Ils se sont débarrassés de la croix !

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Ils se sont débarrassés de la croix !

Publié le Jeudi 17 janvier 2008 - Par David Wilkerson

"Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifie d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde !" (Gal.6:14).

De nos jours, nous avons des difficultés à comprendre l'idolâtrie de l'Ancien Testament. Il nous paraît incroyable que des personnes intelligentes aient été aveugles au point d'adorer des statues de bois taillé, de pierre ou de métaux précieux.

Les écritures nous disent que les gens allaient dans la forêt et coupaient un arbre de bois dur, le sciaient en deux, brûlaient la moitié dans leurs fours pour cuisiner et donnaient l'autre moitié à un tailleur pour le transformer en un petit Dieu. La famille entière s'agenouillait devant cette image gravée en disant : "ceci est mon Dieu, mon libérateur qui m'a sauvé." Une telle idolâtrie est stupéfiante à nos yeux !

C'est ce péché d'idolâtrie qui fit tomber le terrible courroux de Dieu sur son peuple. Cela le mettait en colère bien plus qu'aucun autre péché dans l'Ancien Testament, à tel point qu'Il a déclaré : "Les enfants ramassent du bois, les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte, pour préparer des gâteaux à la reine du ciel, et pour faire des libations à d'autres dieux, afin de m'irriter."

"Et toi, n'intercède pas en faveur de ce peuple, n'élève pour eux ni supplications ni prières, ne fais pas des instances auprès de moi, car je ne t'écouterai pas. Et je vous rejetterai loin de ma face" (Jérémie 7:18,16,15). Ceci est la déclaration de Dieu contre l'idolâtrie dans l'Ancien Testament. De la même manière, Il déteste autant l'idolâtrie de nos jours. Cela fait tomber sa colère sur n'importe quelle génération, incluant notre génération moderne !

Il y a dans ces derniers jours une idolâtrie bien pire que celle de l'Ancien Testament ! Une nouvelle idolâtrie est en train de gagner l'Amérique actuellement. De nos jours nous ne voyons plus personne s'agenouiller littéralement devant des images sculptées. L'idolâtrie moderne en revanche, séduit des multitudes par sa subtilité et son intelligence. Et cela met Dieu bien plus en colère qu'aucune autre

Idolâtrie de l'Ancien Testament ! Le Nouveau Testament nous avertit que des ministres qui apparaîtront comme des anges de lumière, mais qui sont concrètement des ministres de Satan, viendront dans les derniers jours. Ces hommes seront passionnés, capables de s'exprimer clairement, agréables et pleins de ressources. Mais ils seront manipulés par un esprit qui ne vient pas de Dieu ! "Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres." (2.Corinthiens 11:3-15). Paul nous avertit que ces ministres démoniaques viendront : "...si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou ...un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé" (verset 4). Pensez à ce que Paul est en train de dire ici. Dans les derniers jours, des prédicateurs viendront, se présentant comme des hommes honnêtes et justes, mais ils seront en fait des ministres sous l'influence de Satan lui-même ! Ils seront entièrement dévoués à un autre esprit, introduisant un autre Christ, un autre Evangile.

Ceci semble choquant, mais c'est une chose à laquelle vous et moi devons nous préparer. Si tu es un chrétien vivant en Amérique, et que tu entendes parler de manifestations du Saint-Esprit dans divers

endroits du pays, fais attention au chemin que tu vas suivre et sous l'influence de quel esprit tu vas te soumettre. Si tu n'as pas de discernement, tu cours le risque de t'adonner à une idolâtrie qui t'éloignera de la croix de Christ.

Je crois qu'aujourd'hui, de nombreux chrétiens sont tombés dans l'idolâtrie sans le savoir, ayant été séduits par des anges de lumière. Paul a été confronté à ce problème dès son époque c'est pourquoi il écrivit : "Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu'il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui voustroublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème !" (Gal 1:6-8). Cet autre Evangile que Paul mentionne n'est pas celui du salut par la croix ! C'est là la grande idolâtrie de notre temps : il y a quantité de prédicateurs qui ont littéralement mis de côté le message de la croix de Jésus-Christ !

Soyez-en avertis : peu importe ce que vous dit une personne à propos d'un grand "réveil" ou d'une action du Saint-Esprit qui surviendrait quelque part ; peu importe combien de multitudes sont entraînées, ou combien passionnées sont leurs louanges ; cela n'a pas d'importance à quel point un ministère particulier peut être "couronné de succès". Si la croix de Jésus-Christ n'est pas la porte par laquelle les gens entrent, vous pouvez être assurés que ce n'est pas là le travail de Dieu ! La croix, avec ses exigences et l'espérance qu'elle offre, est le véritable cœur de l'Evangile. Et quel que soit le culte rendu, quelle que soit la dénomination, toute église vit dans une profonde idolâtrie si la croix n'est pas au centre de tout. Une telle adoration est alors entièrement inspirée par un autre esprit, et Dieu s'en détournera. Sans la croix, tout ce qui reste n'est que plaisanterie, un Evangile perverti, quelque chose qui vient des profondeurs de l'enfer : c'est une idolâtrie plus insultante envers le Seigneur que l'idolâtrie d'Israël !

Et pourtant, dans la plupart des églises où cet "autre Evangile" est prêché, les bancs sont remplis. Tout semble à sa place. Les termes théologiques tels que sainteté, Saint-Esprit et la croix, sont utilisés. Tout paraît bon et semble juste. Mais la réalité de la croix n'est pas présentée ! La crise de la croix, la nécessité de nous confronter à elles, sont complètement ignorées. Et si un sermon qui traite de la croix ne dévoile pas le péché, si ce qui est prêché ne nous amène pas au moment décisif (crise) où l'on se trouve au pied de la croix, il ne s'agit pas de la véritable prédication de la croix !

Si j'allais prêcher la réalité de la croix dans beaucoup d'églises aujourd'hui, si je leur parlais de la nécessité de la mort à soi, de l'abandon de toutes les convoitises et des plaisirs du monde, si je devais dire aux confortables multitudes, "Dieu demande que vous affrontiez vos péchés, que vous vous agenouilliez à la croix, que vous vous occupiez de votre méchanceté", beaucoup s'enfuiraient comme cela s'est passé lorsque Jésus enseigna que le sacrifice exigé était de le suivre. Au lieu de cela, ces églises dépensent leur énergie dans des réunions préparées avec la seule intelligence, pleines d'effets dramatiques soigneusement mis en scène, de sermons très terre-à-terre. En ce moment même, nous assistons à la montée d'une génération entière de nouveaux ministres de l'Evangile, élégants, intelligents, assidus, des hommes compétents pour construire d'énormes complexes qui offriront tout aux membres de leur église, depuis la garderie jusqu'au sauna, en passant par les salles d'exercices musculaires. Les paroissiens quant à eux, se laissent entraîner, au sein de leur église, vers des activités récréatives, des amusements de toutes sortes et pour toute la famille, à grands renforts de haute technologie.

Je crois que Dieu est étranger à ces vaines tentatives d'attirer des âmes au moyen de ces attraits modernes. Il semble user de beaucoup de patience à l'égard de tels efforts, bien intentionnés et charnels pour promouvoir l'Evangile, mais les ministres de ces églises auront des ennuis s'ils refusent d'avertir leurs membres d'abandonner leurs péchés ! Jérémie s'est lamenté : "...Ils fortifient les mains des méchants, afin qu'aucun ne revienne de sa méchanceté..." (Jer 23:14). "S'ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions"(verset 22). Je dis à de tels ministres, "revenez à la croix, ou le sang de ces gens sera sur vos mains !" La seule chose que Dieu n'acceptera jamais est l'abandon de la prédication de la croix !

Jésus dit : "Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi" (Jean 12:32). Cette élévation que Jésus-Christ mentionne est sa crucifixion. Il a été cloué sur la croix devant le monde entier. Dieu a jeté son regard sur un monde rempli de gens malades de leurs péchés, liés dans les chaînes de la crainte et du désespoir, pleins de doutes, sans paix, sans espoir ni repos, tâtonnant dans les ténèbres et la confusion .

Et Il a envoyé son propre fils. Ainsi Jésus est venu sur terre, a revêtu la faiblesse physique de la chair humaine, pour dire à tous ceux qui voulaient l'écouter : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos" (Mat. 11:28). C'est l'invitation de la croix : c'est un appel adressé à chaque âme malade du péché ! Jésus appelait tous ceux qui étaient lassés du mensonge, de la tricherie, de l'adultère, de la dépression. Il leur disait : "Je sais

que vous êtes fatigués de traîner partout vos chaînes, fatigués des nuits sans sommeil. Oui, le péché est un chef de corvée dur. Venez à moi maintenant avec tous vos lourds fardeaux. Il n'y a pas d'autre chemin que par ma croix. "Jésus mourut sur la croix non seulement pour pardonner nos péchés, mais pour briser la puissance qu'exerce le péché sur nos vies. Le péché nous épuise, nous rend faibles et malades. Il détruit petit à petit ce qui est bon, agréable et précieux. Le péché endurcit le cœur, enlève la paix du cœur et entraîne un sentiment de culpabilité et de honte. Il bloque les pensées de l'Esprit, affaiblit et noircit l'âme, la remplissant de crainte. Le péché mène au scandale, disperse les familles, endurcit le cœur des enfants. Il mène à la mort. Par-dessus tout, le péché brise toute communion avec Dieu.

A environ cinq pâtés de maisons de l'église de Time Square, se trouve une longue avenue de magasins pornographiques. Quand vous regardez les hommes entrant et sortant de ces magasins, vous voyez leurs épaules effondrées et la tristesse remplissant leurs yeux. Ils sont esclaves, conduits par leurs convoitises.

Leurs péchés ne leur procurent plus aucun plaisir, ils sont écrasés, malades et sans espoir. Bien-aimés, l'église de Jésus-Christ n'est pas un super club, ni un supermarché du divertissement. C'est un hôpital pour âmes malades du péché. Mais quand l'église n'invite plus les gens à se confronter avec la croix, elle devient un blasphème. Je me rends compte que mes paroles constituent des accusations très sérieuses lorsque je dis que beaucoup de ministres de l'Evangile se sont débarrassés de la croix, que des multitudes de chrétiens sont en adoration dans des églises qui prônent une mauvaise idolâtrie, que beaucoup de chaires sont remplies par des hommes qui sont d'habiles agents de l'ennemi. Sur ce point vous pourriez vous demander : "Que voulez-vous dire en affirmant qu'ils ont fait disparaître la croix ?" Je ne veux pas dire que ces ministres ne se réfèrent plus au Jésus historique ou qu'ils nient la réalité de sa crucifixion. Mais le fait est qu'il est possible de prêcher la croix de Christ, en illustrant ses propos de multiples détails expressifs, de parler de sa souffrance, de son sang s'écoulant de son côté percé, et de le faire en larmes, tendrement et amoureusement, et néanmoins n'être toujours pas en train de prêcher la croix. Toutes ces magnifiques, merveilleuses paroles peuvent aussi être dites par des anges de lumière !

Il y a des années, j'écoutais un sermon fait par un homme agnostique qui intervenait dans les plus grandes églises, ici dans la ville de New York. Il avait écrit une collection de livres traitant de Jésus. Personne ne parlait mieux de son humanité, de l'amabilité et de la bonté de "ce prophète Jésus", comme il l'appelait. Sauf que cet homme ne connaissait pas Jésus ! Jésus n'était pas Dieu pour lui. S'il n'y a pas de confrontation avec la croix, si ses exigences ne sont pas mentionnées, si les points critiques ne sont jamais prêchés, alors ce n'est pas la prédication de la croix ! Voyez-vous, la croix se heurte au style de vie pécheur de l'homme. C'est pourquoi elle est une offense pour chaque personne qui s'accommode de ses propres péchés. Ainsi l'homme pécheur dit : "Jésus a tout payé.

Maintenant j'ai la paix, même si je marche dans l'entêtement de mon cœur. Je peux me réjouir. " Non ! Il s'agit d'une fausse paix, une paix maudite. Un tel homme a été trompé en croyant que son péché est couvert par le sang, même s'il refuse de l'abandonner !

J'ai presque pleuré en entendant récemment les propos d'un ministre de l'Evangile bien connu à la télévision qui disait : "Ne soyez pas trop ennuyés par vos péchés. La Bible ne parle pas beaucoup du péché, de toute façon". Et cet enseignant chrétien passe à la télévision chaque semaine ! Quand Jésus dit "Je suis le chemin" et "Je suis la porte", Il parle de la croix. Il dit : "Vous ne pouvez pas être sauvés, vous ne pouvez pas aller au ciel, à moins que vous n'entriez par le chemin de la croix." "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand." (Jean 10:1). Le voleur et le brigand vous diront : "La repentance n'est pas nécessaire, crois simplement. Le chagrin divin n'est pas important. Aimez votre voisin, mais ne vous tourmentez pas à propos de vos péchés. Dieu vous aime exactement tels que vous êtes !"

Un récent reportage entendu à la radio parlait d'une église à Los Angeles où deux homosexuels venaient d'être nommés pasteurs. Ces pasteurs annonçaient : "Chacun qui vient ici entre dans une merveilleuse camaraderie d'amour." Non ! C’est un "piège d'amour", et ce piège d'amour consiste à dire : "Aussi longtemps que vous aimez, vous pouvez vous livrer à toutes les choses qui vous font plaisir, l'homosexualité, les drogues, l'alcool, l'adultère. Veillez seulement à ce que cela se fasse dans l'amour !"

Jésus a dit : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive." (Luc 9:23). "Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple" (Luc 14:27).

Cela n'a aucune importance combien votre amour est grand, ou avec quelle profondeur votre théologie vous dit d'aimer. Jésus a dit qu'à moins que vous ne renonciez à vous-même et n'entriez par le chemin de la croix, vous ne pouvez être ses disciples.

Laissez-moi vous montrer ce que je veux dire par la confrontation de la croix ! Considérez un homme qui en a assez de son habitude pécheresse et qui cependant chute de plus en plus profondément sous son contrôle. Il a promis des centaines de fois qu'il ne le ferait jamais plus et, pour un moment, il surmonte la tentation et se réjouit de cette liberté gagnée. Mais quelques temps après, cela recommence avec une plus grande force. Aussi, cet homme va cacher son péché, il va tricher et cela crée un grand chagrin. Il ne s'en réjouit pas, mais il ne peut se détourner de son péché. Il y revient constamment. Cet homme sait qu'il devra un jour se tenir devant le trône du jugement et il passe sa vie, craignant d'être découvert et de provoquer un scandale. Son péché l'a vidé, l'a enchaîné, l'a trompé. Il l'a fait tomber dans une lassitude qu'il peut difficilement supporter. Il est au bout du rouleau. Dans cet état de tristesse, de fatigue, d'épuisement, le Saint-Esprit lui apporte cette Parole : " Il y a une sortie pour toi. Il y a un endroit de victoire, de paix, de joie, de nouveauté de vie. Accepte l'appel de Christ à courir vers lui pour trouver du repos. Va vers la croix de Jésus-Christ."

Bien-aimés, quand vous vous agenouillez à la croix, vous n'entendez pas une parole douce et facile, du moins pas au premier abord. Même si la croix est la seule porte vers la vie, vous allez entendre parler de la mort, la mort à chaque péché ! A la croix, vous affrontez la crise de votre vie. Et c'est ce qui manque dans tellement d'églises. La prédication de la croix éclairera avec amour, mais avec des paroles fermes, sur les conséquences qu'il y aurait à continuer dans un voie de péché : "Renoncez à vous-même, embrassez la mort de la croix, suivez-moi !"

Laissez-moi vous parler de la signification du renoncement à soi-même et de la vraie repentance.

La repentance signifie beaucoup plus que dire : "Seigneur, j'ai tort", cela signifie aussi : "Seigneur, tu es juste !".

La repentance consiste à faire face aux conséquences qu'entraîne une vie dans le péché. C'est faire face, une fois pour toute, à la vérité sur votre péché. Cela doit cesser maintenant. C'est un moment critique de vérité. Le moment précis où vous admettez : « Je ne peux pas continuer à vivre dans mon péché et avoir le

Saint-Esprit en moi. Je suis en train de tout perdre. Seigneur, tu as raison à propos du péché, il sème la mort en moi. Je vois que si je continue sur cette voie, cela va me détruire moi et ma famille. Je sais que je suis dans l'erreur. Oh ! Dieu, je n'ai plus aucune excuse pour mon péché ! » Exprimée simplement, la repentance est une confrontation avec votre péché. La bataille est engagée avant que vous n'arriviez à la croix. C'est le Saint-Esprit qui vous y conduit .

La même chose est vraie pour le reniement de soi-même. En bref, le reniement de soi-même signifie que le péché est vaincu aujourd'hui, maintenant, à ce moment précis. Contrairement à ce que beaucoup de "prêcheurs de réconfort" affirment, le renoncement à soi-même n'est pas un quelconque mal de tête que vous devez porter, ou une quelconque infirmité de votre chair. Quand Paul dit, « Je meurs tous les jours », il veut simplement dire, « J'ai compris que je dois renoncer à vivre dans le péché si je veux continuer à bénéficier de la faveur de Christ. Je n'ai pas de dérogation spéciale de Dieu parce que je fais un bon travail qui m’autorisera à cultiver un péché favori. Non ! »

« Je suis en plein accord avec la Parole de Dieu. Et je renie tous mes droits à continuer de pécher. » La glorieuse vérité de l'Evangile est que si nous mourons avec Jésus, alors, nous hériterons la gloire de la résurrection, en nouveauté de vie. Sa croix est notre croix, sa mort est notre mort, et sa résurrection est notre résurrection, à travers notre identification et notre union avec Lui. Voilà la véritable croix que nous portons.

Pourtant ceci est la croix que beaucoup de soi-disant ministres de l'Evangile ont démolie. La véritable croix n'est pas seulement faite de jolis mots décrivant la souffrance de Jésus notre Sauveur, perdant son sang au calvaire. Non, la véritable signification de la croix c'est que Jésus a répandu son sang, qu'il est mort, pour amener nos âmes malades de péché vers une liberté glorieuse, afin de briser chaque chaîne de péché qui nous lie.

Je ne voudrais pas prêcher à une masse de gens qui n'ont jamais été confrontés à leurs péchés, et qui ont essayé d'hériter le royaume d'une autre façon. C'est pourtant la condition d'une multitude de soi-disant chrétiens d'aujourd'hui. Le péché ne leur est jamais présenté comme étant extrêmement honteux. C'est simplement un mot prêché sans aucune conviction. Jésus lui-même est la Parole de Dieu et quand une personne se repent, elle se met en accord avec les mots de Jésus à propos du péché. Ainsi, quand la Bible dit : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde". (Proverbes 28:13), Le cœur vraiment repentant répond avec ces mots : "Véritable, Seigneur, si je continue dans mon péché, cela me détruira !"

Laissez-moi revenir ici à l'homme malade de ses péchés que je vous ai décrit au début. Cet homme tombe maintenant, brisé et blessé au pied de la croix. Il hait son péché, se mettant en accord avec la Parole qui dit qu'il ne peut continuer un jour de plus sur cette voie. Mais il se sent impuissant. Et il craint de retomber dans ses habitudes tôt ou tard. Cependant Jésus, qui a porté notre péché, s'agenouille à côté de cet homme et lui dit de regarder vers la croix vide. Jésus lui dit : "Ami, tu es d'accord avec ma Parole au sujet du besoin de confesser et d'abandonner tes péchés. Maintenant, tu dois être en accord avec ma Parole au sujet de ma croix devenue ta croix. Oui, cela signifie que ma mort est ta mort. Mais cela veut dire aussi que ma résurrection devient ta résurrection, ma victoire sur la domination du péché devient ta victoire sur le péché ! " Comme cet homme, nous aussi nous sommes à la croix, malades de péché, fatigués de notre fardeau.

Nous avons été confrontés à notre péché, et nous savons que nous ne pouvons pas continuer à nous y adonner. Et maintenant, nous lisons en Romains 6, à propos du "baptême dans la mort de Jésus-Christ" et de notre union avec lui en sa mort : "J'ai été crucifié avec Christ..."(Gal 2:20). "Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs."(5:24). Nous poussons un cri : "C'est ce que je veux ! Je veux mourir au péché, crucifier tous mes désirs charnels. Mais Seigneur, comment puis-je le faire ? Comment puis-je obtenir la victoire de Jésus dans ma vie ?

Qu'est-ce-qui me délivrera de ce tourbillon du péché et de la confession, du péché dans lequel je retombe et que je confesse à nouveau ? Si vous êtes comme moi, votre première envie est probablement de serrer les dents et d'essayer de vous délivrer vous-mêmes. Quand j'étais un jeune ministre de l'Evangile en Pennsylvanie, je lisais la vie d'hommes de Dieu qui avaient mené des styles de vie très simples ; et cela semblait être la réponse pour moi. A ce moment-là, je connaissais un serviteur de Dieu qui était un vrai héros pour moi, un homme qui parlait avec une grande autorité. Il menait une vie de simplicité totale, vivant dans une petite chambre et possédant une seule tenue.

J'identifiais ce style de vie simple au reniement de soi-même. Je pensais : "Seigneur, c'est ce que je veux. Je pourrais être une forteresse pour toi. Si seulement je vidais mes placards et donnais tout sauf une tenue ou deux. Je pourrais vendre ma voiture et en avoir une moins chère. Je pourrais acheter une vieille maison modeste. Je pourrais abandonner le steak et manger de la viande hachée à la place. Je pourrais devenir un modèle en n'ayant plus aucun désir pour aucune chose matérielle sur terre !"

En réalité, je disais : "Si je pouvais seulement souffrir assez, si je pouvais juste contrôler ma chair et être un ascète, je pourrais servir le Seigneur avec une vraie puissance". Mais peu de temps après, mon héros se mit à enseigner de fausses doctrines et il détruisit beaucoup de vies à cause de cela. C'est alors que le Seigneur me dit : "Ce n'est pas le chemin de la victoire, David. La victoire n'est pas tienne, elle est mienne !" Bien-aimés, c'est à ce point précis que Jésus vient à nous et nous dit : "Maintenant, prends ma main et suis-moi dans ma mort, mon ensevelissement et ma résurrection. Examine la croix, embrasse-la et accroche-toi à ma victoire. Ceci est l'endroit où la crucifixion de ta chair a eu lieu. Tu as déjà été crucifié sur la croix par la foi !"

Oui, la mort en Jésus-Christ est un acte de foi. Nous devons nous "considérer" nous-mêmes comme morts au péché et vivants en Dieu au travers de notre Seigneur Jésus-Christ. Quand Paul dit qu'il veut connaître Christ dans la puissance de sa résurrection et la communion avec ses souffrances, il est en train de parler de la souffrance et de la résurrection de Christ, pas des siennes ou de celles de quelqu'un d'autre !

A la croix, Jésus a brisé la puissance de domination du péché

Maintenant, comment obtenons-nous la victoire et la puissance de Jésus dans notre propre vie ? Comment nous approprions-nous sa résurrection et sa vie nouvelle ? En premier lieu, laissez-moi vous poser une question : comment savons-vous que nous sommes sauvés ? C'est seulement par la foi, bien sûr. La parole de Dieu déclare que nous devons nous considérer nous-mêmes comme vivants pour Dieu. L'assurance de notre salut vient de notre foi seule en la Parole de Dieu.

De même, nous devons prendre la croix, l'embrasser et recevoir la victoire par la foi dans la puissance du sang répandu de Jésus qui nous fait triompher. Nous devons admettre : "Dieu, je n'ai aucune puissance. Je nie ma capacité à me délivrer moi-même. Je nie que je puisse me crucifier moi-même ou avoir aucun pouvoir sur le péché. J'abandonne tous mes propres efforts pour mourir au péché !

Par la foi, nous sommes "en Christ" et maintenant nous devons jouir des bénéfices de tout ce qu'Il a accompli. Vous voyez, dès l'instant où nous sommes nés de nouveau, nous sommes en Christ, et cela signifie que nous entrons dans chaque événement de la vie de Christ, ce qui inclut ses victoires, aussi bien que sa crucifixion. Ainsi, si nous sommes d'accord avec la Parole de Dieu qui dit que nos péchés sont excessivement mauvais, nous pouvons aussi être d'accord avec les bonnes choses que la croix nous offre. Ces bénédictions sont à nous parce que Jésus les a toutes accomplies pour nous ! Par exemple, la Parole de Dieu dit que, une fois que nous avons embrassé la croix, nous sommes crucifiés avec lui pour une vie nouvelle. Le péché n'a plus aucun pouvoir sur nous. Nous pouvons tout faire à travers la force de Christ. Nous sommes rendus libres. Nous pouvons livrer notre corps pour le service du Seigneur et offrir nos membres comme des instruments de justice. Parfois, nous pourrons trébucher dans notre marche, à cause de l'incrédulité. Mais vous pouvez vous en remettre à Christ pour que l'ultime victoire soit à vous, parce que vous criez : "Seigneur, je vais te faire confiance jusqu'à ce que la victoire vienne !"

Je remercie Dieu pour la croix de Christ et je remercie Dieu pour cette crise. Je sais par expérience que la plus importante prédication au monde est la prédication de la croix ! Et ainsi, je vous demande : avez-vous eu votre crise de la croix ? Qu'en est-il de votre condition de péché actuelle ? Qu'en est-il de cette forteresse dont vous attendez d'être délivrés ? Il y a la délivrance pour toi aujourd'hui. Mais elle ne viendra pas avant que tu ne t'agenouilles devant Jésus et que tu n'aies ta crise de croix. Ce n'est qu'à la croix que le péché trouve sa conclusion. C'est à ce moment que vous devez être d'accord avec cette Parole : "Je ne peux plus continuer dans mon péché, pas une heure de plus. Dieu, j'en suis fatigué, je te l'apporte maintenant !" Cher saint, un jour, parce que tu as entendu et reçu le message de la croix, nous nous verrons l'un et l'autre au jour de la résurrection et nous nous réjouirons. Nous nous embrasserons l'un l'autre et dirons : "Merci Dieu pour la croix ! Merci Dieu que nous ayons été confrontés à nos péchés, et que Tu nous aies dit que nous ne pourrions pas nous en débarrasser. Jésus nous a aimés assez pour nous emmener dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection, et pour nous amener à la vie nouvelle pour toute l'éternité, Alléluia !"

Pour finir, je remercie Dieu pour tous les ministres de Christ qui continuent à annoncer honnêtement l'Evangile de la croix. Ils sont le rempart contre l'idolâtrie du péché dans ces derniers temps !

David Wilkerson

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