Celébrons la pâque de l'Eternel

Publié le par louis trifault

 

    


tu as choisi la croix...célébrons pâques!
envoyé par dayappy 

C’est la Pâque de l’Eternel !

Que signifie la Pâque : ce mot vient d’un verbe : PESSAH, en hébreu qui signifie : passer ou l’action de passer au dessus.

 Souvenons nous qu’il y a deux sortes de verbes : les verbes d’état (ex : je suis) et les verbes d’action (ex : je mange), donc ici il s’agit d’un verbe d’action, laquelle ?

 Nous trouvons pratiquement toute la réponse dans le livre de l’Exode 12. Nous y trouvons le peuple Hébreu captif en esclavage en Egypte depuis 430 ans. Dieu décide que le temps de cet esclavage est terminé. Il fait se lever deux hommes, Moïse et son frère Aaron, pour sortir le peuple de cette captivité et du joug de Pharaon qui opprime ce peuple. Pharaon résiste à l’ordre de Dieu, car les hébreux représentent pour lui une main-d’œuvre bon marché.

 A cette époque Pharaon est considéré comme un Dieu et l’Égypte adore un grand nombre de Dieux au moins dix. Pour faire fléchir les genoux de Pharaon, Dieu envoie des plaies sur l’Egypte :

- 10 exactement. Et chacune correspond à un jugement de Dieu sur l’un de ces dieux adorés par les Egyptiens. Nous ne parlerons que de la dixième plaie qui frappe tous les premiers nés des hommes et des animaux. Elle intervient la nuit de la libération du peuple Hébreux. Exode 12 :12 Cette nuit là, je passerai (dit Dieu) dans le pays d’Egypte, et je frapperai tous les premiers nés du pays d’Egypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Egypte. Je suis l’Eternel.

 La mort des premiers-nés  place la famille de Pharaon ainsi que les magiciens, ou prêtres égyptiens au comble de l’humiliation. En effet les souverains d’Egypte se targuaient d’être des dieux, les fils de RA ou AMON-RA. Les égyptiens prétendaient que RA ou AMON-RA avait des rapports sexuels avec la reine. Le fils qui naissait était considéré comme un dieu incarné et était consacré à RA ou AMON-RA dans son temple. Donc la mort du premier-né de pharaon constituait en quelque sorte la mort d’un dieu.

RA, son nom signifie : dieu soleil, son nom est censé signifier encore : la puissance créatrice.

RA-AMON est une association entre le dieu RA et le dieu AMON son nom signifie : le maître de l’univers.

 En tout cas, ce que nous constatons c’est que ni l’un, ni l’autre ou les deux associés n’ont été capables de s’opposer au jugement de l’Eternel et à la sortie d’Egypte du peuple Hébreu.

Précisons tout de suite que le peuple Hébreux n’a pas été frappé par cette plaie. Comment a-t-il échappé ? En recevant la parole de Dieu donnée à Moïse et en y obéissant par un acte de foi :

 Exode 12 : 2-14 le dixième jour de ce mois on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau par maison. Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an, vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois et toute l’assemblée d’Israël l’immolera entre les deux soirs, on prendra de son sang et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons ou on le mangera. Cette nuit même on en mangera la chair, rôtie au feu, on le mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.

 Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton, à la main, et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez, je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaies qui vous détruisent quand je frapperai le pays d’Egypte. Vous conserverez le souvenir de ce jour et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Eternel, vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants.

 Donc tous les Hébreux qui ont obéi à cet ordre de Dieu ont été délivrés de la mort et sont sortis d’Egypte.

 Rappelons que l’agneau devait être sans défaut et pour en être certain, il fallait que la famille le garde et l’observe pendant quatre jours. L’agneau ainsi éprouvé devait être égorgé. Le sang devait être appliqué sur l’encadrement des portes de la maison d’habitation. Ainsi appliqué le sang, et le sang seul, constituait l’unique protecteur contre l’ange exterminateur.

 Voilà la fête ou la Pâque qu’a célébrée Jésus, avec ses disciples, le dernier soir de sa vie terrestre. Donc jusqu'à la venue de Jésus les Juifs célébraient cette fête en immolant un agneau en mémoire du jour où leurs pères, se préparèrent à sortir d’Egypte afin de venir habiter le pays de la promesse ou la terre promise.

 

En quoi cela nous concerne-t-il ? Ces événements de l’Ancien Testament ?    

 

Hébreux 10 : 1 nous dit que toutes ces choses sont l’ombre des choses à venir ou une représentation. 1 Corinthiens 4 : 7-8 faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain. Car Christ notre Pâque a été immolé. Célébrons donc la fête non avec du vieux levain, non avec le levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de la pureté et de la vérité.

Ce passage nous apprend que Christ immolé est notre pâque, c’est-à-dire notre passage de la mort à la vie, de la captivité du péché à la liberté, du joug du diable vers l’amour du père, du royaume des ténèbres au royaume de la lumière. Recouvert du sang de Jésus (l’agneau de Dieu) la mort éternelle ne peux nous frapper, nous sommes préservés, gracié. « Célébrons donc la fête, c’est un ordre de célébrer cette fête.

 L’agneau qu’égorgeaient les Hébreux représente l’ombre des choses à venir : c'est-à-dire Christ, le fils de Dieu venu dans la chair afin d’offrir sa vie,  se laisser égorger comme un agneau sans ouvrir la bouche. Jean 1 : 29 nous dit (en parlant de Jésus) voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

 L’agneau immolé par les Hébreux est une image de Christ, il en avait toutes les caractéristiques. L’agneau devait être sans défaut, christ est venu et s’est offert sans défaut.

1 Pierre 1 : 18-19 vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tâches.

Toute sa vie terrestre Jésus même aux yeux des observateurs les plus hostiles, fut impeccable tout en étant mis à l’épreuve. Luc 11 : 53-54 Quand il fut sorti de là, les scribes et les pharisiens commencèrent à le presser violemment, et à le faire parler sur beaucoup de choses. Lui tendant des pièges pour surprendre quelque parole sortie de sa bouche. Jean 8 : 46  Jésus dit : Qui de vous me convaincra de péchés ? Si je dis la vérité pourquoi ne me croyez vous pas.

 Même Pilate interrogeant Jésus avant sa crucifixion ne trouva rien à lui reprocher. Jean 18 : 38 Pilate lui dit : Qu’est ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sorti de nouveau pour aller voir les juifs et il leur dit : je ne trouve aucun crime en lui. L’agneau ainsi éprouvé devait être égorgé, c’est-à-dire mourir et verser son sang.

Jean 12 : 24  En vérité, en vérité, je vous le dis si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Là Jésus parle de sa mort.

Hébreux 9 : 22 Et presque tout d’après la loi est purifié avec du sang, et sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. Le sang devait être appliqué sur l’encadrement des portes. Cet acte illustre que le salut est personnel, chacun doit se l’approprier par la foi. Seules les familles Israélites qui ont cru dans l’application du sang ont été sauvées de la mort en Egypte.

 Actes 16 : 31  Paul et Silas répondirent : crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé toi et ta famille.

Ainsi appliqué le sang et le sang seul constituait l’unique protection contre l’extermination qui est une figure de la mort éternelle. Hébreux 10 : 10 Nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toute. Hébreux 10 : 14 Car c’est par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

1 Jean 1 : 7 Mais si nous marchons dan la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché.

 Exode 12 : 8 on en mangera la chair, rôtie au feu, on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères. « La chair rôtie au feu » préfigure les souffrances de Christ et le baptême de feu dont il doit être baptisé. Luc 12 : 49-50 Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer s’il est déjà allumé. Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli !

 Les herbes amères représentent ou symbolise les souffrances de la servitude en Egypte, ou les souffrances occasionnées par le péché et la captivité qu’il entraîne. Le pain sans levain représente la pureté, la sainteté de Jésus. Le sang qui coule, ou répandu évoque l’expiation de nos péchés.

 Le repas lui-même, de l’Agneau rôti au feu préfigure Christ lui-même, le pain de vie et annonce la cène selon Matthieu 26 : 26-28 pendant qu’ils mangeaient Jésus prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le donna aux disciples en disant : prenez, mangez ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe, et après avoir rendu grâce il la leur donna en disant : buvez en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour beaucoup pour le pardon des péchés. Jésus a prononcé ces paroles quelques heures avant son arrestation, et d’être immolé sur la croix, lui l’Agneau de Dieu.

 Par la célébration de cette fête, les juifs se souviennent des bontés de Dieu en leur faveur pour les sortir de l’esclavage en Egypte. Pour nous chrétiens elle symbolise ce que Jésus, l’agneau de Dieu a accompli pour nous sur la croix, mais en plus nous célébrons l’accomplissement  de cette fête à travers la résurrection de Jésus. Les Hébreux n’ont connu que la préfiguration de la Pâque jusqu'à la venue de Jésus. Nous maintenant nous avons le privilège, la grâce, de vivre dans l’accomplissement de la Pâque.

 L’agneau immolé la nuit de la Pâque, la vie lui a été ôtée par force, il a subit la mort. Toutefois son sang appliqué avec foi a été capable de sauver de la mort.

Notre « agneau » ou l’Agneau de Dieu, Jésus lui-même s’est offert, il s’est laissé immoler par amour, pour être notre pâque éternelle. Le sang de l’agneau offert lors de la première pâque n’a eu d’effet que pour une fois, une nuit. Le sang de Jésus, depuis 2000 ans a toujours la même puissance de vie.

Romains 5 : 9-10 A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang seront nous sauvés par lui de la colère. Car si lorsque nous étions ennemi, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son fils, a plus forte raison, étant réconciliés, serons nous sauvés par sa vie.

La cène instituée, par Jésus, accompli et donne toutes leurs signification aux paroles de Jésus contenues dans Jean 6-53 à 58 :

Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes.

Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang à la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang un breuvage.

Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui  est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi.

C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement.

La dernière plaie, en Egypte, correspond au jugement d’un dieu égyptien, par la foi, dans le sang de l’agneau immolé, les Hébreux ont été sauvé de la mort et sortir d’Egypte. De même la mort de l’Agneau de Dieu immolé, Jésus, a eut pour conséquence le jugement de celui qui s’est institué ‘’dieu de ce siècle’’ ou le prince de l’air. Maintenant nous  sommes délivrés de l’emprise du péché, de la mort éternelle. En fin, pour nous qui croyons et pratiquons ces choses.

Colossiens 2-14- 15 : Il a effacé  l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

    

 

 

 

                                                                

 

 

 

 

Publié dans Le bénéfice du sang

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