La rancune conduit à l'amertume

Publié le par louis trifault

       La rancune conduit à l’amertume

 

 

Qu’est ce que la rancune ? Selon le petit Robert :

Colère contenue, souvenir tenace que l’on garde d’une offense, d’un préjudice, avec l’hostilité et un désir de vengeance, une humeur rancunière qui fermente dans un cœur vindicatif , encore : rancœur, ressentiment, vindicatif c'est-à-dire porté à la vengeance.

La rancune, nous trouvons son origine dans les œuvres de la chair, tel que le décrit galates 5-19 à 21 : or, les œuvres de la chair évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point du royaume de Dieu. Nous discernons les racines de la rancune, notamment dans : les disputes, les rivalités, les querelles, les jalousies,  les divisions.

Matthieu 7-13 : Jésus nous dit : Entrez par la porte étroite ; Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Nous avons tous des bagages encombrants qui s’accrochent à notre âme. Des bagages qui nous font souffrir, car ils sont trop lourd à porter, nous tiennent captifs, contrôlent nos vies. Ils nous éloignent de Dieu et ils risquent de nous entraîner dans la perdition éternelle, dans l’étang de feu. Ce n’est pas la volonté, car Jésus est venu délivrer les captifs. La rancune c’est une captivité, d’une part. D’autre part elle nous amène à vouloir à appliquer notre propre justice. Dieu a horreur de notre propre justice, il la considère comme un vêtement souillé : Esaie : 64-5 :

Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent.

Nous a-t-on déjà fait du tort ? Quelqu'un nous a-t-il offensé ? oui bien sur, nous sommes tous des offenseurs et des offensés. Si gravement peut-être que nous sommes encore ébranlés par la colère et la douleur ?

 Si c'est le cas, posons nous la question : comment avons-nous réagi devant la situation ?

 Peut-être  que nous avons cherché à nous venger d'une façon quelconque afin que le fautif paie pour nous avoir fait souffrir. Notre vengeance peut avoir pris la forme d'une action visible, évidente, ou elle peut avoir été plus subtile : une attitude rancunière, négative.

 Lorsqu’on a été blessé, la tentation est grande de se sentir justifié d'avoir un esprit rancunier, sans se l’avouer à soi même. Attention ! C'est comme une bombe de guerre programmée pour exploser avec retardement. C’est l'une des armes les plus destructrices de l'ennemi. Si nous posons le pied près de cette bombe, il se peut qu'il n'y ait pas d'explosion immédiate, mais plus nous nous nourrirons de la rancune, plus les dommages seront dévastateurs. Nous ne réalisons probablement pas,  qu'une telle réaction à la douleur c’est l'une des pires choses que nous puissions nous infliger. Si nous laissons ces sentiments négatifs s'enraciner profondément en nous, l'amertume prendra racine et affectera chaque domaine de votre vie.

 

Commençons par quelques définitions.

 

 Le pardon consiste à abandonner à la fois le ressentiment envers quelqu'un et le droit de se venger, peu importe le tort causé. La rancune, de son côté, c’est le refus délibéré d’abandonner son droit de punir l'offenseur d'une façon quelconque; elle repose sur un principe non chrétien. L’offenseur doit payer pour la douleur infligée à autrui, c’est une position pour laquelle nous ne trouvons aucun fondement biblique.

Éphésiens 4 :31 nous exhorte à faire disparaître toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté de nos vies. Ce qui exprime notre désir de voir l’offenseur souffrir. Le verset suivant nous commande de nous pardonner réciproquement :

 Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu nous a pardonné en Christ.

À première vue, il peut sembler facile d'obéir à ce verset, mais pardonner peut être un immense défi, surtout lorsqu'une blessure a causé une douleur intense. Parfois, nous pensons avoir pardonné à notre offenseur, mais en réalité nous ne l'avons pas fait ou nous avons repris l’offense. Il est trop facile de prononcer les mots : je te pardonne, sans vraiment penser à ce qu'ils signifient.

Le coeur du problème c’est un refus d'offrir aux autres ce que Jésus nous a donné, acquit sur la croix. Dieu veut que nous reconnaissions la gravité de notre péché pour que nous saisissions la grandeur de sa miséricorde qu'il nous a manifestée en pardonnant nos péchés. À la lumière de son pardon, accordé par grâce, c'est-à-dire sans aucun mérite de notre part. Nous n'avons aucune raison valable de ne pas pardonner, quelque   soit la gravité de l'offense ou de la douleur subie.

 Matthieu 18 :21-35. A la question que lui pose Pierre : combien de fois devrais je pardonner à mon frère, sera ce jusqu’à sept fois, Jésus lui répond : je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante dix fois sept fois.

Trop de personnes nourrissent de mauvais sentiments, sans reconnaître qu’une telle attitude, c’est un problème majeur qui affectera notre santé physique, notre bien-être émotionnel et notre état spirituel, notre relation avec Dieu et ceux qui nous entourent. Le désir de la vengeance se retourne contre nous, en nous gardant dans l'esclavage. Lorsque nous retenons le pardon, nous devenons plus sensibles aux tourments de la tension, de la dépression, de la colère et d'un esprit partagé, c'est-à-dire la confusion.

 Il peut arriver que la mention même du nom de l'offenseur provoque une réaction qui nous vole notre paix et parfois même notre sommeil. Ce n’est pas étonnant que l'apôtre Paul ait donné cet avertissement : Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit :

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur Romains 12 :19.

 

Les caractéristiques de la rancune

Un esprit rancunier, c’est un esprit méchant qui cause toutes sortes de ravages. Par exemple, la rancune engendre une racine d'amertume dans le coeur. Bien sûr, il est compréhensible que nous ayons besoin d'un peu de temps pour nous remettre d'une offense avant de pouvoir pardonner. Mais si nous laissons se développer notre douleur, elle donnera bientôt lieu à l’amertume. Le résultat c’est comme de l'acide dans notre vie; la substance caustique ronge le vase même qui la contient.

On ne peut aucunement cacher l'amertume. Écoutons seulement la conversation d'une personne remplie d'hostilité, et nous pourrons assez facilement détecter une attitude soupçonneuse et critique. La rancune influence les réactions et les réponses à un degré tel qu'elle devient évidente dans l'expression, le comportement et même le travail d'une personne amère. Si nous la tolérons dans notre vie, elle affectera aussi nos proches.

De plus, un esprit rancunier influence négativement notre vie de prière. Si nous nourrissons du ressentiment lorsque nous présentons des prières à Dieu ou essayons de remercier Dieu, il n'écoutera pas :

 Psaume 66 :18. Si j’avais conçu de l’iniquité dans mon  cœur, le Seigneur ne m’aurais pas exaucé. Voulons nous que vos prières soient exaucées ? Le Psaume 37 :4 dit : Fais de l'Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton coeur désire.

Si nous faisons de lui nos délices, nous obéirons à ses commandements. La rancune est un acte de rébellion; c'est une pure désobéissance à la volonté et à la Parole de Dieu, qui nous demande d’êtres bons les uns envers les autres, de pardonner tout comme Dieu nous a pardonné en Christ Éphésiens 4 :32. C'est en réalité un acte d'orgueil que d'insister afin que quelqu'un paie pour nous avoir blessé.

La rancune, de par sa nature, engendre de la douleur que l'on s'inflige à soi-même, ainsi que de l'esclavage.

S'accrocher à cette attitude entrave non seulement notre paix, notre joie et notre contentement, mais également notre

croissance spirituelle. La rancune nous empêche d'être la personne que Dieu veut que nous soyons et d'atteindre ses

buts pour notre vie. En outre, elle entrave notre témoignage chrétien. Comment pouvons-nous communiquer le pardon

de Dieu si nous manifestons le contraire ?

Occasionnellement, nous pouvons même nous sentir incapables de nous pardonner quelque chose, et cela peut

entraîner les mêmes conséquences dévastatrices dans nos vies, que la rancune envers les autres. Lorsque Dieu nous pardonne, il enlève complètement notre péché et choisit de ne plus s'en souvenir :

 Ésaïe 43 :25 C’est moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés ; Psaume 103 :12. Nous dit la même chose. Dieu ne veut pas que nous nous complaisions dans le passé, enlisés dans nos vieilles erreurs. Nous avons le privilège de bénéficier  de son pardon et ensuite d'avancer dans la vie.

 De même, lorsque nous avons commis une erreur, nous devons apprendre à nous pardonner et à poursuivre notre route. Certaines personnes préfèrent s'accrocher à la rancune, et d'autres se sentent tout à fait justifiées de se cramponner à la colère à cause de la gravité de l'offense. Mais peu importe l'intensité de la souffrance, aucun de nous n'a le droit de garder de l'animosité contre qui que ce soit. La clé tient au fait que Dieu ne nous a pas puni selon ce que notre péché méritait. Nous méritions la mort éternelle. Nous ne devrions pas, non plus, désirer que notre offenseur subisse ce que nous pensons qu'il mérite.

Colossiens 3 :12,13 nous commande ceci : revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d'humilité, de

douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous

réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. En d'autres termes, même si nous

avons souffert entre les mains d'un autre, aucun de nous n'a jamais enduré la crucifixion. Jésus, lui, cependant, a été crucifié; il a subi cette torture et cette humiliation terrible, non pas pour les fautes qu'il aurait commises, mais plutôt

pour nos péchés. Tandis que les bourreaux clouaient Jésus sur la croix, il n’a manifesté ni l'amertume, ni ressentiment

devant l'injustice ? Non. Il a plutôt dit : Père, pardonne-leur  car ils ne savent ce qu’ils font : Luc 23 :34

 Si Jésus, dans ce cas extrême de souffrance non méritée, a choisi de pardonner, nous n'avons d'autre choix que de faire comme lui lorsqu'on nous a fait du tort.

 

Publié dans guérison de l'âme

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