Dieu peut offenser pour ébranler ( suite)

Publié le par louis trifault

-       3ème exemple Pierre

Regardons maintenant, l’ébranlement auquel va être soumis Pierre, la nuit où Jésus va être trahi. Jésus est à table avec ses apôtres. C'est le dernier repas qu'il prend avant d'être livré à la crucifixion. Plusieurs fois il leur a annoncé sa mort prochaine, à Jérusalem, dans des conditions horribles. C'est au cours de ce repas que Jésus partage, célèbre la scène où donne son corps et son sang sous forme de nourriture, et comme étant une nouvelle alliance. Au cours de ce repas Jésus déclare ceci :

Luc 22 -- 21 à 23 : cependant voici, la main de celui qui me livre est avec moi à cette table. Le fils de l'homme s'en va selon ce qui est déterminé. Mais malheur à l'homme par qui il est livré ! Et ils commencèrent à se demander les uns les autres qui étaient celui d'entre eux qui feraient  cela.

Aussitôt il s'élève une contestation parmi les apôtres : lequel d'entre eux devrait être estimé le plus grand ?

C'est-à-dire lequel d'entre eux est le meilleur, le plus fort pour prendre la place, la première, celle du Maître qui va mourir : Jésus

 

Imaginons les arguments qu'ils peuvent développer :

-Pierre : Je suis le seul à être sorti du bateau et avoir marché sur l'eau !

-Oui d'accord lui disent les autres : d'accord tu as marché sur l'eau, mais rapidement tu as coulé et si Jésus ne t'avait tendu la main pour te secourir, tu te serais noyé. Ah nous avons bien rit ce jour là !

-Pierre : oui mais c’est moi qui est eu la révélation concernant : le Fils de Dieu. Je suis le seul à avoir donné la bonne réponse. C’est moi que le Père a choisi pour me donner la bonne réponse

-Les autres : Pierre tu oublies qu'aussitôt ta révélation, Jésus t’a dit : arrière de moi Satan, tu es une pierre d'achoppement qui veut me faire sortir du chemin  de mon Père.

-André (son frère) Pierre tu oublies que c'est moi qui t’ai amené à Jésus. Sans moi tu n'aurais pas connu Jésus, tu me dois de la reconnaissance !

-Pierre : oui mais c'est à moi que Jésus a promis les clés du royaume ! Et tout ce que je lierai sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que je délierai sur la terre sera délié dans les cieux.

-Jean : aucun d'entre vous  n'a été plus proche de Jésus que moi. Je suis le seul à avoir posé ma tête sur sa poitrine. C'est de moi que vous avez eu besoin pour lui poser la question : qui te livrera.

-Jacques et Jean : d'ailleurs notre mère est intervenue  auprès de Jésus, pour que ce soit nous deux  qui serions les premiers, un à droite, l'autre à gauche.

-Pierre : Jacques et Jean, je vous rappelle que Jésus m'a choisi pour être avec vous sur la montagne de la transfiguration. C'est même moi qui ai proposé de construire une tente  pour Jésus, une pour Moïse, une pour Élie. Et vous tous les autres, pendant ce temps vous avez  été incapable de chasser un démon. Jésus vous a dit : que vous étiez une race d'incrédule.

-Pierre : C'est ma barque que Jésus a choisie pour la pêche miraculeuse. Et puis c'est dans la maison de ma belle-mère que Jésus a logé à Capernaüm. C'est dans cette maison et autour de cette maison qu'il a opéré des miracles.

-Tous les autres à Jacques et Jean : Jésus vous a traité « de fils du tonnerre » à Samarie. Vous avez voulu faire tomber le feu du ciel sur les habitants de cette ville pour vous venger parce qu'ils ne recevaient ou n'accueillaient pas Jésus.

-Pierre Jacques, Jean : nous sommes les seuls à être rentrés dans la maison  du chef de la synagogue lors de la résurrection de sa fille, vous, tous les autres Jésus vous a laissé à la porte.

Pendant ce temps Juda craint d'être découvert, il ne pense qu'à une chose, aux 30 pièces d'argent qu'il va recevoir des pharisiens quand il va leur livrer Jésus.

La plupart d’entre nous à la place de Jésus, aurions dit : « Sortez tous, je traverse le moment le plus difficile de ma vie. J’ai besoin de paix et d’être encouragé, soutenu. Je croyais que vous alliez intercéder auprès du Père pour moi, et vous ne pensez qu’à vous ! » Quelle occasion d’être offensé !

Cette discussion entre  les apôtres est scandaleuse. Ils agissent comme des enfants qui se disputent un héritage ou le pouvoir. Ils n'ont aucune compassion pour Jésus qui va être livré aux Romains : flagellé, moqué, crucifié.

Voici ce que leur dit Jésus : Luc. 22 -- 25 à 27 : Jésus leur dit encore : les rois des nations les maîtrisent, Et ceux qui les domine sont appelés bienfaiteurs. Qu’Il n'en soit pas de même parmi vous. Mais que le plus grand parmi vous soient comme le plus petit, le celui qui gouverne comme celui qui sert.

Car qui est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

Les apôtres et notamment Pierre sont en train de bâtir leur vie et leur ministère sur des victoires passées et sur l'orgueil, et non sur Christ comme le recommande Paul 1 -- Corinthiens 3 -- 10 :

Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre a bâti dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il battit dessus.

L’orgueil sera toujours un handicap pour accomplir notre destinée en Christ. L'orgueil nous détruit et nous met au même rang que Lucifer ou Satan. C'est ce qui a provoqué sa chute.

Voilà ce que dit Jésus a Simon.

Luc 22. 31 à 34 : Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamé, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille. ; Et toi, quand tu seras revenu à moi, affermit tes frères.

Seigneur, lui dit Pierre je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. Et Jésus lui dit : Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aie  nié  trois fois de me connaître.

Le mot criblé se traduit par un mot grec «sinazio» qui signifie passer au tamis, mettre à l'épreuve sa foi par une agitation intérieure jusqu'au point de chute.

Jésus aurait pu dire : les gars nous allons mener un combat spirituel, prions, et lions cette attaque démoniaque. Nous n'allons pas laisser  Satan faire ceci à notre bien-aimé Simon.

 Tout simplement Jésus a dit à Simon : mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas, et toi quand tu seras revenu à moi, affermis tes frères.

Jésus n'a pas prié pour que l'ébranlement, l'épreuve lui soit ôtée. Mais pour qu'il conserve la foi afin de traverser et de sortir vainqueur. Satan avait demandé la permission d'ébranler si fort qu'il en perdrait la foi. L'intention du diable c'était de détruire cet homme chez qui  Dieu avait mis un si grand potentiel.

L'ébranlement a pour but cinq points

1-nous ramener plus près du fondement (Jésus)

2-enlever ce qui est mort pour le Royaume de Dieu.

3-moissonner ce qui est mûr.

4-éveiller, c'est-à-dire être sobre dans nos paroles, nos déclarations et nous tenir dans la prière.

5-unifier ou mélanger ensemble, ce qui est du royaume de Dieu afin que cela ne puisse plus être séparé.

Cela n'a pas empêché Pierre de dire à Jésus : Seigneur je suis prêt à aller avec toi en prison et à la mort.

Nous savons que Pierre a renié Jésus trois fois. Il pleura amèrement ses paroles, sa trahison par ses paroles.

Après sa résurrection, Jésus, le guérit, le rétablit, ce n'est plus le même homme. C'est lui, qui le jour de la Pentecôte, va faire face à toute la foule accourue. Avec la puissance du Saint Esprit, Pierre prend la parole et 3000 personnes se convertissent.

Dieu veut ébranler dans nos vies tout ce qui est de la chair, tout ce qui n'est pas du royaume de Dieu.

Marc 4: 16 à 17 : les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux, quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d'abord avec joie. Mais ils n'ont pas de racines en eux-mêmes, ils croient pour un temps, et dès que survient la tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute. C'est-à-dire qu'ils sont offensés, scandalisés, ils mangent l'appât. La parole, pour eux une pierre d'achoppement et c'est la chute. Ils abandonnent Jésus, le diable a gagné une victoire dans leur vie.

 

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