Le fondement de la culpabilité
Exemple : Eli, le sacrificateur (1 Samuel 2 12) qui a élevé Samuel, est un exemple Biblique du serviteur exerçant son ministère sous l’influence d’un esprit religieux, fondé sur un sentiment de culpabilité. Son zèle pour Dieu s’exprimait par des sacrifices et des offrandes, en compensation de son irresponsabilité en tant que père. (1 Samuel 3 :13-14)
La culpabilité peut nous pousser à un grand zèle
pour le Seigneur, et nos sacrifices deviennent alors des tentatives d’expiation pour nos fautes.
C’est une insulte à la croix qui, seule, peut ôter
notre culpabilité.
Jamais un tel zèle ne sera acceptable pour le Seigneur, même si nos sacrifices devaient durer l’éternité !
Les tentatives
d’Eli « pour expier son péché par le sacrifice et l’offrande » ont été sans succès.
Des multitudes de gens ont envers le Seigneur un zèle qui
n’est que tentative pour expier le péché, les manquements, ou l’irresponsabilité dans quelque domaine de leur vie.
Seulement, tous les sacrifices du monde ne pourraient effacer même la plus minime de nos fautes. Faire le moindre essai dans ce sens est un affront à la croix de Jésus, seul sacrifice que le Père puisse accepter pour le péché.
Espérer gagner par nos sacrifices l’approbation de Dieu ouvre toute grande la porte à l’esprit religieux, parce qu’un tel service n’est pas basé sur le sang de Jésus, mais sur la tentative de faire par nous-mêmes l’expiation de notre péché.
Finalement, ces esprits religieux nous font contourner la croix en nous trompant, en faisant, et nous voulons gagner l’expiation !
Les croyants contrôlés par cette forme d’esprit religieux seront souvent les plus zélés pour prêcher la croix, seulement là se cache leur perversion : elle souligne leur croix ( ou les œuvres qu’ils accomplissent) plus que la croix de Jésus !
Ils trouvent leur bonheur, en réalité, davantage dans leur propre abaissement que dans la croix de Christ.
La fondement de l’orgueil
L’idéalisme est un des déguisements les plus trompeurs et destructeurs de l’esprit religieux.
L’idéalisme nous pousse à essayer d’imposer aux autres des règles qui vont au-delà de ce que Dieu a demandé ou de ce qu’Il veut à ce moment-là, en donnant la grâce nécessaire pour le faire.
La grâce apporte une vérité qui libère les gens, en leur montrant comment sortir de leurs péchés et les appelants à gravir de plus hauts sommets vers la maturité.
Celui qui vit avec un esprit religieux peut souvent décrire les problèmes avec une exactitude remarquable, mais il est rare qu’il ait des solutions, sinon de démolir ce qui a été construit.
La stratégie de l’ennemi ignore les progrès en cours et sème le découragement, qui entravera tout progrès.
Le perfectionnisme impose aux autres et s’efforce lui-même de vivre suivant des exigences qui étouffent toute vraie vie, en terme de maturité.
La grâce de Dieu, va nous conduire jusqu’au sommet de la montagne, pas à pas.
Nous devons garder la vision que nous atteindrons le sommet et ne jamais nous condamner nous-mêmes de ne pas encore avoir réussi, aussi longtemps que nous continuons à monter.
Bien que nous devions avoir pour objectif une obéissance et une compréhension parfaites, ce n’est jamais en nous que nous les trouverons, mais uniquement en apprenant à demeurer parfaitement en Celui qui est parfait.
Une des illusions les plus graves est de penser que nous avons déjà une complète connaissance, ou que notre perception des choses est à 100% exacte, comme sont nos actes.
Pierre s’est vu
confié les clés du royaume par Jésus, juste avant d’être repris en entendant Jésus l’appeler « Satan ».
Aussitôt après cette bénédiction, et après avoir eu la grâce de recevoir la révélation de qui était Jésus, l’ennemi l’a trompé, pourtant le Seigneur ne lui a pas repris les
clés !
Dieu connaît d’avance toutes les erreurs que nous allons faire.
Nous avons le devoir de corriger les erreurs, car c’est ainsi que chacun apprend, seulement ce doit être une correction qui libère et encourage, mais pas qui condamne et paralyse l’initiative.
Contrefaçon ou don de discerner
Un esprit religieux fait très souvent preuve d’une imitation du don de discernement.
Dans sa contrefaçon, ce don excelle à découvrir ce qui ne va pas chez les autres, au lieu de voir ce que Dieu opère en eux, afin de les aider à progresser dans ce sens.
Ainsi l’esprit religieux fait des dégâts désastreux dans l’église.
Tandis que le vrai don ne fonctionne que par l’amour.
Toute motivation autre que l’amour fausse la perception spirituelle.
Lorsque quelqu’un vient avec un jugement ou des critiques contre une autre personne, ou une autre communauté, il ne faut pas en tenir compte, sauf si nous savons que celui qui nous parle aime sincèrement l’autre personne – ou la communauté – et cherche à les servir.