Le supplice de Jésus

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 Le supplice de Jésus commence dès son arrestation dans le jardin de Getshémané. Ceux qui viennent l'arrêter, une foule nombreuse, sont conduits par Judas, un disciple de Jésus. Il salue Jésus par un baiser, c'est le baiser de la trahison. Judas le livre pour le prix de 30 pièces d'argent. Ce prix représente la valeur marchande d’un esclave.

A cet instant, Jésus nous montre qu’il a bien soumis sa volonté à son Père. Sinon, lors de son arrestation, il aurait pu prendre la fuite, user de la puissance du Saint-Esprit dont il était revêtu.

 Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux.

Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.

Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux–ci.

                                                                                                                      Jean 18 : 4 à 8

 

Jésus prend l’initiative de libérer ses disciples et se livre comme un coupable. A d’autres reprises les hommes avaient essayé d’arrêter Jésus, sans succès, car son heure n’était pas encore venue.

Et s’étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu’au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas.

Mais Jésus, passant au milieu d’eux, s’en alla.

                                                                                                                     Luc 4 : 29 et 30

Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.

                                                                                                                              Jean 7 : 30

 Ensuite la cohorte venue l’arrêter, l’emmène chez Caïphe souverain sacrificateur, où se trouvent les scribes et les anciens. Ils cherchent une raison pour le condamner mais ils n'en trouvent pas. Alors, ils suscitent deux faux témoins.

Puis, Jésus comparaît devant le gouverneur romain, Pilate. Il ne trouve aucun crime en Jésus, il veut le relâcher. Les juifs préfèrent qu'il libère un criminel nommé Barabbas.

 La foule crie : « Que Jésus soit crucifié ! » Alors Jésus est déshabillé, fouetté. Les soldats se moquent de lui, l'insultent, le raillent en disant : « salut roi des juifs ». Ils fléchissent les genoux, se prosternent devant lui. Ils crachent sur lui. Ils lui mettent une couronne d'épines sur la tête et ensuite le frappent à la tête.

 Jésus vit ce supplice à deux niveaux 

  Le premier niveau se situe dans le naturel et vient des hommes ; le deuxième se situe dans le spirituel et vient de Satan et de toutes ses hordes de démons.

Jésus a subi 39 (ou plus)coups de fouet par des soldats romains sanguinaires. Toute la férocité de l’enfer s’est libérée contre Jésus, par la sauvagerie des soldats romains. Les suppliciés étaient suspendus par les poignets, avec des chaînes, de manière à ce que leurs pieds ne touchent plus  terre.

Les fouets étaient composés de lanières, à l’extrémité desquelles étaient attachés des osselets ou des morceaux de ferraille. A chaque coup de fouet, ces lanières arrachaient la peau, la chair des condamnés et  le sang giclait. Dans certains cas, le corps du condamné était tellement déchiré que ses entrailles se répandaient.

 Jésus a été couronné d’épines. Il a subi les moqueries, on lui a craché au visage. Il a été cloué nu sur une croix. Il a connu la soif et la moquerie, la solitude, l’abandon, la souffrance pendant des heures.

 Pourtant, pour Jésus, le pire n’était pas la souffrance due au traumatisme physique, à la torture, à la crucifixion ou même à la peine émotionnelle d’être rejeté par le monde et abandonné par ses amis.

 Dans le jardin de Gethsémané, Jésus vit ce combat au niveau de son âme. Sur la croix, c’est dans son esprit qu’il le vit. Il expérimente un grand vide dans son esprit : celui du Père qui se retire.

La plus grande souffrance  connue par  Jésus sur la croix fut l’agonie spirituelle et Il l’a vécue pour nous. Il a ressenti la séparation et l’abandon  de son Père. C’est pourquoi il s’est écrié : « Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné. »

 D’habitude, il appelait Dieu : Père. Mais à cet instant, il était tellement sale à cause de nos péchés qu’il portait,  le Père s’est détourné de lui et la justice de Dieu est tombée sur lui. Il a connu la mort éternelle à notre place. C’est la situation qui nous attendait pour l’éternité.

Et moi, je suis un ver et non un homme, L’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent la bouche, secouent la tête.

                                                                                                               Psaume 22 : 7 et 8

 Ce psaume prophétique a été composé dix siècles avant la venue de Jésus sur la terre. Nous  trouvons l’accomplissement de ce passage ici :

Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant : Hé ! Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi–même, en descendant de la croix !

 Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui–même !

                                                                                                                  Marc 15 : 29 à 31

Continuons la lecture du psaume 22

 De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m’environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, semblables au lion qui déchire et rugit.

 Je suis comme de l’eau qui s’écoule, Et tous mes os se séparent ; Mon cœur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles.

Ma force se dessèche comme l’argile, Et ma langue s’attache à mon palais ; Tu me réduis à la poussière de la mort.

Car des chiens m’environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds.

Sauve-moi de la gueule du lion, Délivre-moi des cornes du buffle !

                                                                                      Psaumes 22 : 13 à 16 – 17 et  22

 Jésus a été parfait jusqu'à la fin. Il a pardonné à ses bourreaux et à tous ceux qui se moquaient de lui. «  Père pardonne leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Personne n’a pris la vie de Jésus. Il est mort quand il l’a décidé, c’est à dire quand sa mission a été accomplie. Normalement, il aurait dû mourir d’épuisement, vidé de son sang, après les coups de fouet.

 Ma vie, nul ne la prend, mais je la donne et j’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. 

                                                                                                                            Jean : 17-18

C’est même lui qui a choisi d’offrir sa vie lors de la fête de la Pâque, pour manifester qu’il est bien l’Agneau de Dieu : « celui qui ôte le péché du monde », comme Jean-Baptiste l’a proclamé  quand il vit le venir vers lui pour être baptisé.

 Exode 12 nous apprend que le peuple juif, esclave en Egypte,   a reçu l’ordre de Dieu de sacrifier un agneau sans défaut. Ils devaient ensuite répandre son sang sur  les deux poteaux et  le linteau de la porte de leurs maisons, la nuit de leur sortie d’Egypte, la nuit de la Pâque.

Toutes les familles juives qui ont obéi à ce commandement de Dieu ont été préservées de la mort des premiers nés. En souvenir de cette Pâque, de cette protection contre l’exterminateur, Dieu avait demandé aux familles juives de célébrer cette fête en offrant chaque année un agneau en sacrifice.

 Cet agneau préfigure la venue de l’Agneau de Dieu. Dieu préparait son peuple à se tenir dans l’attente de la venue du Messie.

 Par l’offrande de sa vie, lors de cette fête, Jésus annonce la fin de cette loi et qu’il est le seul agneau, l’Agneau de Dieu, choisi, offert par le Père, pour ôter le péché du monde. Par l’offrande de sa vie, Jésus annonce la fin des sacrifices de sang.

Citons encore un autre exemple, dans la vie de Jésus, qui nous prouve qu’il a gardé  le contrôle de sa vie jusqu’à la fin :

Tu offriras l’un des agneaux le matin, et l’autre agneau entre les deux soirs.

                                                                                                                         Exode 29-39

 Dieu avait demandé à son peuple de sacrifier deux agneaux, chaque jour, sur l’autel des holocaustes du temple de Jérusalem: un le matin, l’autre le soir. Sur la croix, Jésus a choisi de remettre sa vie entre les mains de son Père, à l’heure de l’offrande du soir. Soit à la neuvième heure, (heure selon la journée biblique) ce qui correspond à quinze heures pour nous en France.

 

 Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachtani ? C’est–à–dire, Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ?

Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit.

                                                                                                       Matthieu 27- 46 et 50 

Ici Jésus démontre, encore une fois, qu’il est bien l’Agneau de Dieu et que le temps des sacrifices de sang est terminé.

Dans ces deux versets, deux points importants nous indiquent que Jésus a toujours gardé le contrôle de sa vie :

« Jésus s’écria d’une voix forte » ou «  Jésus poussa de nouveau un grand cri ».

Ces deux cris nous prouvent que Jésus était loin d’être un moribond. Voici le résultat :

Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

                                                                                                       Matthieu 27 : 51 et 52

Enfin retenons ce verset aussi très important, dans l’évangile de Jean.

Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

                                                                                                                            Jean 19 : 30

«  Il rendit l’esprit ». Ici encore la Bible nous apprend que Jésus est resté conscient jusqu’à la fin. C’est bien Lui qui a décidé du moment pour remettre son esprit au Père, après ses paroles « tout est accompli ».

 Accompli signifie : Terminer tout ce qui avait été ordonné, achevé, payé, réaliser la dernière action qui complète une œuvre.

« Tout est accompli » en grec se dit : Tételestai

  L'expression Tételestai a été retrouvée sur des documents anciens datant  du temps de Jésus. Elle pouvait avoir plusieurs significations intéressantes.

1°) Nous la retrouvons en en-tête de documents commerciaux indiquant que le montant a été payé en totalité. Le premier sens est donc : "Tout est payé".

 De quoi Jésus parlait-il ?

De notre dette envers Dieu qui désormais porte le tampon : Tételestai, soit les offenses que nous avons commises et qui nous condamnent devant le tribunal de Dieu. Christ le Juste a payé notre dette à nous injustes.

 

2°) On a retrouvé cette expression dans la bouche des artistes devant leur œuvre achevée. "Tételestai", mon chef d'œuvre est complet, rien ne peut y être ajouté.

Quel est le chef d'œuvre de Jésus ?

 Il est né en tant qu'homme pour accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Il est le seul homme dans l'histoire de l'humanité à avoir été obéissant au Père de sa naissance à sa mort. Il est le Parfait, le Juste, le Saint, le Véritable. Sa vie est un chef d'œuvre, sa mort est un chef d'œuvre et sa résurrection en est le couronnement.

 

3°)  "Tételestai" était aussi utilisé par les maçons lorsqu'un temple ou un bâtiment était terminé. "Tout est accompli". Cette expression signifiait : j'ai suivi scrupuleusement les plans de l'architecte, tout a été établi dans les règles de l'art et le dernier élément vient d'être mis en place. L'œuvre est achevée. Pour Jésus : le plan du Père est accompli parfaitement.

La vie de Jésus était prédestinée à se terminer par une mort cruelle et injuste afin de payer notre dette, à nous injustes. Si Jésus avait échappé à cette mort, son œuvre aurait été un échec.

 C’est la raison pour laquelle il a refusé la boisson mêlée de fiel pour anesthésier la douleur; de même il n’a pas essayé d'échapper à la condamnation de Pilate en se déclarant innocent, sinon il aurait alors échoué dans sa mission.

 

Toutes les prophéties de l’Ancien Testament concernant la venue de Jésus sont accomplies.

Nous en citerons plusieurs :

L’une d’elle nous annonce que Jésus naîtra d’une vierge :

C’est pourquoi le Seigneur lui–même vous donnera un signe ; Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils.

                                                                                                                             Esaïe 9 : 7a

En voici l’accomplissement 

 L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.

Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.

Le Saint–Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

                                                                                                                 Luc 1 : 27- 31- 35

Jésus devait naître à Bethléhem :

Et toi, Bethléhem Ephrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont les activités remontent aux temps anciens, Aux jours de l’éternité. C’est pourquoi il les livrera jusqu’au temps où enfantera celle qui doit enfanter.

                                                                                                                 Michée 5 : 1 et 2a

 

La Bible nous confirme que Jésus est bien né à Bethléhem :

Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David.

Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier–né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

                                                                                                                       Luc 2 : 4- 5 et 6

L’une de ces prophéties annonce que les vêtements de Jésus seront partagés :

Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.

                                                                                                                     Psaume 22 : 19

En voici l’accomplissement :

Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera.

                                                                                                               Jean 19 : 23 et 24a

 

 

 

 

Publié dans Le coeur du Père

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