je suis noire, mais belle me dit Jésus (Suite)

Publié le par louis trifault

Je suis noire,mais belle me dit Jésus (suite)


4) Jésus nous voit beau à cause de notre destinée éternelle : devenir l'Epouse de Christ. Ephésiens 1.45. Avant la fondation du monde, il nous a élu pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui. Il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté. Et encore : Il nous béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ.

 

Nous acceptons facilement de croire que la plus grande manifestation d'amour de Dieu, pour nous, c'est le don de Jésus. Nous avons à découvrir et à accepter que la plus grande preuve d’amour du Père envers Jésus, c’est le don de nos vies ; c’est le don de son Epouse. Nous sommes le  cadeau d'amour donné à Jésus. Jean 17.6. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donné du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés.

Je suis noire, mais belle dit jésus  (suite)

5) Seul Jésus peut voir le résultat final de la grâce dans nos vies. Ecoutons ce que dit l'Eternel à cette jeune fille cananéenne, fille d'un père Amoréen et d'une mère Hétienne. Son histoire c'est la nôtre, elle nous parle à nous païens : Ezéchiel 16 : 9 à14. "Je te lavais dans l'eau, je fis disparaître le sang qui était sur toi et je te oignis d'huile ou avec de l'huile. Je te donnais des vêtements brodés et des chaussures de peaux teintes en bleu. Je te ceignis de fin lin et je te couvris de soie. Je te parais d'ornement : je mis des bracelets à tes mains, un collier à ton cou. Je mis un anneau à ton nez, des pendants à tes oreilles et une couronne magnifique sur ta tête (ou diadème, selon certaines versions). Ainsi tu fus parée d'or, d'argent et tu fus vêtue de fin lin (blanc selon certaines versions), de soie et d'étoffes brodées. La fleur de farine, le miel, la farine, le miel et l'huile furent ta nourriture. Tu étais d'une beauté accomplie, digne de la royauté (ou d'une reine, selon certaines versions). Et ta  renommée se répandit parmi les nations à cause de ta beauté, car tu étais parfaite, grâce à l'éclat dont je t'avais ornée, dit le Seigneur l'Eternel.

Voilà ce que Jésus pense de nous, dans son amour et la manière dont il nous voit par l'œuvre de sa grâce en nous.

Tout ce qu'à reçu cette jeune fille, c'est uniquement par grâce. Elle n'en a aucun mérite : la ceinture de fin lin, c'est la justice offerte. "Laver dans l'eau", signifie l'œuvre de la parole dans nos vies. Le sang disparu, c'est le pardon des péchés (les nôtres et ceux des ancêtres). L'or signifie la sainteté et l'argent signifie le rachat. Vêtue de fin lin, c'est la robe de justice, etc... Je te oignis d'huile signifie "je te oins du St Esprit". Tous les ornements : vêtements de soie, bracelets, collier, anneau au nez, pendants d'oreilles. Genèse 24 : 22 et 53 : Rébecca reçu les mêmes présents quand elle accepta de devenir l'épouse d'Isaac.

L'Epouse de l'Agneau peut elle se voir offrir moins ? Tous ces merveilleux dons pour l'Epouse, représentent les merveilleux dons, talents que Dieu a mis en nous. Certains sont encore à l'état de graine, mais ce sont des semences. Par l'œuvre de sa grâce, Jésus voit ces semences fructifier, même si nous nous voyons rien. Et cela nous rend beau ou gracieux à ses yeux.

Nous devons comprendre que Jésus nous trouve beau, sinon notre marche avec lui sera assombrie, voir dans la tristesse à certains moments ou dans certaines situations. Croire que Jésus nous voit beau doit nous aider à traverser les épreuves.

 

Filles de Jérusalem :

Jérusalem = fondement de paix. Dans l'origine de Jérusalem, en hébreux, nous trouvons un autre mot "meter" qui signifie : une mère, la source de quelque chose, qui donne naissance. Nous pouvons dire beaucoup sur Jérusalem. Retenons ce passage du Ps 87 : 4b-7. C'est dans "Sion qu'ils sont nés". Et de Sion il est dit : "Et c'est le Très-haut qui l'affermit. L'Eternel compte en inscrivant les peuples : c'est là qu'ils sont nés. Et ceux qui chantent, et ceux qui dansent s'écrient : toutes mes sources sont en toi".

Oui, toutes nos sources sont en Jérusalem, car c'est là que Jésus a offert sa vie en rançon pour nous. Donc, du point de vue spirituel, c'est là que nous sommes nés. Chacun d'entre nous, nous pouvons dire : toutes mes sources sont en toi, Jérusalem.

Les filles de Jérusalem désignent tous les chrétiens nés de nouveau, sans tenir compte de leur maturité.  

 

"Je suis noire comme les tentes de Kédar". Ci-dessus, nous avons déjà donné une interprétation de ce mot Kédar. Ici, il est nécessaire d'ajouter ceci : Kédar désigne un des fils d'Ismaël, c'est-à-dire un petit fils d'Abraham et Sara. Abraham est âgé de 85 ans environ, Dieu lui a promis un descendant, Sara est stérile et âgée de 75 ans environ. Sara commence à douter de la promesse de Dieu. Aussi décide-t-elle de donner un grand coup d'accélérateur à la promesse de Dieu. Elle envoie son mari, qui accepte, vers Agar sa servante, dans l'espoir qu'elle lui donne un fils. De cette union naît Ismaël.

Mais ce n'est pas le fils de la promesse annoncée par Dieu. Ismaël représente les œuvres que nous réalisons pour Dieu, ou à la place de Dieu, les œuvres de la chair. Dieu nomme cela les œuvres de la chair, celles qu'il rejette et qui n'ont aucune valeur à ses yeux. Donc Kédar symbolise les œuvres de la chair.

Chacun donne naissance selon sa propre nature. Ismaël, fruit de la chair, ne pouvait donner naissance qu'à des œuvres de la chair.

Dans la lumière de Jésus, la Sulamithe découvre des œuvres de la chair qui la rendent noire comme les tentes de Kédar. Les œuvres de la chair nous rendent noir car ce ne sont pas des œuvres de lumière, des œuvres de l'Esprit. Les œuvres de la chair ont deux origines :

 

1)                       Celle que nous accomplissons par nous même, de notre propre initiative, sans avoir recherché la volonté de Dieu.

2)                       Celle que nous imposent "les frères" ou responsables du corps du Christ ou des églises.

Jésus est la tête de son corps, nous, nous sommes les membres. Normalement, toutes les directives doivent venir de la tête et diriger les membres. Toute œuvre entreprise par un membre ou le corps, sans que cela soit ordonné par la tête (Jésus ) devient une oeuvre de la chair.

Les œuvres de la chair nous éloignent de Dieu, de la marche par l'Esprit. Elles nous amènent dans la fatigue, la perte de discernement, nous amènent dans le gris, le sombre. Elles nous font perdre la communion avec le St Esprit. Elles nous rendent désagréables à Dieu, lui volent la gloire.

 

"C'est le soleil qui m'a brûlée, d'où mon teint noir".

Les brûlures du soleil représentent les épreuves de la vie. Elles sont de deux sources différentes :

 

1)                       Celles que j'occasionne moi-même, par mes erreurs, mes mauvais choix, mes manques de sagesse ou de maturité, la honte des échecs du passé.

2)                       Celles occasionnées par l'environnement. Souvent quand nous sommes plein de zèle pour le service de Dieu, il arrive que cela agace ou rende jaloux les chrétiens mâtures, les frères s'irritent contre ces nouveaux tout feu tout flamme. Certains ne vous comprendront pas si vous parlez toujours de Jésus, des expériences de l'intimité que vous avez avec lui, ou de la joie que vous manifestez. A ce moment là, certains "frères" disent : laissons passer son feu, dans quelques temps il ou elle sera comme nous.

 

Qui sont les frères qui s'irritent contre nous ?

 

Jésus nous donne la réponse dans Matthieu 12 : 48 et 50. Mais Jésus répondit à celui qui lui disait : "Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis étendant la main sur ses disciples, il dit voici ma mère et mes frères, car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma mère".

Donc, les frères qui s'irritent contre l'Epouse, ce sont des chrétiens élevés en autorité, dans le cas présent, qui l’obligent à garder leur vigne et à délaisser la sienne.

La vigne représente l'œuvre de Dieu. Dans la Bible, Israël nous est présentée comme la vigne de Dieu, à plusieurs reprises. Une assemblée de chrétiens, c'est la vigne. La vigne qui m'est confiée représente ma relation avec Dieu, ma vie de prière, l'appel de ma vie, ma vie dans l'Esprit. Il arrive que des responsables d'assemblée multiplient les activités, les réunions, les responsabilités, et que nous devenions fatigués, surchargés par un joug religieux, pesant, envahissant, étouffant. Cela peut aller jusqu'à des menaces verbales d'intimidation pour inciter à accepter ces situations d'activisme. La peur, la crainte s'installe dans les vies. Cela peut conduire à la situation suivante : la peur engendrée par ces responsables d’assemblée, dans la vie des membres, devient si importante qu’elle fait perdre la crainte de Dieu. Nous ne disons pas que nous ne devons pas être un chrétien engagé dans une assemblée, mais nous disons que les responsables doivent veiller sur l'épanouissement de leur membre et permettrent que les dons et l'appel de chacun grandissent afin que Dieu soit glorifié.

Il arrive aussi que les frères craignent soit d'être mis dans l'ombre ou de perdre leur place quand ils voient un chrétien zélé pour Jésus. Tout cela s'appelle prendre ou faire prendre des responsabilités en dehors de la grâce.

Je suis responsable de ma vigne, celle que Dieu m'a confiée. Il me donne sa capacité, sa grâce. Voilà ce que découvre l'Epouse face à Jésus, dans la lumière et l'intimité de la chambre royal. Nous verrons plus loin qu'elle pardonne à ses frères qui l'ont blessée, obligée à accomplir des tâches qui n'étaient pas les siennes.

Citons l'exemple d'une femme de Dieu, elle est puissante en témoignage, en œuvres. Depuis 26 ans, elle est dans le ministère et parcourt le monde pour annoncer la bonne nouvelle et la puissance de l'évangile. Pendant 14 ans elle s'est tenue dans l'ombre d'un grand évangéliste international, en étant responsable du groupe de prière d’intercession qui soutien ce ministère.

 

Ap 1 : 5b et 6. "A celui qui nous aime et qui nous a délivré de nos péchés par son sang et qui a fait de nous un royaume de sacrificateurs pour Dieu son père. A lui soit la gloire et la puissance, au siècle des siècles."

Ce passage de la Bible nous apprend que Jésus a fait de nous un royaume, c'est-à-dire des rois et des sacrificateurs. Le roi, c'est celui qui gouverne. Il a la puissance pour gouverner. Tout pouvoir m'a été donné dit Jésus. Nous recevons cette délégation de pouvoir de Jésus, il l'a donnée à ceux qui croient. Le sacrificateur offre des sacrifices, c'est-à-dire qu'il se place entre Dieu et un homme, ou une assemblée, ou un pays. C'était le cas de cette femme de Dieu avec son groupe de prière en faveur de cet évangéliste renommé. Au bout de 14 ans, elle s'est aperçue qu'elle négligeait une partie importante de sa vigne : elle ne savait pas comment prier pour un malade, chasser un démon. C'est un exemple de "ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée". Bien sûr, nous devons servir le corps de Christ, dans le corps de Christ. Mais Dieu nous veut complet : aider les autres à garder leur vigne, oui, toutefois ne négligeons pas la nôtre.

 

 

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