les sacrifices qui plaisent à Dieu par jésus-Christ

Publié le par louis trifault

Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut, il l’offrira à l’entrée de l'a tente d'assignation, devant l'Eternel pour obtenir sa faveur. Il posera sa main sur la tête de l'holocauste, qui sera agréé de l'Eternel pour lui servir d'expiation. Il égorgera le veau devant l'Eternel, et les sacrificateurs, fils d’Aaron,  offriront le sang et le répandront tout autour sur l'autel qui est à l’entrée de la tente d’assignation. Il dépouillera l'holocauste et le coupera par morceaux. Les sacrificateurs, fils d’Aaron, mettront le feu sur l’autel, et arrangeront du bois sur l’autel. Les sacrificateurs, fils d’Aaron poseront les morceaux, la tête et la graisse sur le bois mis au feu sur l’autel. Il lavera avec de l'eau les entrailles et les jambes, et le sacrificateur brûlera le tout sur l’autel. C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d’une agréable odeur à l'Eternel.

L’offrant devait sacrifier son animal à l’entrée du tabernacle. Il lui était interdit de rentrer à l’intérieur, il avait besoin d’un intermédiaire entre lui et Dieu, c’était le rôle des sacrificateurs : pour mettre l’offrande sur l’autel et y mettre le feu, ainsi que répandre le sang de la victime autour de l’autel, ce dernier servait d’expiation pour l’offrant et Dieu voyait la qualification de l’offrant à le sang de l’animal. Aujourd’hui nous n’avons plus besoin d’intermédiaire humains entre Dieu et nous, jésus est devenu notre souverain sacrificateur par excelence.

            

L'holocauste était une offrande de l'ordre le plus élevé, car elle représentait Christ s'offrant Lui-même à Dieu. Christ est exclusivement pour Dieu. "Il la présentera à l'entrée de la tente d'assignation". La croix est bien sûr le lieu où la grande question du péché fut réglée, mais elle est plus encore. Elle est le lieu où l'amour de Christ pour le Père fut manifesté et exprimé en un langage que le Père seul pouvait comprendre, et c'est sous ce dernier aspect qu'elle est représentée, en type, dans l'offrande de l'holocauste, qui est une offrande essentiellement volontaire. S'il n'était question que de l'imputation du péché et d'endurer la colère de Dieu à cause du péché, l'offrande, moralement, ne pourrait pas être laissée à la volonté de celui qui l'offre, elle serait nécessairement et absolument obligatoire. Le Seigneur Jésus ne pouvait pas désirer être "fait péché" (2 Co 5.21), désiré endurer la colère de Dieu et être privé de la clarté de sa face. Ainsi, l'holocauste ne représente pas Christ sur la croix, portant le péché, mais Christ sur la croix, accomplissant la volonté de Dieu.

Les propres paroles de Christ nous apprennent que Lui-même contemplait la croix sous ses deux aspects différents. Quand il envisageait la croix comme le lieu de l'expiation du péché, quand il anticipait les souffrances qu'à ce point de vue elle renfermait, il s'écriait : "Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi !" Il était saisi d'effroi devant ce que son œuvre entraînait pour lui. Son âme sainte et pure reculait à la pensée d'être fait péché, et son cœur aimant, à celle de perdre pour un moment la lumière de la face de Dieu.

L'holocauste représente Christ dans sa mort, et dans cette mort, non comme celui qui "est devenu malédiction pour nous", mais comme Celui qui présentait au cœur du Père un parfum infiniment agréable. Voici ce qu'il en dit : "Je laisse ma vie, personne ne me l'ôte, je la laisse de moi-même". Et encore : "Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire" (Jn 17.4). "Afin que le monde connaisse que j'aime le Père" (Jn 14 : 30-31).

L'acte de l'imposition des mains est l'expression d'une complète identification. Et cette unité rendait agréable celui qui l'offrait. Le croyant s'identifiant à Jésus est accepté en Lui. "Vous êtes accomplis en Lui" (Col 2.10) / "Rendus agréables dans le Bien-Aimé" (Ep 1.6) / "Membres de son corps" (Ep 5.30) / "Celui qui est unit au Seigneur est un seul esprit avec lui" (1 Co 6.17). La tête et les membres sont un. L'acceptation de l'adorateur était fondée sur la valeur de son offrande. Il n'était pas question de ce qu'il était, lui, mais de ce qu'était son sacrifice. "Il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui".

La place et les fonctions qui sont assignées aux fils d'Aaron dans l'holocauste, sont en parfait accord avec la signification spéciale de l'offrande de l'holocauste. "Ils feront aspersion du sang", ils "mettront du feu sur l'autel", "ils arrangeront du bois sur le feu", ils "arrangeront les morceaux, la tête et la graisse...". Ce sont là des actes bien marquants et qui constituent un trait saillant de l'offrande de l'holocauste, quant nous la comparons avec l'offrande pour le péché, dans laquelle les fils d'Aaron ne sont pas mentionnés du tout. Les fils d'Aaron représentent l'Eglise, non comme corps, mais comme maison spirituelle ou famille de sacrificateurs. Si Aaron est un type de Christ, la maison d'Aaron est un type de la maison de Christ. "Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés" (Hé 2.13 / Es 8.18).

"Et les fils d'Aaron présenteront le sang, et ils feront aspersion du sang tout autour sur l'autel qui est à l'entrée de la tente d'assignation". Encore ici, nous rencontrons un type de l'Eglise envisagée toujours comme compagnie de sacrificateurs, apportant le mémorial d'un sacrifice accompli, et le présentant là où le simple adorateur avait accès. Mais le sang que les sacrificateurs offrent ici est, il ne faut pas l'oublier, le sang de l'holocauste et non celui de l'offrande pour le péché. C'est l'Eglise entrant par la puissance du St Esprit dans la pensée du profond et parfait dévouement que Christ a manifesté envers Dieu.

 

"Et il écorchera l'holocauste et le coupera en morceaux". L'acte cérémoniel "d'écorcher" est particulièrement expressif : il consistait dans l'enlèvement de la partie extérieure de la victime, afin que ce qui est intérieur fût pleinement révélé. Il ne suffisait pas que l'offrande soit sans défaut à l'extérieur, il fallait aussi que l'intérieur, avec tous ses liens et ses jointures, fût mis à découvert. Ce n'est que pour l'holocauste que cet acte est spécialement ordonné. Or ce fait est en parfait accord avec tout l'ensemble du type, en ce qu'il tend à faire ressortir, d'une manière toute particulière, la perfection du dévouement de Christ envers le Père. Son œuvre découlait des profondeurs de son être. Et plus ces profondeurs étaient sondées, plus les secrets de sa vie intérieure étaient mis à découvert, et plus aussi il était manifeste qu'un dévouement sans mélange à la volonté de son Père, et une sincère recherche de sa gloire, étaient les mobiles de son cœur.

"Et le coupera en morceaux". Cet acte présente une vérité quelque peu analogue à celle qui est enseignée dans "l'offrande des parfums pulvérisés" (Ex 30 : 34-38 / Lé 16.12). Le St Esprit prend plaisir à s'arrêter longtemps sur ce qui constitue le parfum et la bonne odeur du sacrifice de Christ, non seulement en les considérant comme un tout, mais aussi en tenant compte des plus petits détails : dans ses diverses parties aussi bien que dans son entier, l'holocauste est sans tare, et ainsi était Christ !

L'holocauste était tout offert à Dieu. Il était entièrement brûlé sur l'autel, l'homme n'y avait point de part. Mais les fils d'Aaron, le sacrificateur, paraissent ici rangés autour de l'autel de Dieu, pour contempler la flamme d'un sacrifice agréable à Dieu, s'élevant à lui en parfum de bonne odeur. "Ils mettront du feu sur l'autel, et arrangeront le bois sur le feu et ils arrangeront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois qui est sur le feu qui est sur l'autel". C'était une glorieuse position, une glorieuse communion, un glorieux service pour la sacrificature, un type frappant de ce que Dieu a donné à l'Eglise, qui a communion avec lui en ce qui regarde l'accomplissement parfait de sa volonté dans la mort de Christ. Comme sacrificateurs, nous sommes là pour contempler et admirer la perfection de cet holocauste, le parfait abandon et la parfaite offrande que Christ, l'Homme sans tache, a faits de lui-même à Dieu.

Il y a dans la mort de Christ, des profondeurs qui sont hors de la portée de l'homme et que Dieu seul a pu sonder. Aucun homme, ni aucun ange ne peut sonder jusqu'au fond le mystère de la mort de Christ. Mais nous pouvons en discerner au moins quelques caractères qui, à eux seuls, rendent déjà cette mort précieuse, au-delà de toute expression, pour le cœur de Dieu. C'est de la croix que Dieu recueille sa plus riche moisson de gloire. Il n'aurait pu, d'aucune autre manière, être glorifié comme il l'a été par la mort de Christ.

 

"Et il lavera avec de l'eau l'intérieur et les jambes et le sacrificateur fera fumer le tout sur l'autel, c'est un holocauste, un sacrifice par le feu, une odeur agréable à l'Eternel". Ce lavage qui est ordonné ici, rendait le sacrifice, typiquement, tel que Christ était essentiellement : il rendait le sacrifice pur, intérieurement et extérieurement. Le plus parfait accord subsistait toujours entre les motifs intérieurs de Christ et sa conduite extérieure : celle-ci était toujours l'expression de ses motifs intérieurs. Tout en lui tendait à une seule chose, savoir à la gloire de Dieu. Les membres de son corps obéissaient parfaitement à son cœur dévoué qui ne battait que pour Dieu.

Le sacrificateur pouvait donc bien "faire fumer le tout sur l'autel".

 

"La loi de l'holocauste : il sera sur le foyer sur l'autel toute la nuit jusqu'au matin et le feu de l'autel brûlera sur lui. Et le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra sur sa chair ses caleçons de lin, et il lèvera la cendre de l'holocauste que le feu a consumé sur l'autel et la mettra à côté de l'autel et il ôtera ses vêtements et revêtira d'autres vêtements, et il emportera la cendre hors du camp en un lieu pur. Et le feu qui est sur l'autel y brûlera. On ne le laissera pas s'éteindre..." (Lé 6). Le feu sur l'autel consumait l'holocauste et les graisses des offrandes de prospérités. C'était la juste expression de la sainteté divine qui trouvait, en Christ et en son sacrifice, un aliment convenable. Le feu ne devait jamais s'éteindre, ce qui représentait l'action de la sainteté divine en jugement devait continuellement être maintenu. Le feu flamboyait sur l'autel de Dieu, aux milieux des sombres et silencieuses veilles de la nuit.

Le sacrificateur qui revêt sa tunique de lin, prend en figure, la place de Christ, dont la justice personnelle est représentée par la blanche tunique de lin. Christ s'étant livré à la mort de la croix, est monté aux cieux, dans sa propre justice éternelle, portant avec lui ce qui était le mémorial de l'œuvre qu'il a accomplie. Les cendres attestaient que le sacrifice était consommé et qu'il était accepté de Dieu : elles étaient placées à côté de l'autel, pour témoigner que le feu avait consumé le sacrifice, et que celui-ci n'était pas seulement consommé, mais qu'il avait été aussi accepté. Les cendres de l'holocauste proclamaient l'acceptation du sacrifice. Les cendres de l'offrande pour le péché proclamaient le jugement du péché.

 

 

 

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