LES YEUX DU SEIGNEUR JESUS

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

                             

 Lorsqu'il est question de la vue et de sa portée, nous abordons un domaine où il est divers stades de visions et de compréhensions. Ainsi, si l'homme naturel ne voit que ce qui est visible à ses yeux, ce qui a de l'apparence, Dieu regarde au cœur et même jusqu'à l'infime nature de toute chose. 

L'Éternel est dans le palais de sa sainteté, l'Éternel a son trône dans les cieux; ses yeux voient, ses paupières sondent les fils des hommes. Psaume 11.4
 

Les « yeux » de Dieu voient tous les fils des hommes et contrairement à ce que pensent ceux qui nient l'existence de Dieu, l'Éternel n'est pas insensible à ce qui se passe sur la terre. Tout est à nu devant Dieu et il amènera tout en jugement par son Fils, le Seigneur Jésus. Les yeux de l’Eternel sont en tout lieu, Observant les méchants et les bons.                                         Proverbes 15.3 

Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux pas regarder l’iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais tu, Quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui ?                                                              Habakuk 1.13

Car j’ai les yeux sur toutes leurs voies, elles ne me sont pas cachées ; leur faute ne peut être dissimulée à mes regards.                                               Jérémie 16.17

Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils,

afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.

 Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. Jean 5.22
 

Ainsi sont les yeux de Dieu !  Cependant, ils ne sont pas seulement en souveraineté, en sainteté et en jugement. Ils sont également en amour et en compassion. 
 

Les yeux de l'Éternel regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes leur cri. Psaume34.15
 

Plus encore, pour nous faire quelque peu entrer dans ce qu'il en est de ce regard divin, il nous est écrit que Dieu pleure ! L'image des larmes nous est donnée pour que nous puissions saisir, dans le mesure qui est la nôtre, que Dieu aime sa créature qui, dans sa folie, s'est éloignée de lui pour en subir les tristes conséquences. Dieu pleura pour son peuple Israël pour qui il a eu tant de soins et qui, dans l'ingratitude la plus complète, l'a autrefois rejeté en tournant les yeux vers d'autres dieux qui n'en sont pas.
 

Tu leur diras cette parole, que mes yeux se fondent en larmes, nuit et jour, et qu'ils ne cessent pas, car la vierge, fille de mon peuple, est ruinée d'une grande ruine, d'un coup très douloureux.                  Jérémie 14.17
 

Ces « larmes divines » ont été un jour visibles quand le Fils bien-aimé, venu du Père, marcha sur le chemin qui le conduisait à Golgotha en passant par Gethsémané. 
 

Jésus pleura devant les conséquences du péché, à la mort d'un ami (Jean 11).
 

Il pleura sur Jérusalem, la ville qui, au lieu de l'accueillir comme son roi, le rejeta pour son plus grand malheur. Le peuple n'était plus dans l'idolâtrie caractérisée, mais il n'était pas dans un meilleur état devant Dieu. Il avait la forme de la piété, mais les cœurs étaient fort éloignés de Dieu.

Quand, approchant, il vit la ville, il pleura sur elle.                     Luc 19.41
 

Il pleura quand il accepta de son plein gré d'être fait péché à notre place et d'en endurer tout le châtiment.

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes.                                                        Hébreux 5.7 et 8

 

Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers. Ses disciples le suivirent. Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Après avoir prié, il se leva, et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse,  et il leur dit : Pourquoi dormez–vous ? Levez–vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.                                                          Luc 22.39-46

 

Les yeux du Seigneur Jésus n'étaient donc pas secs ! Il fut en maintes occasions ému de compassion en voyant la misère humaine. De toutes parts, on lui amenait des malades, des infirmes, des démoniaques, etc. Et dans son amour et sa puissance, il répondait à l'attente de sa créature.
 

Tout au long de son ministère d'amour et de grâce, Jésus leva les yeux vers son Père avec qui il était en parfaite communion. Sa vie était en ligne directe avec le Ciel.                                                                 

Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé.

 Pour moi, je sais que tu m’exauces toujours ; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.

                                                                                               Jean  11.41-42
                                                                                                             
Mais cela ne l'empêcha pas de regarder à la terre, de lever ses yeux sur tous les fils des hommes. En lui tout était parfaitement équilibré, divinement équilibré.
 

Ainsi, il porta ses regards sur ses contemporains. Il leva ses yeux sur :
 

 Un père en pleurs

 

Et voici, du milieu de la foule un homme s’écria : Maître, je t’en prie, porte les regards sur mon fils, car c’est mon fils unique.                                            Luc 9.38

 

 Une mère endeuillée  

Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas ! Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève–toi ! Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.

 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple.

 Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.                                                                                                       Luc 7.11-17

 

Des aveugles

Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin, et mendiait.  Entendant la foule passer, il demanda ce que c’était.  On lui dit : C’est Jésus de Nazareth qui passe.  Et il cria : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! Ceux qui marchaient devant le reprenaient, pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort : Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus, s’étant arrêté, ordonna qu’on le lui amène ; et, quand il se fut approché, il lui demanda : Que veux–tu que je te fasse ? Il répondit : Seigneur, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Recouvre la vue ; ta foi t’a sauvé.

 A l’instant il recouvra la vue, et suivit Jésus, en glorifiant Dieu. Tout le peuple, voyant cela, loua Dieu.                                                                               Luc 18.35-43

 

 Des foules qui étaient sans berger

Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont point de berger ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.                     Marc 6.34

 Ses disciples ;

Sur toute la misère du monde (son cœur était assez grand pour cela).
 

Jésus ne détourna pas ses yeux de son prochain. Ses yeux pleins de compassion ne se dérobèrent pas à la souffrance humaine sans pour autant sup le mal. La fin de son ministère s'approchant, il dressa sa face vers Jérusalem, vers cette croix qu'il "voyait " déjà érigée pour lui. C'est ainsi que, dans les derniers moments qu'il passa avec ses disciples, il leva les yeux vers le ciel et adressa à son Père sa prière (Jean 17) tout en gardant ses yeux ouverts sur ses disciples pour les consoler, les protéger et les recommander à son Père. 
 

Pouvons-nous nous imaginer le regard du Seigneur quand Judas vint le livrer par un baiser ? Et celui que croise les yeux de Pierre après son reniement ?

Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois.

 Et étant sorti, il pleura amèrement.                              Luc 22.61-62
 

Quelques heures plus tard, plusieurs le frappèrent en se dérobant à sa vue et en se moquant de lui comme s'il ne connaissait pas exactement ceux qui le frappaient, lui qui « voyait » jusqu'au plus profond de l'âme humaine.

Là–dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant :

 Christ, prophétise ; dis–nous qui t’a frappé.                Matthieu 26.67-68

Et que dire des heures terribles de la croix où ses yeux « se consumèrent » devant la haine et la moquerie de ses nombreux ennemis. 
 

Mes yeux se consument, pendant que j'attends mon Dieu. Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants; ce que je n'avais pas ravi, je l'ai alors rendu.                       Psaume 69.3-4
 

Mais là encore sa perfection nous remplit d'adoration. Dans la souffrance extrême, il pensa encore aux siens. Regardant vers sa mère, il la remit aux soins de son disciple Jean.
 

Les yeux du Seigneur sont sur nous chaque jour, même si nous ne le voyons pas avec notre vue naturelle. Même dans la chute, il ne se détourne pas de nous et,  par la foi, nous pouvons faire l'expérience de Pierre qui a été saisi par le regard de son Maître miséricordieux et plein de bonté. 
 

Toutefois, prenons garde car les yeux du Seigneur Jésus sont aussi comme « une flamme de feu ». Ne pensons pas que cela est seulement pour les incrédules. Nous avons tous, et d'autant plus si nous sommes chrétiens, à rencontrer les yeux du Seigneur comme une flamme. Rien ne lui est caché !
 

Il n'y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire. Hébreux 4.13
 

Les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont tournées vers leurs supplications; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal.

                                                                                                                        1 Pierre 3 :18

Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; et ses yeux, comme une flamme de feu.                       Apocalypse 1.14
 

A l'ange de l'assemblée qui est à Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a ses yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain brillant.                     Apocalypse 2.18
 

Certes, les yeux du Seigneur n'agiront pas de la même manière sur les incrédules que sur ses rachetés. Cependant, il est le Tout-Puissant, le Saint, le juste Juge.

Pour ceux qui l'auront rejeté, cela sera le feu destructeur, le feu du jugement.

Pour les graciés, les yeux du Seigneur seront comme un feu purificateur et révélateur de la réalité et de la profondeur de leur                                           foi.

Comme le feu purifie l'or chauffé à très haute température et le libère de ses impuretés, le Seigneur jugera tout ce que les siens auront fait pour lui.

Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus–Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun.

Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers le feu.   1 Corinthiens 3.11-15 
 

Regardons à nos cœurs et sondons les réels motifs de tout acte, de toute parole, de tout comportement. Ce n'est pas ce qui a beaucoup d'apparence ou ce qui prend beaucoup de place aux yeux des hommes qui aura sa récompense. Le Seigneur Jésus regarde à nos cœurs.

Sonde–moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Eprouve–moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis–moi sur la voie de l’éternité !                                                                                       Psaume 139.23-24

Ne l'oublions jamais ! 
 

Demandons donc au divin Maître de voir comme lui voit les choses, de mesurer comme lui les mesure, d'avoir conscience que ses yeux sont sur nous et que nous serons bientôt face au Seigneur de gloire dont le regard sera celui de Dieu sur nous et jusqu'au plus profond de notre être.

 

Auteur inconnu

 

Publié dans Identité en Jésus

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