Dieu peut nous offenser pour ébranler

Publié le par louis trifault

                  

  Hébreux 12 : 26-27 : Il nous a fait cette promesse : une fois encore, je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots : un jour encore, montre que les éléments ébranlés seront mis à l’écart, en tant que créés, afin que subsiste ce qui n’est pas ébranlé.

Quand Satan ébranle, c’est pout détruire. Mais Dieu a un tout autre objectif : Séparé le bon grain de l’ivraie. Car Dieu n’ébranle que ce qui est ébranlable.

Il n’ébranle pas sans nous avoir prévenus. Nous le verrons avec Caïn et Pierre. Il n’ébranle pas pour punir mais pour corriger, c'est-à-dire pour nous ramener dans sa trajectoire, car il nous aime. Le diable ébranle par surprise, il tend des pièges, met des appâts pour nous faire perdre la foi.

-       Premier exemple :

Genèse 4 : Adam connut Ève, sa femme, elle conçue, et enfanta Caïn, et elle dit : j'ai acquis un homme de par l'Eternel.

Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Eternel une offrande des fruits de la terre. Et Abel, de son côté en fit une des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. L'Eternel porta un regard favorable sur Abel et son offrande. Mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.

L’Eternel dit à un Caïn : pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.

 

Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel, mais comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. Dieu porta un regard favorable sur Abel et son offrande et un regard défavorable sur Caïn  et son  offrande. Nous remarquons tout de suite que Dieu ne porte pas uniquement son regard sur l'offrande, mais également sur la personne qui offre. Il ne se dissocie pas l'un de l'autre.

Abel apporta une offrande d'obéissance, les premiers-nés de ses agneaux avec leur graisse. Il ne calculait pas avec Dieu, il offrait ses prémices sans s'inquiéter du nombre d'animaux qui naitrait ensuite. Certainement qu’Abel offrait ses agneaux en holocauste. C'est-à-dire consumé par le feu. Il devait les  tuer avant de les offrir avec la graisse qui est le symbole de son adoration, sa reconnaissance qui montait vers l’Eternel. Autrement dit, Abel avait un cœur d'adorateur et Il recherchait le royaume de Dieu et la justice avant toute chose. Son cœur plaisait à Dieu, donc son offrande était agréable à Dieu.

Caïn offrait des produits de la terre, fruit de son travail. Selon les diverses versions nous constatons que les offrandes de Caïn n'étaient pas spontanées : Genèse 4 -- 3 : au bout de quelque temps... Une autre version TOB dit : à la fin de la saison... Parole de vie dit : Caïn apporta quelque récolte des champs.

 Caïn était un calculateur, Il voulait bien donner : nous mais le surplus, ce dont ils n'avaient pas besoin. Son cœur n'était pas entier pour Dieu. Dieu n'était pas le premier dans son cœur. Il était attaché aux choses de la terre, et cela est devenu une idole dans son cœur. Voilà pourquoi Dieu ne porta pas un regard favorable sur lui, ni sur son offrande.

Caïn en fut très irrité, et son visage fut abattu.

Irrité signifie : agacé, aigrir, contrarier, énerver, bouillir, s'enflammer de colère, enragé, fureur, s'échauffer sur la vexation, avoir la haine dans le cœur qui bouillonne de colère, ou du désir de vengeance, de propre justice qui peut conduire au meurtre.

-- abattu ou abattement : vient après l'irritation, signifie : accabler, affligé, dépressif, désespérée, écœuré, neurasthénique.

Les contraires sont : exciter, exalté, joyeux.

Qui a provoqué l'irritation, l'offense dans le cœur de Caïn ?

-- Son frère Abel ?

-- Non Dieu lui-même,

 car il veut ébranler, faire tomber, secouer, tout ce qui dans la vie de Caïn n'est pas de son royaume. Seulement Caïn n’a pas un cœur disposé pour accepter la correction ou le changement que Dieu lui propose.

Hébreux  12 -- 5 : mon fils ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne perd pas courage lorsqu'il te reprend.

Le cœur de Caïn est entièrement dominé par son irritation, sa colère, c'est pourquoi Dieu dit à Caïn : pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ?

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras le visage, et si tu agis mal Le péché se couche à ta porte, et ses désirs se portent vers  toi, mais toi domine sur lui.

La Bible en français courant dit : Le péché est comme un monstre tapi à ta porte où le péché est comme une  bête  qui te convoite, pourras-tu  la dominer ?

Par ces paroles Dieu ne condamne pas Caïn, au contraire Dieu l'invite à choisir la vie, non par ses propres forces, mais en marchant dans les voies de Dieu afin qu'il puisse le bénir. Dieu voulait lui montrer qu'il essayait de gagner  son approbation  par ses propres œuvres. En plus Caïn se nourrissait à l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Dieu lui enseignait alors que s’il faisait le bien, il serait accepté, mais s’il ne choisissait pas la vie alors le péché le posséderait : c'est-à-dire l'amertume, la rancune, la haine, la vengeance, le désir de tuer.

Voilà ce qu’ont provoqué les paroles de Dieu dans son cœur. Un bienfait, il l’a reçu et transformé en souffrance et comme blessure. Voilà ce que le diable veut.

Caïn fut offensé par Dieu. Au lieu de se repentir et de faire ce qui est juste, ce qui lui aurait permis dans cette situation d'affermir son caractère, il reporta sur Abel sa fureur et l’affront que lui avait fait Dieu. Il tua Abel.

Pourquoi ? La jalousie, le besoin de se venger, bien sûr. Mais surtout parce que la présence de son frère lui rappelait constamment sa désapprobation. À cause de son péché, la présence de Dieu qui émanait de son frère le blessait. Une pensée  s'est manifestée à lui, pour ne plus souffrir, éliminer Abel. Comme les Pharisiens ont agi avec Étienne, sa sainteté était évidente, elle était devenue insupportable, alors ils l'ont lapidé. Caïn aurait dû dire à son frère : Retire-toi de ma présence, car ta présence est pour moi comme un miroir,  elle me renvoie et me rappelle constamment ma situation, mon péché, l'état de mon cœur.

Proverbes 29-27 : Celui dont la voie est droite est une  abomination pour le méchant.

-       2 eme exemple nous montrant que Dieu peut scandaliser pour ébranler. Nous le voyons  avec Jésus :

Jean 6 -- 57 à 69 : comme le Père qui est vivant m'a envoyé,  et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.

Plusieurs de ses disciples, après l'avoir entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l'écouter ?

Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : cela vous scandalise-t-il ?

Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant ? ...

C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. Maintenant il en est parmi vous,  quelques un qui ne croient pas. Car Jésus savait dès le commencement qui était ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.

Il ajouta c'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peux venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. Des ce moment, Plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils  n’allèrent plus avec lui.

Jésus donc dit au 12 : Et vous ne voulez vous pas aussi vous en aller ?

Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le saint de Dieu.

 Quels sont ces paroles de Jésus qui ont scandalisé ses disciples ?

Au début du chapitre six de l'évangile de Jean, nous voyons Jésus entouré de ses disciples, une grande foule le suivait, parce qu’elle  voyait les miracles qu'il opérait sur les malades.

Jésus vit cette grande foule affamée. Une discussion s'élève pour savoir comment la nourrir. Avec cinq pains et deux poissons Jésus va satisfaire la fin physique  de 5000 hommes plus les femmes et les enfants. C'est le miracle de la multiplication des pains. Cette foule  a été rassasiée,  mêmes 12 corbeilles furent remplies avec les restes. Après les gens qui ont vu ce miracle disaient : celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

Jésus sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne. Il traverse  la mer de Galilée et se retrouve à Capernaüm ou la foule le rejoint. Jésus les exhorte à travailler non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle et que le fils de l'homme leur donnera.  Celui que Dieu lui-même a marqué de son sceau.

Une discussion s'élève entre Jésus et la foule au sujet de la manne que le peuple Hébreux a mangée dans le désert. La foule considère cette nourriture (la manne) comme venant du ciel ou comme le pain venant du ciel. Jésus leur dit que la manne, donnée par Moïse, ne vient pas du ciel. Car le vrai pain du ciel, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.

-- Seigneur donne-nous toujours ce pain, dit la foule.

-- Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi, n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. Jésus continu : Je suis le pain de vie. C'est ici le pain qui descend du ciel afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donne, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. Là-dessus, les Juifs discutaient entre eux, disant : Comment peut-il nous donner sa chair à manger ?

Jésus leur dit : en vérité, en vérité, je vous le dis si vous ne mangez la chair du fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage c'est ici le pain qui est descendu du ciel, il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts, celui qui mange ce pain vivra éternellement.

Imaginons la réaction de cette foule qui a été rassasiée de pain et de poissons. Maintenant Jésus leur dit que pour avoir la vie éternelle il faut manger son corps et boire son sang !... Quel scandale ?

Déjà en Jean trois Jésus annonce que personne ne verra, ni rentrera dans le royaume de Dieu, sans passer par la nouvelle naissance. Maintenant pour obtenir la vie éternelle il faut le manger !... Quels programmes !

Maintenant ceux qui ont compris qu'ils devaient manger physiquement et boire son sang l'ont quitté sûrement avec dégout. Au départ il y avait 10 à 15 000 personnes.

 Combien sont restées ? Très peu. Par ces paroles, Jésus voulait trancher entre ceux qui croyaient en lui, réellement, et ceux qui ne croyaient pas.

 Dieu scandalise en séparant, pour faire tomber l'incrédulité. Séparer la foi et le doute, l'incrédulité. Entre ceux qui croit en Jésus malgré la croix à porter chaque jour et ceux qui viennent pour être bénis. Entre ceux qui sont prêts à obéir à la parole de Dieu dans son intégralité et ceux qui cherchent des compromis, des ajustements à la culture, aux mœurs de l'époque, au mode etc....   (A suivre)

Commenter cet article