Le retour de Jésus et le mystères des sept églises de l'Apocalypse

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Ces 7 Eglises mentionnées dans le livre de l’Apocalypse représentent donc les sept grandes époques de l’histoire terrestre de l’Eglise. Ces sept époques ou âges de l’Eglise sont également représentés dans les sept paraboles que Jésus enseigna à ses disciples. Mt 13.

 

PARABOLE                                     EGLISE

 

1) le semeur                                   1) Ephèse

2) le malin                             2) Smyrne

3) le grain de sénevé          3) Pergame

4) le levain                                     4) Thyatire

5) le trésor                                     5) Sardes

6) la perle                             6) Philadelphie

7) le filet                               7) Laodicée

 

Si vous examinez attentivement la description de chacune de ces paraboles, vous constaterez qu’elles décrivent parfaitement les faits saillants qui caractérisent chacun de ces âges. Nous voulons donc jeter un coup d’œil sur le message adressé à chacune d’elle, tout en prenant en considération qu’il y a toujours eu deux groupes à l’intérieur même de l’Eglise. Il y a toujours eu des vierges sages et des vierges folles, de même qu’il y a toujours eu des chrétiens spirituels et d’autres charnels, il y a toujours eu du bon blé et de l’ivraie.

 

Les 7 villes des 7 églises étaient situées en Asie Mineure, appelée aujourd’hui la Turquie, située au carrefour de deux continents : l’Europe et l’Asie, entre l’Occident et l’Orient, et séparée par le détroit de Bosphore reliant la mer Noire à la mer de Marmara. Par le détroit de Dardanelles, on peut rejoindre la mer Egée. La capitale de la Turquie, Istambul est appelée « la ville aux mosquées ». Il y en aurait plus de 2000, dont certaines ont été construites à même les pierres d’anciennes églises chrétiennes. La ville a plus de 2500 ans d’histoire.

Tout d’abord connue sous le nom de Byzance, capitale de l’Asie Mineure, elle devint au temps de Constantin, la ville de Constantinople, capitale de l’Empire romain d’orient. Au 15ème siècle, son nom change pour Istambul, capitale du l’Empire ottoman. Ils affermirent le triomphe de l’Islam par la transformation en une mosquée, de la basilique Ste Sophie, construite en 532 à 537 sous le règne de Justinien.

Aujourd’hui, l’Islam règne à 99 % sur toute cette région. C’est d’autant plus étonnant si l’on considère qu’autrefois cette région était un château fort du christianisme.

Comment est-il possible que Ephèse, Pergame et les autres n’existent plus aujourd’hui ? Comment ces chandeliers d’or ont-ils pu fléchir sous des puissances opposées à l’Evangile ? C’est ce que nous allons découvrir.

 

EPHESE

 

Le 1er message est adressé à l’ange de l’Eglise d’Ephèse. Elle représente la fondation, le début de la construction terrestre de l’Eglise.

A l’époque où l’apôtre Paul fonda cette assemblée, la ville était perçue comme la perle de l’Asie Mineure et la plus importante de la région. C’était aussi la ville où Jean exerça une grande partie de son ministère. C’est là aussi, sans doute, que mourut Marie, la mère de Jésus.

Ephèse était un grand centre commercial principalement à cause de son port de mer et de sa situation stratégique sur l’une des principales routes du monde de l’époque. Son gouvernement était romain, mais la langue grecque. Le nom même d’Ephèse à un sens étrange et double « aspirer à » et « relâché ».

Cette église représente la 1ère génération de croyants. Hélas, on suivait déjà le Seigneur d’une façon moins ardente et plusieurs abandonnèrent leur 1er amour, signe précurseur des âges à venir, où l’Eglise en général sombrera dans les profondeurs de Satan. Le reproche du Seigneur c’est qu’ils ont abandonné leur 1er amour.

L’ennemi avait déjà commencé à semer son ivraie puisqu’il lui fut dit « tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi ».

Remarquez ici qu’il est fait mention seulement des « œuvres » des Nicolaïtes, mais dans le message adressé à Pergame, il est question de la « doctrine » des Nicolaïtes, démontrant ainsi une aggravation du mal. Cette nouvelle secte au sein de l’Eglise d’Ephèse incitait les disciples à vivre selon la chair et il y avait une association évidente avec la doctrine de Balaam. Le mot lui-même signifie « qui domine le peuple ». Cela vient de deux mots grecs : Nikao, qui signifie « conquérir » et Laos qui signifie « les laïcs ».

Ayant perdu son 1er amour et son attachement à la parole de Dieu, l’Eglise était sur le point de délaisser la direction du St Esprit au profit d’une hiérarchie humaine et religieuse.

Aujourd’hui dans toute cette grande région, il n’y a pratiquement plus de trace du christianisme et elle est à 99 % sous la domination de l’Islam. Dans un des hôtels où nous séjournions, il y avait une inscription au pied d’une statue : « A la diane des Ephésiens » ! L’Eglise n’existe plus à Ephèses, mais la Diane des Ephésiens est encore honorée. Jésus avait prévenu cette église que si ils ne se repentaient pas, il enlèverait leur chandelier de sa place. C’est précisément ce qui arriva ! Le chandelier qui laissait briller la lumière de l’Evangile s’est éteint dans cette région.

Ces événements marquèrent le début de la dégradation de l’Eglise, alors qu’à l’époque de Thyatire et de Sardes, on ne prêchait même plus le salut par grâce ! Néanmoins, la promesse de l’arbre de vie fut donnée à tous ceux qui, durant cet âge vaincraient : « A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »

 

 

SMYRNE

 

Le 2ème message s’adresse à l’Eglise de Smyrne. Le mot « Smyrne » signifie « amer » et son époque se situe entre les ans 170 et 310 de notre ère. Aujourd’hui connue sous le nom d’Izmir, cette ville compte près d’un million d’habitants. Elle est située à quelques km seulement dâge vaincraient : « A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »

 

 

SMYRNE

 

Le 2ème message s’adresse à l’Eglise de Smyrne. Le mot « Smyrne » signifie « amer » et son époque se situe entre les ans 170 et 310 de notre ère. Aujourd’hui connue sous le nom d’Izmir, cette ville compte près d’un million d’habitants. Elle est située à quelques km seulement d’Ephèse, au fond d’un golfe qui porte le même nom et qui s’ouvre sur la mer Egée.

La ville était réputée pour son commerce et ses exportations. On y retrouvait également des écoles de rhétorique, de philosophie, de médecine, de sciences. Beaucoup de Juifs y vivaient et ils étaient farouchement opposés au christianisme.

L’Eglise de Smyrne, tout comme le nom de la ville l’indique, a vécu de sévères persécutions. C’est l’une des deux seules Eglises parmi les 7 qui n’est pas exhortée à se repentir. Nous savons que Polycarpe fut le pasteur de l’Eglise et qu’il donna sa vie en martyr pour l’Evangile.

Non seulement Rome exigeait-elle l’adoration envers l’empereur, mais il y avait dans cette ville deux temples célèbres : celui de Zeus et de Cybèle. Le message du Seigneur se veut un encouragement. Il affirme qu’il connaît leurs tribulations et qu’il sait qu’une synagogue (ou assemblée) de Satan existe à Smyrne.

Ceux qui s’opposaient à l’Eglise s’étaient rassemblés et formaient une synagogue qui n’était pas de Dieu. Voilà une autre preuve qu’il y a toujours eu deux groupes distincts dans l’Eglise du Seigneur.

Dans le 1er âge, celui d’Ephèse, il y avait déjà la semence du Nicolaïsme qui voulait ériger sa propre hiérarchie en parallèle avec les vraies autorités données par le Seigneur : ils sont devenus comme une synagogue de Satan.

 

 

PERGAME

 

La période de Pergame se situe entre les années 310 et 600, ce fut une heure sombre pour l’Eglise. Le mot « Pergame » signifie « mariage » et à cette époque, l’Etat et la religion s’unirent. Cette ville sise à environ 80 km au nord d’Ephèse, est aujourd’hui connue sous le nom de Bergama, une petite ville arabe.

Cependant, à l’époque, Pergame était la ville impériale ainsi qu’un centre administratif très important. Construite sur une haute montagne, la ville avait des allures royales. On la considérait comme la plus illustre d’Asie. C’était une cité de grande culture ayant une bibliothèque rivalisant avec celle d’Alexandrie en Egypte.

Toutefois, les habitants de Pergame s’adonnaient aux rites de l’adoration d’Esculape (dieu grecque de la médecine), représenté sous la forme d’un serpent vivant, logé et nourri dans le temple. Ce dieu était aussi connu sous le nom de Zotair, signifiant « sauveur ». Les gens de la ville et des environs venaient et demeuraient toute la nuit au temple en compagnie de ces serpents, lorsque l’un d’entre eux les touchait, c’était comme un attouchement divin et ils pouvaient être guéris.

L’attraction particulière de Pergame était son acropole. Plusieurs temples y furent construits, dont le plus fameux fut celui consacré à Zeus, le dieu suprême des Grecs, dont l’autel atteignait facilement 15 mètres de hauteur.

Ce fut l’époque où Constantin se convertit au christianisme et unit la religion à la politique. Voilà pourquoi le Seigneur se présente comme étant celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants. L’Eglise de cette époque était sur le point de se compromettre dangereusement.

Constantin se convertit, cependant son interprétation du christianisme s’approchait beaucoup plus du paganisme car il servait plusieurs dieux dont le dieu soleil. En 313, Constantin et Licinius proclamèrent « l’édit de Milan », assurant à tous la liberté religieuse. Malheureusement, c’était une ruse de l’ennemi et la foi simple à l’Evangile disparut progressivement derrière le faste romain. La nouvelle naissance, condition primordiale au salut, fut reléguée aux oubliettes.

Constantin fit construire des basiliques, paya pour la décoration de ces bâtiments, fournit des vêtements spéciaux à ceux qui en assumaient le service et introduisit des fêtes et des coutumes païennes. Il ajouta ses commandements et ses ordonnances, il proclama des dogmes étranges et en l’an 325, à l’occasion du concile de Nicée, le clergé fut définitivement séparé des laïcs.

Ce mariage de la religion et de la politique est représenté dans le message que le Seigneur leur adresse en mentionnant la doctrine de Balaam et celle des Nicolaïtes.

 

Dans Nb 22-25, nous lisons l’histoire de Balaam. Afin de protéger son royaume contre les Israélites, Balak, roi des Moabites, réclama les services du prophète Balaam. Il lui demanda de maudire Israël, mais Balaam refusa. Balak revint à la charge et cette fois, Balaam accepta. A trois reprises il tenta de maudire Israël, mais sans succès. Il conçut alors un plan insidieux : s’il pouvait réussir à corrompre le peuple, cela les conduirait à leur perte et entraînerait le jugement de Dieu sur eux. Il suggéra donc que les femmes moabites séduisent les Israélites et qu’ils se marient avec elles. C’est ainsi qu’Israël se livra à l’idolâtrie dans les plaines de Moab, alors la colère de l’Eternel s’enflamma contre son peuple.  

Spirituellement parlant, l’église de Pergame était sur le point de faire la même chose. Elle allait se prostituer avec ces nouveaux dieux et serait plongée profondément dans une confusion religieuse dont elle aurait beaucoup de mal à sortir.

Puis le Seigneur mentionne aussi qu’il y a des gens dans son assemblée qui sont attachés à la doctrine des Nicolaïtes. C’est au concile de Nicée que le clergé a définitivement été séparé des laïcs. La semence plantée par l’ennemi au tout début de l’histoire terrestre de l’Eglise fit son chemin, et devint une doctrine bien établie qui ne fut pas vraiment éliminée dans les siècles suivants.

L’Eglise de Pergame est exhortée à se repentir et le Seigneur promet à ceux qui vaincraient, que malgré la confusion qui prévalait à cette époque, il leur donnerait la manne cachée, un caillou blanc ainsi qu’un nom nouveau que personne ne connaît si ce n’est celui qui le reçoit.

 (Mario Massicote)

 

Publié dans L'Apocalypse

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