Etude révélatrice du livre de la révélation ou Apocalypse

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

 Nous examinerons neuf grandes révélations :

-          La révélation de Jésus dans ses ministères de souverain sacrificateur et de Roi des rois.

-          La révélation de la proximité de son retour : les signes en Israël.

-          La révélation de la proximité de son retour : les signes chez les nations.

-          La révélation du mystère des sept Eglises.

-          La révélation de l’enlèvement, de l’au-delà et des différents rangs de la première résurrection.

-          La révélation du fils de la perdition et de l’unification mondiale de la fin.

-          La révélation de l’établissement du royaume de Dieu sur la terre.

-          La révélation du mariage, du festin des noces de l’agneau et du règne à venir.

 

 

CHAPITRE I – REVELATION DE JESUS DANS SES MINISTERES

 

Le principal ministère actuel de Jésus est celui de souverain sacrificateur. Bientôt, il entrera dans la dernière phase de ses ministères lors de son couronnement comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs et qu’il régnera depuis la ville de Jérusalem à tout jamais.

Dans la personne du Seigneur, nous discernons trois ministères fondamentaux. Tout d’abord, par son incarnation, se dépouillant lui-même en prenant la forme de serviteur, il exerça son ministère de prophète. C’est ainsi que les gens de son époque l’ont reconnu et que lui-même se considérait :

-          La foule répondait : C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. Mt 21 : 10-11

-          Il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. Lc 13.33

 

Cependant, depuis sa résurrection d’entre les morts, il exerce maintenant un nouveau ministère selon un rang supérieur au sacerdoce lévitique : celui de souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Lorsque l’apôtre Paul prêcha ce message, il suscita immédiatement une vive opposition de la part des Juifs. Connaissant parfaitement la loi de l’AT, ceux-ci savaient très bien que les prêtres et particulièrement les souverains sacrificateurs devaient nécessairement être issus de la tribu des Lévi, et les rois, de la tribu de Juda. Ge 49 / Dt 33

Or, nous savons que Jésus n’est pas issu de la tribu de Lévi mais plutôt de la tribu de Juda et que selon la loi de l’AT, il ne peut être notre souverain sacrificateur.

« En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel, car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien  dit pour ce qui concerne le sacerdoce » Hé 7 : 13-14

Etant de la tribu de Juda, Jésus pouvait légalement être roi mais non prêtre. Cependant, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous démontre de façon minutieuse que sans être de la tribu de Lévi, Jésus peut parfaitement devenir notre souverain sacrificateur puisqu’il appartient à un rang supérieur, celui de Melchisédek. Or, nous lisons dans Ge 14 : 17-24 que ce Melchisédek remplissait ces deux ministères : celui de roi de Salem et sacrificateur du Dieu Très-Haut. Jésus était de ce rang, il peut par conséquent remplir légalement ces deux ministères.

La principale raison pour laquelle il devait venir de ce rang supérieur, c’est que le travail qu’il devait accomplir ne pouvait être fait par aucun prêtre terrestre. Il était nécessaire que les cieux soient purifiés et que l’accès à la présence de Dieu puisse à nouveau être disponible car contrairement à la pensée populaire, le premier péché n’a pas été commis par l’homme dans le jardin d’Eden, mais bien au ciel, par l’archange Lucifer. A cause de son péché, les cieux ont été souillés et personne n’avait plus accès à la présence de Dieu. Un sacrifice ainsi qu’un sacrificateur devaient venir ayant cette capacité non seulement de racheter l’être humain déchu, mais aussi de purifier les cieux et d’inaugurer une voie nouvelle, permettant l’accès à nouveau l’accès au trône de Dieu. Hé 9.23

Voilà donc pourquoi le Seigneur Jésus est venu afin d’être ce souverain sacrificateur appartenant à un ordre supérieur à celui de Lévi.

C’est ainsi qu’au temps venu, nous voyons Jésus se présenter à Jean-Baptiste au Jourdain afin d’être baptisé par lui, non pour le pardon de ses péchés puisqu’il était sans péché, , mais bien plutôt afin d’effectuer ce transfert sacerdotal entre le sacerdoce selon Lévi et celui de Melchisédek. Nous devons nous rappeler que Jean-Baptiste était non seulement un prophète mais également un prêtre. Dans son évangile, Luc nous informe que Zacharie, le père de Jean-Baptiste était un sacrificateur de la classe d’Abia, et qu’il fut appelé par le sort, d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour faire le service à l’autel des parfums. Lc 1 : 5-9

Jean-Baptiste était donc de cette lignée et parfaitement habilité à faire ce transfert entre les deux rangs sacerdotaux. Nous lisons ensuite que Caïphe réalisa que Christ était vraiment ce sacrificateur prophétisé comme devant venir un jour pour remplacer définitivement l’ancien ordre sacerdotal lévitique. Comprenant cela, il déchira ses vêtements de souverain sacrificateur, montrant ainsi que son sacerdoce était terminé et que Jésus inaugurait un nouvel ordre. Mt 26.25 / Ps 110

 

Jésus est donc bien vivant, remplissant son ministère de souverain sacrificateur envers son Eglise. Il a revêtu cette longue robe qui convient à son ministère actuel, et il porte cette ceinture d’or sur sa poitrine témoignant de sa royauté et de son autorité. Le souverain sacrificateur terrestre la portait à la taille, mais notre Seigneur la porte sur la poitrine, selon le rang supérieur qu’il représente, il est roi et sacrificateur à la fois.

Dans cette apparition du Seigneur au milieu des sept chandeliers d’or, nous distinguons huit aspects différents de sa personne :

1)   Il est revêtu d’une longue robe et porte à sa poitrine une ceinture d’or.

2)   Sa tête et ses cheveux sont blancs comme de la neige.

3)   Ses yeux sont comme une flamme de feu.

4)   Ses pieds sont semblables à de l’airain ardent.

5)   Sa voix est comme le bruit de grandes eaux.

6)   Il tient les sept étoiles dans sa main droite.

7)   De sa bouche sort une épée à deux tranchants.

8)   Son visage est resplendissant comme le soleil dans toute sa force.

 

Non seulement Jésus est roi et sacrificateur à la fois, selon le rang de Melchisédek, mais c’est aussi vrai pour nous qui croyons en lui. Il a fait de nous des rois et des sacrificateurs et nous règnerons avec lui sur une nouvelle terre qui sera bientôt restaurée. Ap 1.6 ; 5.10

Nous aussi appartenons au rang sacerdotal de Melchisédek. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre fait cette distinction en parlant de notre « saint sacerdoce » et de notre « sacerdoce royal ». 1 Pierre 2 : 5-10

Notre saint sacerdoce consiste à venir dans le lieu très saint afin d’exercer un ministère envers le Seigneur. Renouvelés et transformés par sa présence, nous pouvons alors accomplir notre sacerdoce royal qui consiste à pourvoir aux besoins des gens autour de nous. Si nous n’entretenons pas une communion intime avec notre Seigneur, il nous sera impossible d’accomplir un ministère adéquat envers le peuple de Dieu.

Ce lieu très saint est si peu fréquenté que le Seigneur l’appelle le lieu « secret ». Mt 6.6

Il ne devait pas être un lieu secret pour nous mais plutôt un lieu très bien connu.

Le résultat c’est que très peu de croyants sont transformés. Beaucoup travaillent à l’œuvre du Seigneur, mais peu sont changés. Selon l’apôtre Paul, la transformation s’accomplit lorsque nous contemplons la gloire du Seigneur. Or le lieu très saint est l’endroit où réside sa gloire. 2 Co 3.18

La louange est la porte d’entrée dans sa présence. Elle est proche du cœur de Dieu et c’est la raison pour laquelle l’autel des parfums était placé tout contre le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint. Juste avant de pénétrer dans le lieu très saint, le souverain sacrificateur devait prendre l’encens qui brûlait sur l’autel des parfums et entrer dans le sanctuaire de Dieu.

Deux services quotidiens étaient faits à cet autel. Le premier avait lieu à 9h00 et le deuxième à 15h00. Ces deux services représentent les deux aspects de notre ministère : notre saint sacerdoce et notre sacerdoce royal. Le premier consiste à venir dans la présence de Dieu et le deuxième se fait envers les gens autour de nous.

C’est précisément à 9h00 que le St Esprit est descendu dans la chambre haute à Jérusalem. Ac 2.15 : la 3ème heure du jour étant 9h00.

A quelques mètres à peine, le sacrificateur faisait à l’autel des parfums dans le temple, le service du matin.  Le St Esprit descendit à 9h00, démontrant ainsi que le ministère fait à l’autel des parfums était maintenant révolu, et que désormais, la louange des croyants nouvellement baptisés du St Esprit, devenait ce parfum de bonne odeur qui monte vers le Seigneur. Ap 5.8 / 8.3 / 3 et 4

Puis, après avoir vécu cette expérience de la chambre haute (notre saint sacerdoce), Pierre et Jean montèrent au temple à l’heure de la prière (au moment du deuxième service à l’autel des parfums soit à 15hoo, ou comme le texte des Actes des Apôtres 3.1 nous le dit : à la neuvième heure, c'est-à-dire à 15hoo. Voyant un boiteux à la porte du temple, Pierre lui ordonne de se lever et de marcher, exerçant par le fait même son sacerdoce royal.

 

La fréquentation du lieu très saint est vitale pour la préparation de l’Epouse. C’est le lieu de préparation par excellence pour être prêt lorsque la trompette sonnera.

 

Le temps est proche où le Seigneur Jésus entrera dans son 3ème ministère : celui de Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Un jour, il sera couronné ! Daniel a vu cet événement : Da 7 : 13-14

Son couronnement sera suivi par la cérémonie du mariage de l’Agneau avec sa glorieuse Epouse ainsi que du festin qui sera préparé.

 

Après s’être ainsi révélé à Jean, le Seigneur lui donna alors la clef de l’interprétation du livre de l’apocalypse. Cette clé est très importante et si nous la respectons, elle nous évitera beaucoup de confusion inutile. Il dit à Jean : « Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont et celles qui doivent arriver après elles » Ap 1.19

Le livre se divise donc en trois parties. Voilà comment nous devons le comprendre. Toute autre approche apportera la confusion :

 

1)   Première partie : les choses que tu as vues.

Elle ne comprend que le premier chapitre, là où le Seigneur se révèle dans son ministère de souverain sacrificateur, au milieu des sept chandeliers d’or. Nous y retrouvons aussi la raison pour laquelle ce livre a été écrit et les bénédictions promises à ceux qui lisent, entendent et gardent les choses qui y sont écrites.

 

2)   Deuxième partie : les choses qui sont.

Dans la deuxième partie, le Seigneur nous donne une vue panoramique et prophétique de toute l’histoire terrestre de son Eglise. Cette révélation nous est donnée sous la forme de sept messages adressés à sept Eglises différentes.

 

3)   Troisième partie : celles qui doivent arriver après elles.

C’est la plus grande partie du livre. Elle s’étend du chapitre 4 jusqu’à la fin. Elle nous révèle comment le Seigneur établira son royaume sur une terre restaurée et renouvelée, prête à l’accueillir avec tous ses rachetés. Dès l’instant où, au son de la trompette, l’épouse de Christ sera enlevée, nous entrerons dans la 3ème et dernière partie : « Les choses qui doivent arriver après elles ».

 

CHAPITRE II – PROXIMITE DE SON RETOUR : SIGNES EN ISRAËL

 

La Bible divise le genre humain en trois groupes particuliers :

1)   le peuple Juif

2)   les nations

3)   l’Eglise de Dieu

 

Il est étonnant de réaliser que dans la Bible il était prédit que plusieurs événements allaient se passer au sein de ces trois groupes, nous permettant de savoir que nous arrivions au temps de la fin et que le retour du Seigneur devenait imminent.

 

« Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et je vous ramènerai dans votre pays » Ez 36.24

Voilà le début du rétablissement d’Israël qui permettra aux nombreuses prophéties des derniers jours de s’accomplir.

Jésus parla aussi de l’avenir de la ville de Jérusalem, il laissa entrevoir une lueur d’espoir en disant que la ville serait foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis ». Lc 21 : 20-24

Le fait même que nous lisions ces paroles prouve que la diaspora devait se terminer un jour. Ce jour est déjà passé. Non seulement devait-elle cesser, mais le Seigneur promit, comme nous l’avons dit précédemment, qu’il ramènerait son peuple dans son pays.

Puisque nous vivons dans les derniers jours, évidemment nous voyons le peuple juif revenir chez lui. Selon le prophète Ezéchiel, ce retour devait s’accomplir en trois phases successives. Tout d’abord, il devait y avoir un mouvement de rapprochement. Puis un mouvement national permettant la création de l’Etat hébreu et finalement un mouvement de réveil spirituel.

Plusieurs prophéties annoncent ce retour : Dt 30 : 1-5 / Jr 16 : 14-16 et 23 : 3-8 / Ez 20 : 41-42 et 34 : 11-13 et 37 : 21-22 et 39 : 28-29 / So 3.20 / Es 43 : 5-6

 

Un autre grand signe nous montrant la proximité de la venue du Seigneur est ce désir intense de reconstruire un temple à Jérusalem. Puisque le peuple d’Israël est de retour dans son pays, que Jérusalem n’est plus sous le contrôle des nations depuis 1967 et que maintenant on parle de paix et de sécurité, les désirs et les aspirations du peuple changent. Après la reconstruction du pays et la reconquête de Jérusalem, l’esplanade est toujours sans temple juif. Nul ne peut ignorer que cette génération attend avec exaltation l’apparition d’un Messie. Son arrivée implique nécessairement la présence d’un temple sur l’esplanade. Tout est déjà prêt pour le prochain temple : ustensiles et formation des Lévites. Grâce à certains croisements, on a même réussi à obtenir des génisses rousses qui serviront à la purification des prêtres. Cette cérémonie se faisait à l’extérieur de l’esplanade du temple, sur la montagne des Oliviers. Auparavant, ces cendres étaient entreposées à la Maison de la Pierre, près des Portes Dorées. Malgré la destruction du temple en l’an 70, ces cendres restèrent disponibles jusqu’aux années 200 à 500 après JC.  Cependant ce type d’animal disparut.

L’apôtre Paul évoque ce 3ème temple en affirmant que l’Antéchrist ira même jusqu’à s’asseoir dans le temple se proclamant lui-même Dieu. 2 Th 2.4

Le prophète Daniel nous fournit aussi certaines indications sur l’existence d’un temple durant la domination de l’antéchrist, puisque celui-ci fera cesser le sacrifice de l’offrande. Da 9.27

Jésus lui-même a attesté l’exactitude des prophéties de Da : Mt 24.15

Ensuite, après ces événements, aura lieu l’accomplissement de la 3ème phase de la prophétie d’Ezéchiel annonçant un éventuel redressement spirituel. Ez 37 : 9-10. Cette 3ème et dernière phase de la restauration totale d’Israël se fera lorsque le Messie posera ses pieds sur la montagne des Oliviers. Za 12.10 / Rm 11 : 25-26  (Mario Massicote)

 

 

Publié dans L'Apocalypse

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