Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 18:49

Mots clés: apportez- revêtez- sang- Jésus- habit- noces- justice- foi

 Le père lui fait mettre le plus beau vêtement :

Luc 15 : 20 : le père dit : Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le !

Le père dit apportez vite la plus belle robe et non pas une belle robe. Jésus insiste et précise sur cet adjectif ou superlatif « la plus belle » c'est-à-dire celle qui coute la plus chère. Jésus sait de quoi il parle, car cette plus belle robe, c’est lui qui va la payer dans quelque mois. Elle va lui couter sa vie. Il sait pourquoi il est venu sur terre. Car dans les lieux célestes, dés la fondation du monde, l’Agneau a été immolé. Maintenant cela doit s’accomplir sur la terre. Nous ne sommes pas enprésence de deux sacrifices, mais d’un seul.

 A trois reprises il pria ainsi : Mon père s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois non pas ce je veux, mais ce que tu veux.

A cet instant il soumet sa volonté au Père. Il décide de donner sa vie pour nous, afin de nous l’offrir gratuitement cette plus belle robe : la robe de la justice. Cette robe, Jésus savait qu’elle ne s’achète pas à prix d’argent. Mais par le sang    pur d’un agneau immolé, » l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde »  Seul par son sang, Jésus, nous obtient une rédemption éternelle. Seule cette plus belle robe nous rend acceptable aux yeux du Père. En voici un exemple :

Matthieu 22- 11à 14 : Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces.

  Il lui dit : Mon ami, comment es tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée.

 Alors le roi dit aux serviteurs : Liez lui les pieds et les mains, et jetez le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Ici, la bible nous parle de ceux  qui prétendent rentrer dans le royaume de Dieu, sans passer par le chemin, la vérité, la vie et la porte : c’est à dire Jésus-Christ. Ceux qui ne rentrent pas par la porte sont voleurs et des brigands : jean 10- 1b.

Cet homme représente également, toute personne qui cherche à plaire au Père par sa propre justice, ou par tous les artifices de la religion et qui foule aux pieds le sang de Jésus.

La religion pour se rendre acceptable à nos yeux et devant Dieu, nous apprend à confectionner un vêtement de ceinture de feuilles de figuier cousues entre elles :

Genèse 3- 7 : Et les yeux de tous deux s’ouvrirent ; et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent des feuilles de figuier, et se firent des ceintures ou des pagnes pour se recouvrir selon d’autres traductions.

Première constatation : ce vêtement ne leur a pas enlevé la honte, la peur. Au contraire, malgré tous leurs efforts, ils se cachèrent de Dieu pour ne plus entendre sa voix : j’ai entendu ta voix, dans le jardin, et j’ai eu peur parce que je suis nu, et je me suis caché : Genèse 3-10. La religion ne donne pas la paix, ni l’assurance.

Coudre un vêtement confectionné  avec des feuilles demande des efforts, de l’ingéniosité, ce qui est contraire à la grâce. De plus ce vêtement reste fragile, c'est-à-dire de durée limitée et demande d’être renouvelé constamment. Alors que le vêtement de la grâce nous est offert gratuitement, une seule fois et pour l’éternité, car il a une valeur éternelle.

 Dieu brise cette culture de la performance et du mérite dans le récit de la Genèse, par un vêtement de style nouveau :

 Genèse 3 -- 21 : L’Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau et il les en revêtit.

Cette fois-ci, ce vêtement ou cette robe car il devait les recouvrir complètement, résulte de l’initiative de Dieu seul : « L’Eternel fit à Adam et sa femme des habits de peau » Adam et Eve n’y sont pour rien. Autre différence avec le vêtement religieux : »et il les revêtit » Là encore c’est Dieu qui fait le travail, tout vient de Dieu, sans l’aide de l’homme. Alors qu’Adam et Eve ayant cousu des ceintures ou des pagnes s’en revêtir eux-mêmes, sans l’intervention de Dieu. C’est qui eux qui décident le choix, la confection, et se revêtent. Avec le vêtement de Dieu, c’est lui qui le choisi, paie, et nous en revêt gratuitement, si nous acceptons et lui abandonnons nos vies.

Ce magnifique vêtement de peau signifie : qu'un animal innocent à été sacrifié pour offrir un moyen de réconciliation entre l'homme et son Dieu. Cet animal symbolise : l'Agneau de Dieu, immolé, prédestinés avant la fondation du monde et manifesté à la fin des temps, à cause de nous :

 1 Pierre 1 -- 19 et 20 : mais par le sang  précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut, sans tâche, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de nous.

L'homme n'a rien à offrir à Dieu, si ce n'est sa nature pécheresse débarrassée de tous les artifices de la religion :

 Esaïe 64 --6 : Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent.

Dieu doit lui-même revêtir l'homme, comme des parents le font pour un petit enfant. L’homme doit simplement reconnaître sa nudité et son incapacité devant son Dieu, ouvrir ses bras en signe d’acceptation et se laisser revêtir. Cela demande de l’humilité, de l’abandon, de la foi. Cela demande d’avoir un cœur d’enfant. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés : Matthieu 5- 6  

Il n'est pas question ici d'un banal vêtement et non seulement un beau vêtement, mais le plus beau : celui de l'Amour du Père, du Fils qui se sacrifie pour devenir le vêtement de notre justice par son sang.

La justice de Dieu ne peut ni se cuisiner, ni se cueillir, ou se laisser attendrir comme le pensait Caïn avec ses légumes. Elle est le résultat d'une offrande sanglante offerte et agréée par Dieu. Abel l’avait bien compris en offrant, en holocauste, ses agneaux premiers-nés

Ephésiens 1-7 : en lui (Jésus), nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce.

Cela nous représente la crucifixion acceptée par Christ, sinon c’est chacun d’entre nous qui devions subir cette crucifixion. Les bras grands ouvert signifient l’abandon et l’acceptation humble de l’homme à la solution de Dieu. Cela nous fait penser également au soldat qui arrête le combat et se rend en levant les mains, en espérant, en contre partie avoir la vie sauve ou implore une mesure de clémence de la part de ses ennemis.

 C’est aussi et surtout la seule  position, qui permette pratiquement à une personne de recevoir une aide extérieur pour être revêtu. Cette position représente la crucifixion que l’homme, coupable, aurait, si Jésus ne l’avait pas subie  pour lui ou nous. Sans miséricorde, nous serions dignes de la corde, mais le Dieu de miséricorde a lancé une corde à notre misère. Jésus a offert sa vie pour :

 Esaïe 61- 3 : Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Eternel, pour servir à sa gloire.

Tout ce que nous venons de développer s’appelle : La grâce ou l’œuvre de la grâce, la puissance de la grâce.

C’est tout cela que signifie les paroles ou l’ordre donnés par le père de la parole à ses serviteurs : «  Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le. Le Père l’offre gratuitement à son fils, elle est prête et fabriquée sur mesure, elle l’attend. La notre nous attend dès la fondation du monde. Le fils n’a aucun effort à produire pour s’en revêtir. Tous les efforts incombent aux serviteurs: "revêtez-le". Il suffit à ce fils de se laisser dépouiller de sa vieille nature ou vieux habits, d’ouvrir ses bras et de recevoir. Elle lui est offerte gracieusement, sans aucun effort de sa part, uniquement à cause de l’amour du père.

D’autres passages, dans la bible, nous confirme ce principe de la grâce. Voici ce que Dieu dit de son serviteur dans Zacharie : 3 : 1 à 5 : Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser.

 L’Eternel dit à Satan : Que l’Eternel te réprime, Satan ! Que l’Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est ce pas là un tison arraché du feu ?

Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Otez lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Je dis : Qu’on mette sur sa tête un turban pur ! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L’ange de l’Eternel était là.

Les vêtements sales nous parlent des vêtements de la propre justice, ou des œuvres de la chair, qui nous rendent impurs aux yeux de Dieu et permettent à Satan de nous accuser : «  et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser ».

«  Et je te revêts d’habits de fête » nous révèle le vêtement de la justice du Père, que vas recevoir ce fils cadet, afin de participer à la fête qui va suivre. La fête, en quelque sorte fait allusion à la gloire perdue et retrouvée.

Romains 3-21 à 23 : Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus–Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.  Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.

Paul nous parle de son expérience, comment il est passé de la vie de la chair à la vie de l’Esprit ou de la propre justice à la justice de Dieu, en Philippiens : 3- 1 à 9 :

 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire.

 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis.

 Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus–Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi, pharisien ;

Quant au zèle, persécuteur de l’Eglise ; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

 Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus–Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ,  et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi.

 Paul nous parle des chiens, des mauvais ouvriers, des faux circoncis.

Les chiens désignent ceux qui ont toujours quelque chose de négatif à dire et qui sont continuellement en train de juger et de médire sur les autres. Ceux qui ont toujours « une dent » contre les autres, ou toujours prêt à mordre ou à fouiller dans la vie des autres. Si nous les écoutons nous deviendrons comme eux. Leurs paroles nous dépouillent de toute vision, nous laissent sans joie et nous vide de toute énergie.

Les mauvais ouvriers ont un zèle amer et un esprit de dispute. Il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions autour d'eux. Les mauvais ouvriers sont égocentriques plutôt que Christocentrique. La personne de Christ ne grandit pas en eux.

Les faux circoncis enseignent que la grâce ne suffit pas pour le salut, il est nécessaire d'y ajouter une  action personnelle. Ils enseignent que l'expiation de Christ n'est pas suffisante pour obtenir le salut.

Si nous ne faisons pas attention à ces trois différents types de personnes nous risquons de perdre le bénéfice de la grâce, de perdre la robe de grand prix que Jésus nous a obtenu par son sacrifice sur la croix.

Apocalypse 6- 13 à 17 : Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont ils, et d’où sont ils venus ? Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau.  C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ;

 Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, le soleil ni aucune chaleur ne les frapperont plus.

Car l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.

Voici un autre exemple de la « plus belle robe » cette fois-ci il s’agit d’une robe de noces, la robe de l’Epouse de l’Agneau.

 Apocalypse 19-7 : Réjouissons nous, soyons dans l’allégresse, et donnons lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints.

Ou dans une autre traduction, bible du Semeur :

Réjouissons nous, exultons d’allégresse et apportons lui notre hommage. Voici bientôt les noces de l’Agneau. Sa fiancée s’est préparée. Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente les actions justes de ceux qui appartiennent à Dieu.

Dans le naturel un mariage se prépare sur tous les plans : Spirituel, matériel, financier, invités, la date, etc

 La robe de la mariée est l’objet de beaucoup d’attention, de recherche, de retouche, d’adaptation parfaite à la silhouette de la mariée, pour la mettre en valeur. Tous les regards, des invités, des curieux ou des badauds dans la rue, à la sortie de la mairie ou de l’église, livreront des commentaires sur la robe de la mariée, qui sera blanche bien sur. La plupart du temps elle ne sera utilisée qu’une seule fois. Bien sur il y aura l’intervention du photographe pour « immortaliser » ce jour.

Combien plus la robe de l’Epouse de l’Agneau doit faire l’objet de soin, d’attention et de longue préparation.

Contrairement à ce qui se passe dans le naturel pour acheter la robe de la mariée, ici il nous est précisé : « il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin ou il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant » nous retrouvons le principe de la grâce, cette robe lui est donnée gratuitement. Elle est contenue dans le » tout est accompli de la croix » : Ce sont les œuvres justes des saints. Le Père dans sa préscience, de toute éternité a prévu que nous participions à la confection de la robe  de l’Epouse, en réalisant les œuvres qu’il a préparées d’avance :

Ephésiens 2-10 : Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Les œuvres bonnes préparées nous parlent des œuvres de l’Esprit.

Hébreux 9-14 : combien plus le sang du Christ –– qui par l’Esprit éternel s’est offert lui–même à Dieu, sans défaut –– purifiera–t–il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous rendions un culte au Dieu vivant !

Les œuvres mortes, c’est à dire sans valeur pour Dieu,  désignent les œuvres de la chair  que l’homme essaie de réaliser pour se donner bonne conscience.

En voici un exemple relevé dans la bible : Luc 18-11 et 12 : Le pharisien, debout, priait ainsi en lui–même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ;  je jeûne deux fois par semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

« Et il lui sera donné de se revêtir de fin lin, éclatant, pur »

Pour avoir la compréhension de ce passage, consultons :

Ezéchiel 43- 17 et 18 : Lorsqu’ils franchiront les portes du parvis intérieur, ils revêtiront des habits de lin ; ils n’auront sur eux rien qui soit en laine, quand ils feront le service aux portes du parvis intérieur et dans la maison.

 Ils auront des tiares de lin sur la tête, et des caleçons de lin sur leurs reins ; ils ne se ceindront point de manière à exciter la sueur.

Ces versets nous parlent des habits dont devaient se revêtir les sacrificateurs pour servir dans le temple : Les vêtements de laine et la sueur qu’ils sont susceptibles d’exciter ou de provoquer. Ils symbolisent les œuvres de la chair, ou les œuvres mélangées, comme la sueur elles sentent mauvais aux narines de Dieu.

Par contre les habits de fin lin, éclatant et pur, c’est à dire  des vêtements d’une seule nature, évite la sueur. Ils représentent les œuvres pures de l’Esprit. Ces œuvres sont à valeur éternelle et dégagent un doux parfum aux narines du Père, puisque se sont ses œuvres, les œuvres de la grâce dégageant le parfum de Christ. Ce sont ces œuvres dont il donné à l’épouse de se revêtir.

Là encore nous retrouvons toute la puissance de la grâce qui agit dans vie des saints pour réaliser ces œuvres. C’est par grâce que Dieu a préparé des œuvres pour nous, ensuite il nous donne la grâce de les réaliser et elles deviendront le vêtement des noces de L’Epouse de l’Agneau.

Voilà ce qu’il est appelé à découvrir le jeune fils en étant revêtu de la plus belle robe à la demande de son Père.

2 Corinthiens 5-3 : si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.

Comment savoir si je suis vêtu ou nu ?

Quand je suis revêtu par moi-même, comme Adam et Ève avec leur ceinture ou pagne de feuilles, aux yeux de Dieu je suis nu. Si je suis revêtu par Dieu, avec son vêtement préparé d'avance, le vêtement de la grâce, comme Adam et Ève avec le vêtement de peau, ou revêtu de la plus belle robe comme le jeune fils, alors la oui je suis vêtu.

Toutefois j'ai la responsabilité de demeurer vêtu. Seul je n’y arriverai pas. Mais si je demeure dans la parole de Dieu, c'est-à-dire en Jésus et que je marche par l'Esprit, c'est à dire en collaboration avec le Saint Esprit, qui met en moi l'Esprit de filiation. Avec la grâce qui agit en moi, je resterai vêtu.

Oui il est important d'avoir l’esprit de filiation qui fait de nous des fils et des filles. Car seul les fils et filles travaillent pour le Royaume et demeurent avec le Père. Les ouvriers, ou les mercenaires travaillent pour un salaire, pour se faire un « nom » dès  qu’un loup apparaît ou des difficultés ils disparaissent. Même si les difficultés ou les épreuves viennent les fils et filles demeurent fidèles.

Apocalypse 3 – 17 et 18 : Parce que tu dis, Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,

 Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.

À travers ces paroles Jésus nous prévient, nous met en garde contre la tiédeur qui peut nous faire perdre le vêtement blanc. La tiédeur amène également l'aveuglement, nous nous croyons riche, alors que la tiédeur nous rend pauvres.

Dans cette situation il nous appartient de nous repentir. Certains entendront des voix leur dire : tu es jeune tu as le temps... Dieu peut nous dire comme au riche insensé, cette nuit même je te redemanderai ton âme. Tout le chapitre quinze, de l’évangile de Luc, nous parle de la repentance, et la joie dans le ciel, quand un seul pêcheur se répand, ou revient à la maison du Père.

Apocalypse 16 – 15 : Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte ! ––

Apocalypse 6 -- 11 : Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux ; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que soit complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.

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Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Le coeur du Père - Communauté : le coeur du Père
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 05:03

Mots clés: bras-grâce- baisers-retour- pieds-courir- vérité 

                                Le père le couvre de baisers.

Luc 15- 20b: Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le l’embrassa.

Certainement que ce jeune fils ne s'attendait pas à cette profusion d'amour, à cette manifestation d'amour de la part de son père : son père qui se jette à son cou, son père qui le serre dans ses bras, son père qui le couvre de baisers.

Il était prêt à recevoir  des reproches, des remontrances, il avait décidé dans son coeur de se faire oublier en qualité de fils. Une seule chose comptait pour lui : manger à sa faim. Mais au lieu de tout cela c'est avec une manifestation d'amour sans retenue, gratuite, inimaginable, sans rien attendre en retour, que le père l'accueil. C'est-à-dire par grâce, d’une façon non méritée. La grâce ne se manifeste jamais avec parcimonie, mais avec profusion. La grâce est une puissance qui transforme la vie de celui ou de celle qui l’accueille. La grâce précède la vérité, elle conduit à découvrir la vérité : la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ : Jean 1-17b.

1 Corinthiens 15:10  Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Couvrir de baisers signifie : embrasser tendrement en signe d'affection, de pardon, embrasser beaucoup. Le baiser représente le premier signe de la manifestation d'amour des parents envers un nouveau né, ses parents aiment le couvrir de baisers. Ceci équivaut à lui dire : bienvenue dans notre famille. Tu es unique pour nous, même si tu as déjà des frères et des sœurs. D’ailleurs, l’enfant a besoin de cette effusion de l’amour pour grandir, avoir de l’assurance, reposer en paix.

Le Cantique des cantiques commence par ces paroles : Qu’il me baise des baisers de sa bouche ou Couvre-moi des baisers de ta bouche. Ta tendresse est plus délicieuse que le vin. A qui cette demande est-elle adressée ? A Jésus

Pour le père, ce fils qui revient c'est comme un nouveau-né, un fils qui était mort et qui revient à la vie. À nouveau le père lui dit bienvenue dans la famille, tu es unique pour moi, même si tu as déjà un frère aîné. Dans le cœur du Père, ce fils n’a jamais perdu sa place, et encore moins dans ses pensées. «  Mes pensées pour toi sont plus nombreuses que les grains de sable de la mer »

Le baiser vient de Dieu, du Père, ce n'est pas une manifestation trouvée par les hommes ou soufflée par le diable. Le baiser vient de Dieu, c'est lui qui en est l'auteur. Toute manifestation de l'amour, de la tendresse vient de Dieu. Le baiser est une effusion, une expression de vie, c'est pourquoi il s'exprime par la bouche, car la bouche révèle le contenu du cœur. Nous le trouvons avec Judas qui trahit Jésus par un baiser.

Luc 22 -- 47b : (Judas) s'approche de Jésus, pour lui donner un baiser.

Verset 48 et Jésus lui dit : c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme.

Par les baisers, posés par la bouche de ce père, nous découvrons le contenu de son coeur envers son fils : un amour unique, qui communique la vie, ressuscite  la vie, un père qui ne tient pas rigueur, donne aucune parole de reproche. Dans cette scène du retour du fils, seuls s’expriment les pieds du père qui court, les bras du père qui enserrent le fils, la bouche du père qui couvre le fils de baisers. Tout cela, c’est le débordement ou l’expression du contenu de son cœur. 1Jean 3- 18 et 19 : Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.

 Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui.

 Les paroles du père sont pour les serviteurs à qui il donne des ordres : apportez la belle robe, mettez-lui l’anneau, amenez le veau gras et tuez-le, mangeons et réjouissons-nous.

L’amour de ce père n’a rien à  voir avec l’amour du père que nous présente Emile Zola, dans son roman : Le père Goriot. Ce père avait deux filles et beaucoup de biens. Dans sa vieillesse, pour inciter ses filles à le visiter il leur distribuait une part de son bien à chaque visite. Il a d’abord fait don de son compte bancaire par étapes successives, jusqu’à épuisement. Ensuite il a vendu sa maison et commencer à donner le produit de la vente, un peu à chaque visite, et à chacune de ses filles qui le visitaient individuellement. Il donnait dans l’espoir quelles reviennent. Si l’une le visitait plus souvent, elle recevait plus que sa sœur. La jalousie est venue dans le cœur des deux sœurs. Pour se loger, le papa a trouvé un accueil dans une pension famille, en payant bien sur. Il a vendu ses meubles, sa vaisselle de valeur. Ce père est mort dans la misère, de faim, abandonner ses filles, logé dans un réduit de la pension de famille. Dans les derniers mois de sa vie un jeune séminariste lui rendait visite. C’est lui qui était à ses cotés lorsqu’il a quitté cette terre. C’est ce séminariste qui a payé le cercueil. Et le jour de la sépulture seul ce séminariste était présent.

Dans cette histoire, Jésus qui relate le retour du fils prodigue, veut nous montrer la puissance de vie, inépuisable, manifestée par le Père. Il en est la source. Et combien il nous faut nous laisser aimer, embrasser, couvrir de baisers par le Père pour recevoir la vie, la puissance de la vraie vie. Jésus est dans le Père et le Père est en Jésus. Jésus a reçu, en qualité de fils, a expérimenté le baiser du Père. Car le Père embrasse Jésus, il lui communique les profondeurs de son amour infini. Voilà ce que Jésus veut nous faire comprendre en nous parlant de ce père qui redonne la vie à son fils perdu et qui est retrouvé.

 Personne, mieux que Jésus, peut nous parler de l'expérience du baiser, lui qui a reçu le baiser du Père. Jésus ne nous parle pas d’expérience virtuelle, mais d’expérience réelle, mais pas d’enseignement  théorique, ou simplement intellectuel.

Le baiser de Jésus se manifeste en baiser d'affection, d'amour éternel, de miséricorde, baiser de pardon, de réconciliation, de feu, par sa parole révélée. C’est cela que le fils prodigue expérimente dans les bras de son père, et par les baisers de son Père. Nous pouvons, nous, goûter ce baiser. Quand Jésus m'embrasse, son baiser, par sa parole, accompagnée de la puissance de la vie du Saint Esprit me transmet la même profondeur d'amour que celle donnée par le Père.

Souvenons nous que ce fils  vient de quitter « ses cochons » ( les cochons symbolisent les démons) avec toutes les odeurs nauséabondes qu’ils  ramènent. Il est certainement  couvert de vêtements sales, usagers, troués, même peut-être en guenilles. Le père dans son grand amour n'a rien vu de tout cela.  Pour lui, seul compte le retour de son fils à la vie. Il sait que les reproches ne conviennent pas dans la circonstance, ni une leçon de morale.

Hébreux 7 -- 19 : 20 : Car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d'une  meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Ce n'est pas par la loi, ni en exerçant la loi que ce père va transformer son fils, mais bien par l'amour : retenons cette leçon.

1-on ne perfectionne que ce que l'on aime.

2-l'amour seule peut perfectionner, transformer quelqu'un.

L’amour, et non le mépris, est donc la seule motivation réellement  efficace dans un processus de sanctification, et plus généralement dans tout perfectionnement.

Seul l'amoureux de la nature est en mesure de mener une lutte efficace contre la pollution en faveur de cette magnifique planète que Dieu nous a donnée en héritage.

Le père lave son fils malodorant en le couvrant de ses baisers. Comme une lionne qui lèche son petit pour lui manifester son amour maternelle, mais en même temps faire sa toilette. Comme si le père en embrassant son fils disait : tu es à moi, je veux que tu deviennes ce que je suis. Je te transfuse ce que je suis. Et cela pas duré quelques secondes, mais de longues minutes :

Romains 5-20 : « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé »

 Certains peintres ont voulu nous représenter cette scène du retour du jeune fils. Ils nous présentent un père âgé, assis dans un fauteuil, mettant les bras sur les épaules de son fils à genoux devant lui. Ils n’ont pas lu ou compris ce passage de la bible : Il (le père) courut se jeter à son cou et l’embrassa, c'est-à-dire l’étreignit longuement. C’est dans sa course et avec la puissance de son élan qu’il se dirige vers son fils, les bras grands ouverts. Le père vise une cible : le cœur de son fils. Le Père prend le temps de couvrir, tendrement, son fils d’une multitude de baisers. Souvenons de ce que nous avons dit précédemment sur le fils : Il ouvrait ses bras pour amasser et tout lui échappait. Le Père ouvre ses bras avec son coeur pour accueillir dans sa maison, pardonner, transmettre la vie, redonner un nouveau départ. Le père ouvre son coeur et ses bras, le fils ouvre ses bras seulement. Après avoir voulu saisir à maintes reprises, cette fois-ci, ce fils, c’est lui qui se fait saisir par des bras d’amour, les bras d’amour de son père. Comme le dit l’apôtre Paul dans Philippiens 3-12b : je cours pour tacher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Ici Paul nous parle de sa conversion sur la route de Damas.

 Le père couvre son fils de saints baisers.

Romains 16 : 16  Saluez-vous les uns et les autres par un saint baiser.

Qu’est-ce qu’un saint baiser ?

Un baiser qui est saint c’est-à-dire venant du Saint-Esprit et donné dans l’Esprit, mais s’exprime en vérité car il vient du coeur. L’auteur de ce baiser ne cherche pas à se faire plaisir. Ce baiser est tourné vers l’autre, vers celui qui le reçoit. cela ne veut pas dire qu'il est désincarné. Nous constatons combien le baiser est galvaudé, dévalué dans notre monde.

Posons-nous cette question :

Nous arrive-t-il de nous éloigner du royaume de Dieu ou de quitter la maison du Père, vers un « pays lointain » ? Et dépenser ou gaspiller notre héritage ?

 Quelle est notre attitude quand nous revenons à la maison. Attendons-nous les baisers de Jésus ? Ou du Père ? Ou sommes-nous de ceux qui pensent : ce serait mieux si j’étais un serviteur plutôt qu’un fils.

1 Jean 2- 13b nous dit : Petits enfants vous avez connu le Père.

En vérité, le connaissons-nous réellement ?

Le père cherche des pères qui le connaissent pour se révéler à ses enfants afin qu’ils ne vivent plus en orphelin. Le diable à travers les guerres, la débauche etc. tue les pères, son but c’est de faire des orphelins. Un chrétien orphelin risque de ne jamais rentrer dans sa destinée. De ce fait il ne sera jamais dangereux pour Satan ou son royaume. Dieu désire trouver des pères avec son cœur, des pères qui accueillent, consolent, réconfortent, encouragent, savent faire la fête ou tout simplement rire, mais aussi qui savent corriger. Des pères avec des pieds qui courent, des bras qui enserrent, une bouche qui couvrent de baisers, de saints baisers, non seulement sur le plan naturel, mais aussi des baisers de sa parole avec la révélation du Saint-Esprit. Oui le Père Cherche des hommes au travers desquels il pourra se révéler, tout comme il a fait avec Jésus. des pères  qui deviennent les canaux de son amour.

Jean 14- 8 à 10 : Philippe lui dit : Seigneur, montre nous le Père, et cela nous suffit.  Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis tu : Montre nous le Père ?

Ne crois tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi–même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.

Voilà pourquoi Dieu désire que des pères se lèvent pour continuer le modèle donné à travers Jésus.

Quand Jésus dit : Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit : Matthieu 28- 20a. Ces paroles sous entendent également : Continuez de manifester le Père, et que les personnes qui vous regardent, voient le Père, entendent le Père,  comme moi je l’ai fait en étant parmi vous. De ce commandement nous retenons bien sur : Faites de toutes les nations des disciples. C’est bon d’obéir à ce commandement. Cette obéissance portera plus de fruit si ces disciples voient le Père en nous.

Mais peut-être que nous sommes comme Philippe, nos yeux ont besoin de s’ouvrir à la révélation des  réalités spirituelles, les yeux du cœur bien sur.

A la lecture de ce message, certains seront peut-être tentés de se dire à eux même : Maintenant, avec mes enfants j’applique la méthode de ce père de la parabole. Ce serait une erreur grossière. La première question à se poser est la suivante :

Quel est l’âge du fils dont parle la parabole ?

Certainement pas un enfant, ni un adolescent qui a besoin de recevoir des points de repères, des limites à ne pas franchir. Le fils dont nous parle Jésus est un adulte, non pas un affranchit parce qu’il vient de franchir la date butoir de dix-huit ans. Sinon le père ne lui aurait pas donné sa part d’héritage. On ne donne pas sa part d’héritage à un enfant. Le terme adolescent n’existe pas dans la bible.

Galates 4- 1 à 3 : Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le Père. Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des principes élémentaires du monde.

1 Corinthiens 13-11 : Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai mis de côté ce qui était de l’enfant.

Cela est si vrai que la bible emploi en grec, trois noms pour distinguer l’enfant, le fils non mâture et le fils mâture.

« Nepios » désigne le jeune enfant : 1 Corinthiens 13-11 : Lorsque j’étais enfant (ou nepios) je parlais comme un enfant.

« teknon » désigne le jeune fils ou fille non mâture ou la personne non mâture : Romains 8-17 : Or, si nous sommes enfants (ou teknon) nous sommes aussi héritiers.

« Huios » désigne un fils ou une fille mâture : Romains 8-14 : Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils (huios) de Dieu. Souvenons-nous de ces définitions.

Sachons discerner, avec ces trois définitions, où nous nous situons, et où se situent nos enfants.

Malachie 4- 6: Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit.

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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 06:25

 Cantique des cantiques 3 : 7- 9 : C’est la litière de Salomon, et autour d’elle soixante vaillants hommes, parmi les plus vaillants d’Israël.  Tous sont armés de l’épée, exercés au combat ; chacun porte l’épée à son côté, en vue des alarmes nocturnes. Le roi Salomon s’est fait une litière De bois du Liban.

Nous voyons ici la protection et la sécurité que nous avons dans la grâce de Dieu, elle nous est décrite en des termes militaires.

Le roi Salomon est une image du Roi Jésus dans le Cantique. La litière de Salomon (v.9) était une sorte de chaise utilisée pendant la procession royale lors de son mariage. Il était porté sur les épaules des gardes royaux. La litière de Salomon est l’endroit où son épouse s’asseyait près de lui, en sécurité, pendant le voyage dans le désert. Le palanquin de Salomon traversait le désert de Sunem (la ville de l’épouse) pour la conduire dans le palais de Jérusalem. Les gens de la ville voyaient un nuage de poussière au fur et à mesure que le cortège royal approchait. Ils n’avaient jamais vu un cortège tel que celui-ci avec des vaillants soldats portant l’épée et prêts pour le combat. 

La litière de Salomon pourrait parler de la «litière de l’Evangile » ou du carrosse des noces. Il a été préparé pour nous car Jésus est sorti victorieux du désert de ce monde déchu. Jésus se repose sur la litière sachant qu’il a triomphé victorieusement sur ses ennemis.

 Psaume. 110 : 1-3 : Assois-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

 L’Eternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis !

 Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée.

Ep. 1 : 20-22 : Il l’a mise en action dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute principauté, autorité de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise,

D.

Sur cette litière, nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes et nous nous assiérons sur son trône avec lui : Apocalypse. 3 : 21:

 Il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus : Ephésiens : 2 - 6.

La « litière de l’Evangile » pourvoit à tout ce dont nos cœurs ont besoin, pour que nous demeurions en sécurité durant ce voyage, dans ce monde déchu. Le « carrosse de l’Evangile » nous escorte, nous sommes l’Epouse assise à côté du Roi, alors que nous traversons le désert de cette ère sous la protection et la sécurité qu’il nous donne, protégés du péché et de Satan. 

Salomon avait 60 hommes de valeur entourant sa litière pour défendre son épouse de l’ennemi, alors qu’elle traversait le désert. Du point de vue spirituel, cela nous parle du combat spirituel. Seul un roi pouvait se permettre d’avoir la protection de 60 soldats experts dans l’art de faire la guerre.

La garde, autour de la litière, nous parle du Saint-Esprit, nous gardant et nous protégeant. L’auteur l’exprime au travers du langage militaire. Les gardes de Salomon représentent l’immense protection du Saint-Esprit et des anges. Ces vaillants guerriers sont une image de la grande protection de Dieu envers nous. Salomon continue à faire référence au Tabernacle. Il y avait 60 colonnes dans le tabernacle de Moïse. 

Les soldats étaient des « hommes d’Israël » (autochtones) et non pas des mercenaires provenant d’autre pays qui s’enfuiraient lorsque le danger approcherait, parce qu’ils ne servaient que pour l’argent. Les hommes d’Israël étaient loyaux et courageux lorsqu’ils défendaient le carrosse royal.

L’Epouse n’est pas effrayée par les embuscades de l’ennemi, car elle est assise sur cette litière entourée de vaillants soldats. L’ennemi tente de dresser des embuscades. Jésus nous protège comme décrit ici, au travers des 60 vaillants hommes qui nous entourent. Le Saint-Esprit nous entoure dans notre parcours de vie. 

Les soldats portent tous l’épée et ils la manient habilement. Ils sont des experts de la guerre. En d’autres mots, ce ne sont pas des novices, mais des soldats expérimentés. Leur épée se trouvait à la ceinture pour pouvoir l’utiliser à tout moment, contrastant avec un soldat qui enlèverait son épée pour dormir. Ces soldats sont vigilants, prêts à intervenir à cause de la menace de la nuit. La nuit représente les puissances des ténèbres ou les attaques de l’ennemi. Ephésiens 6 :12 : Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

Tous sont armés de l’épée, exercés au combat, chacun porte l’épée au côté, en vue des alarmes nocturnes Cantique. 3- 8 : Tous sont armés de l’épée, Sont exercés au combat ; Chacun porte l’épée sur sa hanche, En vue des alarmes nocturnes.

Le Saint-Esprit est un expert dans l’art de faire la guerre contre Satan car il connaît toutes ses stratégies : Ephésiens. 6 : 10-12 : Au reste, fortifiez vous dans le Seigneur, et par sa force toute–puissante.

Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.

 Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

 Il utilise plusieurs moyens dans la grâce de Dieu. Par exemple, il peut nous donner un rêve prophétique, ouvrir ou fermer une porte, conduire quelqu’un à intercéder pour nous, nous envoyer un ange, libérer au travers de nous les dons du Saint-Esprit, nous révéler l’affection du Père au travers de la Parole de Dieu, nous aider à comprendre que par la croix nous sommes en sécurité. Il nous protège d’une manière passionnée, diligente et pleine d’habilité.

Il est capable de nous garder de tout quitter ou de rétrograder. Il n’y a aucun péché qui ne soit trop difficile pour lui, si nous lui donnons notre cœur et que nous restons dans les frontières des principes bibliques :

 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine ;  Corinthiens 10-13 : Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il vous donnera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter.

A celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire, irréprochables dans l’allégresse (Jude 24).

 Cantique des cantiques 3 : 9-10 : Le roi Salomon s’est fait un palanquin en bois du Liban. Il en a fait des colonnes en argent, le support en or, le siège de pourpre ; l’intérieur a été brodé avec amour par les filles de Jérusalem.

Notre sécurité est représentée ici, par le cortège d’un mariage royal (Cantique des cantiques 3 : 9-10). La litière de l’Evangile (v.7) est maintenant décrite comme un palanquin. Le Roi Jésus nous donne un palanquin éternel. Salomon s’était fait une chaise portative entourée de rideaux, elle était portée par ses serviteurs. 

Salomon s’est fait un palanquin dans le but de pouvoir porter sa reine. C’est lui qui l’a conçu. Jésus lui-même, a fait le palanquin sur lequel nous pouvons nous reposer. Il a dû devenir homme pour nous sauver. Il n’est pas resté dans le ciel.

Le lit de l’Evangile a été fait de bois du Liban. Le bois du tabernacle était couvert d’or. Le bois nous parle de l’humanité et l’or représente la divinité. Le cèdre du Liban était utilisé dans la construction du temple de Salomon qui abritait la gloire de Dieu. Le cèdre du Liban était le plus beau bois d’Israël, il était aussi le plus cher, le plus résistant et son odeur était inégalée. L’Evangile a été fait de la « chair » la meilleure et la plus chère qui n’ait jamais eu sur terre. Jésus est venu sur la terre en tant que parfait humain. Le verbe s’est fait chair ou la Torah s’est fait chair.

Le lit de l’Evangile était fait d’argent et d’or. L’argent nous parle de la rédemption et l’or nous parle du caractère divin. Les colonnes d’argent formaient une balustrade autour du trône royal. Les systèmes de support étaient faits en or. Le mot support, en hébreu, peut être traduit par « balustrade ». Ces supports étaient faits d’or en d’autres mots, notre protection est établie dans la sagesse infinie de Dieu et dans sa grande puissance. L’Epouse ne tombera jamais du siège glorieux sur lequel elle est assise.

Le siège de l’Evangile est pourpre, il représente la royauté et l’autorité de Dieu. L’Evangile nous donne l’autorité de Jésus pour combattre les attaques que l’ennemi cherche à mener contre nous.

Les broderies intérieures de ce palanquin (l’Evangile) ont été brodées par l’amour de Dieu pour nous. L’intérieur est recouvert de l’amour passionné de Dieu pour les filles de Jérusalem, ceux qui sont faibles. L’intérieur de l’Evangile, c’est son œuvre intérieure, décorée par l’amour de Dieu. Il est doux dans la façon dont il nous traite.

L’Evangile est motivé par l’amour éternel de Dieu pour nous. Il nous parle de l’affection de Jésus pour nous. Les doublures intérieures du palanquin de l’Evangile sont faites de l’amour de Dieu envers nous. Nous sentons l’amour de Dieu envers Jésus et envers les autres. Les plans de Dieu s’accomplissent seulement au travers de son amour envers les saints. « La bannière qu’il déploie sur moi c’est l’amour », c’est là sa confession. Tout ce que Jésus fait est couvert d’amour. Cette révélation nous fait grandir dans l’amour, nous le fait ressentir et nous donne la force d’aimer Jésus en retour. L’endroit le plus sûr se trouve dans la compréhension de l’affection de Dieu envers nous.

La version King James traduit « pour » les filles de Jérusalem, alors que la plupart des autres versions traduisent « par » les filles de Jérusalem. L’Evangile est couvert d’amour « pour » les filles de Jérusalem, et non pas « par » elles. Il s’agit de l’amour de Jésus pour les filles et non pas de l’amour des filles envers Jésus dont il nous est parlé ici. Rappelons que « les filles de Jérusalem » désignent les chrétiens non mâtures. Jésus ne nous aime pas à cause de nos perfections, mais malgré nos imperfections et dans nos imperfections. Car il sait  que seul, son amour nous permet de grandir, ou plutôt, lui de grandir en nous par l’œuvre du Saint-Esprit : il faut qu’il croisse et que je diminue.

 

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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 20:57

 mots clés: se leva- alla- père - ému- compassion- courut- se jeter -embrassa

  N  'oublions pas que l'auteur de cette parabole, c'est Jésus lui-même :

Luc 10 – 22 : Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

 A travers ces paroles, Jésus, nous dit que cette parabole lui vient du cœur du Père ou lui est révélée par le Père. Oui le Père veut se révéler à nous.Il veut nous donner de découvrir l’état de notre cœur. Notre histoire se lit soit dans la vie du fils prodigue, ou bien dans la vie du fils ainé. C’est pourquoi le Père nous a envoyé un modèle fils parfait: Jésus

 Il désire ardemment que nous le connaissions sans voile, sans ambiguïté. Non pas à travers la religion, mais par la bouche de ceux qui ont une relation authentique avec lui. A cet effet personne n’est mieux placé que jésus. Aujourd’hui jésus vit en nous et nous sommes en lui. Alors toute la connaissance, l’intimité qu’a jésus avec le Père est pour nous. Cela est compris dans le « tout est accomplit » de la croix, et dans la nouvelle alliance dont nous sommes bénéficiaires, si nous le croyons.

Le Père que nous présente Jésus dans cette parabole est extraordinaire. Il n'a rien à voir avec  la représentation de Bouddha où les autres dieux statiques qui nous sont présentés en images.

Jean 1 -- 18 : personne n'a jamais vu Dieu, Dieu le fils unique, qui est dans le sein du père, est celui qui l’a fait connaître.

Dans un message précédent nous avons développé les marches de la descente du fils prodigue et la remontée. Maintenant Regardons l'attitude du père qui donne le pardon, la rédemption, la vie là où il y avait la mort. Le père va recevoir son jeune fils sans aucune dureté, sans aucun reproche, seulement en ouvrant ses bras, dans son étreinte il communique sa vie à  son fils. Mais uniquement avec bonté, en manifestant ses entrailles de miséricorde, non pas d'une manière statique, mais dans un élan d'amour, d'embrassades, de baisers et d'action qui vont provoquer ou se terminer par une fête joyeuse.

Dans son comportement silencieux le père va parcourir la plus grande partie de la distance que le fils avait mise entre eux. Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

Luc 15 : 20 à 24 : Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le l’embrassa.

 Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

 Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons nous ; Car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Luc 15 -- 20 et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa.

Ce verset est très riche, nous relevons huit verbes. Trois concernent le fils, et cinq nous montrent le comportement du Père lors du retour de son fils.

Les deux plus importants concernant le fils sont « et il se leva » « et alla vers son père ».

Dans la Bible, le fait de se lever, manifestent  la résurrection. « Il se leva » signifie qu'il décide de sortir de la mort, de son tombeau où l'a conduit son choix de vie, pour retourner vers la source de la vie : Le père.

En voici un autre exemple qui vient le confirmer : Matthieu 9 -- 24 et 25 : il leur dit : Retirez vous ; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

« Et alla vers son père » ce verbe nous montre que ce jeune fils n'est pas resté statique. Il s'est mis en mouvement pour accomplir la décision qu'il avait prise : ne pas mourir de faim, et retourner la Où il avait connu la provision, chez son père.

Maintenant regardons les verbes qui mettent en action le père :

« Son père le vit » pour bien comprendre le sens de ce verbe, il est souvent utile de chercher dans la Bible l'endroit et les circonstances, ou il a été employé la première fois :

Genèse 1 -- 31 : Dieu vit tout ce qui avait été et voici, cela était bon. Dieu s'arrête pour contempler ses œuvres et il vit quelles étaient très bonnes. Dieu n'a pas changé son regard, même si sa création a été avilie par le péché. Il a crée l'homme à son image et à Sa ressemblance. Nous comprenons pourquoi Dieu le vit très bon. Bien sûr l’homme  a désobéit à Dieu, et l'image de Dieu a été détruite en lui. Mais à travers l'œuvre de rachat de Jésus, Dieu regarde au travers du sang de Jésus. Il voit au-delà des circonstances, des situations difficiles dans lesquelles nous nous mettons. Nous nous en avons la preuve par ce passage de ce verset : " Comme il était encore loin son père le vit » Il sait que son amour est plus fort que la mort. Voilà ce que le père voit dans son jeune fils qui revient vers lui, c'est-à-dire vers la vie. Son amour, sa compassion, ses entrailles de miséricorde qui s’émeuvent vont triompher de l'état piteux dans lequel revient son fils. Nous constatons que ses entrailles qui s’émeuvent le pousse à se mettre en action : Il court, il se jette à son cou, et il l’embrassa.

Le père va parcourir la distance la plus importante mise entre lui et son fils. Voici la distance qu’il va parcourir :

1-le père voit son Fils de loin.

2-le père est ému de compassion.

3-Le père court à sa rencontre.

4-Le père se jette à son cou.

5-le père le couvre de baisers.

6-le père lui fait mettre le plus beau vêtement.

7-le père  lui passe un anneau au doigt.

8-le père lui fait porter des sandales neuves.

9- le père fait tuer un veau gras.

10-le père commande qu’on se réjouisse avec des chants et des danses.

Voici chaque étape  parcourue par ce père :

1-le père voit son fils de loin :

Psaume 139 7 -- 12 : Où irais je loin de ton Esprit, Et où fuirais je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.

 Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer. Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira.

 Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi. Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière.

Ces versets nous montrent, que le regard du Père est toujours posé sur chacune de nos vies, comme un projecteur non pour éblouir, mais pour attirer. Comme les phares qui éclairent et guident les bateaux la nuit.

« Son père le vit »

Actes 17 -- 27 dit que : Dieu n'est pas loin de chacun de nous :

Il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous.

 Si nous ne sentons plus sa présence c’est que nous nous sommes éloignés de lui : par des préjugés, par des mauvaises pensées, par la souffrance, par de mauvaises expériences, ou la culpabilité etc.

Esaie 55 --8 et 9 : Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevés au–dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au–dessus de vos voies, Et mes pensées au–dessus de vos pensées.

2-le père est ému de compassion :

Les miracles que Jésus accomplissait dans les Évangiles sont plus les conséquences ou le fruits de sa compassion que de sa puissance. En voici quelques exemples :

Matthieu 9 -- 36 : Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

 Matthieu 20 -- 32 à 34 : Jésus s’arrêta, les appela, et dit : Que voulez vous que je vous fasse ?

 Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. Emu de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.

Marc 1 -- 40 et 41 : Emu, il tendit la main, le toucha et dit : Je le veux, sois pur. Aussitôt la lèpre le quitta ; il était pur.

Luc 7 -- 12 à 15 : Lorsqu’il approcha de la porte de la ville, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle une importante foule de la ville. Le Seigneur la vit ; il fut ému pour elle et lui dit : Ne pleure pas ! Il s’approcha et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te l’ordonne, réveille toi ! Et le mort s’assit et se mit à parler. Il le rendit à sa mère.

La Bible nous dit également que Jésus accomplissait toujours ce que le Père lui montrait ou ce qu'il voyait faire au Père. C'était d'abord le Père qui était rempli de miséricorde ou qui manifestait ses entrailles de miséricorde en montrant à Jésus ce qu'il devait accomplir lui même, avec ses entrailles de miséricorde. À chaque fois que Jésus était ému de compassion cela lui venait du Père. Remarquons que Dieu ne nous sauve pas toujours de nos circonstances mais dans nos circonstances. Il le fait en communion à nos souffrances et à nos peines. Il est le même hier aujourd'hui et pour toujours.

Dieu est miséricordieux Psaume 103 : 8 et 9 : L’Eternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté ;

 Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours ;

 Dans le psaume 136, il est écrit 26 fois : «  car sa miséricorde dure à toujours ».

Un serviteur de Dieu bien connu dit : la miséricorde est une corde lancée par Dieu vers notre misère. C'est à nous de l'attraper comme une bouée de sauvetage. Nous pouvons la saisir,  l'agripper et nous laisser attirer jusqu'à lui, ou bien la laisser tomber.

3-Le père court à sa rencontre :

Imaginons un père qui court ! C'est vraiment une image dynamique qui n'a rien à voir avec les statues des dieux chinois ou de l'Inde qui nous sont présentés : assis, indolents, couché sur le côté, assis les jambes croisées etc.

Cela est important de voir que notre Dieu court, qu'il ne soit pas immobile. Car nous devenons ce que nous adorons. Ceux qui adorent des figures statiques,  deviendrons des chrétiens statiques etc.

Psaume 115 -- 4 à 8 : Leurs idoles sont de l’argent et de l’or, Elles sont l’ouvrage de la main des hommes. Elles ont une bouche et ne parlent point, Elles ont des yeux et ne voient point,

 Elles ont des oreilles et n’entendent point, Elles ont un nez et ne sentent point. Elles ont des mains et ne touchent point, Des pieds et ne marchent point, Elles ne produisent aucun son dans leur gosier.

 Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, Tous ceux qui se confient en elles.

Si nous adorons un père qui court, alors notre foi sera  dynamique et nous allons gagner en dynamisme. Nous comprenons mieux Paul quand il nous parle de combattre le bon combat, ou d'achever sa course et de garder la foi :

2 Timothée 4 --7 : J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.

Philippiens 3 – 13 et 14 : Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus–Christ.

En courant vers son fils, le père, nous montre tout ce qu'il y a de  vain et d'inutile dans la religion. Car la religion a besoin d'un fossé entre Dieu et l'homme, et ensuite elle cherche le moyen de le combler. Ainsi  le père annule toute la gloire que la chair pourrait retirer, d'un quelconque rapprochement de Dieu par ses efforts. Nous avons tous en mémoire, l'initiative que prirent Adam et Ève, après avoir goûté aux fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal : ils virent qu'ils étaient nus. Ils cherchèrent à se couvrir afin de se rendre acceptable, à leurs propres yeux et cacher leur honte, pour se présenter devant Dieu :

 Genèse 3 --7 : Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.

Les religions fonctionnent toutes sur un modèle unique. Elle pose toute une distance infranchissable entre le ciel et la terre, entre Dieu et l'homme. Ensuite elle propose des solutions pour essayer de  gravir les marches de l'escalier qui nous séparent de Dieu. Car il s’agit bien d’une ascension que certaine personne parcoure sur leurs genoux,  afin d’obtenir miséricorde

Ephésiens 2 -- 9 : Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Jésus nous dit : Jean 14 --6 : Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Colossiens 1 – 20 : et, par lui, de tout réconcilier avec lui–même, aussi bien ce qui est sur la terre que  ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.

Ce verset nous montre qu'en Jésus il n'y a plus de séparation entre le Père et nous, entre le ciel et la terre. C'est bien ce qu'exprime le notre père : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

En Christ Jésus, Dieu s'est chargé de notre péché et de nos infirmités. Dans ses meurtrissures, nous sommes guéris et pardonner.

Michée 7 -- 19 : Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités ; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. Le père se jette à son cou.

En se jetant au cou de son fils cadet le père aboli toute la distance mise entre lui et son fils. Cela correspond vraiment à ces versets du Psaume 139-5 : Tu m'entoure par derrière et par devant et tu mets ta main sur moi.

Se jeter signifie : se presser sur… prendre possession de, s’emparer, tomber dans une étreinte. Imaginons toute la dynamique que nous révèle  cet acte : se jeter au cou d’une personne

Ici nous retrouvons tout le sens des paroles que le Père a déclarées à Jésus le jour de son baptême : Tu es mon fils bien-aimé en qui je mets toute mon affection, tu es ma fille bien-aimée en qui j'ai mis toute mon affection : Marc 1-11

En le prenant dans ses bras, le père se fait lui-même comme un vêtement pour son fils. Le plus beau des vêtements : Le vêtement de l'amour. Car comme nous le dit 1 Pierre 4 --8 : avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, car l'amour couvre une multitude de péchés. Le Père oublie toutes les souffrances que lui a provoquées, son fils, par son éloignement. Imaginons la joie provoquée dans le ciel, lors du retour de jésus après sa résurrection. Il a quitté son Père pour des motivations différentes : nous annoncer la bonne nouvelle de la réconciliation. Cela lui a valu, ainsi qu’à son Père, un peu plus de quatre années de séparation. Entre-deux, sur la croix jésus s’est écrié : Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?

En nous mourant sur la croix Jésus a renversé, annulé, mis à mort toute religion. Les religions sont tirées de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. C'est bien l'arbre de la connaissance du bien du mal que Jésus a choisi pour être crucifié. Comme il n'est pas resté au tombeau, mais il est ressuscité, par ce choix il a condamné l'arbre de la connaissance du bien du mal et tous les fruits qui peuvent en être tirés. Du même coup il annule toute distance entre Dieu et l'homme. Cela nous démontre l’inutilité de toute religion Cette réalité est encore plus précise pour les hommes et les femmes, les fils prodigues qui acceptent de passer par la nouvelle naissance. À ce moment-là Dieu vient habiter leur cœur, il a vraiment aboli toute distance entre Dieu et l'homme. C'est la plus grande communion qu'il puisse exister. Dieu qui vient habiter le cœur de sa créature. Cela est tellement vrai qu'il en fait un fils ou une fille à qui il donne son ADN divin, par le sang de Jésus qui coule dans nos veines.

Pourtant dans le verset suivant, ce jeune fils, se déclare ne plus être digne d'être appelé fils : Luc 15-21 : Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. »

Par ces paroles, à nouveau il a failli réintroduire une distance, que le père semble ne pas voir, ou ne veut pas voir, ou ne veut pas entendre.

Personne ne peut nous séparer de l’amour du Père, sauf nous même, par le rejet ou l’orgueil quand le refusons. Ou  quand nous voulons ou cherchons à mériter cet amour du Père par nos efforts ou notre bonne conduite :

Romains 8- 35- 38 et 39 : Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ?

Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,

  Ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus–Christ notre Seigneur.

Cantique des cantiques : 8- 7 : Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas ; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, Il ne s’attirerait que le mépris.  A suivre

 

 

 

 

 

 

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Le coeur du Père - Communauté : le coeur du Père
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 14:57

FAIRE LA DISTINCTION ENTRE ÊTRE APPELÉ ET ÊTRE ENVOYÉ

 

 

 

Rick Joyner

 

Traduction Dominique François

 

 

De nombreuses erreurs qui ont dévalué le ministère prophétique ont été commises à cause du manque de distinction entre l’appel et l’envoi. Comme nous le voyons dans le livre des Actes, Paul fut appelé en tant qu’apôtre de nombreuses années avant d’entrer dans ce ministère. Des estimations du laps de temps qui s’est écoulé entre l’appel de Paul et son envoi dans le ministère parlent de huit à quatorze ans. Il est évident dans le livre des Actes et dans les épîtres de Paul que ce temps a servi de préparation, et que durant cette période, il exerça un ministère de prophète ou d’enseignant ou les deux.

 

Si vous vous posez la question de savoir si vous avez été envoyé, c’est que ce n’est pas encore le cas. Quand les choses se présentent vraiment, elles sont claires et vous savez qu’elles viennent de Dieu et non pas simplement des hommes. Jusque-là, nous sommes en formation, et plus notre appel est significatif, plus l’intensité et la durée de cette formation sont importantes.

 

CHAQUE PROPHÈTE DE L’ÉCRITURE ÉTAIT UNIQUE

 

Des facteurs communs existent, mais le Seigneur qui a fait chaque flocon de neige différent, aime la diversité et est connecté à tous Ses enfants d’une façon unique et personnelle. C’est pour cette raison que nous ne pouvons jamais complètement copier quelqu’un. Nous pouvons apprendre des autres, mais nous devons nous focaliser sur le Seigneur, contempler Sa gloire et être transformés à Son image, si nous voulons devenir tout ce pourquoi Il nous a créés.

 

MARCHER DANS LA SENSIBILITÉ ET L’OBÉISSANCE AU SEIGNEUR

 

Ceci amène à une autre vérité fondamentale à propos de ce qui est prophétique – chaque personne, chaque église et chaque situation envers lesquelles nous exerçons un ministère sont uniques. Ceux qui reçoivent une parole et tentent ensuite de l’appliquer à tous ou toutes les situations provoquent au mieux beaucoup de confusion.

 

Même quand le Seigneur parla aux sept églises de l’Apocalypse, il eut une parole différente pour chacune d’elles. Elles furent implantées dans la même région, à la même époque, mais elles étaient différentes et avaient besoin d’une parole unique. Au lieu de nous focaliser seulement sur nous-mêmes et sur la véracité de notre message, nous devrions nous préoccuper davantage de ceux envers lesquels nous exerçons un ministère et leurs besoins.

 

Ce n’est pas pour nier le fait que certaines paroles sont pour l’Église en général, telle celle qu’Agabus donna dans le livre des Actes, qu’une famine allait frapper toute la terre. De toute évidence c’était une parole que toutes les églises avaient besoin d’entendre. Cependant, la plupart des paroles que nous recevons ne s’appliqueront pas aussi universellement. Nous devons donc être d’autant plus sensibles pour savoir à qui elles s’adressent et à quel moment. Ceci requiert une obéissance constante au Seigneur.

 

Dans peu de temps, nous parlerons de nombreux exemples de la façon dont les gens reçoivent des révélations et aussi comment certaines de celles-ci sont incomprises ou mal employées, afin que d’autres ne fassent pas les mêmes erreurs.

 

La Bible est directe dans ce domaine et nous devons l’être aussi si nous voulons qu’une plus grande autorité et révélation nous soient conférées.

 

Dans ces temps profondément troublés, des voix prophétiques matures et dignes de confiance auront de plus en plus d’importance. Nous ne devons pas abréger notre formation.

 

Avant d’être envoyé comme prophète, vous êtes libre de faire des erreurs et d’apprendre au travers d’elles. Ceux qui pensent qu’ils ont toujours raison sont déjà en danger. Même les prophètes aguerris peuvent se tromper, et s’ils pensent le contraire, ils sont déjà en position de le faire. «Nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie.» (voir 1 Cor. 13. 9). Même une révélation partielle peut être extrêmement utile, mais elle laisse toujours place à l’humilité qui se démontre par une ouverture aux autres et le besoin constant de chercher le Seigneur. Ces deux composantes sont essentielles pour tous ceux qui veulent Lui rester fidèles.

 

Rick Joyner

MorningStar Ministries

Email : info@morningstarministries.org

 

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