Le manque de connaissance du Père, vole notre croissance et maturité spirituelle.

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Mots clés: alliance, sang, père, donne-moi, fils, amasser, prodigue, famine 

Nous allons le voir plus loin, cela peut nous amener dans la famine ou la sécheresse spirituelle.

Connaitre en hébreu vient du mot « yada » qui signifie connaître d’une manière intime comme un époux connait son épouse, dans le cadre du mariage. Cette connaissance est précédée d’une alliance ou le sang coule. Il n’y a pas de véritable connaissance sans alliance. Nous ne parlons pas d’une connaissance intellectuelle ou érotique d’un moment. Mais d’une connaissance intime ou les époux se donnent ou se livrent esprit, âme et corps. Ils décident de vivre ensemble en le manifestant publiquement devant les hommes et devant Dieu. Toutefois cette alliance ne sera effective que lorsque  le sang aura coulé, nous parlons de la rupture de l’hymen.

 Il en est de même avec notre Dieu qui est un Dieu d’alliance. Il nous offre de rentrer dans l’alliance scellée par le sang de Jésus. C’est seulement dans le cadre de cette alliance que notre connaissance du Père sera effective et s’approfondira continuellement dans une relation d’amour. Nous ne connaitrons jamais le Père si nous négligeons ou ignorons cette alliance, la nouvelle alliance scellée par le sang de Jésus :

Matthieu 26-28 : car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés. Par la nouvelle alliance, avec le pardon des péchés, jésus nous ouvre l’accès au trône de la grâce.

Hébreux : 9- 14 et 17 : combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui–même sans tache à Dieu, purifiera–t–il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis.

 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit.

Par la mort et la résurrection de jésus nous devenons héritier et cohéritiers : Romains 8-17 : Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. Dans notre héritage nous y trouvons la connaissance du Père.

Maintenant posons nous une question : Est-ce que je cherche à connaître Dieu pour mon confort ou pour son bon plaisir et lui obéir ?

Le fait que Dieu prend plaisir en nous ne signifie pas pour autant qu’il néglige les endroits où nous avons besoin de transformation. Le plaisir que Dieu éprouve pour un croyant ne veut pas dire qu’il approuve tout ce qu’il fait.

Il corrige les domaines qu’il désapprouve pour qu’il puisse enlever tout ce qui empêche l’amour, masque sa lumière, voile sa parole. Dieu nous corrige pour notre véritable intérêt, afin de nous faire participer à sa sainteté : Hébreux. 12 : 10 : Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

Dieu est rempli d’une tendre patience pour les croyants qui ne se repentent pas. Ils ne doivent, cependant pas confondre sa patience avec son approbation. Jésus a donné à Jézabel et à ses disciples du temps pour se repentir (à Thyatire) : Apocalypse 2 : 21-22 :

Je lui ai donné du temps pour se repentir, mais elle ne veut pas se repentir de son inconduite. Voici que je la jette sur un lit... ainsi que ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent…. Gardons nous de négliger les temps ou les occasions de repentance que Dieu nous offre : Soit par les messages entendus, les témoignages, les livres que nous lisons, ou tout simplement par les pensées que le Saint-Esprit nous donne. Ici nous remarquons deux attitudes face à la repentance. Ces deux attitudes dénotent deux types de personnes :

1-   Les personnes qui rentrent rapidement dans la repentance, elles sont enseignables et progressent.

2-   Au contraire les personnes qui tardent, c’est à dire qui laissent passer des semaines, des mois, voir des années, avant de se repentir dans un domaine de leur vie, elles ne sont pas enseignables. Leur vie spirituelle stagne, et leur relation avec leur entourage est difficile.                         

Dans la parabole du fils prodigue, jésus nous donne deux attitudes de fils face à un père.  Les deux sont mauvaises, aucun des deux fils ne connait le père ou n’a de relation avec leur père, bien qu’ils habitent sous le même toit.

1-Le premier se comporte comme un mercenaire qui cherche à mériter des récompenses : Luc 15-29 à 32 : Il y a tant d’années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n’ai désobéi à tes commandements, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis ! Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a dévoré ton bien avec des prostituées, pour lui tu as abattu le veau engraissé ! » Nous développerons cette attitude lors d’un prochain message.

Le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ; mais il fallait bien faire la fête et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! »

 Le deuxième fils, en quelque sorte, « tue » le père afin d’obtenir l’héritage ou sa part d’héritage. Dans le père il ne voit qu’une seule chose : l’héritage, sa part d’héritage qui doit lui revenir ou qui lui appartient. Il ne peut attendre que son père soit mort pour obtenir son héritage. Alors, dans son cœur, il « tue » son père.

Luc 15- 11 à 16 : Il dit encore : Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

Version Martin : Et le plus jeune dit à son père : mon père, donne moi la part du bien qui m’appartient ; et il leur partagea ses biens.

 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

 Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.

Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

 Examinons l'attitude de ce fils. Elle  ressemble fort à l'attitude  des vignerons dans Matthieu 21 -- 38 : Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l’héritier ; venez, tuons le, et emparons nous de son héritage.

Ici, il s'agit de tuer Jésus. Mais le but est le même : obtenir l'héritage du Père : c'est-à-dire la vigne du Père. Par de simple parole ce fil « dit prodigue » va « tuer » son père avec sa langue.  Jérémie 18 -- 18 « venez tuons le avec la langue »

La parabole du fils prodigue, nous montre comment nous sommes engagés dans un chemin de mort quand nous décidons de nous éloigner du Père. Cette parabole nous montre  une lente mais implacable descente en enfer.

Voici les différentes marches de la descente spirituelle et également dans la déchéance morale de ce fils :

1-- donne-moi ma part d'héritage qui doit me revenir.

Luc 15-12 : Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

Donne-moi ! Que cache ce « donne-moi » dans la bouche de ce fils ? Le verbe qu'il emploie est un impératif, c'est un ordre qu'il donne à son père. Ce sont les mots mêmes que les filles jumelles de la sangsue emploient dans les proverbes : 30 -- 15 et 16 :

 La sangsue a deux filles : Donne ! Donne ! Trois choses sont insatiables, Quatre ne disent jamais : Assez !

  Le séjour des morts, la femme stérile, La terre, qui n’est pas rassasiée d’eau, Et le feu, qui ne dit jamais : Assez !

La sangsue ressemble à une langue humaine au sens propre comme au figuré. Elle suce de la vie dans le sang, mais tout comme la langue, elle peut aussi guérir grâce aux propriétés de sa salive : anticoagulantes, anti-inflammatoires, utilisées dans différents domaines de la médecine.

Proverbes 18 -- 21 la mort et la vie sont au pouvoir de la langue,  quiconque l’aime en mangera les fruits.

Matthieu 12 -- 34 : Races de vipères, comment pourriez vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

Les mots que nous employons sont révélateurs de ce qui se trouve ou se cache dans notre cœur.

« La part du bien et qui doit me revenir »

Ce deuxième fils estime que Son père lui doit quelque chose. L'argent est dans ses yeux et dans son coeur. C’est devenu une obsession, sa raison de vivre. Dans un mélange de colère et de douleurs, certain de son droit il est bien décidé à le revendiquer et à l'obtenir. Il ne réclame pas un don mais sont du. En quelque sorte il cherche à sortir de l'orbite du soleil, qui lui donne la vie, pour devenir son propre soleil. En s'éloignant du soleil ce jeune fils ambitionne de briller comme lui, et de devenir son propre soleil, en fait il n'est qu'un électron qui tourne sur lui même. Ce fut la tentation de Lucifer : « tuer Dieu » pour prendre sa place. Tout comme Louis XIV s'est déclaré « Roi-Soleil » de manière que tout son peuple est le regard sur lui. Ainsi a-t-il pris la place  du soleil de justice : Jésus. Mais l’histoire nous dit que les conséquences ont été désastreuses pour la France : de grandes famines qui ont décimées des millions de français. C’est que va expérimenter ce fils.

Devant une situation donnée  nous relevons trois types de réactions :

1- je décide de changer la situation par mes propres forces.

2- je me soumets à la situation par peur par crainte ou par une fausse soumission aux autorités.

3- je décide de vivre ma vie, sans loi, sans maître, sans Dieu.

C’est cette troisième réaction qu'a choisie ce deuxième fils.

« Il s'en alla dehors dans un pays éloigné » :

Le refus de toute paternité, c'est le refus des origines de la vie et donc de l'appartenance à une famille. Ce deuxième fils revendique une autonomie sans concession. Il veut voler de ses propres ailes en rejetant tout point d'attache affectif, spirituel, géographique et matériel :

Proverbe 18-1 : celui qui se tient à l'écart cherche ce qui lui plaît, il s'irrite contre tout ce qui est sage.

Sa vie, loin du soleil, est devenue un Tohu Bohu recouverte par les ténèbres.

2—  Ayant tout ramassé, il s’en alla dans un pays éloigné 

Luc 15- 13 a : Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné

3--  il dissipa tout son bien en vivant dans la débauche.

Luc 15-13 b : où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

En multipliant ses partenaires sexuels il cultive son infidélité, son insécurité croit  et il s'enfonce dans l'angoisse. La réalité est que les bras du Père lui manquent. Sa conduite devient une addiction. Avec chaque nouvelle partenaire sexuelle, il veut posséder toujours plus, accroître son avoir, le bien qui lui revient. En réalité c’est le contraire qui se produit, car à chaque nouvelle partenaire sexuelle  son « bien « se réduit comme une peau de chagrin. Son « bien » le fuit comme s’il voulait retenir un courant d’eau dans ses mains. Son seul but dans la vie c’est de posséder. Il ouvre ses bras pour posséder, amasser (ayant tout ramassé). Mais à chaque étreinte d’une nouvelle partenaire, son bien lui échappe. Ses bras se referme sur le vide. Il en est ainsi de tous ceux qui amassent sans Dieu : Matthieu 6 : 19 à 21 : Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ;

 Mais amassez vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

1 Timothée 6- 18 et 19 : Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité, et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

La sexualité est un don de Dieu. Dans ce domaine le corps est malmené, galvaudé, le corps devient comme un bien de consommation courante. La sexualité est vécue de façon dissociée comme s'il s'agissait d'un simple exercice physique anodin sans conséquence. À tel point qu'une enquête  nous révèle aujourd'hui, en Occident, le nombre des partenaires sexuels atteints 10,5 partenaires, en moyenne, par personne.

La bible nous invite à offrir nos corps comme un sacrifice vivant pour Dieu : Romains 12-1 : Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

4-- une famine survint... Il commença à être dans le besoin

Luc 15-14 : Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Psaume 68 -- 7 : les rebelles seuls habitent des lieux arides. Le pays  loin du Père est un endroit où se vit la sécheresse, une famine qui affecte le corps, l'âme et l'esprit. Le besoin d'indépendance, le train de vie, l'achat d'amis et de partenaire sexuel  conduisent ce fils à la ruine. Ses finances ont fondu comme neige au soleil. Finalement ce fils se retrouve seul. C'est le sort de ceux qui rejette  Dieu ou le Père.

5-- Il alla se mettre au service d'un des habitants.

Luc 15-15 : Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.

Quel contraste avec son illusion de départ : devenir son propre soleil ? Dans son égarement, il cherche un moyen de survie auprès des ténèbres. Il est dans l'aveuglement complet. Lui l'enfant juif le voilà réduit à garder des animaux  impurs : un troupeau de porcs.

Cela reflète l'image de l'humaniste qui rejette Dieu, donc le père. Il croit, qu'il va finir par découvrir la sagesse qui lui permettra de diriger sa vie: Une sagesse humaine bien sûre ou diabolique.

Cela nous fait penser à une citation de Luc Ferry, philosophe et ancien ministre de l'éducation : « il me semble que nous devrions, à l'écart du bouddhisme et du christianisme, apprendre à vivre et à aimer en adulte, en pensant, s'il le faut, chaque jour à la mort. Pas par fascination du morbide. Tout au contraire, pour chercher ce qu'il convient de faire ici et maintenant, dans la joie, avec ceux que nous aimons et que nous allons perdre à moins qu'ils ne nous perdent avant. Et je suis sûr, même si je suis encore infiniment loin de la posséder, que cette sagesse là existe et qu'elle constitue le couronnement d'un humanisme enfin débarrassé des illusions de la métaphysique et de la religion »

 Quand des philosophes accusent le christianisme d’asservir et d'infantiliser les gens et, qui présentent le refus du Père comme seul moyen d'accéder à l'autonomie, ils deviennent  des serviteurs zélés d'une culture de mort. Ainsi la philosophie peut donner raison à peu près tous les choix de vie. Excuser le « meurtre » du père, le justifier, pire l’élever en véritable modèle de croissance.

6-- moi, ici, je meurs de faim…

Luc 15- 16 : Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

Les mots que nous employons sont révélateurs de ce qui se trouve dans notre cœur. La mort conçue dans le coeur de ce fils, et proclamée par ses lèvres, voit le jour dans sa vie. Il a tué le père dans son cœur, par ses paroles. Il a semé la mort, maintenant il récolte la mort : je meurs de faim. Cela nous est également confirmé dans les paroles du père :

Luc 15 -- 24 : car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Examinons maintenant les différentes étapes, dans le coeur de ce fils, qui l'ont amené à la mort :

-1 amertume dans son coeur

-2 le meurtre du père par ses paroles

-3 l'amour des biens de ce monde où le matérialisme, ou le désire d’amasser

-4 le rejet de toute autorité

-5 la prodigalité, c'est-à-dire des dépenses avec excès ou des investissements sans sagesse.

-6 la débauche

-7 la pauvreté

-8 une mauvaise alliance

-9 l'exploitation par un homme corrompu

-10 la mort

Si nous décidons de quitter ce pays éloigné pour revenir au père, nous amorcerons un retour à la vie. Notons encore que ce pays éloigné, pour certain se situe tout simplement dans leurs pensées, leur cœur, ou leur choix de vie.

 

Publié dans Le coeur du Père

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