Nous ne connaissons Dieu que par sa révélation

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 Assurément Yahvé est le Dieu d’Israël; mais ce lien n’a rien de commun avec les limitations qu’imaginaient les païens. Pour eux, chaque divinité avait sa circonscription, aux frontières bien tracées, au-delà desquelles d’autres divinités exerçaient leur pouvoir. Rien de tel dans la pensée des auteurs sacrés. Yahvé est le Dieu des Israélites par élection. Dans sa souveraineté il a voulu se révéler à eux : Fut–il jamais un peuple qui entende la voix de Dieu parlant du milieu du feu, comme tu l’as entendue, et qui soit demeuré vivant ?

 Fut–il jamais un dieu qui essaye de venir prendre à lui une nation du milieu d’une nation, par des épreuves, des signes, des miracles et des combats, à main forte et à bras étendu, et avec des prodiges de terreur, comme l’a fait pour vous l’Eternel, votre Dieu, en Egypte et sous vos yeux ?

 Tu as été rendu témoin de ces choses, afin que tu reconnaisses que l’Eternel est Dieu, qu’il n’y en a point d’autre.

 Du ciel, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire ; et, sur la terre, il t’a fait voir son grand feu, et tu as entendu ses paroles du milieu du feu.

                                                                                                       Deutéronome 4.33 à 36

Il a conclu une alliance avec eux et les a choisis pour être ses témoins. Cela ne signifie nullement que son autorité soit confinée aux ressortissants de ce peuple. Il est le Maître de toutes les nations :

Lève–toi, ô Dieu, juge la terre ! Car toutes les nations t’appartiennent.

                                                                                                                         Psaume 82.8

Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.

Son nom subsistera toujours, Aussi longtemps que le soleil son nom se perpétuera ; Par lui on se bénira mutuellement, Et toutes les nations le diront heureux.                                                                                            Psaumes 72.11et 17

 

 Au sein du peuple d’Israël, il y a certes eu des gens qui attribuaient une certaine réalité aux faux dieux, même au point de leur adresser un culte. Jusque dans la primitive Eglise, il pouvait y avoir des faibles qui n’étaient pas tout à fait convaincus du néant des idoles : Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques–uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

                                                                                                                  1Corinthiens 8.7

Mais jamais cette tendance n’apparaît chez les instruments de la révélation. Tout ce qu’on raconte sur le développement progressif du monothéisme dans l’A.T. résulte d’une interprétation inexacte des textes. Dès la première page de la Genèse, Dieu est unique, Créateur de tout l’univers. Les 10 Commandements, dont l’ancienneté est incontestable, commencent par l’exclusion de toute fausse divinité : Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.                                                                                                                     Exode 20.3

La confession de foi d’Israël est : Ecoute, Israël ! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.                                                                                          Deutéronome 6.4

 Les affirmations des chapitres 40 et 48 d’Esaïe sont insurpassables par leur vigueur monothéiste, mais n’apportent rien de fondamentalement inédit par rapport aux textes plus anciens. - 3. La Trinité. L’unité de Dieu n’exclut pas la distinction entre les Personnes divines. Déjà l’Ancien Testament laisse entrevoir cette distinction, d’une manière voilée il est vrai, car c’est surtout l’unité de Dieu qui devait être soulignée en face du polythéisme ambiant. Même si l’on ne veut pas tenir compte de la forme du pluriel, Elohim, jointe à un verbe au singulier puisque ce fait est diversement interprété, il y a des textes où le nom de Dieu est appliqué d’avance au Messie : Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté : C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie, par privilège sur tes collègues.

                                                                                                                 Psaume 45.7 et 8

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.                                                                                 Esaie 9.5

 

 Le nom de Seigneur équivalant du nom ineffable de Yahvé, aussi : Pourquoi, ô Eternel ! te tiens–tu éloigné ? Pourquoi te caches–tu au temps de la détresse ?                                                                                                        Psaume 10.1

Un Fils est associé à l’Eternel : Je serai pour lui un Père, et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le châtierai avec la verge des hommes et avec les coups des enfants des hommes.

                                                                                                                        2Samuel 7.14

Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils ? Le sais–tu ?                                                                                                      Proverbes 30.4

 Le passage sur la Sagesse (Proverbes 8) nous présente celle-ci comme un être personnel, et non comme une abstraction, à tel point que dans le cadre même du judaïsme, des philosophes en ont conclu à l’existence d’un intermédiaire, le Logos, entre Dieu et le monde. L’Esprit de Dieu, également, est souvent mentionné dans l’Ancien Testament et cela dans des termes qui impliquent à la fois son existence distincte et son unité substantielle avec Dieu : La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au–dessus des eaux.

                                                                                                                              Genèse 1.2

J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.                                                                                                              Psaume 51.13

 

 L’Esprit de l’Eternel parle par moi, Et sa parole est sur ma langue.

                                                                                                                        2 Samuel 23.1

 Quoi qu’il en soit, dans le Nouveau Testament, la doctrine de la Trinité est nettement formulée, même si le mot n’est pas employé.  Tout d’abord, le Nouveau est aussi formel que l’Ancien Testament pour affirmer l’unité de Dieu : Jésus répondit : Voici le premier : Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur, et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force.

                                                                                                                             Marc 12.29

Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent.

                                                                                                                           Jacques 2.19

 La divinité du Fils et du Saint-Esprit n’y contredit aucunement. Paul oppose le seul Dieu et Père et le seul Seigneur Jésus-Christ à la multiplicité des divinités et des seigneuries païennes : Car, s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus–Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

                                                                                                           1Corinthiens 8.5 et 6

 Cependant dans l’unique essence divine, on peut distinguer 3 Personnes qui sont également nommées Dieu. Il serait trop long d’énumérer tous les passages où ce nom est appliqué au Père. En voici quelques-uns: Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

                                                                                                                               Jean 20.17

 

Paul, Silvain et Timothée, à l’Eglise des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus–Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données !

                                                                                                          1Théssaloniciens 1.1

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus–Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !

                                                                                                                            1Pierre 1.2

La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.                                                                                                             Jacques 1.27

 

Judas, esclave de Jésus–Christ et frère de Jacques, à ceux qui sont appelés, aimés de Dieu, le Père, et gardés pour Jésus–Christ.                                       Jude 1

 

 Le Fils est appelé Dieu par l’apôtre Jean : Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.                                   Jean 1.1

Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable en son Fils Jésus–Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle.

                                                                                                                               1Jean 5.20

 Par l’apôtre Pierre : Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus–Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus–Christ.                                                      2Pierre 1.1

 

 Selon la traduction correcte. La traduction Segond et certaines autres présentent un contre-sens), par l’apôtre Paul : en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus–Christ.                                                                                                          Tite 2.13

Les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au–dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen !

                                                                                                                           Romains 9.5

Par l’auteur de l’épitre aux Hébreux (1.8). Le texte le plus saisissant est peut-être celui où Jésus lui-même accepte qu’on l’appelle ainsi : Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit :                             Jean 20.28

 Quant au St-Esprit, il apparaît d’après Act. 5.3, 4 que lui mentir, c’est mentir à Dieu. C’est donc qu’il est Dieu. Au reste, il est appelé le Seigneur.

Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur.

                                                                                                                2 Corinthiens 3.18

Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.

11  Qui donc, parmi des hommes, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu.                                           1Corinthiens 2.10 et 11

Ne savez–vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous.                                                                                    1 Corinthiens 3.16

 

 Les 3 Personnes de la Trinité sont mentionnées côte à côte dans la formule baptismale.

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint–Esprit.                                                                     Matthieu 28.19

 

Et dans la bénédiction apostolique.

Que la grâce du Seigneur Jésus–Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint–Esprit, soient avec vous tous !                                           2 Corinthiens 13.13

De même, dans : Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ;  diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous.                                                                            1 Cor. 12.4 à  6  

Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au–dessus de tous, et parmi tous, et en tous.                                                                                    Ephésiens 4.4 à 6

Ces versets impliquent leur distinction. Cette distinction est peut-être soulignée encore plus nettement dans les passages où les 3 apparaissent dans des fonctions différentes: par exemple au baptême de Jésus, le Père rend témoignage au Fils, sur qui descend le Saint-Esprit : Aussitôt baptisé, Jésus remonta de l’eau. Alors les cieux s’ouvrirent pour lui, il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

 Et une voix retentit des cieux : Celui–ci est mon Fils bien–aimé ; c’est en lui que j’ai pris plaisir.                                                                           Mattieu 3.16 et  17

 

À sa mort, le Fils s’offre au Père par l’Esprit : combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui–même sans tache à Dieu, purifiera–t–il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !

                                                                                                                          Hébreux 9.14

 

 À la Pentecôte, le Père envoie l’Esprit au nom du Fils, et le Fils l’envoie de la part du Père :

Mais le consolateur, l’Esprit–Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

                                                                                                                               Jean 14.26

Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi.

                                                                                                                              Jean 15.26

 Dans notre expérience du salut, la distinction entre les Personnes nous apparaît clairement. Nous sommes sauvés selon la prescience de Dieu le Père. C’est le Fils qui offre le sacrifice rédempteur. C’est le St-Esprit qui nous en applique les bienfaits :et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus–Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !                                                                                1Pierre 1.2

Mais cette distinction n’est pas limitée à l’économie du salut, elle existe de toute éternité au sein de l’essence divine : Et maintenant toi, Père, glorifie–moi auprès de toi–même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde soit.                                                                                                           Jean 17.5

 Pour achever de préciser notre croyance, nous devons mentionner les textes qui soulignent l’unité entre les 3 Personnes, le premier en date des livres du Nouveau Testament, la épitres aux Thessaloniciens présente le Père et le Fils comme tellement unis, que le verbe qui qualifie leur action est mis au singulier ce qui est tout aussi contraire aux lois de la grammaire grecque qu’à celles de la grammaire française "Que Dieu lui-même, notre Père, et notre Seigneur Jésus aplanisse notre route" (3.11). Jésus dit explicitement:                        Moi et le Père, nous sommes un.                Jean 10.30

 

Le St-Esprit, pour sa part, est si étroitement uni au Père et au Fils, que par sa venue dans le cœur du croyant le Père et le Fils y viennent aussi : Sanctifie–les par ta vérité, ta parole est la vérité.moi en eux, et toi en moi,   afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.                      Jean 14.17et 23

 

 La subordination du Fils au Père et celle du St-Esprit au Père et au Fils n’implique aucune différence d’essence entre les 3 personnes. - Pour faire comprendre le mystère de la Trinité, pt-être parfois pour le rendre acceptable à la pensée humaine, les théologiens ont eu recours à divers arguments et à diverses comparaisons tirées du monde inanimé et surtout de la nature humaine.

Publié dans Le coeur du Père

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