Qu'as tu fais de ton frère?

Publié le par louis trifault

                      

L'Eternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas, suis-je le gardien de mon frère ? Genèse 4:9-10

Qu'as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Bien sur Caïn essaie de cacher son crime. Il vient de tuer son frère Abel. Le sang d'Abel qui a coulé sur la terre crie justice auprès de Dieu. Nous savons que c'est la jalousie qui l'a entraîné au meurtre de son frère.

Suis-je le gardien de mon frère ? Dit Caïn à Dieu

Dieu nous pose cette question, aujourd’hui, à chacun d’entre nous : Qu’as-tu fais de ton frère ?

Certains disent le salut est personnel. J'ai mon temps de prière avec Dieu, je loue, j'adore, j'ai ma relation personnelle avec Dieu. Ces paroles sous-entendent que les autres chrétiens de ma famille fassent de même, comme bon leur semble.

Nous voulons-nous apporter toute la lumière de l'Évangile ou du message de la Bible, c'est-à-dire du cœur de Dieu, sur ce sujet.

Resituons-nous dans le contexte de meurtre d'Abel. Abel et Caïn  présentent des offrandes à Dieu. Dieu porte un regard favorable sur Abel et son offrande. Mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn, ni son offrande. Pour quoi ?

Est-ce à cause de la nature des offrandes ?

 Abel offre ses agneaux premiers-nés, Caïn offre les fruits de la terre qu'il cultive. La réponse est non, car Dieu regarde le donateur et plus particulièrement le cœur du donateur, avant l'offrande : « Dieu porta un regard favorable sur Abel... Il ne porta pas un regard favorable sur Caïn.

Dieu dit à Caïn : Le péché et tapi à ta porte, et toi domines sur lui. Par ces paroles Dieu, prévenait Caïn de la mauvaise voie sur laquelle il s’engageait. Au lieu d’écouter, Caïn, se rebella à cause de  l’orgueil qui était dans son cœur, comme celui qui le tentait, le diable. En réponse aux paroles de Dieu, Caïn ressenti de l'irritation envers son frère, de la jalousie qui le poussa au meurtre. L’attitude de Dieu, face à Caïn est conforme à sa parole.

Matthieu 5 -- 23 si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que la tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi. Laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis vient présenter ton offrande. L’offrande nous fait penser aux dons d’argent, mais l’offrande, ici, a un sens beaucoup plus large.

L'offrande équivaut à la louange, à l'adoration offerte à Dieu, à l’intercession que nous faisons monter vers Dieu, également nos dîmes. Elles ne peuvent pas être agréables à Dieu si elles ne dégagent pas un parfum agréable, par exemple si nous avons de la haine, du mépris, de la rancune envers un frère, une sœur, un mari, une épouse, un enfant. D’autres vont se disputer avant de partir ou pendant le voyage qui mène au culte et ensuite sans se pardonner ils vont adorer. Dans cette situation ma louange, mon adoration, mes dîmes vont dégager un parfum de haine, de non pardon, de rancune, de mépris, de jalousie, de la compétition, c'est-à-dire un parfum qui a sa source dans le royaume des ténèbres. C'est un parfum que Dieu ne peut agréer.

 

 Pour que ma louange, mon adoration s'élève vers Dieu, j'ai besoin du feu du Saint Esprit. Mais s'il y a du mépris, de la rancune dans mon cœur, j'attriste, je blesse, j’offense le Saint Esprit et de ce fait il se tait, il n'agit plus. Nous oublions trop souvent que le symbole du Saint-Esprit c’est l’huile. C’est ce qui assure une longue vie à un moteur c’est l’huile, quand l’huile manque le moteur se grippe. Dans la vie spirituelle il en de même, sans le Saint-Esprit elle se grippe, elle se rouille.  Jusqu'à ce que je m'humilie et accorde le pardon.

Sinon ma louange, mon adoration devient charnelle. Et tout ce qui est charnel dégage un parfum désagréable aux narines de l'Eternel. Cela est si vrai que les sacrificateurs de service, devaient se revêtir de vêtements de lin pour ne pas dégager une odeur de sueur. C'est la raison pour laquelle les vêtements de laine leur étaient interdits.  Car la laine retient la sueur. La sueur symbolise l'odeur que dégagent toutes nos louanges charnelles, nos œuvres charnelles aux narines de l'Eternel. Car elle glorifie le moi, la chair, c'est-à-dire le royaume des ténèbres. Elles sentent mauvais.

 

Je peux y trouver une joie momentanée mais ce sera de courte durée. Car j’offre ma louange avec un feu charnel, un feu étranger, un feu profane. Souvenons-nous des deux fils d’Aaron qui sont morts foudroyés par la sainteté de Dieu, à cause de leur désobéissance. Ils s'étaient présentés dans le service pour Dieu avec un feu profane. Souvenons-nous de Saül, à cause de sa désobéissance, l'onction du Saint Esprit se retira de lui et un mauvais esprit, vint le tourmenter. Il sombra dans la dépression. Ses serviteurs remarquèrent que la musique le libérait, lui apportait du soulagement. Aussi ont-ils demandé à David, l'auteur de beaucoup de psaumes qu'il chantait avec sa harpe, de venir jouer dans la présence de Saül. La parole nous dit que lorsque David jouait, le mauvais esprit quittait Saül. Mais ce n'était qu'une libération passagère, momentanée.  Le mauvais esprit revenait rapidement ensuite. Saül trouvait un temps de soulagement pendant que David jouait. Tout au moins au début, ensuite la vue de David  activait chez Saül le désir de le tuer. Et à chaque nouvelle tentative son cœur s’endurcissait et le tourment augmentait.

 

 Il en est de même pour toute personne qui a quelque chose dans son cœur contre son frère, sa sœur, son prochain. Elle pourra être satisfaite dans un temps de louange, d'adoration prit avec  d'autres chrétiens, dans un groupe, une assemblée. Mais cela ne tient pas. Cette personne va retomber dans sa situation de dépression lors du retour dans sa maison. Aussi a-t-elle le désir de revenir prendre un temps de louange, d'adoration la où le Saint Esprit se manifeste. Mais la paix, la joie ne peuvent demeurer dans un cœur où il y a de la haine, de la jalousie, du contrôle etc.

Pourquoi Saül était-il béni dans la présence de David ?

 À cause du cœur de David, de l'obéissance de David, Dieu manifestait sa présence. Il descendait dans la louange qu’offrait David avec un cœur pur, sincère.

De même, retrouvons la personne dont nous venons de développer l'état de son cœur, elle ressent un bienfait, une libération  dans un temps de louange à cause de l'état du cœur des autres personnes. Celles qui ont un cœur comme David. Dieu agrée cette louange comme il est écrit dans la parole de Dieu : Dieu descend au milieu des louanges de son peuple. Toutefois cette personne va retrouver rapidement toutes ses difficultés, le  tourment dans sa maison, avec sa famille, en rentrant chez elle.

Certains chrétiens pour se justifier dans cette situation que nous venons de décrire se réfugie dans cet argument : j'ai tellement manqué d'amour ! ... Ce même le chrétien affirme avoir reçu Jésus dans son cœur. Dieu nous a donné son plus grand cadeau d'amour, à travers le don de Jésus, le plus grand qu'il soit. Si je reçois Jésus, il vient dans ma vie avec son amour. Alors comment peut-on dire : j'ai tellement manqué d’amour, c'est la source de l'amour, le prince de l'amour  habite en moi.

Romains 5 --5 : l'amour de Dieu nous ait donné par le Saint Esprit. Je suis le temple du Saint Esprit, donc j'ai l'amour de Dieu qu'il déposa moi. Comment peut-on se réfugier dans le passé, alors que nous vivons dans le présent. La parole de Dieu est-elle réellement vérité en moi si je tiens cet argument : j'ai tellement manqué d’amour? Non

 

D'autres adoptent une attitude différente envers les personnes avec qui elle ont eu des difficultés de relation : la négation, c'est-à-dire que pour oublier, elle considère comme morte les personnes avec lesquelles elles ont eu des difficultés. En voici un exemple, il y a quelques années nous avons reçu un juif qui s'est présenté comme messianique, même il se prétendait sacrificateur. Cet homme s'est présenté à nous comme divorcé. Il manifestait de la haine vis-à-vis de son ancienne épouse. D'ailleurs elle est morte dit-il... Nous lui avons demandé depuis quand ? Depuis le divorce, pour moi elle est morte, je lai rayé de ma vie, je ne veux plus en entendre parler.

Cet homme a-t-il pardonné à son ancienne épouse ? Non,

Il est plus facile de dire telle personne n'existe plus pour moi que de pardonner. Dieu dans sa parole nous demande de faire du bien aux personnes que nous considérons comme  nos ennemis. Cet homme  cherchait-il à faire du bien à son ancienne épouse ? Non, puisqu'il la considérait comme morte. Il n’est jamais passé aux actes, mais dans son cœur le meurtre était accompli.

Sommes-nous dans cette situation ? Si oui, quand pense  Dieu ?

Matthieu 5 -- 44 : mais moi, je vous dis : aimer vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui maltraitent et qui vous persécutent.

 

D'autres personnes vous disent je n'ai plus d'amour pour mon conjoint ou pour telle ou telle personne. C'est qu'elles n'ont jamais eu d'amour agapè pour leur conjoint ou les autres personnes. Elles ont eu de l'amour philia, c'est-à-dire un amour intéressé, ou elles ont éprouvé des sentiments. Les sentiments sont comme un thermomètre et aussi variable et instable, tantôt positif, tantôt négatif. L'amour agapè  reste stable quelles que soient les situations, car il a sa source en Dieu. L'amour agapè  ne connaît pas les coups de foudre, les sentiments, oui. Mais souvent après les coups de foudre viennent les grands froids de l'hiver, c'est-à-dire  la mort, le néant, et même de la haine pour la même personne.

Est-ce que je me reconnais dans cette catégorie de personnes, ou d’état de cœur ?

 

 

Donc si tel est notre cas réconcilions nous, pardonnons, abandonnons tout rejet, pitié de soi, ainsi que l’esprit de victime, et ensuite venons présenter notre offrande, c'est-à-dire notre louange, notre adoration, notre intercession. Dans l'Ancien Testament, l'animal offert ne devait  présenter aucun défaut extérieurement, et intérieurement. L'Ancien Testament, c'est l'ombre des choses à venir. Cette « perfection » de l'animal offert, nous parle de l'offrande de Jésus, mais aussi de tout adorateur et de tous disciples de Jésus, donc de chacun d'entre nous aujourd'hui.( A SUIVRE)

Commenter cet article