Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

                

 L’évangile de Matthieu nous présente plus particulièrement  Jésus comme Roi. Dans un royaume il y a une constitution et des lois. C’est ce que nous démontre Matthieu  dans son évangile : Le sermon sur la montagne (chapitre 5-6-7) nous en donne la constitution. En voici quelques extraits qui nous semblent importants :

Jésus commence par enseigner dans la position assise, ou dans la position d’un roi qui siège sur son trône. Il est assis sur le sommet de la montagne aves ses disciples qui s’approchent de lui. Jésus commence par leur donner les principes du gouvernement du roi. Au début, jésus ne donne pas de règles mais des principes et des attitudes du cœur : Heureux les humbles de cœur, car ils hériteront la terre !

 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

                                                                                                                           Matthieu 5 : 5 à 11

Jésus dit à ses disciples qu’avec cet état de cœur ils deviendront le sel de la terre et la lumière du monde. Ensuite Jésus enseigne à respecter les lois divines, à accorder le pardon, à aimer nos ennemis. Jésus condamne le formalisme religieux. Il apprend à ses disciples l’importance de la prière dans une relation personnelle avec le Père. Afin que son nom soit sanctifié et que son règne vienne sur la terre. Jésus donne des consignes sur les richesses : mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.                             Matthieu 6 : 20 et 21

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par–dessus.                                                                            .Matthieu 6 : 33

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.                                                                                                                                                                                                                                          Matthieu 7 : 12 et 13

Ensuite Jésus déclare que celui qui mettra sa parole en pratique : sera un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

Par contre celui qui bâtit  sa maison sans mettre en pratique les paroles de Jésus : sera semblable à un  homme qui a bâti sa maison sur le sable.

La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande.                                   Matthieu 7 : 27

 

 Dans les sept paraboles du royaume de Dieu, Jésus brosse les différentes évolutions du royaume de Dieu qui s’étendent de sa première à sa deuxième venue.

 

     

 LES PARABOLES DU ROYAUME 

 

Elles sont au nombre de sept. Nous les trouvons dans l’évangile de Mathieu 13 : 1 à 57.

  • Quatre sont données à la foule, c’est à dire aux gens de l’extérieur.

  • Trois sont données aux disciples en privé, c'est-à-dire à ceux qui croient en Jésus.

  • La première symbolise le temps des semailles : la  parole de Dieu.

  • La dernière symbolise le temps de la moisson, non pas de la pêche, mais de la moisson.

  • La première correspond à la première venue de Jésus, la dernière au temps de son retour.

  • Le temps de ses souffrances et le temps de la manifestation de sa gloire.

     

    Qu’est-ce une parabole ?  Parabole (par-ab-ol-ay’)

     

         Un exemple par lequel on illustre un précepte ou une doctrine, narration fictive mais agréable, sur les lois et usages de la vie, par laquelle sont représentés les devoirs de  l’homme ou les choses de Dieu, et particulièrement la nature et l’histoire du royaume de Dieu.

          Une parabole c’est : une histoire terrestre avec un sens céleste

         Un récit instructif et plein de sève, impliquant une ressemblance ou une     comparaison entre une situation terrestre et sa projection dans sa significatio spirituelle.

     

     

    Il peut sembler étonnant que Jésus donne un complément  à ces sept paraboles du royaume par les  lettres adressées aux sept Eglises différentes de l’Apocalypse, 30 ou 40 années plus tard. Elles annoncent les difficultés que va connaître l’Eglise à travers les siècles.

    Jésus  dit à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter (ou recevoir, ou comprendre) maintenant ».                                                                                                                               Jean 16 : 12

     Jésus ne nous confie pas des choses que nous ne pouvons assimiler. Nous devons apprendre des vérités élémentaires avant d’en recevoir de plus profondes.

     

       Parabole du semeur et des différents terrains

     

    Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s’assit au bord de la mer. Une grange foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et leur dit : Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent et la mangèrent.

    Un autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre : elle leva aussitôt parce qu’elle ne trouva pas un sol profond ; mais, quand  le soleil parut, elle fut brûlée et sécha faute de racines.

    Une autre partie tomba parmi les épines : les épines montèrent, et l’étouffèrent.

    Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, une autre trente.                                                                                                                  Mathieu 13 : 1 à 9

     

    « Jésus sortit de la maison ». La maison représente Israël à qui Dieu a donné un temps pour croire, accueillir son messie.

    , Jésus dit aux douze : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». Sortir de la maison signifie sortir d’Israël.                                                                                                                           Mathieu 10 : 6

     

    Paul nous explique cela dans Romains : Je dis donc : Dieu a–t–il rejeté son peuple ? Loin de là ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin.

     Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez–vous pas ce que l’Ecriture rapporte d’Elie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël :

     Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels ; moi seul, je suis resté et ils cherchent à m’ôter la vie ?

    Mais quelle réponse Dieu lui donne–t-il ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal. De même aussi dans le temps présent, il y a un reste selon l’élection de la grâce.

     Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce ; autrement l’oeuvre n’est plus une œuvre. Quoi donc ? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais les élus l’ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis, selon qu’il est écrit : Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre, Jusqu’à ce jour. Et David dit : Que leur table soit pour eux un piège, Un filet, une occasion de chute, et une rétribution !

     Que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir, Et tiens leur dos continuellement courbé !  Je dis donc : Est-ce pour tomber qu’ils ont bronché ? Loin de là ! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils soient excités à la jalousie.

    Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera–t-il ainsi quand ils se convertiront tous.

    Je vous le dis à vous, païens : en tant qu’apôtre des païens, je glorifie mon ministère, afin, s’il est possible, d’exciter la jalousie de ceux de ma race, et d’en sauver quelques–uns.

    Car si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ?

     Une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée dans le salut.

                                                                                                     Romains    11 : 1 à 15 et 25

     Dieu ne rejette pas son peuple qui n’a pas su reconnaître le temps de sa visitation. Par leur chute le salut est devenu accessible aux païens c’est à dire à nous, afin que son peuple soit excité a la jalousie. Sortir de la maison annonce le début du temps des nations.

    Mathieu 13 : 13 à 15 nous montre l’accomplissement de la prophétie: « Vas et dis à ce peuple, vous entendrez et vous ne comprendrez point, vous verrez et vous ne saisirez point. Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche ses yeux,  pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son cœur, ne se convertisse point et ne soit point guérit ».

                                                                                                                            Esaïe 6 : 9-10 

    La mer symbolise les nations et les vagues le tumulte des peuples, vers qui Jésus se rend. La barque représente l’Eglise secouée par les vagues, mais dont les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. C’est la promesse de Jésus.

     La barque représente l’Eglise qui doit et va continuer la mission de Jésus entre ses deux venues.

    Toute la foule se tenait sur le rivage. Jésus attire la foule hors du terrestre pour l’emmener vers le spirituel. Comme un homme qui pratique le parapente, se positionne sur le bord de la pente pour décoller et s’envoler,  se laisser emporter par les courants. Il a quitté le connu pour l’aventure.

     

    En attirant la foule sur le rivage ou vers ce qui symbolise les nations, Jésus déjà annonce qu’il brise le mur de séparation, d’inimitié entre juifs et païens pour constituer un seul homme nouveau : Car c’est lui qui est notre paix, lui qui a fait que les deux soient un, en détruisant le mur de séparation, l’hostilité. Il a, dans sa chair, réduit à rien la loi avec ses commandements et leurs prescriptions, pour créer en lui, avec les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et pour réconcilier avec Dieu les deux en un seul corps, par la croix, en tuant par elle l’hostilité.

                                                                                                                   Ephésiens 2 :14 à 16

    « Jésus est assis », cela nous est dit deux fois. La position assise nous montre un homme en position d’autorité, de sécurité, en paix, qui domine une situation autant à l’intérieur qu’a l’extérieur.

    La Bible nous dit que Dieu était assis sur son trône lors du déluge : L’Eternel était sur son trône lors du déluge ; L’Eternel sur son trône règne éternellement

                                                                                                                                             Psaume 29 :10

    Jésus enseignait assis, debout il proclamait la parole ou faisait la lecture de la parole.

     

    Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé.

                                                                                                                          Luc 4 : 16b à 18

    - assis ou asseoir a un autre sens, ce terme vient du grec Kathizo qui signifie : conférer un royaume à quelqu’un.

    Jésus est celui à qui le Père a conféré le royaume. « C’est moi qui ai oint mon roi, sur Sion ma montagne sainte ».                                                                                                                              Psaume 2 : 6

     Le Seigneur dit à mon Seigneur : assois-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marche pied.                                                                                                                                                                                                             Matthieu 22 :44

    Jésus roi, choisi par le Père, enseignait assis sur son trône. Aussi la foule était frappée de sa doctrine, « comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes ».

     Jésus se rendit dans le temple, et pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs  et les anciens du peuple vinrent lui dire : par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? 

                                                                                                                         Matthieu 21 : 23

    Regardons encore ce verset pour comprendre l’autorité de l’enseignement de Jésus.  Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent, mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas.

                                                                                                                          Matthieu 23 : 2 

    La chaire de Moïse représente un système sclérosé, répétitif qui n’évolue pas, pratiquement immuable, sans vie.

    - chaire viens d’un mot grec : Katedra : siège élevé occupé par les hommes au rang imminent ou ayant une grande influence.

    La chaire de Moïse représente l’autorité d’en bas ou l’autorité charnelle. L’autorité de Jésus lui vient d’en haut, c’est celle de l’Esprit. C’est pourquoi Jésus dit : « mes paroles sont Esprit et vie », dans les paroles de Jésus il y a la Vie.

    La barque est un moyen de transport, tout en étant un outil de travail, créé pour avancer, se déplacer, évoluer dans le temps et l’espace. Elle représente l’évolution et la mobilité de l’Eglise à travers les siècles : si Jésus conserve le gouvernail  avec le Saint-Esprit.

     

    Explication de la parabole :

  • Le semeur = c’est Jésus et tous ceux qui à sa suite sèment l’Evangile.

  • La semence = c’est la Parole de Dieu.

  • Les terrains = le cœur des auditeurs.

     

    Premier terrain : Le cœur incrédule représente le cœur de celui qui refuse de recevoir l’évangile, il entend, ne le comprend pas, non parce qu’il ne le peut pas, mais parce qu’il ne le veut pas. Il n’a pas besoin de Dieu. Il a un cœur insensible, fermé, dur, tassé (image d’une goutte d’eau sur du plastic).

    Les oiseaux sont l’image de Satan, qui n’a aucun mal à rendre cet auditeur stérile.            Il ne connait pas la repentance ni la  conviction de péché (je suis bien je n’ai ni péché ni volé.). La vie après la mort ? On verra bien quand on y sera !

     

    deuxième terrain : Le terrain pierreux. Pas beaucoup de terre : accepte de n’être pas toujours droit (tout le monde à menti un jour ou s’est mis en colère). Il n’a pas la conviction de péché, donc il ne connaît pas la repentance. Il n’a pas la conviction de blesser le cœur de Dieu.

    La prédication de l’évangile lui plait, l’enthousiasme rapidement, il partage ce qu’il a reçu sans le vivre. Il n’a que des racines superficielles. Dès qu’on se moque de lui il abandonne et de ce fait il ne porte pas de fruit.

     

    Troisième terrain : le terrain envahi d’épines. Souvent il symbolise une conversion émotionnelle ou de l’âme : il donne l’apparence d’un vrai chrétien, mais son cœur est resté attaché aux choses de ce monde pour lesquelles il trouve du plaisir. Sa vie ne porte aucun fruit pour Dieu. La parole est étouffée pourtant il pense porter du fruit.

     

    Quatrième terrain : la bonne terre, représente l’auditeur dont le cœur est ouvert.  Il est passé par la conviction de péché, la repentance en se détournant de ses mauvaises voies. Il a reçu le pardon de Dieu en passant par le chemin de la croix sans y être resté. Il sait vivre dans la grâce et dans le lieu très saint dont il connaît l’accès.

     

     APPLICATION DU TERRAIN PORTANT DU FRUIT

     

    L’application porte dans le temps et la durée qui le concerne ainsi que dans les dangers qu’il va rencontrer.

    Lettre à l’Eglise d’Ephèse (Ephèse signifie être relâché). C’est un exemple du 4ème terrain que nous retrouvons environ 20 ou 30 ans après le temps des semailles.

    Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or : Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs ; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour.

     Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

                                                                                                                    Apocalypse 2 : 1 à 7

     

     Les paroles de Jésus sont plutôt des compliments : Jésus lui dit qu’elle ne peut supporter les méchants et qu’elle a du discernement. Elle est capable d’éprouver ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, elle discerne leurs mensonges. Deux fois Jésus lui dit qu’elle a de la persévérance. Elle a subi la persécution à cause du nom de Jésus, elle ne s’est pas lassée. Elle haït les œuvres des Nicolaïtes comme Jésus.

    Vue de l’extérieur cette Eglise semble parfaite.

    Jésus regarde à l’intérieur, au cœur et prononce une sanction terrible : ce que j’ai contre toi c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi d’où tu es tombée. Repens toi et pratiques tes premières œuvres, sinon je viendrai à toi (ou contre toi) et j’ôterai ton chandelier de  sa place à moins que tu ne te repentes.                                                                                                                            

                                                                                                                   Apocalypse 2 : 4 à 6

    Quelles sont les premières œuvres dont  parle Jésus ?

     

     Voici la clef : « l’œuvre de Dieu c’est de croire en celui qu’il a envoyé » (Jésus).

                                                                                                                                    Jean 6 : 29

    Comment croire en lui quand mon amour pour lui a baissé dans mon cœur ?

    Que signifie : tu as abandonné ton premier amour ?

    Dans la Bible en français courant il est écrit : « tu ne m’aimes plus comme au commencement ».

     Jésus a perdu sa première place dans les cœurs.

    Abandonné signifie : quitter, négliger, laisser, aller, partir en laissant quelqu’un derrière. C’est Jésus détrôné dans les cœurs par négligence. La passion pour Jésus s’est refroidie. Jésus considère cette perte du premier amour comme une chute. En effet le premier amour vient d’en haut du cœur de Dieu qui nous a aimé le premier et l’a manifesté à travers le don de Jésus.

    Dans  sa parole, Dieu nous donne la solution et les instructions nécessaires pour qu’il soit le premier dans nos vies : Ecoute Israël ! L’Eternel ton Dieu, notre Dieu, est le seul Eternel. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.                                                                                                                                                 Deutéronome 6 : 4 à 5

     

     La première condition pour aimer Jésus consiste à l’écouter. L’amour se manifeste par l’écoute. C’est pourquoi Etienne adresse ce reproche aux pharisiens qui vont le lapider: « Hommes aux oreilles incirconcises » c'est-à-dire qu’ils refusent d’écouter.

    Comment écouter et que faut-il écouter :

    Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche, médite le jour et la nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui est écrit ; c’est alors que tu auras du succès dans toutes tes entreprises, c’est alors que tu réussiras.                                                                                                              Josué 1 : 8 

    Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

                                                                                Romains        10 : 17                                                                                    

    Là encore, l’attitude demandée consiste à entendre la parole de Christ et d’y obéir.

     Écoutons et entendons : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée », c’est le premier et le plus grand commandement.

    Et voici le deuxième : tu aimeras ton prochain comme toi-même.

                                                                                                                  Mathieu 22 : 37 : 38

    Jésus doit être le premier partout : dans  le cœur, l’âme et même les pensées.

    Ce commandement est si grand que nous le retrouvons mentionné dans trois évangiles. Jacques ajoute : « ne nous bornons pas à écouter la parole de Dieu, ni à la connaître, la mise en pratique doit être le but à atteindre ».

    Ecoutons encore Jésus « si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour.                                                                                                                              Jean 15 : 10

     

    Nous venons de découvrir cinq étapes définies par des verbes importants

     

  1. écouter

  2. entendre

  3. garder

  4. demeurer

  5. Obéir

    Il faut en ajouter une sixième pour que la liste soit complète : Adorer

     Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.                     Mathieu 4 : 10b

    L’adoration doit être en premier et seulement après servir Dieu. En ajoutant cette précision de lui seul : servir Jésus lui seul ! Car dans les œuvres nous pouvons nous servir, c’est-à-dire servir la chair.

    Voila l’enseignement de Jésus pour qu’il soit le premier dans nos vies. Il est notre modèle, notre exemple. Il sait que le cœur de l’homme se détourne facilement de la voie par excellence dont parle Paul : L’amour qui seul subsistera jusque dans l’éternité.

     

    De quel amour nous parle Jésus ?

     

    De l’amour agapè, celui qui vient d’en haut, de l’Esprit. L’amour inconditionnel dont nous aime le Père qui peut se résumer à peu près à ceci : quoique tu fasses en bien je ne t’aimerai pas d’avantage ; quoique tu fasses de mal je ne t’aimerai pas moins. Toutefois je t’aime trop pour te laisser dans la situation où tu es.

    Nous les êtres humains, nous sommes habitués à aimer ou à être aimé conditionnellement. Pour un enfant, ses parents lui disent : si à la fin de l’année scolaire tu obtiens une bonne moyenne, tu auras telle récompense (par exemple un ordinateur.).En cas d’échec l’enfant se sent dévalorisé, rejeté, la culpabilité prend place dans son cœur. Il n’y qu’un pas pour transposer cette attitude vis-à-vis de Dieu.

     

    Réflexions sur le premier amour à partir du troupeau de brebis

     

    Le samedi 1er avril 2006 nous avons revu le troupeau de brebis et d’agneaux d ; que nous avions déjà visité en septembre 2004

    Les brebis, tête baissée, étaient occupées à paître. Certaines, quand la voisine approchait trop près, donnaient un coup de tête à l’intruse pour l’écarter et marquer les limites. Chacune étaient préoccupées par sa propre activité : paître. Seuls les agneaux sont, j’allai dire, détendus, comme sans soucis. Ils sont  pleins de vie et le manifestent en sautant, dansant, jouant les uns avec les autres, faisant des galipettes. Ils semblent même organiser des compétitions de vitesse entre eux. Pendant que les adultes, avec sérieux et préoccupation broutent l’herbe.

     

    -En observant ce spectacle avec étonnement une voix, celle du Saint-Esprit est venue dans mes pensées : « Beaucoup d’entre vous à la nouvelle naissance sont comme les agneaux que tu observes, voues êtes plein de vie, vous sautez vous dansez, jouez, riez. Vous témoignez des expériences faite avec Jésus, sans que rien ne vous arrête … pourquoi certain d’entre vous, les retrouves-t-on comme ces brebis renfrognées, donnant les coups de têtes à droite, à gauche contre ceux qui approche?

    Pourquoi avez-vous la tête baissée, comme renfermé sur vous-même, à l’image de ces brebis sur la défensive ? Absorbées à brouter, la tête vers le bas représente la recherche des choses d’en bas. Levez vos têtes, votre cœur vers le haut où sont les choses de mon  Saint-Esprit. Vivez par mon Saint-Esprit et vous conserverez la joie de votre nouvelle naissance, la joie du premier amour ».

     

     

     

     

                                                  

     

     

     

     

     

     

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