Puisses-tu être froid ou bouillant! ou la grâce de Jésus pour Son Eglise

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

puisse tu être froid - accueil puisse tu être froid - accueil puisse tu être froid - accueilC'est le titre du dernier livre que je viens d'écrire. Les éditions l'Oasis.com viennent de le publier où vous pouvez le commander. Ci-dessous je publie le début de ce livre qui est né au cours d'un séminaire.

Cet enseignement, je l’ai entendu lors de notre première convention d’été au Château de Joudes en 2012. L’auditoire a été profondément bouleversé par la Parole de Dieu qui, chaque matin, sortait de la bouche de son serviteur. Beaucoup ont été délivrés d’esprits mauvais et les vies ont été transformées.

Je me réjouis vraiment que, de cette étude biblique puissante, naisse un tel livre.  Prenez le temps de le méditer et d’avancer avec le Seigneur pas à pas.

 Dieu a donné au corps cinq ministères, parmi eux se trouve celui d’enseignant. Si vous n’avez pas encore rencontré un tel ministère, je vous conseille de lire ou écouter Louis Trifault.

Merci à Louis et à son épouse pour cet ouvrage qui bénira beaucoup d’âmes au-delà de ce que vous osez croire.

Rémy BAYLE Evg.

 

                                                               Préface.

 

Je remercie Dieu de ce qu’il suscite encore de nos jours des hommes comme le pasteur et enseignant Louis TRIFAULT pour écrire et interpeller Son Eglise de ne pas sombrer dans la tiédeur, mais de se réveiller du profond sommeil spirituel, de la mort dans laquelle elle est plongée dans ce temps de la fin.

Ce n’est pas un livre à lire seulement, mais faut-il aussi prendre le temps de le méditer encore et encore, jusqu’à ce que cette vérité pénètre notre cœur.

Que nos yeux soient oints de collyre pour que nous puissions voir ce que l’Esprit de Dieu veut nous montrer, et que nos oreilles soient ointes et attentives pour entendre ce que l’Esprit de Dieu nous dit à travers son serviteur et à travers ce livre.

Le jour est proche et le Seigneur Jésus se tient à la porte de notre cœur pour nous dire qu’il revient bientôt. Dans quel état serons-nous ?

Tiède…froid…ou bouillant ?

Merci Seigneur pour les révélations que tu as déposées dans le cœur de ton serviteur et de ce qu’il les partage maintenant avec ton Eglise. Merci d’avoir fait de lui une bénédiction pour le Corps de Christ

Pasteur Madi Martin L. KONKI

Centre Chrétien de Mantes La Jolie.

 

 Introduction

 

 

Pourquoi combattre la tiédeur ?

 

 

Les vrais prophètes de Dieu, actuellement, ne cessent de nous avertir que nous sommes au temps de l’Eglise de Laodicée, l’Eglise des derniers temps, celle qui se situe la dernière dans la liste des sept Eglises de l’Apocalypse.  Jésus adresse une lettre personnelle à chacune. Remarquons que Jésus parle à des chrétiens, dans des situations différentes, et non à des inconvertis.

 

Nous, Occidentaux, nous raisonnons, vivons selon un mode de pensée linéaire de la vie. Notre vie commence au point A, lors de la naissance, et se termine au point B : Entre les deux, se trouve une ligne droite qui se déroule selon les événements successifs de notre vie, sans jamais revenir en arrière. Il nous arrive de stationner, mais inexorablement notre marche reprend vers notre destination finale, le point B. Ce mode de pensée nous rend semblables à un avion qui roule sur une piste d’envol, les moteurs vrombissants, mais qui ne prend jamais son envol. Il reste soumis à l’attraction terrestre. Il en est de même dans le spirituel, avec ce mode de pensée nous restons attachés aux choses terrestres. Nous ne décollons pas dans des démarches de foi, vers les choses d’en haut.

 

Par contre, les Orientaux vivent selon un mode de pensée ascendante de la vie, comme un escalier en spirale. Pour eux, la vie se déroule comme un escalier tournant qui s’élève constamment. Ceci nous donne l’impression de toujours revenir au même point. Ce n’est vrai qu’en partie. A chaque retour ils gagnent un étage. Leur vue sur les événements change, ils prennent de l’altitude. Ainsi chaque événement les rapproche de Dieu et leur donne de la maturité. Leur mentalité devient une mentalité de gagnant, de domination sur les événements. Reprenons l’image de l’avion. Dans la pensée en spirale l’avion décolle et il prend de la hauteur. En s’élevant, il s’arrache à l’attraction terrestre, tout en décrivant de larges cercles au-dessus de sa piste d’envol. Il gagne de la hauteur constamment.

 En Dieu il y a les deux manières de penser, donc il y a deux manières de voir les différents événements touchant ces 7 Eglises.

 

a)    La pensée linéaire, par l’histoire, nous apprend ceci :

-      Ephèse représente l’église du 1er siècle.

-      Smyrne, l’église du 1er au 4ème siècle qui a connu les persécutions sous les empereurs romains.

-      Thyatire, du 16ème siècle au 17ème siècle.

-      Philadelphie, du 18ème au 19ème siècle.

-      Laodicée, église des derniers jours.

 

b)    La pensée en spirale :

Elle nous apprend que le message de Jésus est pour chaque église ou assemblée de tous les temps et pour nous actuellement. Jésus met en garde chacun d’entre nous aujourd’hui. Tous nous devons entendre et retenir ce que l’Esprit nous dit :

- Garde le premier amour.

 

- Reste fidèle jusqu’à la mort.

 

- Refuse le compromis.

 

- Garde-toi de l’impudicité et de Jézabel.

 

- Réveille-toi et vis.

 

- Conserve ce que tu as.

 

- Ouvre la porte de ton cœur et laisse Jésus réanimer ton premier amour.

 

Chacune de ces sept Eglises est précédée par l’une des sept paraboles du royaume, donnée par Jésus dans Matthieu 13. Ainsi, la dernière parabole du royaume, ou la parabole du filet, précède la lettre à l’Eglise de Laodicée. Environ 30 ou 40 ans séparent les deux événements.

C’est comme si Jésus donnait sept enseignements, sur le royaume, dans l’évangile de Matthieu. Puis 30 ou 40 ans plus tard, il revient vérifier la mise en pratique. Il donne une correction de trajectoire adaptée à chaque Eglise.

Bien sûr, les paraboles du royaume et les corrections de trajectoires s’adressent à chacun d’entre nous, chrétiens, aujourd’hui.

 Les mêmes problèmes ou les mêmes déviations de trajectoires nous guettent. Sachons discerner les signes avant-coureurs de la tiédeur dans nos vies. Elle s’installe par étapes successives : La tolérance, un compromis accepté et non traité, la perte de l’amour de la vérité ou le manque de recherche constante de la vérité, ouvrent la porte à la tiédeur.

Certains chrétiens cherchent à jouir des bienfaits que le monde offre aujourd’hui et aussi avoir part à la gloire future. C’est impossible et il est impératif de choisir maintenant. Ces chrétiens essaient de vivre une vie à peu près chrétienne : Une vie sans véritable consécration, une vie où la volonté de Dieu a cessé  d’être la priorité. Comme le dit l’apôtre Paul dans le livre des Galates : « Ils sont passés à un autre évangile. » C'est-à-dire l’évangile de la tiédeur, un évangile qui ne coûte rien. Aujourd’hui il est important de savoir si nous sommes tièdes.

 

Tout ceci précède et prépare la venue de l’impie, de la bête et son règne.

 

L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

                                                                                                                    2 Thessaloniciens 2 :9-10

 

Vraiment, comme le dit ce chant : Montre-moi, Seigneur, ce qui m’est caché.

La Bible nous prévient par d’autres passages tels que :

 

Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques–uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons.

1 Timothée 4:1

Car les gens seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, sacrilèges, insensibles, implacables, médisants, sans maîtrise de soi, cruels, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plus que de Dieu ; ils garderont la forme extérieure de la piété, mais ils en renieront la puissance. Éloigne-toi de ces gens là.

2 Timothée 2:2-4

 

 

 

 

Chapitre 1

 

 

L’histoire de Laodicée.

 

 Avant de prendre connaissance du contenu de cette lettre adressée par Jésus, découvrons l’histoire de la ville de Laodicée. Car dans sa lettre, Jésus utilise plusieurs aspects propres à cette ville qui fut détruite par un tremblement de terre vers l’an 60 de notre ère.

 

 

 

                          

 

 

                                                                                                                                   

 Ces images représentent des vestiges actuels, de la ville à droite, et des canalisations à ciel ouvert à gauche, où coule l’eau chaude vers Laodicée.

Ecoutons l’histoire de cette ville. Tout d’abord, Laodicée signifie : "volonté du peuple" ou "le peuple qui dirige", ou encore : "le désir du peuple". Cette ville a été construite par Antiochus II en l’honneur de sa femme Laodicé, une princesse grecque. Cette ville était l’une des plus importantes de tout l’empire romain. Le principal culte est rendu à Zeus (dieu soleil). La ville est aussi connue sous le nom de Diapolis (cité de Zeus).

 

 De riches citoyens l’habitent. C’est un centre bancaire et financier réputé. Il y a en outre une grande industrie de fabrique de vêtements de couleur noire, comme la couleur de la laine de nombreux moutons noirs élevés dans cette région. Ces vêtements se vendent à travers tout l’empire romain avec succès.

Laodicée est également le centre d’une grande école de médecine qui fabrique des onguents et des collyres réputés pour les yeux.

 

Autre particularité de cette ville, elle manque d’eau. Elle est dépourvue de sources d’eau suffisantes pour assurer ses besoins. Elle s’approvisionne en eau auprès de la ville thermale de Hiérapolis, distante de quelques kilomètres.

Donc Laodicée reçoit des eaux bouillonnantes, au départ, acheminées par une canalisation faite de pierres. Les eaux bouillantes arrivent tièdes à Laodicée, ce qui les rend excellentes pour des bains thérapeutiques mais tout a fait imbuvables.

 

Leur consommation donnait l’envie de vomir. Retenons bien tout cela afin de recevoir la révélation des paroles de Jésus.

Nous verrons combien Jésus est précis dans ses paroles et pédagogue pour communiquer avec les personnes ou les Eglises. Il vient parler dans nos situations, notre culture à travers des paraboles, par exemple, toujours pour inviter à nous élever vers le spirituel. Là nous trouvons la vraie vie, et les réalités éternelles du royaume, dans lesquelles nous sommes  appelés à vivre dès maintenant.

 

Demandons au Saint-Esprit de nous apprendre à porter un regard prophétique sur les événements de la vie ou les événements  du monde. Ne soyons pas comme les pharisiens à qui Jésus adresse ce reproche :

Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps.

Matthieu 16:3

                                               

                                                                    

 

                                                                     

                                                                  Chapitre 2

 

 

 

Lettre à l’Eglise de Laodicée :

 

 

Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen (ou le oui de Dieu), le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu (ou celui qui est à l’origine de tout ce que Dieu  a créé) :

Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant !

Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 

Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.

 Apocalypse 3:14-19

 

Comment la tiédeur vient-elle dans nos vies, ou dans une assemblée ?

Comment combattre la tiédeur et s’en préserver ?

 

"Je connais tes œuvres, je sais que tu n'es ni froid, ni bouillant, puisses-tu être froid ou bouillant. 

Ainsi puisque-tu es tiède, et que tu n'es ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche."

A la lecture de ces versets nous constatons que cette assemblée continue de produire des œuvres. Cela signifie qu'elle ne vit pas dans l'oisiveté.

 

Rappelons qu'il existe deux sortes d’œuvres ou  plutôt deux sources d'énergies pour produire des œuvres : La chair ou la puissance du Saint-Esprit, le feu de Dieu et le faux feu de la chair, c'est-à-dire de l’enfer, le feu de la bête qui prépare la venue de l’Antichrist, ou qui déjà manifeste les signes et les prodiges avant-coureurs de sa venue.

 

Ainsi la tiédeur révèle une terrible tromperie, car dans cette situation, nous ne sommes ni vivants, ni morts. Elle nous entraîne dans la pire des conditions : être vomis de la bouche de Jésus. Regardons ce que cela  signifie d’abord dans le naturel : Rejeter spasmodiquement par la bouche, ce qui est dans l’estomac. (Définition du dictionnaire le Petit Robert).

 

Maintenant comprenons bien ce que Jésus exprime, sur le plan spirituel.

Jésus a tellement horreur de la tiédeur que cela lui provoque des nausées, lui donne comme une indigestion. Il n’arrive pas à digérer cet état. Son estomac et ses entrailles, sur le plan spirituel, ressentent des haut-le-cœur.

Nous exprimons les paroles de Jésus par : Tu es devenue inutile pour mon royaume, je te vomis, tu n’a plus de place pour moi dans ton cœur.

 

Que signifie la tiédeur ?

 

Se tenir dans l'indifférence, être sans ardeur, manquer de zèle, avoir perdu le premier amour, être sans sel ou être comme un sel qui a perdu sa saveur.

Jésus nous dit que le sel sans saveur n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes, ou jeté dans les ténèbres, dans le feu éternel, là où il y a des grincements de dents.

Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

 Matthieu 5:13

 

Autrement dit : le sel qui a perdu sa saveur n’a plus sa place dans le royaume de Dieu. Il est disqualifié. Jésus dit que sa place se situe « dehors », à l’extérieur. Il doit être extirpé, jeté. Il en est de même pour la tiédeur qui est rentrée dans la vie d’un chrétien ou d’une assemblée.

 

La tiédeur signifie également :

 

Perdre le feu de Dieu. Nous sommes alors entraînés dans la perte de la gloire et de la manifestation de la gloire. A cause de la tiédeur, la sainteté de Dieu dans nos vies nous quitte, nous perdons la crainte de Dieu, la sagesse de Dieu.

 

Être dans la tiédeur consiste également à ne plus avoir de motivation intérieure, mais à s’appuyer sur les  motivations extérieures de ceux ou celles qui nous entourent. Dans la vie nous constatons deux attitudes différentes: Les uns se comportent comme des conducteurs et les autres comme des passagers qui se laissent conduire. Les premiers acceptent facilement de gravir les montagnes de la vie. Les seconds préfèrent la vie de la plaine, c'est-à-dire la vie sans combat, à moins d’avoir un entraîneur qui les oblige à fournir des efforts. Voilà ce que produit la tiédeur dans une vie. La Bible nous en présente un exemple avec Lot lors de la destruction de Sodome, les anges l’arrachèrent de force à la mort. Lot vivait dans la tiédeur.

 

Dès l’aube du jour, les anges insistèrent auprès de Lot, en disant : Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, de peur que tu ne périsses dans la ruine de la ville.

Et comme il tardait, les hommes le saisirent par la main, lui, sa femme et ses deux filles, car l’Eternel voulait l’épargner ; ils l’emmenèrent, et le laissèrent hors de la ville.

 Genèse 19:15-16

 

Ensuite les anges indiquent à Lot une montagne où il pourra se réfugier pour échapper au désastre. Il refuse et préfère une ville. Lot leur dit : 

Oh ! Non, Seigneur !

Voici, j’ai trouvé grâce à tes yeux, et tu as montré la grandeur de ta miséricorde à mon égard, en me conservant la vie ; mais je ne puis me sauver à la montagne, avant que le désastre m’atteigne, et je périrai.

Voici, cette ville est assez proche pour que je m’y réfugie, et elle est petite. Oh ! Que je puisse m’y sauver, …n’est–elle pas petite ?… et que mon âme vive !

Genèse 19:18-20

 

 

 

 

 

Publié dans Parolevivante

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