Tu es un jardin fermé, une fontaine scellée dit jésus

Publié le par louis trifault

 

Cantiques des cantiques 4 : 12-15 : Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée une source fermée une fontaine scellée. Tes jets forment un jardin où sont des grenadiers avec les fruits les plus excellents, les troënes avec le nard, le nard et le safran, le roseau aromatiques et le cinnamone, avec tous les arbres qui donnent l’encens, la myrrhe, et l’aloès avec les principaux aromates. Une fontaine des jardins, une source d’eaux vives, des ruisseaux du Liban.

Tout ce 4ième chapitre du Cantique des cantiques exprime un merveilleux message d’amour, du bien aimé, Jésus, pour sa bien aimée, son épouse. Verset 7 tu es toute belle, mon amie, et il n’y a pas de défaut en toi. Verset 9 tu me ravie le cœur, ma sœur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l’un de tes regards.

Sans la lumière et la révélation du Saint-Esprit nous ne voyons pas au delà d’une idylle entre un homme et une femme amoureux l’un de l’autre : Salomon et la Sulamithe.

 Nous, nous savons par la révélation du Saint-Esprit que ce livre nous manifeste l’amour intense de Jésus pour son épouse, c'est-à-dire nous, ceux qui lui appartiennent. Il faudrait développer chaque verset, nous ne retiendrons que les versets 12 et 15. Jésus nous considère comme un jardin fermé, une source fermée, une fontaine scellée, une source d’eau vive etc.

 

Salomon : paix, pacifique

Sulamithe : la parfaite ou la paisible

(Être dans une alliance de paix, être complet, être fini, terminé, sain, sans défaut, être réalisé, ami de dieu). Le Saint-Esprit insiste sur plusieurs mots répétés :

-          Jardin 3 fois,

-          Source 2 fois (d’eau vive)

-          Fontaine 2 fois

-          Ruisseaux

 

Nous constatons également un caractère d’exclusivité, d’appartenance totale : tu es un jardin fermée, une source fermée, une fontaine scellée, c'est-à-dire qu’a travers ces images, le Saint-Esprit nous montre la nécessité d’élever comme des murailles autour de nos vies et d’être totalement en Christ, d’être totalement dans sa parole en ayant renouvelé notre mentalité.

Pour comprendre le sens d’un mot il est souvent utile de regarder là où il a été utilisé la 1ère fois dans la bible.

Tu es un jardin nous le trouvons dans Genèse 2 : 8 puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Eden du côté de l’Orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. La vie a commencée dans un jardin, le jardin d’Eden, ce qui signifie : plaisir, délice. Voilà le cadre que le créateur a préparé pour accueillir Adam et Eve. Il devait y vivre en harmonie, avec l’intimité de Dieu, c’est dans ce même jardin que la chute ou la désobéissance s’est produite.

-          C’est dans un jardin nommé Getshemané que Jésus a connu le plus grand combat de sa vie. Là il a lutté et demandé au Père d’éloigner de lui la croix. Toutefois c’est là qu’il a soumis sa volonté au Père : « Non pas ma volonté, mais la tienne ». Rappelons que Getshemané signifie : « pressoir » Jésus y a éprouvé la plus grande oppression qu’un être vivant puisse connaître, Luc 22 : 44 Etant en agonie, il priait plus instamment et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre.

-          C’est dans un jardin que Jésus crucifié a été enseveli, Jean 19 : 41 Or il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n’avait encore été mis. Et c’est dans ce même jardin que va se produire le plus grand des miracles, la victoire de Jésus sur la mort, le tombeau n’a pu le retenir, il est devenu le premier né d’entre les morts.

-          Le premier Adam ouvre la porte à la mort dans un jardin, le deuxième Adam (Jésus) reprend les clés d’Hadès (ou la mort) et nous ouvre les portes de la vie éternelle dans un jardin.

Comparons le premier jardin et son contenu avec les versets que nous avons retenu du Cantique des cantiques.

Genèse 2 : 9-10 L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toutes espèces agréable à voir et bon à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là se divisait en quatre bras. 

-          Le nom du premier est pischon c'est-à-dire augmentation,

-          Le nom du deuxième est guihon c'est-à-dire qui éclate, source jaillissante,

-          Le nom du troisième est hiddekel c'est-à-dire rapide,

-          Le nom du quatrième est euphrate c'est-à-dire fertilité.

Tous ces noms de fleuve dénotent une abondance, luxuriante, une intense vie qui se multiplie abondamment et rapidement. C’est la vie qui jaillit. Nous découvrons une grande puissance à la source de cette activité. Ce jardin n’est pas appelé à connaitre une vie de dessèchement, c’est l’antidote du désert. Dans ce jardin il n’y a aucune ombre de la mort mais la vie en plénitude. Il n’y avait pas de clôture ou de mur autour de ce jardin. Il était sous la garde et la responsabilité d’Adam et Eve. La gloire de Dieu l’entourait.

Genèse 2 : 15 L’Eternel prit l’homme et le plaça au milieu du jardin pour le cultiver et pour le garder. Dieu donne à l’homme la mission de le faire prospérer, de l’entretenir, et d’en assurer la garde.

Garder : protéger, avoir soin, surveiller, veiller, préserver, prendre soin, sauver la vie, également obéir. « L’Eternel plaça l’homme », plaça en Hébreu signifie, avoir du repos, faire reposer, rendre tranquille, mettre en place.

 Ensuite dans les versets Genèse 2 : 16-17 Dieu donna ses instructions à l’homme pour qu’il demeure dans cette situation de paix, de prospérité et de relation avec son créateur, puisque l’arbre de la vie, c'est-à-dire Jésus, était là au milieu du jardin, c’était une situation de sécurité, Adam et Eve étaient revêtus de la gloire de Dieu. Nous connaissons la suite. Un maraudeur s’est présenté dans ce jardin avec des paroles de séduction, de mensonge, de rébellion. Adam a manqué à sa mission et le maraudeur a pris la direction de ce jardin et mis Adam et Eve en esclavage avec peur, la honte, le rejet, l’accusation.

 Dans le Cantique des cantiques Jésus compare son épouse à ce premier jardin que l’on peut considérer comme un symbole du 1er amour. Elle est son Eden privé, nous sommes l’Eden privé de Jésus. « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée ». Ma sœur indique qu’il s’est fait de la même nature que nous. Hébreux 2 : 11 car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issu d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères et encore j’annoncerai ton nom à mes frères. Jésus n’a pas honte de nous appeler frère ou sœur. « Fiancée » ou épouse révèle notre appel à régner avec lui, chacun d’entre nous, nous sommes son plus proche parent, sa chérie, son aide semblable à lui-même.             

 1 Corinthiens 3 : 6-9 J’ai planté, Apollos a arrosé mais Dieu a fait croitre. En sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croitre. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. Tu es un jardin fermé, ce jardin a été un désert rempli de mauvaises herbes et d’arbres dont les fruits nous font rougir aujourd’hui :

 Romains 6 : 21 Quels fruits portez-vous alors ? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses c’est la mort. Ce jardin n’est pas destiné à l’agriculture, c’est un lieu de communion. Le jardin d’Eden privé de Jésus, avec une clôture, une haie, un portail fermé au monde. L’ennemi viendra et veut détruire ce lieu de sérénité, mais il doit être maintenu à l’extérieur du portail verrouillé, seule la pureté, la sainteté peut la franchir :

 Apocalypse 21 : 27 Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination du mensonge. Il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau. Dieu dit à Caïn : Le péché se tient ou se couche à ta porte et ses désirs se porte vers toi, mais toi domine sur lui Genèse 4 : 7.

Jésus dit je me tiens à la porte et je frappe, le péché et Jésus veulent pénétrer nos cœurs. Quand nous nous considérons comme le jardin fermé de Jésus, seul lui peut y entrer. Et à ce moment ce sera le jardin de la communion et beaucoup de fruit s’épanouiront dans ce jardin et notamment le fruit de l’Esprit qui est l’amour, la paix, la joie, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maitrise de soi.

L’Epouse de Jésus n’est pas ouverte au péché. Elle réjouit uniquement Jésus. Ce caractère d’une telle relation « jardin fermé » peut beaucoup nous apprendre à notre époque ou règne tant d’infidélité et de tromperie. Le mariage doit être monogame dans le cœur aussi bien que selon la loi. La porte est absolument fermée et dans cette propriété privée personne n’est admis : Jude 24 Jésus est celui qui peut nous préserver de toute chute et nous faire paraitre devant sa gloire irréprochable et dans l’allégresse.

Une  source fermée, comme dans le jardin d’Eden, il y avait de l’eau qui coulait en  abondance, il en est de même dans le jardin d’Eden de Jésus. Il nous compare à une source fermée qui n’est pas polluée, c’est une source couverte qui ne peut pas être souillée par des choses sales. L’Epouse n’est pas un puits pour les animaux sauvages qui la rendraient boueuses, mais une fontaine ou vient boire le bien aimé.   (A suivre)

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