APPRENONS A DISCERNER LE TEMPS DE DIEU

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

C’est le reproche que Jésus adresse aux pharisiens qui discernent la météo du lendemain, en observant le ciel. Malgré cela, ils sont incapables de voir les temps de Dieu. Pourtant, Jésus, le Fils de Dieu est là, devant eux. Jésus : C’est la réponse  à la promesse de Dieu concernant le Messie promis à Israël.

Luc 1 : 78 et 79 :Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut,

 Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.

Sur le plan spirituel,  les pharisiens  sont comme des aveugles. Ils ne savent pas reconnaître ce temps de la visitation ou de la manifestation de la grâce de Dieu qui se présente à eux.

Matthieu. 16 :2 et 3 : Jésus leur répondit : Le soir, vous dites : Il fera beau, car le ciel est rouge ; et le matin Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps.

 

Sommes-nous comme les  pharisiens dans l’incapacité de discerner les temps de Dieu ?

Les temps : dans le grec, le premier mot employé ici est KAÏROS.

Tous les ans, au moment du nouvel an, beaucoup de personnes prennent la décision de changer un domaine de leur vie : par exemple, faire du sport !

En général, cet engagement tient deux ou trois semaines, et puis, il est mis aux oubliettes.

 

Certains chrétiens décident de lire plus régulièrement leur Bible. C’est une bonne décision de désirer passer plus de temps avec la Parole de Dieu, ou plus de temps dans la prière. Mais souvent « le voleur de temps » se manifeste et des obstacles par exemple, dans notre emploi du temps, surgissent et souvent la bonne décision tombe à l’eau.

Pourquoi ?

 

Fréquemment, nous prenons des décisions charnelles, sans même consulter ou confier ces désirs de changement à notre Dieu.

Pourtant, nous savons bien que ce n’est pas le fait de changer d’année ou de franchir une année de plus qui transformera notre vie.

 

Qu’est-ce qui est le plus important ?

Entrer dans une nouvelle année, ou entrer dans une nouvelle dimension pour notre vie ?

Chaque année nous présentons nos vœux les meilleurs aux personnes de notre entourage, nos amis, aux membres de nos familles. Certes c’est bon mais que reste t-il de toutes ces bonnes intentions trois semaines après ?

À chaque fin d'année nous reportons sur l'année suivante tous les espoirs déçus de l'année qui se termine. Pourtant ce n'est pas le fait de franchir une année de plus qui changera notre vie, ou la vie de ceux à qui  nous adressons nos vœux de bonheur. C’est  bon de mettre une bonne semence dans la vie d'une personne.  Souvent nos semences sont charnelles et leur actions restent passagères

 

Posons-nous, à nouveau, la question suivante : qu'est-ce qui est le plus important dans nos vies ?

Entrer dans une nouvelle année ou dans une nouvelle dimension de notre existence?

 

 Comment est-ce possible?

 

En recevant de nouvelles révélations du Saint-Esprit nous concernant. Dieu travaille  avec les saisons de notre vie plutôt que les années. Demandons à Dieu, chacun d'entre nous d'abord, de nous révéler en quelle saison nous sommes pour lui ?

  Ensuite adressons à Dieu la même question pour notre assemblée.

 

L’hiver désigne tout le temps que nous avons vécu sans Dieu, c'est-à-dire avant d'accepter jésus comme Seigneur et Sauveur de notre vie.

Cantique des cantiques 2-10 à 13 : Mon bien–aimé parle et me dit : Lève–toi, mon amie, ma belle, et viens ! Car voici, l’hiver est passé ; La pluie a cessé, elle s’en est allée. Les fleurs paraissent sur la terre, Le temps de chanter est arrivé, Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes. Le figuier embaume par ses premiers fruits, Et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève–toi, mon amie, ma belle, et viens !

 

La saison dans laquelle nous sommes n'a rien à voir avec l'âge.

 

 Actes 1: 6 et 7 : Ceux qui s’étaient réunis lui demandaient : Seigneur, est–ce en ce temps–ci (chronos) que tu vas rétablir le Royaume pour Israël ?

 Il leur répondit : Il ne vous appartient pas de connaître les temps (chronos) ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.

 

En grec il existe 2 mots pour désigner le temps: Chronos,  et Kairos

 

CHRONOS : qui désignent le temps qui se déroule avec les années, elles se succèdent inexorablement, qu’il soit long ou court. Il se présente toujours comme un temps linéaire.

 Le Kairos représente le temps de l'occasion, de l'opportunité pour s'élever, rentrer dans le plan de Dieu. Cela ne sera pleinement vrai que si le Kairos nous amène dans une rupture, un déchirement, un renoncement par rapport au chronos. Le mot Kairos a donné en latin opportunitas ce qui signifie opportunité.

 

Voici des exemples avec le mot :chronos

Matthieu  2 :7 : Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps (chronos) l’étoile brillait.

 

Matthieu  2 :16 : Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au–dessous qui étaient à Bethlehem et dans tout son territoire, selon la date « chronos » dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages.

 Les dates du calendrier, passées, présentes, ou de l’avenir, matérialisent le temps chronos ou linéaire qui se déroule comme un long fil.

 

Matthieu 25 :19 : Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

 

KAÏROS  désigne le temps favorable pour agir, pour entreprendre une action, une œuvre.

1 Chroniques 12 : 33 :Des fils d’Issacar, ayant l’intelligence des temps pour savoir ce que devait faire Israël, deux cents chefs, et tous leurs frères sous leurs ordres.

KAIROS  désigne également la saison de la récolte. Par exemple :

 

Matthieu 21 :34 : Lorsque le temps (kairos) de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne.

 

Le kairos représente une époque décisive, souvent limitée dans le temps.

 

Matthieu 8 :29 : Et voici, ils s’écrièrent : Qu’y a–t–il entre nous et toi, Fils de Dieu ? Es–tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? (kairos)

 

Matthieu 16 :3 : Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps.( kairos)

Jésus  reproche aux pharisiens d’être comme des poules, d’avoir leurs regards fixés sur le naturel, ou de regarder et de ne comprendre que les choses naturelles, terrestres. Ils connaissent la Thora par leur intelligence. Leur cœur est endurci, fermé aux réalités spirituelles. Ils sont sans discernement, dans l’aveuglement, la surdité, l’orgueil du savoir, bien que Jésus soit là devant eux, opérant des miracles, des prodiges, par les guérisons, la multiplication des pains, pardonnant les péchés etc.

 Le ciel s’est ouvert le jour du baptême de Jésus, mais ils n’ont rien compris. Ils se tiennent dans le chronos et pourtant ce jour là, le Père, dans le ciel a ouvert un kairos. Il les a invités à comprendre sa  parole qui  est entre leurs mains depuis des siècles. Mais ils ont mis un voile dessus et enlevé la clé à ceux qui cherchent la vérité. Voilà ou nous conduit le chronos.

 

Matthieu 25:19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

Voici une image du chronos :

 

Nous, occidentaux, nous raisonnons, vivons selon un mode de pensée linéaire de la vie. Notre vie commence au point A, lors de la naissance, et se termine au point B ; Entre les deux, se trouve une ligne droite qui se déroule selon les évènements successifs de notre vie, sans jamais revenir en arrière. Il nous arrive de stationner, mais inexorablement, notre marche reprend vers notre destination finale, le point B. Ce mode de pensée nous rend semblables à un avion qui roule sur une piste d’envol, les moteurs vrombissants, mais qui ne prend jamais son envol. Il reste soumis à l’attraction terrestre. Il en est de même dans le spirituel ; avec ce mode de pensée nous restons attachés aux choses terrestres. Nous ne décollons pas dans les démarches de foi, vers les choses d’en haut.

Les personnes qui vivent dans cette situation ressemblent aux fleurs de ce bouquet :

 

 

 

                                                      

 

Voici une image du kairos.

Par contre, les Orientaux vivent selon un mode de pensée ascendante de la vie, comme un escalier en spirale. Pour eux, la vie se déroule comme un escalier tournant qui s’élève constamment. Ceci nous donne l’impression de toujours revenir au même point. Ce n’est vrai qu’en partie. A chaque retour, ils  gagnent un étage. Leur vue sur les évènements change ; ils prennent de l’altitude. Leur mentalité devient une mentalité de gagnant, de domination sur les évènements. Reprenons l’image de l’avion. Dans la pensée en spirale, l’avion décolle et il prend de la hauteur. En s’élevant, il s’arrache à l’attraction terrestre, tout en décrivant de larges cercles au-dessus de sa piste d’envol. Il gagne de la hauteur constamment.

Les personnes qui vivent dans ce mode de pensées rentrent plus facilement dans le kairos de Dieu. Elles ressemblent aux fleurs de ce deuxième bouquet.

Ces fleurs du deuxième bouquet représentent des personnes qui sont sorties du chronos, et déjà sont rentrées dans le kaïros de Dieu, dans leur destinée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         

 

 

 

Si nous voulons que notre vie reçoive une nouvelle impulsion, nous devons comprendre que Dieu travaille avec les saisons, plus qu’avec les années. Sa notion du temps est différente de la nôtre. Il travaille, certes, dans le temps chronologique « CHRONOS », le temps de notre calendrier. Mais aussi, et surtout, avec le temps « KAÏROS », qui fait référence au temps fixé par Dieu, le Dieu de l’éternité, la saison « désirée » pour qu’arrivent les évènements. Il fait toute chose parfaite en son temps ou dans sa saison.

 

Ecclésiaste 3 :11 : Il fait toute chose belle en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin.

 

Une nouvelle dimension dans notre vie ne commence pas avec une nouvelle année, mais avec une nouvelle révélation de Dieu.

Pierre a eu besoin d’une nouvelle révélation de Jésus : le voir marcher sur l’eau, afin d’avoir ce désir de marcher lui-même sur l’eau,  en recevant la parole de Jésus, ce que personne n’avait pratiqué avant lui. Par sa parole Jésus l’invite à sortir du bateau et il ouvre un kairos dans la vie de Pierre

Matthieu 14 : 29 : Viens ! dit–il. Pierre descendit du bateau, marcha sur les eaux et vint vers Jésus.

Bien sûr Pierre a marché sur l’eau, mais avant tout Pierre a marché sur la parole de Jésus.Au moment où Jésus invite Pierre par ce : viens !... à sortir du bateau pour marcher sur l'eau, Jésus lui donne l'occasion de sortir des lois naturelles afin  qu'il expérimente une loi spirituelle : Celle de la  foi dans la parole de Jésus. Pierre dans le bateau se tenait dans le chronos, il aurait pu y rester comme les autres disciples. Par sa parole, Jésus lui ouvre le temps du Kairos, c'est-à-dire de rompre avec les lois naturelles, ou celle qui gouverne le monde.

Jésus lui offre de rentrer dans une nouvelle dimension, celle de la foi, qui représente la clé pour rentrer dans les lois surnaturelles du royaume de Dieu, ou le naturel de Dieu.

 Cet espace de temps que lui ouvre Jésus est relativement court : le temps que Jésus parcourt la distance qui le séparait du bateau, peut-être une cinquantaine de mètres. Pierre la saisie, malgré les qu'en-dira-t-on des autres disciples. La sortie du bateau, de Pierre, en rompant avec les lois naturelles, ressemble fortement au premier kairos que tout être humain est appelé à vivre. Il se produit lors de la naissance par la rupture de la poche des eaux au moment de l'accouchement. Il s'agit d'un kairos de Dieu selon :

Psaumes 71- 6 : c'est toi qui m’as fait sortir du sein maternel.

Psaume 22 10 : oui tu m'as fait sortir du sein maternel.

 

Depuis le jour de sa conception jusqu’au jour de sa naissance, l’enfant vit dans le chronos de Dieu ou des lois naturelles que Dieu à donné pour que cette semence de vie deviennent mature afin de rentrer dans le kairos de la naissance.

Nous pouvons appliquer ce même principe à la nouvelle naissance ou la naissance spirituelle.

La deuxième naissance est le miracle d'une métamorphose, à l'instar de la chenille qui rampe à terre mais se transforme, un jour, en un papillon libre dans le ciel. Naître de nouveau c'est recevoir la vie d'en haut, à la conversion. Cette naissance divine s'opère quand le Saint-Esprit vient habiter en tout homme qui se repent et croit en Jésus 3.16). Elle figure dans les registres du livre de vie.

Tant que la chenille rampe à terre elle se tient dans le chronos. Par le miracle du kairos elle se transforme en un joli papillon. Mais avant de passer à deuxième stade, la larve doit briser son cocon.

 

De même, c’est par une nouvelle vision de Dieu que  Jacob  devient  Israël.

Genèse 32 : 24 à 28 : Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.

 Voyant qu’il ne le maîtrisait pas, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui.

 Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni.

Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob.

 Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur.

Jacob est passé du « usurpateur » au prince de Dieu, en quittant le chronos charnel en passant par le Kairos, le temps de Dieu pour sa vie, sa destinée. Tout cela s’est réalisé dans un temps très court : une nuit. Là aussi il a bien eu une rupture, une brisure puisque Jacob est ressorti boiteux de ce combat.

Genèse 32 : 3: Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.

  Moise le fugitif, de devenir le libérateur du peuple Hébreu

 

Exode 3 : 2 à 5 : et 9 à 12 : L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point.

 Moïse dit : Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point.

L’Eternel vit qu’il se détournait pour voir ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici !

Dieu dit : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.

Voici, les cris d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Egyptiens.

 Maintenant, va, je t’enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les enfants d’Israël.

 Moïse dit à Dieu : Qui suis–je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d’Egypte les enfants d’Israël ?

Dieu dit : Je serai avec toi ; et ceci sera pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie : quand tu auras fait sortir d’Egypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne.

 

 Ce jour là Dieu invite Moïse a quitter le chronos dans lequel il vit depuis 40 ans en gardant le troupeau de son beau-père. En quelques instants le kairos de Dieu va changer radicalement sa vie. Même s’il argumente avec Dieu pour s’esquiver en prétextant qui sa langue est lourde. Dieu trouve la solution en lui envoyant un porte parole. Son frère Aaron. Il sort complètement transformé de cette rencontre avec «  Je Suis » c'est-à-dire Jésus lui-même. Là encore nous remarquons un rupture, une brisure entre l’ancien et le nouveau Moïse.

 

Hébreux 11 : 24 à 25 et 27 : C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi.

 C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon.

C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.

Remarquons s’il est encore nécessaire que la brisure ou la rupture ne suffit, elle s’accompagne toujours d’une mesure de foi exercée

 

 David le rejeté,  avant de devenir l’homme selon le cœur de Dieu. Il devra lui aussi connaître la rupture pour sortir du chronos avant de rentrer dans le kairos de Dieu.

1 Samuel 17 : 28 et 29 : Eliab, son frère aîné, qui l’avait entendu parler à ces hommes, fut enflammé de colère contre David. Et il dit : Pourquoi es tu descendu, et à qui as–tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton coeur. C’est pour voir la bataille que tu es descendu.

29  David répondit : Qu’ai–je donc fait ? Ne puis–je pas parler ainsi ?

Ensuite David connaît le rejet de son beau-père, plusieurs fois il a essayé de le tuer. Saül promet sa fille en mariage à l’homme qui délivrera Israël du géant Goliath. David tue Goliath, alors Saül demande une condition supplémentaire pour donner sa fille en mariage : Lui apporter cent prépuces de philistins, car il espère que David périra au cours de se combat, mais David en ressort vainqueur. Voilà les étapes que David franchira dans le chronos afin de rentrer dans le kairos de Dieu : Devenir le roi d’Israël, il en a déjà reçu l’ontion.

 

  Saul de Tarse le meurtrier,  devient Paul, l’apôtre  de l’Eglise.

 

Actes 9 : 2 à 6 : Comme il était en chemin, et qu’il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.

 Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes tu ?

 Il répondit : Qui est-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

Tremblant et saisi d’effroi, il dit : Seigneur, que veux–tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève–toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.

 

Chaque nouvelle révélation de Dieu nous fait prendre conscience de nos possibilités, de nos opportunités, de nos forces et de l’immensité de notre potentiel. C’est la vision qui déclenche en nous la passion, la motivation et la détermination à payer le prix. C’est encore elle qui fait voir l’invisible, avant d’accomplir l’impossible, qui nous pousse à l’action lorsqu’elle est associée à la foi. Sans révélation, sans nouvelle instruction du Seigneur, nous ferons ce que nous avons toujours fait dans le passé.

 

Et quelqu’un a dit : « Si vous continuez de faire ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez ce que vous avez toujours eu ». Rien ne changera. Et prendre des résolutions, si bonnes soient-elles, ne suffira pas, car la plupart d’entre elles s’estompent au bout de quelques semaines.

 

 

Proverbes 29 :18 « Quand il n’y a plus de révélation divine, le peuple se laisse aller. Heureux celui qui obéit à la Loi de Dieu ! »

 

C’est ainsi que nous expérimenterons une nouvelle dimension et non pas une nouvelle année.

 

Comment passer du temps CHRONOS pour rentrer dans le temps KAÏROS ?

Comment passer dans ce temps qui nous élève vers Dieu ?

Nous ne sortirons pas du CHRONOS sans déchirure, sans rupture, sans renoncement, sans séparation, si douloureuse soit-elle.

 

Le CHRONOS  nous tient comme enfermés dans la tradition, dans les habitudes, dans les liens de relations que Dieu désire nous voir abandonner.

 

Reprenons l’image de l’avion, ci-dessus ; il doit s’arracher à l’attraction terrestre, pour s’élever vers sa destination et sa destinée : VOLER !

En voici un premier exemple : regardons l’appel de  Jésus :

 

Marc 1 :14 à 20 : Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Evangile de Dieu.

 Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez–vous, et croyez à la bonne nouvelle.

 Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.

Jésus leur dit : Suivez–moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.

 Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent.

 Etant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets.

 Aussitôt, il les appela ; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils le suivirent.

 

C’est après la décapitation de Jean, son cousin, que Jésus annonce que le temps (KAIROS) est accompli. Il part pour rejoindre la Galilée, c'est-à-dire, la région où il va appeler ses disciples.

 

Nous relevons plusieurs ruptures :

 

1-    La mort de Jean-Baptiste

A cause de sa mort, ses disciples n’ont plus de leader spirituel. C’est le temps de sortir du CHRONOS pour rentrer dans le KAÏROS de Dieu qui consiste à ne plus regarder en arrière, mais en avant, en fixant leur regard sur Jésus et en le suivant.

 

Jésus passe sur le bord du Lac de Galilée ; là, il voit des pêcheurs en plein travail :

Simon et son frère André, jettent leur filet dans la mer, puis c’est le tour de Jacques et de Jean, qui étaient dans une barque et réparaient leurs filets.

 

Jésus leur adresse le même appel : « Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ».  Par ses paroles, Jésus leur présente ou leur ouvre la porte au KAÏROS de Dieu. Ils restent, bien sûr, libres d’y entrer ou de refuser. Il n’est pas écrit que Jésus leur a donné quinze jours ou un mois pour réfléchir..

 

2-    Aussitôt, Pierre et Jean, laissèrent leurs filets et le suivirent.

3-    Aussitôt, également, Jacques  et Jean laissèrent leur père Zébédée, dans la barque et les ouvriers.

 

      Dans les deux cas, il y a eu rupture, abandon, pour rentrer dans le KAÏROS : Rupture avec le métier, le matériel, rupture avec la famille, rupture avec les « qu’en dira t-on » du voisinage, du monde. (Notons que Zébédée, signifie l’Eternel a donné, comme le dit le chant : « Tu nous donnes et tu reprends (voir 2067), Béni soit ton Nom !

 

La Bible attire l’attention sur le fait que Jésus appela des hommes qui étaient actifs, en plein travail et non des oisifs.

Il en est de même pour Matthieu assis au bureau des péages :

 

Matthieu 9 :9 : De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis–moi. Cet homme se leva, et le suivit.

 

Par contre, concernant  Nathanaël,  Jésus  l’a vu alors qu’il se tenait sous le figuier. Jésus ne l’a pas appelé

 

Jean 1 :45 à 49 : Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

 Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Philippe lui répondit : Viens, et vois. Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude.

 D’où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.

 

Maintenant, regardons l’histoire de Jonas

 

Jonas 3 :1 : 10 : La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots : Lève toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames y la publication que je t’ordonne !

 Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Eternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche.

Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche ; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite !

Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits .La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre.

 Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands ; Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau !

Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables !

Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point ?

 Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas.

 

 

Ninive était une grande ville pécheresse devant l’Eternel.

 

Avant d’envoyer son jugement sur les habitants de cette ville, l’Eternel se choisit un homme, Jonas, afin qu’il aille prêcher la repentance. Dans un premier temps, Jonas refuse l’appel de Dieu ; la miséricorde de Dieu en faveur des habitants lui déplaît. Selon les critères de Jonas, Dieu se trompent sûrement. Les habitants de Ninive méritent le jugement, la destruction. Dieu désire manifester sa grâce et sauver les habitants de cette ville pécheresse. Dieu a besoin d’un homme pour manifester, annoncer son kairos de grâce par la repentance. Jonas, l’homme choisit s’y oppose :

 

Jonas 4 : 1 à 3 : Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité.

 Il implora l’Eternel, et il dit : Ah ! Eternel, n’est–ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays ? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.

 Maintenant, Eternel, prends moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie.

Pourtant Jonas a bénéficié de la grâce de Dieu, puisque dans un premier temps il a fuit.

Jonas 1-2 : La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas, fils d’Amitthaï, en ces mots :

 Lève–toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! Car sa méchanceté est montée jusqu’à moi. Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Eternel. Il descendit à Japho,

Jonas fuit l’appel de l’Eternel. Il monte dans un bateau qui se rend dans une direction opposée.

Entre les deux appels de Dieu, Jonas va connaître une grande déchirure :

Le bateau sur lequel il s’enfuit est pris dans une violente tempête. Les marins à bord le reconnaissent coupable de cette tempête a cause de sa désobéissance à l’Eternel. Afin de calmer cette tempête ils jettent Jonas à la mer et un grand poisson l’avale.

Jonas crie à Dieu pour le délivrer.

Jonas 2 : 4- 6- 10 et 11 : Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le cœur de la mer, Et les courants d’eau m’ont environné ; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi.

Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie, L’abîme m’a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête.

Pour moi, je t’offrirai des sacrifices avec un cri d’actions de grâces, J’accomplirai les vœux que j’ai faits, Le salut vient de l’Eternel.

 L’Eternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.

A cause de notre caractère nous risquons de ne jamais rentrer ou d’expérimenter le kairos de Dieu, ou tout du moins de le retarder considérablement. Nous le constatons ici avec le comportement de Jonas. Pourtant le nom de Jonas signifie : Colombe

Cette histoire de la vie de Jonas nous montre que les kairos de Dieu pour nos vies, nous n’avons pas à les discuter. Même si comme avec Jonas, Dieu nous envoye vers des personnes que nous estimons être indigne de recevoir la grâce de Dieu.

 

2 Timothée 4 : 1 à 5 :C’est pourquoi, devant Dieu et devant Jésus–Christ, qui va juger les vivants et les morts, et dans la perspective de sa venue et de son règne, je te le recommande solennellement : proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable.

 Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement authentique. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. Mais toi, garde, en toute circonstance, le contrôle de toi–même. Supporte les souffrances. Remplis bien ton rôle de prédicateur de l’Evangile. Accomplis pleinement ton ministère.

Le  temps viendra : ici nous trouvons le kairos, continuons inlassablement d’annoncer, de proclamer la parole

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Djimadoumya Daouta 26/10/2016 22:33

Merci beaucoup