Mettez-lui un anneau au doigt ou l’anneau de la grâce

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

       Luc 15- 22 : Mais le père dit à ses serviteurs : mettez lui un anneau au doigt.

7- « le père lui remet un anneau. »

Comme avec la robe, le fils n’a aucun effort à produire pour recevoir cet anneau. Il doit simplement et seulement présenter sa main, aux serviteurs, dans un signe d’acceptation. Là encore nous retrouvons tous les principes de la grâce : Sans mérite, sans effort, par pure bonté. Rappelons que les efforts nous ramènent sous la loi. Les efforts sont réservés pour les serviteurs. Ils symbolisent Jésus qui s’est fait serviteur jusqu'à mourir sur une croix : Philippiens 2- 5 à 8 :

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus–Christ :

 Existant en forme de Dieu, n’à point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s’est dépouillé lui–même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui–même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Jésus nous en donne une démonstration ou une confirmation lorsqu’il s’est abaissé, comme un serviteur en lavant les pieds de ses disciples :

Jean 13- 4 et 5 : se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

L’anneau représente un double symbole :

1-   Un symbole d’alliance 

2-   Un signe de l’autorité déléguée ou partagée

-Exemple d’un symbole d’alliance, alliance de mariage :

 Rebecca fut promise comme épouse à Isaac au travers de l’anneau : Genèse 24-22- 29 et 30 : Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers l’homme, près de la source.

 Il avait vu l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur, et il avait entendu les paroles de Rebecca, sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme. Il vint donc à cet homme qui se tenait auprès des chameaux, vers la source, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or.

 Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers l’homme, près de la source.

 Il avait vu l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur, et il avait entendu les paroles de Rebecca, sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme. Il vint donc à cet homme qui se tenait auprès des chameaux, vers la source. En acceptant l’anneau, Rebecca, manifeste qu’elle approuve et rentre dans l’alliance de mariage avec Isaac.

Avec l'anneau, dans cette parabole, Jésus nous rappelle ou veut nous faire découvrir que notre Dieu est un Dieu d'alliance. Nous en trouvons de multiples exemples dans la Bible : alliance  avec sa création, alliance avec les hommes :

-Alliance avec la création : Jérémie 33 -- 20 : Ainsi parle l’Eternel : Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit, en sorte que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps,

-alliance avec Noé après le déluge : Genèse 9- 10 et 11 : avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, soit avec tous les animaux de la terre.

 J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre.

-alliance avec Abraham : Genèse 17 -- 2 à 7: Je mets mon alliance entre moi et toi : je te multiplierai à l’extrême.

 Abram tomba face contre terre ; Dieu lui dit : Pour ma part, voici mon alliance avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.

 On ne t’appellera plus du nom d’Abram : ton nom sera Abraham, car j’ai fait de toi le père d’une multitude de nations. Je te rendrai extrêmement fécond, je ferai de toi des nations, et des rois sortiront de toi. J’établis mon alliance entre moi et toi –– toi et ta descendance après toi, dans toutes ses générations –– comme une alliance perpétuelle, pour être ton Dieu et celui de ta descendance après toi.

-alliance avec marque dans la chair : Genèse 17- 9 à 11 : Dieu dit à Abraham : Toi, tu garderas mon alliance, toi et ta descendance après toi, dans toutes ses générations. Voici mon alliance, telle que vous la garderez entre moi et vous –– toi et ta descendance après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous ferez circoncire dans votre chair ; ce sera un signe d’alliance entre moi et vous.

-Dieu  se souvient de son alliance Exode: 6-5 : J’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, que les Egyptiens tiennent dans la servitude, et je me suis souvenu de mon alliance.

-Dieu conclut ses alliances avec serment : Deutéronome 29 – 12 à 14 : Tu te présentes pour entrer dans l’alliance de l’Eternel, ton Dieu, dans cette alliance contractée avec serment, et que l’Eternel, ton Dieu, traite en ce jour avec toi, afin de t’établir aujourd’hui pour son peuple et d’être lui–même ton Dieu, comme il te l’a dit, et comme il l’a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

 Ce n’est point avec vous seuls que je traite cette alliance, cette alliance contractée avec serment.

-alliance avec David Psaume 89 :3 : J’ai fait alliance avec mon élu ; Voici ce que j’ai juré à David, mon serviteur.

-Dieu nous offre de rentrer dans sa nouvelle alliance  ou l’alliance du cœur: Jérémie 31 -- 33 et 32 – 40 : Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours là, dit l’Eternel : Je mettrai ma loi au–dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

Je conclurai pour eux une alliance perpétuelle, je ne me détournerai plus d’eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu’ils ne s’écartent pas de moi.

Romains 2- 28b et 29 : la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

 Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’Esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

-Citons encore l’alliance de Jésus avec son Epouse : Ephésiens : 5- 25 à 27 : Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui–même pour elle,

26  afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

-Jésus et la nouvelle alliance : Matthieu 26 – 27 et 28 : Il prit ensuite une coupe ; après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : Buvez en tous : c’est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu en faveur d’une multitude, pour le pardon des péchés.

-- Dieu fait de nous des ministres de la nouvelle alliance :

2 corinthiens 3-6 : Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.

-Exemple de l’autorité déléguée et partagée :

Ici le sens de l’anneau n’est plus l’alliance, mais : bague à cacheter, symbole de l’autorité, nous en trouvons un exemple dans Esther 8-10 : On écrivit au nom du roi Assuérus, et l’on scella avec l’anneau du roi.

-Joseph reçut le second rang dans le royaume en recevant des mains de pharaon, son anneau, des habits de fin lin et un collier d’or :

Genèse 41- 41 et 43 : Pharaon dit à Joseph : Vois, je te donne le commandement de tout le pays d’Egypte. Pharaon ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Joseph ; il le revêtit d’habits de fin lin, et lui mit un collier d’or au cou. Il le fit monter sur le char qui suivait le sien ; et l’on criait devant lui : A genoux ! C’est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d’Egypte. 

-Exemple de l’autorité déléguée et partagée avec Mardochée et Esther.

Il en fut de même au temps de la reine Esther, Mardochée, son père adoptif, reçu du roi Assuérus l’anneau qui a fait de lui le premier ministre de la Perse.

Le peuple Hébreu qui est en déportation dans le royaume de Perse est condamné à mort par un homme : Haman devant qui tout homme devait se prosterner. Un juif, nommé Mardochée, refuse. Il a la crainte de Dieu, et devant Dieu seul, il se prosterne. Fou de colère, Haman (qui symbolise Satan) demande au roi, Assuérus, d’éditer un décret pour exterminer tout le peuple juif. Mardochée qui a sauvé la vie du roi, se tient dans la cour royale et découvre la machination d’Haman. Mardochée alerte la reine Esther et Haman sera pendu à la potence qu’il avait fait dresser pour Mardochée

Esther 8 – 1b et 2 : Mardochée parut devant le roi, car Esther avait fait connaître la parenté qui l’unissait à elle. Le roi ôta son anneau, qu’il avait repris à Haman, et le donna à Mardochée ; Esther, de son côté, établit Mardochée sur la maison d’Haman.

Esther 10- 3 : Car le Juif Mardochée était le premier après le roi Assuérus ; considéré parmi les Juifs et aimé de la multitude de ses frères, il rechercha le bien de son peuple et parla pour le bonheur de toute sa race.

L’anneau du Père est le signe d’une alliance et d’un sceau royal, un symbole  de la délégation d’autorité que Jésus donne à ceux qui l’acceptent comme Seigneur et le servent, dans le cadre de la nouvelle alliance :

Apocalypse 5- 9b et 10 : car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ;

 Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Pour régner il faut avoir accepté l’alliance et reçu le sceau royal.

« Mettez-lui un anneau au doigt »

Par ces paroles le père introduit son fils dans une alliance qu’il n’a jamais connue, et l’établit dans l’autorité…et l’héritage perdu. Cette mesure de grâce est jugée profondément injuste par le fils ainé qui se mettra très en colère :

Luc 15- 28 : Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

La grâce accordée avec la rédemption doit redonner ce qui était prévu au début. La rédemption est le contraire de l’aliénation, voire à l’opposé.

 « Mettez-lui un anneau au doigt » Par ces paroles, le père, veut faire découvrir sa véritable identité à son fils. Jusqu’à maintenant, ce fils et son frère ainé, sont dans la maison du père, vivent avec le père, mais ne le connaissent pas. Parce qu’ils n’ont pas de relation avec le père, c’est normal puisqu’ils ont « tué » le père dans leur cœur. En claquant la porte de la maison paternelle, ce jeune fils démontre qu’il est animé d’un esprit d’orphelin.

Le fils cadet quitte son père, est ce pour assouvir un besoin d'indépendance ? Non mais pour vivre selon sa tendance, la tendance de son cœur : Le péché de la débauche, qui pense t’il va lui donner satisfaction ou tout du moins à sa chair. Luc 15 -- 13 : nous dit « vivant dans la débauche » notre péché nous rattrape, son péché l’a rattrapé. Ce jeune fils avait besoin de s'isoler de son père pour pratiquer son péché. Il était devenu un but à atteindre dans sa vie. La présence du Père ne lui permettait pas d'exprimer son péché. De se libérer dans sa tendance pécheresse. La présence du Père était pour lui si pesante, si contraignante pour sa chair, qu'il n'a trouvé qu’une solution, fuir cette présence. La Bible nous dit que celui qui veut  commettre le mal s'isole.

Il voyait dans le père, un maître, un surveillant. Que va t-il trouver ? Un père ? Non un autre maître de même nature que lui, mais plus enfoncé dans les ténèbres que lui. Un maître qui vit dans le péché, pratique le péché. Notre manière de vivre, de nous comporter, de penser, nous conditionne à rencontrer des personnes qui vont nous enfermer, ou nous enfoncer encore plus dans notre situation, ou plutôt d’en récolter les fruits. Nous en trouvons un exemple donné par Jésus dans la parabole des talents : Matthieu 25- 14 à 30 : Jésus met en évidence le comportement de trois personnes. Toutes les trois reçoivent des talents à mettre en valeur, selon leur capacité : le premier en reçoit cinq, le deuxième en reçoit deux et le troisième, un seul. Le premier en gagna cinq autres, le deuxième en gagna deux autres, et le troisième n’en gagna aucun. Pourquoi ? Verset 24 : Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ;

 J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi.

Cet homme va se comporter de telle manière qu’il en récoltera les fruits : Un maître dur, qui récolte où il n’a pas semé. Le résultat le voici : Versets 28 à 30 : Otez lui donc le talent, et donnez le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

 Et le serviteur inutile, jetez le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Si je dis ou pense : Je sais que je n’ai aucune valeur pour telle personne ou tel groupe de personnes, je vais me comporter d’une manière ou adopter des attitudes en conséquence. Le résultat sera le suivant : je constaterai que je n’ai aucun intérêt pour la personne en question  ou le groupe de personne cité. Et ensuite je vais accuser cette personne ou ce groupe de personne de me rejeter.

 « Garder les pourceaux ». Nous pouvons imager cela à un chrétien qui devient vigile d'une boîte de nuit « Il aurait bien voulu se rassasier de carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait » que cherche-t-il pour se rassasier ? Une nourriture de pourceaux. C'est-à-dire une nourriture selon sa nature. Une nourriture qui donne satisfaction à sa chair. Ce chrétien qui devient vigile d'une boîte de nuit, il aurait voulu... participer à la fête, à l'intérieur de la boîte de nuit : Boire, danser, s'éclater,  rire, vivre sa débauche, continuer d’étreindre c'est-à-dire continuer  d’expérimenter toujours plus  son péché. Mais c'est une souffrance pour lui, car il ne peut pas, il est astreint à garder... C'est-à-dire à être gardien du péché et non d'être acteur du péché. Il entend ce qui se passe à l'intérieur, sans pouvoir y prendre part. Sa souffrance consiste en ceci « se rassasier de carouges » c'est-à-dire se rassasier avec ce qui se vit à l'intérieur : l'ivresse dans son péché. Nous savons que le péché donne une joie éphémère, ensuite c'est le désespoir, tant le désir de continuer nous met dans une pression toujours plus croissante, plus profonde, pour apaiser les désirs de la chair. Nous savons que personne n'a jamais pu satisfaire les désirs de la chair : elle est insatiable. Cela donne un avant-goût de l'enfer.

Luc 15 -- 22 : et le père dit à ses serviteurs : apporter vite la plus belle robe, et revêtez le, mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds. Amener le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous. Nous montre, s'il était nécessaire, que le purgatoire n'existe pas. C'est-à-dire un quelconque lieu de fin de décontamination ou mise en quarantaine, ou d’observation de vie avant de rentrer dans la maison du père. Non le père accueille son fils tout de suite. Tout est prêt, avant l'arrivée des fils, pour qu'il rentre dans la maison immédiatement.

Le changement de vêtements à l'extérieur nous annonce le sacrifice de Jésus et le tout est accompli de la croix. C'est à nous de nous revêtir pendant ce temps qui nous est donné sur terre, de le saisir, de nous en emparer.

Oui tout est prêt : le Père n'a pas été surpris par le jour du retour de son fils. À la vue de l'état de son fils, il n'a pas été obligé de dire à ses serviteurs : vite allez acheter une robe, un anneau, des chaussures, mon fils en a besoin. Non le Père avait tout en réserve. Cela nous donne une image de l'abondance de la grâce et de la prescience de Dieu, et répétons le, du « tout est accompli » de la croix. C'est à nous de nous saisir de la grâce, d'accepter l'offrande d'amour du Père manifestée dans le don de Jésus sur la croix, à notre place vie.

« Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils » il n'a pas dit je ne suis plus digne d'être ton fils, mais d'être appelé ton fils... Cela nous montre qu'il ne s'est jamais situé dans sa position de fils. Dans la présence du père, il vivait en orphelin. En lui faisant mettre un anneau, le père, met son fils dans une alliance. Et c'est seulement en acceptant cette alliance qu'il va enfin évoluer dans une position de fils, de relation de fils à père et de père à fils. Dans cette alliance il aura la révélation du Père.

D’où vient l’esprit d’orphelin ? Pas de Dieu surement, mais de Satan lui-même qui est le chef des orphelins, ou de ceux qui acceptent de vivre comme lui, en révolte contre le Père ou Dieu lui-même. Il est devenu un briseur d’identité, un briseur d’alliance.

Lui-même a « tué » le Père ou Dieu dans son cœur en essayant de prendre sa place. Il vivait auprès de Dieu, dans l’intimité jusqu’au jour où l’iniquité a été trouvée dans son cœur :

Ezéchiel 28-12- 14 et 17 : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

Esaïe 14- 13 à 15 : Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au–dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

Que désirait celui qui  allait devenir Satan, le rival ou l'ennemi de Dieu. Donner libre cours à l'iniquité qui est dans son cœur. Dans la présence de Dieu ou du Père, cela ne lui était pas possible. Il a pensé une solution : prendre la place de Dieu. Mais ses entreprises se sont retournées contre lui. Nous pouvons dire que le premier divorce s’est produit dans le ciel entre Dieu et Satan et les anges qui l’ont suivi. C’est ainsi qu’il est devenu le »père » ou l’initiateur du divorce.

Dieu ne lui a pas retiré son héritage : beauté, intelligence, sagesse etc. Tout cela il l’a corrompu.

Ensuite nous le retrouvons avec Adam et Ève. Son désir : les couper, les détourner de Dieu, du Père, afin qu'ils deviennent des orphelins, reproduire ce qu’il a fait avec Dieu. Il essaie d’inoculer son venin dans leur vie et de provoquer un divorce entre Dieu et eux. Il commence par semer le doute : Dieu a-t-il réellement dit :

Genèse 3- 1 : Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a–t’il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?

Ensuite il ment : Genèse 3- 4 et 5 : Vous ne mourrez point ;

 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.

Il aveugle par la séduction et il met la convoitise dans les cœurs :

Ensuite il veut tenter de provoquer le divorce entre Adam et Ève, afin qu'ils soient dominés par l'esprit orphelin, isolé de Dieu, s'accusant mutuellement, là encore plane l’ombre du divorce :

Genèse 3 -- 12 : L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.

Est-il étonnant que le premier enfant d’Adam et Eve soit animé par un esprit d’orphelin ?

« J'ai formé un homme » dit Eve. ces paroles nous disent  que Caïn n'a pas eu de père pour modèle.  De plus le père était rejeté. Ses paroles sortent de la bouche d'Ève comme des paroles de rébellion, en réaction aux paroles de Dieu, adressé  à Ève après la chute : Genèse 3 -- 16 « tes désirs se porteront vers mon mari, mais il dominera sur toi »

Dans ces conditions est-il étonnant que Caïn se soit comporté comme un orphelin. Lui, Caïn, a reporté cette rébellion et ce rejet du Père, contre Dieu, l'image parfaite du Père. Donc obéir à Dieu lui était désagréable, voire insupportable. Dieu lui rappelait trop son propre père, aussi a t’il cherché à le tromper constamment, à combler son « moi ». De même il ne pouvait supporter son frère Abel, qui lui, était agréable à Dieu, c'est-à-dire au Père. De ce fait il était toujours insatisfait, errant de lieu en lieu, méfiant, craignant que les autres cherchent à le tuer. En vivant comme un handicapé, il cultivait un terrain favorable pour recevoir l'offense. La persécution est rentrée dans sa vie. Là nous pouvons dire ou parler de complexe de persécution.

Ce que Caïn craignait le plus c'était d'être rejeté par Dieu. Il cherchait à gagner l'approbation de Dieu en offrant les produits du sol, à sa manière, quand il le voulait. Mais en tuant son frère, le sang a coulé, il a amené la malédiction sur sa vie et sur la terre qui lui donnait ses fruits. Il en a détruit la source lui-même, la source de ses revenus et de ses offrandes. La terre dont il a détruit la capacité de produire, représente l’état de la terre de son cœur.

Le sol d'un chrétien orphelin est empoisonné par l'amertume. Il pourra toujours vivre des miracles, recevoir des paroles de connaissance, entendre des prédications puissantes, recevoir des guérisons dans sa vie. Mais il s'agit là de don de l'Esprit, et non de fruit. Nous serons jugés en fonction de fruit, et non de nos  dons. Un don est donné. Le fruit est cultivé. Le fruit sera de même nature que le terrain qui le produit. Un caractère doux va produire comme fruit, la douceur. C’est une des facettes du fruit de l’Esprit, selon Galates 5- 22. Un caractère colérique, va produire comme fruit, la colère. C’est un fruit des œuvres de la chair, selon Galates 5-18 et 19.

« Mettez-lui un anneau au doigt » le père de la parabole offre à son fils l’alliance et l’établit dans son autorité de fils.

L’alliance, sans laquelle il ne connaitra jamais le père, la délivrance de son esprit d’orphelin et de guérison. Le Père ne se révèle seulement qu’à ceux qui acceptent son alliance.

L’autorité pour l’établir dans sa position de fils, afin qu’il abandonne tout désir de devenir serviteur.

Le fils ne se sent pas digne ou qualifié pour rentrer dans la maison avec le Père. Jamais il ne pourra rentrer par ses qualifications, ou ses efforts, de même pour nous. C’est le Père qui qualifie ceux qui accepte l’anneau ou l’alliance. Il n'y a pas de connaissance en dehors d'une alliance, c'est-à-dire de vie, sans intimité relationnelle stable, établie dans l'amour et dans la confiance réciproque, une connaissance mutuelle. Une connaissance ou les deux partenaires se pénètrent l'un, l'autre, dans l’amour et sans domination.

Un cœur d'orphelin ne se laisse pas pénétrer, il craint la manipulation, le contrôle.

Un cœur de serviteur ou d'esclave voit dans un père, un maître.

Prêtons une attention toute particulière à ceux qui nous enseignent ou nous partage la parole. Un orphelin reproduit des orphelins, selon Genèse 11. Il ne croie pas dans la grâce, dans le pardon, c'est un écorché vif. Il vit dans la persécution, l'irritation, il n'a pas de relation avec le Père. Il se voit comme un rejeté, et ne se remet pas en cause. Souvent il est atteint par un esprit de victime, il se compare.

Le serviteur travaille pour son ministère. Il n'a pas de relation avec le Père, mais avec un maître dont il attend de la reconnaissance, un salaire, une récompense pour faire la fête avec ses amis : Luc 15- 29 b: jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis ! Il désire être remarqué.

Quand il a besoin d'informations, comme il n'a pas de relation avec le Père, il s'informe, se renseigne auprès des serviteurs plutôt qu'auprès du père :

Luc 15-- 26 : il appela un des serviteurs et lui demanda ce que c'était.

Il craint la promotion des autres.

Luc 15 -- 28 : Il se mit en colère, il ne voulait pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer.

Le serviteur se justifie : Luc 15 -- 29 a: Il y a tant d’années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n’ai désobéi à tes commandements.

Le serviteur reproduit d'autre serviteur. Le serviteur sert dans son champ, mais pas dans le champ du royaume. Certains diront, avec justesse, Jésus s’est fait serviteur. Oui c’est vrai, mais il a conservé sa relation de fils avec le Père.

Jean 15-15 :  Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Le fils se tient dans la maison du père. Il vit en relation avec le Père. Son désir c'est de toujours mieux connaître le père, refléter le père. Son but, c'est de travailler à l'extension du royaume du Père, d'accomplir les œuvres du Père, et de recevoir les directives du Père pour les réaliser. Et faire connaître les œuvres du Père : Jean 6- 28 et 27 : Ils lui dirent : Que devons nous faire, pour accomplir les œuvres de Dieu ?

 Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Le père met son attestation dans la vie du fils : Matthieu 3 -- 17 : Celui ci est mon Fils bien-aimé homme qui j'ai mis toute mon affection. Cela, bien sur, est également vrai dans la vie d’une fille.

Le fils désire que ceux qui sont avec lui, ou ceux qui lui sont confiés, soient avec lui dans la maison du Père.

Jean 14 -- 1 à 3 : Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

Seul le fils manifeste le Père : Jean 14 --7 à 12 : Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis tu : Montre nous le Père ?

Ne crois tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi–même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.

Croyez moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres.

 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.

Le fils se sait aimé du Père :

Jean 17-25 et 26: Père juste, le monde ne t’a jamais connu ; mais moi, je t’ai connu, et eux, ils ont su que tu m’as envoyé.

26  Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, comme moi en eux.

Ce n'est pas un orphelin ou le serviteur qui accompliront les mêmes œuvres que Jésus, mais ceux et celles qui sont fils et filles, comme Jésus.

Seuls les fils deviendront à leur tour des pères.

Père c'est un des noms donné à Jésus: Esaie 9-5 : on l'appellera : Père éternel, tout en restant un fils.

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Publié dans Le coeur du Père

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