Car ta tendresse vaut mieux que le vin

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

                     Après qu’elle ait demandé au Père de recevoir les baisers de la Parole de Dieu, l’Epouse nous donne la raison de sa demande. Elle parle directement à Jésus en utilisant la deuxième personne du singulier : « Car ta tendresse (amour, affection) vaut mieux que le vin. » Nous pouvons utiliser le mot « parce que » à la place du mot « car ». Elle nous dit que l’expérience de l’affection de Jésus vaut mieux que le meilleur des vins de notre monde déchu : 2 Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche ! Car ta tendresse vaut mieux que le vin (Ct. 1: 2).

Elle utilise la métaphore du vin, parce que le vin « rend le cœur joyeux ». Le vin, dans le contexte du symbole du mariage est « la boisson de la célébration terrestre ». Il représente les choses de ce monde qui nous influencent profondément, les bonnes et les moins bonnes :

Il y a le « bon vin » des bénédictions de Dieu, mais il y a aussi le « mauvais vin » de notre péché. Elle ne nous dit pas simplement que son amour vaut mieux que le vin, c’est quelque chose d’évident. Elle nous dit que vivre l’amour au niveau de nos émotions, vaut mieux que tous les autres privilèges de cette vie.

Les bénédictions de Dieu dans nos circonstances sont : les augmentations pécuniaires, la faveur dans nos relations, la santé physique, les nouvelles sphères d’influence dans le ministère… Le vin nous parle des meilleures expériences que nous pouvons avoir

dans le monde naturel (dans cette ère).

Aussi merveilleuses soient-elles, les bénédictions ne doivent pas être le centre de notre attention. Beaucoup expérimentent les bénédictions de Dieu par une augmentation de leurs finances, ou par une promotion… sans que leur cœur ne grandisse dans l’amour de Dieu. La plupart de ceux qui prospèrent à cause des bénédictions de Dieu dans leurs circonstances, diminue souvent en intensité dans leur amour pour Jésus (Apocalypse. 2 : 4-5) :

 Tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de mon nom et tu ne t’es pas lassé. Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi et pratique tes premières œuvres, sinon je viendrai à toi et j’écarterai ton chandelier de sa place… (Apocalypse. 2 : 3-5).

L’Epouse nous présente la place que les « plaisirs suprêmes » de l’Evangile ont dans sa vie. Elle nous révèle sa théologie et sa poursuite de la sainteté :

2 Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche ! Car ta tendresse vaut mieux que le vin (Ct. 1 : 2).

« Vaut mieux », « est supérieur » ou « donne plus de plaisirs que » sont toutes des expressions qui décrivent les plaisirs suprêmes qui proviennent d’une croissance dans la connaissance du cœur de Dieu (ses affections). Ces plaisirs suprêmes sont opposés aux plaisirs inférieurs du péché. Dieu nous libère de la domination des plaisirs inférieurs du péché en nous permettant d’expérimenter les plaisirs suprêmes bien plus puissants.

Il existe beaucoup de catégories différentes de plaisirs que nous pouvons apprécier dans notre marche avec Jésus. Ils sont émotionnels, physiques, mentaux, Dieu en est l’auteur. Dieu nous a créés spirituellement, physiquement et mentalement affamés, nous avons de grands besoins et nous aspirons au bonheur. Nous languissons profondément après le plaisir, parce que nous avons été créés par Dieu pour être des « chercheurs de plaisir ». En soi-même ce n’est pas du péché : le péché, c’est d’assouvir son plaisir par des choses qui sont injustes.

Dieu nous a créés avec 7 aspirations, elles nous attirent à lui et elles reflètent sa gloire en nous. Ces désirs sont normaux, nous les possédons tous. Ils nous donnent des informations sur la façon dont Dieu a créé notre esprit. Chaque désir est un reflet de la personnalité de Dieu. Nous sommes faits à son image, c’est pourquoi nous possédons ces aspirations. Nous ressentons du plaisir parce qu’il est rempli de plaisir, nous sommes heureux parce qu’il est  heureux.

Ces sept aspirations sont :

1- Le désir d’avoir l’assurance que Dieu trouve son plaisir en nous,

 2- Le désir d’être fasciné,

 3-  le désir d’être beau,

 4- Le désir d’être grand,

 5- Le désir d’une intimité dépourvue de honte,

 5- Le désir d’être entier de cœur et passionné,

 7- Le désir d’avoir un impact profond et durable.

Dieu a mis stratégiquement en nous des appétits. Ils ne s’en iront jamais. La raison pour laquelle la nourriture est si bonne, c’est que Dieu nous a créés pour avoir faim. La raison pour laquelle Dieu nous satisfait en nous donnant du plaisir, c’est parce qu’il a mis en nous un appétit pour le plaisir. Ces sept désirs possèdent tous une part de douleur et de plaisir que Dieu utilise pour nous faire entrer dans sa présence.

L’ennemi utilise ces appétits pour nous « courtiser » à entrer dans les ténèbres. Lorsque ces désirs ne sont pas assouvis par la grâce de Dieu, nous restons avec un vide. Cela fait mal, nous sommes tristes et insatisfaits. Dieu nous a créés avec un vide ayant la forme de Dieu, il ne pourra être rempli que par lui.

Satan imite les plaisirs que Dieu a créés afin de nous éloigner de Dieu. Le péché nous donne un plaisir immédiat. Personne ne pèche par obligation. Nous péchons parce que nous croyons que cela nous procurera un plus grand plaisir que l’obéissance à Dieu. La puissance de la tentation repose sur la promesse trompeuse que le péché nous apporte plus de satisfactions que celles que nous apporte le Dieu vivant. La Bible les décrit comme des convoitises

trompeuses ou encore comme la séduction du péché :

Vous dépouillez… de la vieille nature qui se corrompt par les convoitises trompeuses :

 Ephésiens. 4 : 21- 22 : si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller,

 Par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

 Afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché Hé. 3 : 13 : Mais exhortez vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! Afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

Les plus grands « plaisirs » que nous pouvons expérimenter sont spirituels. Nous les expérimentons lorsque nous rencontrons Jésus en tant que notre Epoux. Ils submergent notre cœur et nous rendent malades d’amour. Dieu ne nous appelle pas à vivre une vie de sainteté pour voir si nous pouvons nous garder des plaisirs de la vie. La sainteté n’est pas une vie de servitude. C’est un appel au plaisir parfait et éternel :

 Il y a abondance de joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite (Ps. 16 : 11).

L’Epouse développe, tout au long du Cantique, le thème des plaisirs suprêmes qu’elle trouve en Dieu : A son ombre, j’ai désiré m’asseoir, et son fruit est doux à mon palais.

Cantique. 2 : 3 : Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Tel est mon bien–aimé parmi les jeunes hommes. J’ai désiré m’asseoir à son ombre, Et son fruit est doux à mon palais.

Le péché produit du plaisir et il paraît être la chose qui, pour le cœur humain, en apporte le plus, jusqu’à ce que nous expérimentions toute la vérité de l’Evangile. Les plaisirs suprêmes  de l’Esprit sont bien plus puissants que les petits plaisirs que procure le péché. Dieu est en train de remettre le premier commandement à la première place dans son peuple et d’en faire un peuple saint. C’est là, le but qu’il poursuit dans la génération du retour de Jésus, il veut intégrer à notre expérience de foi les plaisirs suprêmes de l’Evangile.

Les saints de la Fin des Temps seront victorieux de l’Antéchrist, ils chanteront des chants qui parleront de Jésus alors qu’ils seront émerveillés par sa grandeur. Les martyrs seront victorieux dans l’amour parce que leur affection ne diminuera pas au milieu de la tentation et de la persécution :

 Et je vis comme une mer de cristal mêlée de feu, et les vainqueurs de la bête (Antéchrist)

 Ils chantent… Tes œuvres sont grandes et admirables :

Apocalypse. 15 : 2-3 : Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu ; et ceux qui avaient vaincu la bête, son image, et le nombre de son nom, étaient debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu.

 Ils chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau, en disant : Tes œuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu Tout–Puissant ! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations !

Cette vérité est mentionnée plus loin dans le Cantique, lorsque Jésus nous dit que les eaux de la tentation et de la persécution ne peuvent pas éteindre l’amour de Dieu, lorsque nous l’expérimentons en vérité. Notre expérience de l’amour de Dieu ne doit pas être éteinte par les flots de la condamnation et du compromis. Beaucoup de chrétiens ont un cœur éteint, leur capacité à expérimenter l’amour de Dieu est amoindrie :

 Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas. Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, on ne ferait que le mépriser :

 Cantique des cantiques 8 : 7 : Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas ; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, Il ne s’attirerait que le mépris.

 Paul nous dit que vivre la présence de Jésus surpasse tous les privilèges de ce monde :

 Je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus… A cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ… (Ph. 3 : 8). 

La récompense d’un amoureux c’est la puissance d’aimer. Un amoureux accomplit deux fois plus de travail qu’un travailleur et ne demande aucune rémunération autre, que la force d’aimer.

 Savez-vous ce qui se passe lorsqu’un travailleur tombe amoureux ? Il se débarrasse de sa carte de pointage ! Un amoureux n’a plus besoin d’une carte de pointage. Voir cette transformation dans la vie de quelqu’un est une chose glorieuse.

Pour le restant de notre vie nous devrions nous poser la question suivante : « La tendresse de l’amour de Dieu vaut mieux que toute autre bénédiction, mais de combien ? » 

 

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