance, les représailles, et culpabilité, peuvent se cacher en profondeur. On peut comparer le risque encouru par un couple à la suite de blessures non soignées aux risques qui existent dans les anciennes zones de combat pendant une guerre : dans la région de Verdun par exemple,  avec les mines, les obus, les grenades qui son restées bien cachées dans la terre. Mais quand nous les heurtons elles risquent de mutiler et même de causer la mort. Aujourd’hui, un siècle après la guerre, la région de Verdun garde les stigmates de la bataille avec un terrain «  en dune » profondément marqué.

 

Dans un couple, même s’il peut paraître bien aller surface  il se peut que l'un des conjoints ou les deux doivent d'être très prudents de peur de provoquer une explosion si les blessures ne sont pas soignées et le pardon accordé. Il se peut que les émotions de l’un ou de l’autre des deux soient minées et aussi fragiles que les terrains de la région de Verdun.

Certains vivent avec des émotions hypertrophiées. A trente, quarante ou cinquante ans, ces personnes demandent à leur conjoint les mêmes attentions qu’un enfant de dix ou douze ans. Jésus guérit les émotions… à condition que nous le lui demandions.

Les conséquences de cette situation sur le couple, au fil des années, la confiance et la transparence s’amenuisent en raison d’un cumul de griefs, à tel point que l'intimité puisse  disparaître.

Dans la nature il a des volcans qui sont en sommeil depuis des mois et des années et qui se réveillent en provocant beaucoup de dégâts, à des moments tout à fait inattendu. Il en est de même pour les émotions non guéries ou qui n’ont pas été amenées à la lumière de Christ. Ce conjoint va essayer d’attirer l’attention sur lui ou sur elle d’une manière intempestive, autoritaire, sans se préoccuper de la disponibilité ou de la non disponibilité de son conjoint.

Dans ce cas, les symptômes sont généralement les suivants: manque de communications, critiques, éclats de colère, ressentiment, désir de vengeance etc.

La soif affective, non comblée quand on est enfant, fait de nous de perpétuel mendiant à la recherche de quelqu’un qui accepte de combler notre vide. Nous devenons des personnes dévoreuses, mendiantes en perpétuelle attente, dans la plainte et le gémissement. Cette attitude devient une pratique idolâtre dont nous avons à nous repentir.  Aucun conjoint n’a la capacité de répondre à cette attente, seul Jésus a cette capacité… après la repentance.

Quand cet état émotionnel n’est réglé avant le mariage le conjoint (e) va devenir une idole. Nous croyons qu’il va répondre à tous nos besoins. Comme il en est incapable la déception se manifestera rapidement Cette recherche du conjoint idéal va nous conduire vers l’idole du mariage idéal.

Rêver que l'on cherche et que l'on trouve quelqu'un qui aimera tout en nous, nous comprendra sans qu'on n'ait rien à dire, nous chérira même dans ce qui n'est pas aimable en nous, peut devenir un objectif impérieux au point d'en être asservi.

Car personne, pas même le plus merveilleux « prince charmant », n'a le pouvoir de nous aimer ainsi. L'idole du mariage nous met en grand danger car elle est très exigeante. Pour atteindre le bonheur tant attendu, nous devenons prêts à renoncer à nos propres valeurs; c'est ainsi que par le biais des relations sexuelles, dans le but de se faire épouser, ou en tout cas de sortir de la solitude.

 Cette idole qui prône les relations sexuelles de plus en plus précoces dans la recherche éperdue du partenaire idéal, est une grande demandeuse de sacrifices d'enfants par le biais de l’avortement.

 

LE NON PARDON BLOQUE NOTRE DEVELOPPEMENT SPIRITUEL

Le non pardon nous immobilise et nous fige. Il ôte de nos cœurs tout enthousiasme. D’ailleurs, le mot « enthousiasme » signifie « Dieu en nous ». Le non pardon a cette particularité de « tuer » Dieu en nous, de faire mourir ce Dieu ce que Dieu a créé dans chacune de nos vie : la joie, le bien-être, nos rêves,  notre espérance, notre couple se retrouve lié, enchainé.

 

Matthieu 6 : 14-15 Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.

 

Dans le dictionnaire pardonner veut dire :

Renoncer à punir ou a se venger

Ne pas en vouloir

Faire grâce

Épargner.

 

Nous avons tous un jour dans notre vie connue une situation  où une personne nous a blessés, humilié, rejeté ou injustement accusé, par des paroles, des actes ou tout autre chose qui nous a affectés. Par contre nous aussi nous avons fait subir ces choses à différentes personnes. Quels sentiments éprouvons-nous de ces situations ? Un sentiment d'injustice, de colère, de haine, de rejet, et cela est venue dans notre cœur, que nous soyons l’offensé ou l’offenseur. Posons-nous une question ? Comment avons traité ce sentiment ?

 

Nous allons nous arrêter sur cette question, qui peut sembler banale, mais qui est importante pour notre avancée sur notre chemin avec Jésus. Certains se diront je n'ai pas de problème, je pardonne facilement, je n'ai pas d’amertume dans mon cœur. Examinons-nous, soyons honnête envers notre Dieu et envers nous même. Arrêtons de nous voiler la face, et reconnaissons que dans certaines situations nous n’avons pas réellement tout pardonné. Sinon pourquoi lorsque cette situation ou ce sujet reviens sur le tapis : nous nous mettons en colère, ou bien nous sentons l'amertume remonter, ou nous ne voulons pas en discuter. Reconnaissons tout simplement que nous ne voulons pas affronter cette situation afin de nous protéger, de nous mettre à l'abri.

 

Dans cette attitude que nous en soyons conscient ou pas, le non pardon met comme une carapace sur nos vie et il si elle est n'est pas détruite, elle va devenir une forteresse qui nous emprisonne. Par le moyen de la repentance nous pourrons toujours la briser, mais ce  sera plus difficile et plus douloureux. Dans notre relation avec Dieu, il faut lui remettre les problèmes de nos vies, et reconnaître que nous avons un problème dans tel et tel domaine, par exemple « le non pardon » ; afin de progresser et avancer dans notre relation avec notre Père céleste.

 Si nous ne traitons pas ce problème, c'est comme si nous avions un boulet au pied. Nous le traînons avec nous partout où nous allons. Ce non pardon ralenti notre marche, nous fatigue, nous épuise. Dans cette situation nous avançons par nos propres forces et nous nous épuisons physiquement et bien sûr spirituellement. Il y a une solution pour remédier a ce problème « Jésus », regardons ce qu'il a fait dans ce domaine.

 Jésus dit : Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.                                                 Luc 23 : 34

 

 Qu’elle est l'attitude de Jésus sur la croix face à ce partage par les soldats romains ? Il est sur la croix, en train de mourir pour nous. Imaginons-nous quelques instants être à sa place. Honnêtement notre première réaction ne serai pas celle que Jésus à eu envers eux en leur pardonnant. Nous  aurions certainement eu des réactions toute autres en ayant de la colère, de la rancœur, de l'amertume, même de la haine. Nous prenons ce passage afin que nous puissions voir dans situation Jésus à prit sa décision de pardonner. Il a pardonné par amour et obéissance  à son Père. Voici deux versets qui nous  demandent  de pardonner à ceux qui nous ont offensés. C’est également vrai dans le couple.

Et lorsque que vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos fautes, mais si vous ne pardonnez pas, votre père qui est dans les cieux ne vous  pardonnera pas non plus vos fautes.                                      Marc 11 : 25-26

 

Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu à ce qu'aucune racine d'amertume ne produise des rejetons et ne cause du trouble et que plusieurs n'en soient infectés.                                                                                             Hébreux 12 : 15

 

Le non pardon est un domaine important dans nos vies de chrétien, il nous coupe de notre relation avec le Saint-Esprit.

Peut-on qualifier le non pardon de péché ? OUI car nous ne sommes pas en accord avec la parole de Dieu, elle est claire, si nous désirons être pardonné par notre Père : pardonnons et nous serons pardonné. 

 

 

 

 Qu’est-ce que le véritable pardon ?

 

Il vient du cœur et non des lèvres. Il prend sa source dans le cœur du Père. Il passe par l’obéissance de Jésus qui l’a conduit à la croix afin que nous soyons réconciliés avec le Père, si nous nous le voulons.

Le premier aspect à connaître et à expérimenter, pour que le fleuve de Dieu coule dans nos vies, c'est le pardon. Avec Dieu tout commence par le pardon qu'il nous accorde et que nous devons libérer sans retenue, et sans barrage.

Voici une image du pardon : il est comme un logiciel gratuit que nous téléchargeons, ensuite il nous faut l'exécuter ou l'activer pour en apprécier la valeur, l'intérêt. Télécharger un logiciel sur le disque dur et s'arrêter à ce stade ne représente aucun intérêt. Il en est de même du pardon. C'est ce que nous allons développer maintenant :

Alors qu'est-ce que le pardon ? C'est très simple, c'est tout simplement le fait d'annuler une dette. Nous avions une dette et quelqu'un nous dit : "Tu ne me dois plus rien. J'efface tout ce qui était sur toi, toutes les dettes que tu me devais. J'efface l'offense".

Quand il y a pardon, c'est qu'auparavant, il y a eu une offense, un péché. Il y a eu quelque chose contre quelqu'un ou contre Dieu. Nous avons été coupables de quelque chose envers Dieu ou envers des hommes. Normalement, nous aurions dû recevoir la conséquence de cette offense. Nous aurions dû payer et le Père nous dit : "Je te fais grâce, j'efface ce que tu me devais, tu ne me dois plus rien !". Nous parlerons plus loin de la dette que nous avions et de sa remise.  David dit :

 Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné! Heureux l'homme à qui l'Eternel n'impute pas d'iniquité.          Psaume 32 : 1 et 2


 Il y a dans le royaume du Seigneur une loi spirituelle très claire : celui qui a offensé doit payer. Celui qui a causé du trouble doit payer. Nous connaissons nos souffrances, nous ignorons celles que nous infligeons. Nous cherchons à nous excuser, comme Adam dans le jardin des délices ou d’Eden, après la chute : la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé.

 Dieu dans son amour, Dieu sait que nous sommes incapables de payer la dette dû à cause  de nos offenses. Il a prévu quelqu'un qui a payé à notre place, par qui nous pouvons recevoir un pardon complet, total, définitif, éternel, infini. Il n’y a pas de mots pour définir ce pardon. Dans ce pardon il ne reste plus un seul iota de la colère de Dieu qui était sur nous à cause de notre péché, de nos offenses. Et dans notre cœur, quand nous pardonnons il ne doit plus y avoir un seul iota d’amertume ou de désir de vengeance, envers l’offenseur. Est-ce réellement le cas ?

 

 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé. Mais celui qui à on pardonne peu  aime peu.                     Luc 7 : 47

 

Le pardon trouve sa source dans le cœur d’amour du Père, il doit couler dans nos vies sans cesse et sortir, jaillir de nous, là partout où c’est nécessaire. Dans ce verset Jésus nous dit que cette femme a été pardonnée parce qu’elle a beaucoup aimé. Ceci explique pourquoi  des personnes ne pardonnent pas : elle n’aime pas vraiment la personne qu’elles ont blessée.

 

 

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