Il existe quatre attitudes face au pardon (suite)

Publié le par louis trifault

3 les chrétiens « teknon » c'est-à-dire non mature, nous les retrouvons dans ce passage de l'Évangile de Jean 4 -- 14 : mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif. Et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

Ce chrétien, lors de la nouvelle naissance bénéficie de la puissance du fleuve de pardon qui coule du cœur du Père. Il croit dans l'amour du Père. De tout cela, en lui, il ne reste qu'une source qui certes, jaillira jusque dans la vie éternelle. Toutefois lorsqu'il se retrouve dans une situation où il doit accorder le pardon, il a besoin d'être incité, encourager, il y a un mélange entre ses sentiments et sa volonté.  il va pardonner pour obéir à une loi, à la menace de ne pas être pardonné par Dieu. Son pardon ne sera pas spontané. Nous savons que plus nous attendons pour pardonner plus cela devient difficile, car  notre cœur risque de s'endurcir. C'est pourquoi Dieu nous dit en hébreu 3 -- 7 : c'est pourquoi selon ce que dit le Saint Esprit : aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

4 -- les chrétiens mâtures et le pardon  nous les trouvons dans ce passage de l'évangile de Jean 7-37 à 39 : le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il  boive.

Celui qui croit en moi, des fleuves d'eaux vives couleront de son sein, comme dit l'écriture. Il dit cela de l'Esprit que devait recevoir ceux qui croiraient en lui, car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.

Ces chrétiens ce sont les «huios» c'est-à-dire ceux qui sont conduit par l'Esprit de Dieu. Ils ont soif du pardon de Dieu, de l'amour de Dieu. Ils ont expérimentés ce fleuve dans leur vie, il coule sans retenue. Aujourd'hui il libère de ce fleuve, maintenant, autour d’eux. Non pas par obligation ni pour obéir à une loi, mais par amour. Parce que le fleuve qui vient du coeur du Père coule en eux. Ils ne le retiennent pas. Ils n'ont pas érigé un barrage pour l'empêcher de couler de leur sein vers ceux qui les offensent, leur cause du tort. Il ils veulent être des canaux de l'amour de Dieu, du pardon que Dieu leur a accordé. Ils savent être au bénéfice  du sacrifice de Jésus. Et ils veulent à leur tour manifester cet amour, ce pardon immérité. Nous

Ces chrétiens savent et apprécient l'immensité de la grâce  qu’Ils ont reçue en étant pardonnés. Ce pardon reçu, génère en eux  une grande source d'amour, de reconnaissance, de joie. Ces chrétiens matures veulent ressembler à jésus et être digne d’être appeler fils de Dieu.

Voici un témoignage qui le prouve Le pardon

Benjamin, un pasteur noir vivant en Afrique du sud, ne cessait de dire : Nous ne devons haïr personne parce que Jésus nous aime tous .On lui répondait ''Toi qui est noir, tu voudrais alors qu'on aime aussi les blancs?''

Un soir, sa voiture fut arrêtée, on le battit à mort .Ses meurtriers prirent sa Bible et la trempèrent dans son sang .Son fils, âgé de douze ans, parvint à échapper à cet affreux massacre.

Quelques années plus tard, l'épouse de Benjamin et son fils, au cours d'une réunion, donnèrent le témoignage de leur épreuve et des consolations que le Seigneur leur avait prodiguées. Ils conclurent en chantant ce cantique :''Père, pardonne-leur ''Les auditeurs écoutaient, fascinés .Quelques personnes demandèrent qu'on prie pour elles. Parmi elles, un homme hésitait. Il paraissait tourmenté.''J’ai besoin de votre Jésus, dit-il. J'ai besoin de pardon...je faisais partie de ceux qui ont tué votre mari ''

''Effrayée, je me mis à trembler, raconte la veuve. Que devais-je faire ? Le Seigneur me le montra. Je pris le tueur dans mes bras et je lui dis : Je te pardonne comme Jésus nous a pardonné. Maintenant tu es mon frère ''

Nous ne pouvons qu'admirer la réaction de cette chrétienne; elle a vraiment suivi de près l'exemple de son Sauveur. Mais nous sommes encore plus émerveillés quand nous pensons aux paroles de Jésus sur la croix : Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font’’ (Luc 23 24)

 Le plus grand exemple de pardon dans toute la Bible :
a) L'exemple le plus pur fut celui de notre Seigneur Jésus lui-même.
Pendu au bois, condamné à mort par des hommes méchants qui avaient comploté de le faire mourir. Ils avaient produit de faux témoins pour le déclarer coupable, pendant que lui, les observe.
b) La foule hurlante se rassemble pour donner son accord sur sa condamnation à mort. C'est Jésus, le Fils de Dieu, celui qui n'a point connu le péché, le seul homme innocent qui ait marché sur cette terre maudite par le péché.
c) Au moment de sa mort, il prononcera des paroles qui résonnent encore à travers les siècles :
Luc 23:34
Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font . Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.
d) Devant ces paroles du seul vrai innocent, que deviennent nos excuses à répétition. Elles révèlent la stérilité de notre cœur ; Elles mettent à nu notre colère injustifiée…
 Considérons Jésus sur la croix : Personne ne semble être désolé. Au contraire, même quand il prononçait ces mots, la foule riait, se moquait et le raillait.
"Il a sauvé les autres; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ, l'élu de Dieu !… Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !"
Il est clair que ceux qui l'ont mis à mort étaient contents de leurs actes… Pilate s'en est lavé les mains. Les chefs religieux le haïssaient avec violence et ils étaient contents de le voir souffrir et mourir. L'atmosphère était remplie de méchanceté ce jour-là !
Personne n'a dit, "J'ai mal fait. Nous avons commis une erreur. C'est une folie ce que nous avons fait !" Et pourtant il dit, "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font."
Témoignage de Corrie Ten Boom.

Elle fut envoyée au camp de concentration de Ravensbruck le pour avoir caché des juifs. Nous elle fut témoin de la mort horrible de sa sœur Bestsie entre les mains des gardes. Après la guerre, elle revint en Allemagne pour parler de la réconciliation et du pardon de Dieu. À la fin d'une de ces réunions, elle se trouva face à face avec l'un des gardes qui étaient devenues chrétien et qui Lui demandaient de pardonner. Ce n'est qu'en lançant un appel silencieux à Dieu qu'elle parvint à refuser l'instinct humain de la reine et de la vengeance et à faire l'impossible

En cet instant la, quand j'ai pu pardonner la haine a disparu... Quelle libération ! Le pardon a fait sauter les fils du ressentiment et les menottes de la haine. C'est la puissance de qui brisent les chaînes de l'amertume et les liens de l'égoïsme... Quel libération quand le pardon est accordé ! Seul le pardon que nous libérer des souffrances passées.

Choisir de pardonner nous permet d'aller de l'avant débarrasser des chaînes de l'amertume et des liens de l'égoïsme. Début, la douleur peut encore être très vivement mais le pardon permet la guérison de commencer. C'est comme lorsqu'on se fait piquer par une abeille retirer les dards ne prendront pas immédiatement la guérison, mais il permet au processus de commencer.

Ces deux chrétiennes ont vraiment compris l’importance de laisser le fleuve du pardon couler de leur sein. Imaginons le fleuve d’amour qui a coulé dans le cœur des deux pardonnés.

Ecoutons encore le Témoignage d’une maman, à qui le tribunal enlève la garde de ses enfants, à cause de sa foi, pour les confier au père, polygame : le juge décida de m'arracher mes enfants à cause de ma foi et de les remettre à leur père. A la prononciation du verdict, mon sang fit un tour. Je ne comprenais pas et je me croyais dans un monde étranger. J'étais sûre au départ que j'aurai la garde de mes enfants car pour moi, il n'y avait jamais eu de mariage et en plus cet homme venait de se marier coutumièrement avec une autre femme. Mes enfants étaient tout ce qui me restait après une vie en concubinage de 11 ans. J'avais tout perdu, je n'avais plus rien. Et on vient m'arracher mes enfants! Qu'est-ce que j'allais devenir? Pour moi, il valait mieux mourir que de vivre. C'était la fin. Je n'avais plus d'espoir. La vie venait de prendre fin. Je voudrais tellement mourir que j'avais tenté de me jeter en bas d'un bus. Mais cela avait échoué.

Que faire?

 Toute la nuit j'ai pleuré, crié à Dieu. Mon fils me voyant malheureuse est venu se coucher sur ma poitrine. Il avait à peine deux ans et demi. Il me dit: « maman, je n'irai pas avec papa. Je vais rester auprès de toi. » Ce qui a encore déchiré mon cœur. J'étais pleine de haine, de colère. Mais au cours de la nuit, je reçu la visite du Seigneur. Il me réveilla. Alors que je dormais, j'ai entendu de l'eau couler dans la baignoire. Je me suis réveillée mais il n’y avait personne. Je suis allée me recoucher. A peine j'ai fermé les yeux, j'ai encore entendu l'eau couler pour la deuxième fois. Cette fois-ci j'avais compris le message du Seigneur. Je me suis assise sur mon lit. Mais je ne savais pas quoi dire. J'avais déjà tout dit à Dieu. Mais tout d'un coup, une idée me traversa l'esprit:

 Je me mis à louer Dieu comme Paul et Silas quand ils étaient en prison. C'est en ce moment que je reçus une grande une grande visitation du Saint-Esprit qui me fit oublier la douleur et un esprit de pardon remplit mon cœur. Pardon envers les juges, pardon envers tous ceux qui m'ont arraché mes enfants, pardon envers le père de mes enfants, envers sa famille aussi. Depuis ce jour, une nouvelle vie commença pour moi.

Cette fois-ci, je n'étais plus seule, j'étais avec le Saint-Esprit, le consolateur promis, j'étais avec Jésus mon ami de tous les jours. J'ai décidé de servir ce Dieu pour lequel on m'a arraché mes enfants et ce Dieu ne me déçoit pas. Il continue de me conduire, de me surprendre. Il ne m'a jamais abandonnée ou rejetée et il ne me ment pas. Aujourd'hui, mes enfants et moi sommes très unis et personne ne peut nous séparer. Quant à moi je suis devenue pasteur et vis ma foi avec la grâce de Dieu.

 

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