Comment retrouver les clés perdues ?

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

                                              Comment retrouver les clés perdues ?

 L’Eglise de Laodicée devra retrouver les clés du royaume qu’elle a perdu, oublié, négligé. Car sans les clés du royaume, elle est devenue sans puissance, sans pouvoir, elle le restera et sera vomie de la bouche Jésus.

L’Eglise de Laodicée a perdu les clés de la connaissance ou de la révélation, Pourquoi ?

Rappelons que Laodicée signifie : la volonté du peuple, ou le peuple gouverne. Elle est devenue comme un bateau sans capitaine. Elle ressemble au Costa Concordia, dont le capitaine se moque des règles de navigation maritimes les plus élémentaires.

La révélation vient par Jésus, le voile sur la parole se lève en Jésus, quand il est accueilli comme capitaine, avec le Saint-Esprit.

Les disciples s’approchèrent, et lui dirent : Pourquoi leur parles tu en paraboles ?

 Jésus leur répondit : Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

                                                                                 Matthieu 13 : 10 et 11

Mais ils sont devenus durs d’entendement. Car jusqu’à ce jour, le même voile demeure quand ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c’est en Christ qu’il disparaît.

                                                                                      2 Corinthiens 3 : 4

Le même voile revient quand Jésus perd sa place de capitaine. C’est la raison du reproche de Jésus aux Pharisiens, qui à cause de leur enseignements erronés, ferment la porte la connaissance, et empêchent les autres d’y rentrer.

 

Quel malheur pour vous, les spécialistes de la loi ! Vous avez enlevé la clef de la connaissance ; vous–mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés.

                                                                                                  Luc 11 : 52

 

 

Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce

                                                                                                     Osée 4 : 6                                                                  

 

 

 

Comment L’Eglise de Laodicée retrouvera-t-elle les clés perdues à cause de la tiédeur ?

Bien sur en pratiquant la repentance pour chacune des clés perdues.

En retournant les chercher là où elle les a perdues.

En ayant du Zèle.

Rappelons les clés perdues ou abandonnées.

-Le premier amour pour Jésus.

-L’évangélisation ou l’annonce du salut aux perdus.

-L’amour fraternel ou la communion fraternelle.

-La voix prophétique ou l’esprit prophétique.

-La grâce et sa puissance dans nos vies, qui nous amène à la repentance.

-La foi, sans laquelle nous ne sommes pas agréables à Dieu.

 

La Bible nous donne l’exemple d’un homme qui a perdu les clés du royaume, et nous montre le chemin qu’il devra parcourir avant de les retrouver. Il s’agit de l’apôtre Pierre. Ce peut-être notre histoire,  une partie de notre histoire. Car tous, un jour nous avons trahi Jésus, pas forcément dans les mêmes conditions. Par exemple en n’osant pas témoigner, ou en nous laissant intimider sur notre foi en Jésus.

 Mais avant tout constatons ou découvrons que c’est bien Jésus le détenteur des clés, de toutes clés. Il nous confie les clés du royaume, mais conserve les clés du séjour des morts. Il n’a pas donné les clés de l’Eglise mais bien les clés du royaume.

Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

                                                                                            Matthieu 16-19

Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.

                                                                                         Apocalypse 1- 18

Jésus tiens à nous donner cette précision pour plusieurs raisons, voici l’une d’entre elle.

Les Romains célèbrent un dieu nommé Janus, comme étant le dieu des portes, des commencements. Par exemple c’est du nom de Janus que vient janvier, le premier mois de l’année. C’est lui Janus qui ouvre la porte de la nouvelle année, il en détient les clés, selon les croyances des Romains. D’autre part les Romains lui attribuent, ou le considèrent comme étant le gardien de l’enfer.

 

 

 Jésus se présente comme le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n'ouvrira.

                                                                                         Apocalypse 3 : 7

 

 Que représente la clé de David ?

 Le livre d'Esaïe 22 : 15-25. Nous révèle la réponse.

 Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel des armées : Va vers ce courtisan, Vers Schebna, gouverneur du palais :

 Je te chasserai de ton poste, L’Eternel t’arrachera de ta place. En ce jour là, J’appellerai mon serviteur Eliaqim, fils de Hilkija ; Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ta ceinture, Et je remettrai ton pouvoir entre ses mains ; Il sera un père pour les habitants de Jérusalem Et pour la maison de Juda.

Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : Quand il ouvrira, nul ne fermera ; Quand il fermera, nul n’ouvrira.

Je l’enfoncerai comme un clou dans un lieu sûr, Et il sera un siège de gloire pour la maison de son père.

 Il sera le soutien de toute la gloire de la maison de son père, Des rejetons nobles et ignobles, De tous les petits ustensiles, Des bassins comme des vases.

Un nommé Schebna nous est présenté comme gouverneur du palais royal. Il détient la clé du trésor royal ou du royaume. Lorsqu'une personne accède à ce poste, elle porte une clé sur son épaule signe de son autorité. La vie de Schebna  déplaît à l'Eternel qui va le chasser de son poste. "Je te chasserai de ton poste, l'Eternel t'arrachera de ta place" (verset 19). Puis verset 20 et suite : "J'appellerai mon serviteur Eliaqim (= celui que l'Eternel établit, irréprochable, sans reproche, innocent, sans tache, qui ne peut être cité en justice), fils de Hilkija. Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David. Quand il ouvrira, nul ne fermera, quand il fermera, nul n'ouvrira. Et encore, verset 24 : "Il sera le soutien de toute la gloire de la maison de son père, des rejetons nobles et ignobles (Juifs et païens)". Eliaqim est vraiment le symbole de Jésus. Toutes ces paroles prophétiques concernent et annoncent le Messie.

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.                           Esaie 9-5

A cette époque il s'agissait d'une clé réelle, dans cette lettre adressée à l'Eglise de Philadelphie, Jésus mentionne une clé spirituelle. La clé que Jésus possède lui permet de nous donner accès jusqu'au Père et aux trésors du royaume de Dieu et à toutes ses richesses, c’est notre héritage. Jésus le confirme dans l’évangile de Mathieu 28-18b Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. 

Avant d’examiner le cas de Pierre, qui pourrait-être le notre, je témoigne de ce qui nous arrivé, dans le naturel, avec la perte ou l’oublie des clés. Car jésus utilise toujours le naturel pour nous donner de comprendre le spirituel, si nous vivons la situation avec lui.

Le 17 juin dernier, s’est tenu à Lyon une réunion importante, d’intercession et de louange, pour notre pays avec Paul Wilbur. J’y étais avec mon épouse. Nous étions en voiture, lors du retour, nous avons eut besoin de carburant. Nous arrêtons dans une station service. J’étais au volant, mon épouse me dit : Ne bouge pas, j’y vais. Elle utilise son trousseau de clés pour ouvrir le bouchon du réservoir. Après le plein effectué nous repartons. 150à 200 kms plus loin, j’arrête pour changer de chauffeur. Avec stupeur, mon épouse cherche son trousseau de clés, impossible de le trouver. Elle pense l’avoir laissé dans les toilettes d’une aire de repos. C’est plutôt la panique. Je quitte le siège du chauffeur, pour prendre la place de passager, en passant derrière la voiture. A ce moment je m’aperçois que le bouchon du réservoir, qui se verrouille avec une clé, est absent. Tout de suite mon épouse s’aperçoit qu’elle a oublié de remettre le bouchon du réservoir et  son trousseau de clés, est avec. L’évidence est là, il faut retourner en arrière pour retrouver le tout. Nous avons retrouvé le tout. Grâce à la caissière de la station carburant, qui avait conservé le tout jusqu'à notre venue

 

Quelle leçon en tirer pour nos vies : Toujours retourner là où nous avons perdu, ou abandonné les clés du royaume, même si cela nous coute,  nous prend du temps, nous humilie. La plupart du nous aurons besoin de l’aide d’une personne, du Saint Esprit C’est ce que nous allons voir l’apôtre Pierre.

 

Pierre retrouve les clés.

 Ou les retrouve-t-il ?

Là où il les avait perdues. Autour d’un feu profane, destructeur, le feu de la peur, de la crainte dans sa vie, et pour sa vie. Lui qui brûlait d’un feu charnel.

Ce feu au lieu de le chauffer, tel était son but, le transit, le rend incapable, lui fait perdre tous ses moyens ou ses capacités, il le paralyse. C’est le feu du reniement. Il cherche à se fondre dans la masse ou de se cacher. Il suffit de la parole d'une servante pour le démasquer : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. »

 Pourtant c'est lui qui a reçu la révélation : Quand Jésus pose la question, selon vous qui suis-je ?

Spontanément Pierre répond, par révélation : Tu es le fils de Dieu ! Pierre possède une double connaissance de Jésus, une connaissance naturelle, puisqu'il vit avec lui depuis trois années, et une connaissance spirituelle à cause de la révélation que le Père a lui donnée. A la suite de cela, le premier il reçoit les clés du royaume :

 Précisons tout de suite que jésus précise bien : les clés du royaume et non les clés de l’Eglise. Jésus n’a jamais parlé des clés de l’Eglise. Ensuite tous les disciples recevront les mêmes clés :

Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint–Esprit. Tous ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

                                                                                        Jean 20 : 22 et 23

Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

                                                                                           Matthieu 16 : 19

 

 

 Parmi tout ce monde autour du feu, devant lequel Pierre se tient, une servante  l’identifie, comme étant de l’équipe à Jésus. Puis une deuxième personne et une troisième l’accuse à cause de son accent Galiléen. De la bouche de Pierre sorte ces paroles : je ne le connais pas, même il se livre à des imprécations.

 Après ce reniement, Pierre perd les clés que Jésus lui avait confiées. Pierre se retrouve nu à cause de la perte de la révélation, de l’intimidation. Il est devenu : misérable, malheureux, aveugle, pauvre et nu. Il veut cacher sa nudité comme Adam et Eve. Les vêtements habillent et  cache seulement le corps. Mais c’est dans son âme, dans sa mémoire que Pierre connaît sa plus grande nudité, à ce moment là.

 Et Pierre dit, O homme, je ne sais ce que tu dis. Et à l’instant, comme il parlait encore, le coq chanta.

 Et le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit, Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement.

                                                                                           Luc 22 : 60 à 62

L’Eglise de Laodicée devra retrouver les clés du royaume qu’elle a perdu, oublié, négligé.

 Le film du reniement se déroule dans sa tête : les paroles de Jésus qui le prévienne de sa chute… Les soldats qui arrêtent Jésus. Il se voit brandissant et frappant avec son épée, l'arrestation de Jésus… Le feu autour duquel il se réfugie… Le regard de Jésus… Le coq qui chante, les pleurs de regrets qu'il a versés. Ses pleurs n'ont rien changé à sa situation.

 Puis le découragement est venu. Jésus est  mort et mis dans le tombeau.

 Pierre regagne  sa Galilée pour s’y réfugier et oublier. Il reprend son ancien métier : pêcheur de poisson. Pourtant Jésus, lui avait annoncé qu’il serait pêcheur  d’hommes. Même, il entraine avec lui un certain nombre de disciples qui avaient suivi Jésus.

 Nous aussi dans certaines situations nous retournons dans notre Galilée, découragé, cherchant à fuir un échec, la culpabilité.

Mais la destinée de Pierre ne s’arrête pas là, ni celle des autre disciples. Mais pour cela il leur faut retrouver les clés perdues, abandonnées.

 Pierre part  à la pêche sur son bateau et sur le lac de Galilée.

Pendant ce temps  Jésus réapparaît, sur le bord du lac, ainsi qu'un feu nouveau allumé.  Jésus qui prépare un repas les invite à manger. C’est  Jean qui a vu Jésus le premier. Aussitôt que Pierre l’apprend, il cherche à couvrir sa nudité avec ses vêtements. Ils sont les témoins d’une pêche miraculeuse suite à une parole de Jésus.

De quoi ont-ils discuté pendant ce repas ?

 La Bible ne le dit pas. Certainement que Pierre est resté silencieux. D'ailleurs aucun des disciples n’osent demander à Jésus : qui es-tu ?

 Pierre était certainement absorbé par ses pensées et même affligé dans ses pensées, à cause du passé. Pourtant c'était la troisième fois que Jésus leur apparaissait depuis sa résurrection. Mais cette dans la présence d’un feu que Jésus se tient.

Après le repas, l'épreuve, le tête-à-tête, le moment redouté, par Pierre, arrive. Pierre s'attend à des réprimandes, même à des sanctions. Déjà il se voit destituer des promesses dont il a été l'objet par Jésus : je te donnerai les clés du royaume… Pierre voudrait fuir, il se sent indigne. L’amour parfait bannit la crainte. Pierre n'est plus dans l’amour parfait. D'ailleurs a-t-il déjà expérimenté l’amour parfait ? Des moments d'emportement et d’amour émotionnel, charnel : oui. Mais l’amour parfait sans doute jamais.

Puis Jésus ouvre la bouche : Simon, fils de Jonas m’aimes tu plus  que ne m’aime ceux-ci ?

Rapidement Pierre comprend que pour Jésus il n'est plus Pierre, il est redevenu Simon. Pourtant c'était une promesse de Jésus :

Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).

                                                                                                   Jean 1 :42

 Jésus le ramène à ses origines, ses failles : Simon fils de Jonas,  c'est-à-dire celui qui écoute, qui entend. Mais ces paroles peinent Pierre, elles le ramènent à son ancienne identité, ou celle qu’il n’a jamais quitté, dont il est héritier par ses ancêtres. Il  est celui qui se prend pour un chef, il a reçu la révélation concernant l’identité de Jésus, même si c’est par grâce. Il celui qui, au moins momentanément, s’est vu confier les clés du royaume. Je voudrais lever toute évoque aujourd’hui, ces clés sont pour tous les croyants. Pierre est  celui qui avait pris part à la discussion pour savoir lequel d'entre eux, les disciples, est le plus grand. Le seul qui avait marché sur l'eau.

L’orgueil précède la chute. Pierre n’a pas encore vécu la Pentecôte, c'est-à-dire le baptême dan le Saint-Esprit, c'est-à-dire que sa chair domine encore

 

A trois reprises Jésus lui pose la même question : Pierre m’aimes-tu plus que les autres. Par ses questions répétées avec insistance, posons-nous la question : Quel est le but recherché par Jésus ?

Humilié Pierre ? Non certainement pas, mais l’aider à se sonder. Afin qu’il comprenne les causes de sa chute, et qu’il reçoive la guérison, la délivrance afin de lui rendre les clés perdues et le restituer dans son appel. Jésus est très pédagogue, il agit par étape. Ecoutons et observons Jésus :

 

Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes tu plus que ne m’aiment ceux–ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux.

 Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.

  Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.

                                                                                         Jean 21 : 15 à 17

Afin de rentrer dans la profondeur des questions de Jésus, et des réponses de Pierre, souvenons qu’en grec, il existe trois mots pour désigner l’amour : Agapé, phileo et Eros. Le premier correspond ou désigne l’amour divin, sans condition envers l’être aimé. L’être aimé ne peut rien faire, rien ajouter pour être aimé plus. Aucune de ses erreurs ou même un reniement ne diminuera cet amour nous le trouvons et le vivons au niveau de l’esprit.

L’amour phileo se situe au niveau de notre âme. C’est l’amour que nous vivons entre amis. Il peut-être entaché d’égoïsme. Il n’est pas toujours désintéressé. Certains recherchent l’amitié d’une personne pour ce qu’elle peut leur apporter

Eros correspond à l’amour du corps, nous y trouvons la racine du mot érotisme.

Maintenant reprenons  le dialogue entre Jésus et Pierre, et arrêtons sur chacun des mots amour qui sont employés.

Première question :

Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes tu plus que ne m’aiment ceux–ci ?

En réalité jésus demande à Pierre : M’aimes tu d’amour agapè ?

Car Jésus sait que les autres ne l’aiment que d’un amour philéo. Jésus aurait aimé entendre de la bouche de Pierre, selon le commandement de la Parole : Seigneur je t’aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma pensée, de toutes mes forces.

Pierre est honnête il sait qu’il n’aime pas Jésus d’un amour agapè, alors dans sa réponse, il emploie le mot philéo, c'est-à-dire d’un amour fraternel. Jésus voit l’honnêteté de cette réponse, qui correspond à l’état du cœur de Pierre, il commence à le rétablir. Jésus lui confie des agneaux, c'est-à-dire des personnes faciles à aimer, attachantes.

 Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais

mes agneaux.

Deuxième question de jésus : Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.

Cette fois ci jésus, à nouveau emploie le  mot agapè. Pierre, à nouveau dit en réponse : Seigneur tu le sais  que je t’aime d’un amour philéo, ce qui veut dire : tu sais bien que je t’ai trahi, parce que je n’ai qu’un amour philéo ou fraternel pour toi.

Dans sa réponse pleine de grâce, jésus élève Pierre, en lui disant : Pais mes brebis, et non plus seulement mes agneaux.

Troisième question de jésus :

 Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.

Cette fois ci, Jésus rejoint Pierre dans sa faiblesse : Pierre m’aimes tu d’un amour philéo. Pierre consterné répond, Seigneur tu le sais bien je t’aime seulement d’un amour philéo. Jésus ne lui adresse aucun reproche, mais il le confirme dans son appel : Pais mes brebis et avec cette confirmation, Pierre retrouve les clés perdues.

Après la Pentecôte et l’expérience du feu du Saint-Esprit, et non plus du feu profane, Pierre manifeste qu’il a bien retrouvé les clés du royaume, aux juifs d’abord :

 Après avoir entendu cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Frères, que devons nous faire ?

 Pierre leur dit : Changez radicalement ; que chacun de vous reçoive le baptême au nom de Jésus–Christ pour le pardon de ses péchés, et vous recevrez le don de l’Esprit saint. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur, notre Dieu, les appellera.

 Et, par beaucoup d’autres paroles, il rendait témoignage et les encourageait, en disant : Sauvez vous de cette génération perverse.

 Ceux qui accueillirent sa parole reçurent le baptême ; en ce jour là, environ trois mille personnes furent ajoutées. Ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, au partage du pain et aux prières. La crainte s’emparait de chacun, et beaucoup de prodiges et de signes se produisaient par l’entremise des apôtres.

                                                                                          Actes 2 : 37 à 43

 

C’est lui également qui va ouvrir la porte à l’évangile aux païens, nous le voyons chez Corneille.

Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché ; vous savez comment Dieu a oint du Saint–Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui.

Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois.

 Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparaisse, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts.

 Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts.

Tous les prophètes rendent de lui le témoignage quiconque croit que lui en reçoit par son nom le pardon des péchés. Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint–Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.

                                                                                        Actes 10 : 37 à 44

 

 Après  la Pentecôte  et la grâce du pardon, la vie de Pierre va manifester, exprimer l’humilité.

Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi, ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau.

 Et lorsque le souverain berger paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.

                                                                                         1 Pierre 5 : 1 à 4

Voilà le chemin par lequel l’Eglise de Laodicée devra passer pour retrouver les clés du royaume. Bien sur en ayant retrouvé le zèle, et en l’exerçant. Ce message s’adresse à chacun d’entre nous aujourd’hui.

 Enfin pour terminer voici quelques définitions du zèle :

Bien sur le zèle nous ramène à Jérusalem, où Jésus chasse les marchands du temple.

La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.

Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore.

                                                                                           Jean 2 : 13 à 17

Le contraire de zèle c’est : Laisser aller, négligence, tiédeur, nous retrouvons bien la situation de l’Eglise de Laodicée qui a laissé des marchands du temple spirituels, s’installer dans son sein.

Par cet exemple dans le naturel, Jésus nous montre comment agir contre la tiédeur. Mais nous savons que son ardeur manifestée pour libérer ce temple à des conséquences, de libération, de nettoyage sur le plan spirituel. Jésus était animé d’un feu ardent, incandescent ou brûlant, de service pour la maison de son Père.

Jésus se présente toujours comme notre modèle. Il ne nous demande jamais, quelque chose, que lui- même n’a pas accompli.

Maintenant chacun d’entre nous, qui l’avons accepté comme Seigneur de notre vie, nous sommes devenus sont temple : Que désire t-il voir disparaître de nos vies ?

A chacun d’entre nous, comme à Pierre, il nous pose la question : De quel amour m’aimes-tu ? Soyons simples et véritables dans notre réponse, comme Pierre. La question est embarrassante ?

Jésus ne nous juge pas en nous posant cette question. Jésus est venu nous apporter la grâce et la vérité. Mais il désire nous interpeler et nous amener à un niveau supérieur. Il désir, car ce ne sera jamais une obligation : Entendre de nos bouches comme réponse : Seigneur je t’aime de tout mon cœur, de tout mon âme, de toutes mes pensées, de toutes mes forces.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Le coeur du Père

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