As-tu été piégé par un scandale ou une offense (Suite 3)

Publié le par louis trifault

 Que ce serait-il passé si Jésus avait eut une attitude charnelle face à cet impôt à payer, et face à l'engagement de Pierre ?... Il aurait adressé des reproches à Pierre en lui disant : Pierre tu assume les conséquences de tes paroles,  tu te débrouille, trouve de l'argent si tu veux venir à la réunion ! Tu sais toi-même que je suis le fils de Dieu. Toi même tu en a eu la révélation. Matthieu 16-16 : Tu es le Christ le Fils de Dieu. Je suis le fils de Dieu, je ne suis pas stupide au point de payer un impôt pour rentrer dans la maison de mon Père. J'ai le droit de rentrer gratuitement, je vais l'utilisé coûte que coûte, je vais défendre mon droit.

Imaginons ce qui se serait passé avec les responsables religieux, les pharisiens : Voyons Jésus se présenter devant ces responsables en tenant ce langage : je ne suis pas d'accord avec l'engagement de Pierre, je suis le fils de Dieu, j'ai le droit de rentrer dans la maison de mon Père sans payer. La maison de mon Père c'est chez moi. Messieurs que vous soyez d'accord ou pas je rentre et je ne paye pas !

Quel scandale cela aurait provoqué. Développons le scénario des conséquences :

Depuis longtemps les chefs religieux cherchent à se débarrasser de Jésus, c'est-à-dire de le tuer. Ils cherchaient un motif pour ne pas sortir du cadre de la loi, Un motif et deux témoins.  Des faux témoins qui auraient interprété les propos de Jésus. Et Jésus le savait, plusieurs fois il avait prévenu ses disciples des conditions de sa mort :   « le fils de l'homme sera livré...

Référons nous à Matthieu 26 -- 60 à 66 : mais ils n'en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se soient présentés. Enfin, il en vint deux qui dirent : celui-ci a dit : je peux détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. Le  souverain sacrificateur se leva, et lui dit : ne répond tu rien ? Qu'est-ce que ses hommes déposent contre toi ?

Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : je t'adjure par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.

 Jésus  lui répondit : tu l’a dis : de plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre ce blasphème. Que vous ensemble ? Ils répondirent : ils méritent la mort.

C'est bien quand Jésus a déclaré : tu la dis (réponse à la question es-tu le Fils de Dieu) désormais vous verrez, le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Que les chefs religieux ont déclaré nous venons d'entendre un blasphème, ils méritent la mort.

 En utilisant son droit de ne pas payer l’impôt, Jésus aurait provoqué son arrêt de mort. Il serait mort ce jour-là, par lapidation. Ce n'était pas le plan de Dieu que Jésus meure ce jour-là, ni le moyen, (il devait mourir crucifier) ni le lieu (Jérusalem). D'autre part Jésus est venue sur la terre pour être « l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » pour cela Jésus devait mourir lors de la Pâque et confirmé la Pâque célébrée par Les hébreux lors de la sortie d'Égypte.

Jésus serait mort avant le temps, à cause de ses propres paroles et attitudes. Il aurait perdu la communion avec le Père. Toutes les prophéties de la Bible le concernant n’auraient pas été accomplies. Ces paroles « tout est accompli » ne serait pas sorti de sa bouche.

Jésus était conscient de tout cela, voilà pourquoi il a payé l'impôt, pour ne pas provoquer un scandale... Être une pierre d'achoppement avant l’heure...

Nous aussi nous pouvons être un objet de scandale par des discussions vaines ou en prenant des décisions qui sont dans volonté de Dieu, mais pas dans son « kairos » son temps. Nous en payons les conséquences. Comme Pierre nous pouvons faire des déclarations ou prendre des engagements insensés, c'est-à-dire sans réflexion, sans consulter Dieu.

Le père nous a donné un modèle : Jésus. Un jour une personne m'a adressé cette réflexion concernant Jésus : Oui Jésus c'est Jésus, c'était facile pour lui, sous-entendu : on il n'est sans péché puisqu'il avait été conçu par le Saint Esprit. La Bible nous dit qu'il a tout connu de la condition humaine. Il a été tenté en toutes choses, mais jamais il n'a succombé à la tentation. Par ces paroles Pierre aurait pu le détourner de sa mission Plusieurs fois. Mais Jésus a toujours su se dégager des pièges qui lui étaient tendus. Certainement que des femmes de l'époque l'ont désiré comme mari en se disant : voilà le mari idéal qu’il me faut. Certainement que le diable lui en a placé sur sa route des forts aguichantes. Constamment les responsables religieux surveillaient ces paroles, ces attitudes par rapport à la loi. Constamment Ils lui demandaient des preuves, cherchant à le provoquer : nous voulons un miracle afin de nous prouver que tu es le fils de Dieu, prouve le ! Démontre le que tu es le fils de Dieu.

Jésus aurait pu dire à Juda : je me suis trompé : Vas t-en ! J’ai découvert que tu es un voleur. Le motif pour le renvoyer était facile... Mais dans la mission de Jésus il fallait un Juda.

Nous oublions trop que Jésus a dépouillé le péché de sa puissance en passant la croix. Quel est la puissance du péché aujourd'hui, pour nous chrétiens nés de nouveau ? Celle que nous lui accordons ! Par ignorance, à cause de nos blessures non cicatrisées, notre mauvais caractère, notre mentalité qui n'est pas celle du royaume.

C'est pourquoi cherchons la guérison, la délivrance, alignons notre vie ou style de vie sur la Parole de Dieu. C'est ce que dit la Bible, à travers les paroles inspirées par le Saint Esprit, dans la bouche de Paul : travaillons à notre salut. Si nous ne recherchons pas ces choses nous attristons le Saint-Esprit, nous agissons comme des orgueilleux et des insensés.

Désirons et soyons des chrétiens mâtures. Ayons notre regard sur Jésus. Le chemin qui nous y conduit passe par la croix, Jésus n'est plus sur la croix. Il est et assis à la droite de Dieu. N'oublions pas que pour y être invité, assis à la droite de Dieu, il est passé par la croix, dépouillé de tout. Il en est sorti victorieux. Donc ne craignons pas la croix et n'essayons pas de passer à côté. Il n'y a pas d'autre chemin.

Comment reconnait-on des chrétiens mâtures ?

Par son humilité, non pas l'effacement, l'humilité du coeur, c'est-à-dire le contraire de l'orgueil. Un chrétien dont le « moi » est crucifié. L’humilité est un style de vie. Un chrétien humble ne craindra pas de dire au Père : la, dans tel domaine de ma vie, je n'y arrive pas, je ne sais comment faire. Exposons nos difficultés au Père et disons lui : j'ai besoin que tu agisses, et que tu me montres ce que je dois choisir.

Peut-être que nous l'entendrons nous dire, comme Paul : ma grâce te suffit : deux Corinthiens 12 -- neuf : « ma grâce te suffit » ou il nous enverra un ange comme avec Jésus à Getshemané. Lorsque Jésus disait au Père, à trois reprises : non pas ma volonté mais la tienne. Le Père n'a pas enlevé la difficulté (mourir à la croix) il lui a à envoyer un ange pour le fortifier et le rendre capable de franchir l'obstacle, même si la barre était très haute.

L'ange que le père nous enverrait sera peut-être : un frère en Christ ou une sœur, un père, une mère selon son coeur.

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