Les afflictions de l’amour et les clefs qui ouvrent la puissance de la rédemption

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

Traduction Dominique François

 Les blessures sont inévitables si nous sommes disciples de Christ. Jésus a été «défiguré» (És. 52. 14) et «blessé» (Zacharie. 13. 6), et si nous sommes sincères dans notre désir de lui ressembler, de même nous souffrirons. Comment l’amour peut-il se parfaire autrement?

 Soyons-en conscients. Ou nous sommes à l’image de Christ et nous pardonnons, ou nous entrons dans une période de distorsion spirituelle au cours de laquelle nous demeurons continuellement dans le souvenir de notre blessure. Telle une maladie envahissante, les souvenirs douloureux affectent toutes les facettes de notre réalité. En vérité, sans Dieu, les blessures que la vie nous inflige sont incurables. Dieu a décrété que seul Christ en nous, peut survivre.

 Les intercesseurs que nous sommes, vivent à la frontière du changement. Nous nous tenons entre les besoins de l’humanité et la provision de Dieu. Parce que nous sommes des agents de la rédemption, Satan cherche toujours des moyens de nous offenser, de nous décourager, de nous réduire au silence ou d’annihiler la puissance de nos prières.

 Les blessures qui nous sont infligées doivent être interprétées à la lumière de la promesse que Dieu nous a faite en Rom. 8. 28, «toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu». Puisque les assauts spirituels sont inévitables, nous devons découvrir comment nos blessures peuvent, grâce à Dieu, devenir le moyen d’obtenir une plus grande puissance. C’est exactement de cette façon que Christ amena la rédemption à l’humanité.

 

LA PUISSANCE DE LA RÉDEMPTION

 Jésus savait que de garder une attitude d’amour et de pardon au milieu de la souffrance était la clef qui ouvre la puissance de la rédemption.

 «À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités.» (Ésaïe. 53. 11).

 

Jésus possédait la révélation dans la connaissance du mystère de Dieu. Il savait que le secret pour libérer la puissance qui transformerait le monde se trouvait dans la croix. La terrible offense de la croix devint le terreau de la rédemption du monde. De même, souvenez-vous que Jésus nous appelle à prendre notre croix (Matt. 16. 24). Les blessures sont simplement un autel sur lequel est offert notre sacrifice à Dieu.

 Examinons à nouveau la description prophétique de la vie de Jésus dans le livre d’Ésaïe. Au départ, ses paroles semblent surprenantes, mais au fil de la lecture, nous découvrons une vérité plus profonde sur la puissance de la souffrance. Il écrit, «Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.» (És. 53. 10).

 Comment Jésus obtint la puissance du plaisir de Dieu et vit l’œuvre de l’Éternel prospérer entre Ses mains? Pendant la période où il fut brisé par la souffrance, blessé et dévasté, Il s’offrit en «sacrifice pour le péché» au lieu de se venger.

 Être brisé n’est pas un désastre, c’est une opportunité. Notre désir d’aimer malgré les circonstances peut ou non toucher le cœur du pécheur qui nous offense, mais touche toujours le cœur de Dieu. Certes, nous sommes brisés par l’attitude des gens, mais nous devons permettre à ce processus de monter vers Dieu comme une offrande. Le plus grand bénéfice est l’effet que notre miséricorde a sur le Père. Si nous voulons vraiment être les instruments du bon plaisir de Dieu, c’est la rédemption et non la colère qui doit prospérer entre nos mains.

 L’AMOUR. UNE PERFECTION GLORIEUSE

 Ainsi, quand Christ rencontre de l’opposition, bien qu’Il soit le Lion de Juda, Il vient comme l’Agneau de Dieu. Même s’Il semble grave, Son cœur d’amour est toujours conscient qu’Il est un «sacrifice pour le péché».

 C’est pourquoi, Jésus ne demande pas seulement au Père de pardonner à ceux qui l’ont offensé, mais Il se compte Lui-même parmi les pécheurs et intercède pour eux. «C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables.» (És. 53. 12). Il fait ainsi parce le Père ne prend aucun plaisir dans la mort du méchant (Éz. 33. 11), et c’est le plaisir de Dieu que Jésus recherche.

 C’est la merveille et le mystère de la puissance de la croix de Christ. Dans l’angoisse et la peine, le cœur et l’âme blessés, Il s’est quand même offert Lui-même pour les péchés de ses bourreaux. Sans évidence visible de succès, perçu par les hommes comme un pécheur voué à l’échec, Il poursuivit la miséricorde avec courage. Au sein du plus profond brisement, Il permit à l’amour d’atteindre sa plus glorieuse perfection. Il murmura des paroles immortelles, «Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.» (Luc 23. 34).

 Christ aurait pu s’échapper. Quand les Romains vinrent pour l’arrêter, Il dit à Pierre, «Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges?» (Matt. 26. 53). En une fraction de seconde, le ciel se serait rempli d’une myriade d’anges guerriers. Jésus aurait effectivement pu s’échapper, mais l’humanité aurait péri. Christ choisit d’aller en enfer plutôt que de retourner au ciel sans nous. Au lieu de condamner les hommes, Il «s’est offert en sacrifice» (És. 53. 10) Il fit une prière empreinte de miséricorde, «Père, pardonne-leur…» (Luc 23. 34).

 Jésus a dit, «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.» (Jn 14. 12). Nous pensons qu’Il voulait dire que nous ferions des choses miraculeuses, mais Il ne limita pas Sa définition du mot «œuvres» aux miracles. Les œuvres qu’Il fit, sa vie de rédemption, son cri pour que la miséricorde prévale, Son identification avec les pécheurs, Son offrande comme sacrifice pour le péché, toutes les œuvres qu’Il accomplit, nous les ferons aussi.

 Ainsi, parce qu’Il vit en nous, nous voyons qu’És. 53 ne s’applique pas exclusivement à Jésus. Ce chapitre devient aussi le plan de Christ en nous. En fait, n’était-ce pas une partie de sa récompense qu’Il verrait Sa descendance (És. 53. 10)? Bien-aimés, nous sommes les progénitures de Christ.

 LA COMMUNION À SES SOUFFRANCES

 Lisez ces paroles qui émanent du cœur de Paul.

 «Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église.» (Col. 1. 24).

 

Qu’est-ce que voulait dire l’apôtre? Christ n’avait-Il pas payé intégralement la dette de l’humanité une fois pour toutes? Impliquait-il que désormais nous prenons la place de Christ? Non, nous ne prendrons jamais la place de Christ. Cela veut dire que Jésus est venu pour prendre notre place. Le Fils de Dieu manifeste tous les aspects de Sa vie de rédemption et de sacrifice au travers de nous. En réalité, «Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde…» (1 Jn 4. 17).

 Paul ne s’identifia pas seulement à Christ dans son salut personnel, mais il était consumé par le dessein du Seigneur. Il écrivit, «Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort…» (Phil. 3. 10).

 Quelle réalité merveilleuse que la «communion à Ses souffrances». En choisissant d’attacher notre existence au dessein de Christ, nous connaissons une véritable amitié et intimité avec Lui. Les souffrances de Christ ne sont pas les peines typiques que l’humanité endure. Ce sont des afflictions d’amour. Celles-ci nous rapprochent de Lui. Unis à Lui, nous augmentons le plaisir de Dieu.

 

PRIÈRE

 

Père, je me rends compte que tu n’as pas de but plus élevé pour ma vie que de manifester la nature de Ton Fils au travers de moi. Je m’en remets à Christ et m’abandonne à Lui non pour être un simple juge ou critique, mais une offrande pour ceux qui ont blessé mon âme. Que le parfum de mon adoration te rappelle Jésus, et puisses-tu pardonner et purifier le monde qui m’entoure. Amen!

 Francis Frangipane

Ministries of Francis Frangipane

Email : francis1@frangipane.org

 LA LISTE D'ÉLIE Il n'y a pas de copyright sur les traductions en français de LA LISTE D'ÉLIE, néanmoins, si vous désirez les utiliser pour les reproduire ou les distribuer, nous vous demandons de ne rien modifier au texte, et de préciser : 1) l'adresse pour s'abonner gratuitement :francais@elijahlist.com   2) L'adresse du site web : www.elijahlist.com Merci.

 

 

 

 

Publié dans Liste d'Elie

Commenter cet article