Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 13:58

 Délivrance et  guérison par la libération des liens ancestraux

Catherine a eu une enfance difficile pour plusieurs raisons : une relation difficile avec sa maman, et un héritage ancestral chargé. Catherine a beaucoup lutté contre la mort,  la maladie. Elle a subi de nombreuses opérations chirurgicales. Une puissance la poussait à s'intéresser à la rubrique des avis de décès dans le journal.

Avec son mari, elle a participé à une journée de délivrance des liens ancestraux et à une journée sur la libération des liens d'âmes, et d'autres rencontres ensuite : elle a été libérée d'un esprit de mort. Aujourd'hui elle est libre. La rubrique des avis de décès, dans le journal, ne l’intéresse plus et ne l’attire plus.

Depuis longtemps elle souffrait de la hanche gauche, pour sortir de son fauteuil elle devait prendre appui sur ses mains pour se lever. Monter un escalier la faisait souffrir. Son médecin lui avait déclaré qu'il avait tout essayé pour la sortir de cette situation.

Au cours d’un temps de prières, le Saint Esprit nous a révélé que c'était un esprit d'infirmité qui la tenait dans cette situation. Nous avons chassé cet esprit. Aujourd'hui Catherine a retrouvé sa liberté, sa mobilité. Elle peut sortir de sa position assise sans prendre appui.

Que toute la gloire en soit rendue à Jésus.

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Témoignages - Communauté : le coeur du Père
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 03:43

Luc 15 -- 22 : Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

Comme pour la plus belle robe, l'anneau au doigt, le fils cadet n’a aucun effort à fournir pour obtenir ses nouvelles chaussures. Elles  lui sont proposées par grâce, par pure bonté du Père. Il lui suffit de s'asseoir, de se laisser dépouiller des anciennes chaussures, par les serviteurs de son père. Et de laisser mettre à ses pieds,  la paire de souliers neufs que le Père lui a préparés depuis longtemps.

Ses anciennes  chaussures sont sûrement usagées, ternies, trouées, elles dégagent encore des odeurs de cochons, du fumier de cochons.

Que représentent ses anciennes chaussures ?

Elles ont marché dans la voie du péché, de la satisfaction de la chair, dans la voie de la débauche. Ce jeune homme ressemble beaucoup à cet homme décrit dans Proverbes :

7- 5 à 15 : J’étais à la fenêtre de ma maison, Et je regardais à travers mon treillis. J’aperçus parmi les stupides, Je remarquai parmi les jeunes gens un garçon dépourvu de sens. Il passait dans la rue, près de l’angle où se tenait une de ces étrangères, Et il se dirigeait lentement du côté de sa demeure : C’était au crépuscule, pendant la soirée, Au milieu de la nuit et de l’obscurité.

 Et voici, il fut abordé par une femme ayant la mise d’une prostituée et la ruse dans le coeur. Elle était bruyante et sans retenue ; Ses pieds ne restaient point dans sa maison ;

Tantôt dans la rue, tantôt sur les places, et près de tous les angles, elle était aux aguets. Elle le saisit et l’embrassa, Et d’un air effronté lui dit : Je devais un sacrifice d’actions de grâces, Aujourd’hui j’ai accompli mes vœux.

 C’est pourquoi je suis sortie au–devant de toi pour te chercher, et je t’ai trouvé:

22 à 23 : Il se mit tout à coup à la suivre, Comme le bœuf qui va à la boucherie, Comme un fou qu’on lie pour le châtier,

 Jusqu’à ce qu’une flèche lui perce le foie, Comme l’oiseau qui se précipite dans le filet, Sans savoir que c’est au prix de sa vie.

Jésus, dans les descriptions de la parabole ne donne pas de détails sur le genre de chaussures que va recevoir ce jeune, en tous les cas ce ne sont sûrement pas des pantoufles, ce sont les chaussures de la grâce. Elles sont neuves. Personne d'autre ne les a utilisées.  Elles lui sont réservées pour lui, de toute éternité. Elles ont été fabriquées de telle manière, qu’elles vont s’adapter parfaitement à la taille de ses pieds. Ainsi il pourra dire j’ai «  trouvé chaussures à mes pieds »

Jusqu'à maintenant il a marché et s’est mis au service du royaume des ténèbres.

 Maintenant dans la maison du Père, il va découvrir un autre royaume : Le royaume de la lumière, le royaume de la grâce, c'est-à-dire le royaume où il va expérimenter un Père qui l’aime dans la liberté. N’oublions pas qu’il vient de quitter le royaume des ténèbres avec à sa tête un maitre cruel. Un maître qui le détruisait et l’entrainait dans la déchéance et la mort. Un maître qui trouve sa nourriture et sa force dans tous les égarements de l’homme. Non les chaussures qu’il reçoit ne sont certainement pas des pantoufles, ou des chaussures pour l’établir dans l'oisiveté. De s’étaler ou de se prélasser sur un  divan ou de mener bonne chair avec ses amis. D'ailleurs il n’en a plus. Tous l'ont quitté avec sa fortune dissipée. Dans un premier temps il va découvrir la joie d'appartenir à une famille, une vraie famille. Avec un père digne de ce nom, à la tête. De ce père il va recevoir la tendresse, l'affection, l'amour, la guérison, la délivrance, la communion, l'instruction. Avec ce Père il va découvrir sa véritable identité.

Il va découvrir pourquoi le Père le désire avec lui. C'est-à-dire afin de lui révéler sa véritable destinée, s'épanouir dans sa personnalité en mettant en valeur ses talents et ses dons. Il va comprendre pourquoi le Père l'a sauvé de la perdition ou de la mort. Car il était bien dans la mort et la perdition. Nous le découvrons dans les paroles du père adressée à son fils aîné : Luc 15 -- 32 : mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Tout cela, le père l'expliquera à son fils cadet. Ensuite le père lui montrera des œuvres qu'il a préparées pour lui de toute éternité : non pas des œuvres passagères, charnelles qui sentent mauvais au nez de l’Eternel, mais des œuvres à valeur éternelles :

Jean 15 -- 16 : Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, pour que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.

Jean 15 --2 : Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.

Maintenant nous comprenons pourquoi le Père n'a pas chaussé son fils cadet d'une paire de pantoufles. Une des définitions de pantoufles est la suivante : mener une vie casanière. Pantoufler, entre autre signifie : Garder familièrement dans l’intimité. Ce n’est pour aucune de ces raisons ou causes que le Père attend son fils avec une paire de chaussures neuves. Le Père nous montre qu’il attend ou tout du moins désire que son fils rentre ou choisisse un nouveau style de vie. Et que maintenant il devienne aussi ardent pour le bien, qu’il ne l’a été pour servir la cause du mal.

Dans ce royaume  les œuvres bonnes  préparées pour lui, afin qu'il les accomplisse,  deux ingrédients lui sont nécessaires : la foi et le zèle. Cela nous amène aux chaussures du zèle dont nous parle Ephésiens 6-15 : mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix.

Ces chaussures lui permettront de répondre au grand appel donné par Jésus : Matthieu 28- 19 et 20 :

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint–Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Ainsi que Marc 16- 15 et 16 : Puis il leur dit : Allez dans le monde entier et proclamez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui deviendra croyant et recevra le baptême sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

« Mettez- lui aux pieds des chaussures »

Ce sont les chaussures de la foi, de la puissance et de la protection divine: Luc 10- 19 : Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.

Il semple difficile et dangereux de marcher sur les serpents et les scorpions, et même sur le lion, et sur l’aspic et de fouler aux pieds le lionceau et le dragon sans chaussures :

Psaumes 91-13 et 14 : Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, Tu fouleras le lionceau et le dragon.

 Puisqu’il m’aime, je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.

« Mettez lui aux pieds des chaussures »

Par ces paroles le Père dit à son fils : Elles ont une grande valeur, ce son les chaussures de l’amour. Le feu du zèle nouveau s’allume  dans nos vies lorsque notre identité de fils ou de filles est restaurée, et lorsque l'alliance  nous réintroduit dans l'étendue de notre héritage. Si nous sommes animés par une mentalité d'orphelins ou de serviteur notre zèle sera soit inexistant ou mesuré, calculé. En tous les cas nous l'exercerons pour notre profit et non pour l'extension du Royaume de Dieu. Cela s'appelle le zèle amer de la chair ou diabolique. C’est de ce zèle qu’étaient animés les pharisiens.

Jacques 3-16 : Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. Ce zèle développe également la jalousie, l’insécurité.

 Mais un fils est animé du zèle de l'esprit ou le zèle du royaume de Dieu. C'est ce zèle que le fils cadet va recevoir en se laissant mettre  ces nouvelles chaussures.

Les chaussures neuves symbolisent la liberté retrouvée. Les esclaves ne portaient pas de chaussures afin qu'ils ne puissent pas s'enfuir. En offrant des chaussures neuves, le père semble lui dire : la première fois tu es parti  loin dans tes chaussures ou parce que « tu marchais à côté de tes chaussures ou comme nous avons coutume d'entendre dire : tu étais mal dans tes baskets ou à côté de tes pompes. » Tu es revenu pied nu comme un esclave. Voici, je te donne la possibilité de marcher avec Moi. Aussi je t’offre les chaussures de l'amour et de la liberté:

1 Corinthiens 13- 5 à 7 : L’amour ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal.

Il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ;

 Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

Aussi en donnant  ces nouvelles chaussures je te laisse la liberté de marcher avec Moi, si tu le veux. Mais je te laisse aussi la possibilité de repartir ou de fuir à nouveau, si tu le veux. Si tu le souhaite nous allons tisser des liens d’amour ensemble. Le temps que tu le voudras.

Sans la liberté, l'amour serait impossible. On ne peut aimer que dans la mesure où nous nous sentons libre d'aimer. L’amour ne s’impose jamais. L'amour repose sur un fondement bien précis. Ce fondement n'est pas l'amour, encore moins les sentiments. Il faut donc que quelque chose de différent  soit  posé à la base de l'amour pour que l'amour puisse vivre, se manifester et survivre malgré les difficultés. Ce fondement de l'amour c’et la liberté infinie que Dieu a déposée comme une empreinte en nous. Il nous aime, mais jamais il nous imposera de l'aimer. Non il veut que nous l'aimions en exerçant notre liberté de choix de vie. Il attend de nous un choix personnel, sans contrainte de la part de notre environnement. Sans crainte que le ciel nous tombe sur la tête, bien nous assumerons les conséquences de nos choix.

 En fin de compte c’est nous qui choisissons d'aimer ou de ne pas aimer. Notre Père Céleste nous accorde la liberté de l'aimer, mais il attend notre réponse. C'est-à-dire que si nous choisissons de l'aimer, il nous donnera aussi la capacité de l'aimer. Il va déposer dans nos cœurs la puissance de son amour de Père, par le Saint Esprit. Mais répétons-le, Il nous laisse libre d'accepter cet amour ou de refuser ou de l'ignorer. Son amour est toujours donné sans condition. C'est cette attitude que le Père  du fils cadet choisi envers son fils. En demandant à ses serviteurs de lui mettre des chaussures neuves, le père ne lui impose pas un usage quelconque de ses chaussures. Libre à lui de les utiliser pour la vie ou pour la mort, de rester ou de repartir.

 Nous sommes responsables des dons que le père nous prodigue. Même si les dons que nous recevons risquent de nous amener au reniement du Père. Le Père préfère avoir un fils ou une fille qui reste avec lui, dans sa maison, dans son royaume, par choix plutôt que mille mercenaires qui restent par intérêt. Le Père veut nous voir habiter sa maison parce que nous avons compris que c'était notre destinée, notre appel, et non parce que nous y sommes contraints.

Le fils cadet reçoit des chaussures royales :

Apocalypse 1- 5 et 6 : et de la part de Jésus–Christ, le témoin fidèle, le premier–né des morts, et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

Apocalypse 5- 9 et 10 : Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre

Ce fils cadet est appelé à régner, comme nous somme appelés à régner : Apocalypse 20- 6 : Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

« Mettez lui aux pieds des chaussures »

Les chaussures sont mentionnées dans les composantes de l’armure dont nous sommes appelés à nous revêtir : Ephésiens 6- 11 à 17 :

Revêtez vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.

 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix ; prenez par–dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.

 Nous imaginons mal un soldat équipé de toute son armure sauf de ses chaussures, c'est-à-dire se présentent les pieds nus devant l’ennemi.

La première partie de l'armure c’est la ceinture de vérité. À quoi servirait de connaître la vérité si nous ne l'appliquons pas dans nos vies, si elle ne se transforme pas en actes. Pour cela nous avons besoin du zèle que nous donne l'Évangile de paix.  Nous pouvons dire que sans zèle, la vérité devient sans sel, ou comme un potage sans sel. Face à Satan, lors de la tentation, Jésus ne s'est pas contenté de connaître la parole de Dieu dans son coeur. Mais avec zèle il s'est défendu en proclamant la parole, non logos mais rhéma et mis son adversaire k o. Son combat a duré trois rounds et  son adversaire a pris la fuite.

Il en va de même pour le bouclier de la foi, s'il n'est pas manœuvré avec foi pour éteindre les traits enflammés du malin, ce soldat est déjà vaincu. Sa foi devient de la croyance.

Zèle vient du mot grec «zelos » qui signifie : être fervent dans l'esprit, manifester la ferveur de l'esprit, l'ardeur dans l'étreinte, dans la poursuite, dans la défense et même dans la jalousie. Ici il s'agit de la jalousie selon Dieu, et non de la jalousie charnelle qui mène jusqu'au meurtre.

Voici la définition que nous donne pour zèle, le Petit Robert : Vive ardeur à servir Dieu.

 Le contraire de zèle c’est : Tiédeur, négligence, laissé aller, indifférent, négligent. Jésus nous en donne un exemple dans Apocalypse 3-19 : Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Ici Jésus aux chrétiens de l’église Laodicée qui vivent dans la tiédeur, mais aussi à tous les chrétiens de maintenant qui vivent dans la tiédeur.

L’apôtre Paul nous dit en Romains 12-11 : Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur.

Hébreux 6-11 et 12 : Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance, en sorte que vous ne vous relâchiez point et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Bien sûr nous parlons du zèle pour le bien, car jusqu'à maintenant ce fils cadet a utilisé son zèle pour poursuivre sa débauche.

Le zèle signifie encore être bouillant pour le bien, bien sûr. Jésus nous en donne un exemple dans Jean-2-- 17 : ses disciples se souvinrent, qu'il est écrit : le zèle de ta maison me dévore. (Ceci est écrit dans le Psaume 69 --9). Le zèle doit nous dévorer, c'est-à-dire se manifester d’une manière irrésistible et porter du fruit.

Situons le contexte des paroles données par Jésus : la pâque approche, Jésus se rend au temple de Jérusalem avec ses disciples. Normalement toutes familles juives devaient monter à Jérusalem afin de sacrifier un agneau, comme Dieu l’avait ordonné selon Exode 12. Les familles pouvaient emporter leur agneau, choisit selon les critères définis par Dieu, c'est-à-dire sans défaut. Après l’avoir observé pendant quatre jours. En arrivant au temple cet un agneau devait être présenté au sacrificateur qui l'observait pour donner son agrément ou son refus. Souvent il était refusé. Alors la famille devait en acheter un autre, vendu au prix fort. Pâque qui était une des fêtes obligatoires, était devenue un commerce lucratif, et tout cela se passait à l'intérieur du temple qui avait été consacré pour être un lieu de prières. Voilà les circonstances dans lesquelles, Jésus a exercé son zèle en chassant les vendeurs et les changeurs du temple : Jean 2 -14 à 16 :

Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.

 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ;

 Et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

Jusqu'à maintenant ce fils cadet avait appris à exercer son zèle pour obtenir sa part d'héritage. Son zèle l’a poussé à « Tuer » son père.

Maintenant en recevant ces chaussures du zèle, il doit apprendre à l'exercer comme Jésus : c’est-à-dire maintenir l'ordre de paix dans la maison de son père, à combattre tout commerce illicite, toute débauche, tout ce qui est contraire à la vérité, à la grâce, à l'amour. Tous ceux qui voudraient souiller la maison de son père ou le royaume de Dieu. Tout ce qui porterait atteinte à l'honneur ou à l'intégrité de son Père. Tout ce qui vient dénaturer  l’image du Père ou sa parole.

Jusqu'à maintenant il livrait ses membres à la puissance du péché. Même nous pouvons dire qu'il a mis ses membres au service du péché, selon Romain 6 – 13 :

 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez vous vous–mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

Colossiens 3-5 Faites donc mourir ce qui, dans vos membres, est terrestre, la débauche, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.

Maintenant il doit apprendre à livrer ses membres comme esclaves à la justice pour arriver à la sainteté : Romains 6-19 et 21:

Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. –– De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant, livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

Ensuite avec les chaussures du zèle de l'Évangile de paix, il devra choisir de mettre ses membres et notamment ses pieds pour marcher et lui permettre de franchir les montagnes afin d'annoncer l'Évangile, selon Esaïe 52-7 :

 Qu’ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton Dieu règne !

Romains 10- 14 et 15 : Comment donc invoqueront ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?

 Et comment y aura–t–il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? Selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !

Comme jésus, à certains moments il devra franchir des montagnes de l’incrédulité ou de l’ancien maître qui essaiera de le sortir de la voie de la vie pour le ramener dans le chemin de la mort.

Cantiques des cantiques 2-8 : C’est la voix de mon bien–aimé ! Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes, Bondissant sur les collines.

Mais il lui arrivera aussi de dire non à l’invitation de Jésus, comme la Sulamithe :

Cantique des cantiques : 5-3 : J’ai ôté ma tunique ; comment la remettrais je ? J’ai lavé mes pieds ; comment les salirais je ?

 Il exercera tout cela en apprenant à régner avec la puissance de la grâce selon Romains 5 -- 17 : Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront ils dans la vie par Jésus–Christ lui seul.

Ce règne il devra l'exercer sur lui-même, vaincre ses mauvais penchants. Car les Hébreux après avoir traversé la mer rouge se sont retrouver libre physiquement, mais leur âmes étaient encore pleine de l'Égypte. Tout comme l’âme de ce fils cadet est encore pleine de tout ce qui l’a affecté ou animé pendant son temps de vie dans la débauche.

« Mettez-lui des chaussures aux pieds »

Imaginons ce que provoquerait le spectacle d’une mariée ornée de bijoux, et bien sur revêtue de sa robe blanche, mais les pieds dénudés, c’est à dire sans chaussures. Jésus, lui ne conçoit pas son Epouse sans chaussures. Il trouve beaux les pieds de son Epouse, mais avec ou dans des chaussures : Cantique des cantiques 7-2 :

Que tes pieds sont beaux dans tes chaussures, fille de prince !

Que signifie cela ? Jésus désire que son Epouse soit toujours prête à partir avec lui, bondissant au-dessus des montagnes ou franchissant les collines, pour annoncer la bonne nouvelle de l’évangile. De même que les Hébreux, en Exode douze, la nuit de la sortie d’Egypte, ils devaient manger l’agneau en se tenant debout, les reins ceints, le bâton à la main et les souliers aux pieds : Exode 12- 11 :

Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel.

La présence de chaussures aux pieds, dans ces deux derniers cas, démontre la promptitude dans l’obéissance ou la bonne disposition pour obéir.

Par contre perdre ses chaussures ou marcher pieds nus pour un roi, signifie qu’il à abandonné son trône ou fuit son pays. Nous le constatons avec le roi David. Son fils Absalon se révolte contre son père et décide de se proclamer roi. David décide de ne pas se battre contre son fils. Il croit que Dieu lui rendra justice. Il laisse la justice de Dieu agir son fils. IL quitte Jérusalem et passe le Jourdain.

2 Samuel 15-30 : David monta la colline des Oliviers. Il montait en pleurant et la tête couverte, et il marchait nu–pieds ; et tous ceux qui étaient avec lui se couvrirent aussi la tête, et ils montaient en pleurant.

Par l’abandon de ses chaussures, David nous montre, ainsi qu’à Dieu qu’il n’est pas attaché à la royauté ou au pouvoir. Sa foi est en Dieu et s’il le veut il l’a lui rendra, mais il ne se battra pas contre son fils.

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Le coeur du Père - Communauté : le coeur du Père
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 16:49

                        Mots clés : cœur- Jésus- Epouse- Beauté

Dans Cantique des cantiques. 4 : 1-5 : Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.

 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, Qui remontent de l’abreuvoir ; Toutes portent des jumeaux, Aucune d’elles n’est stérile. Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, Et ta bouche est charmante ; Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile. Ton cou est comme la tour de David, Bâtie pour être un arsenal ; Mille boucliers y sont suspendus, Tous les boucliers des héros

 Nous découvrons le cœur de Jésus, notre Epoux, qui nous chérit. Elle lui répond en choisissant de lui obéir complètement et en décidant de croire à sa Parole : Cantique des cantiques. 4 : 6-8 : Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, J’irai à la montagne de la myrrhe Et à la colline de l’encens.

 Tu es toute belle, mon amie, Et il n’y a point en toi de défaut. Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l’Amana, Du sommet du Senir et de l’Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards.

Jésus libère sa gloire dans l’Eglise en nous chérissant :

 Afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par l’eau et la parole, pour faire paraître cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut… Jamais personne, en effet n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme le Christ le fait pour l’Eglise : Ep. 5 : 26-29.  

La méthode principale que Dieu utilise pour transformer de faibles croyants est de nous faire ressentir combien il nous chérit. C’est de cette manière qu’il enlève les taches et la honte de nos cœurs. Lorsque nous nous sentons chéris, nous pouvons être pleins de confiance et d’audace dans notre amour pour Jésus. La puissance de la vie de David résidait dans le fait qu’il se sentait aimé par Dieu. Un des thèmes principaux de ce Cantique décrit le cœur de Dieu nous chérissant : Ta droite me soutient et ta mansuétude (bienveillance) me fait devenir grand Psaume. 18 : 35.

 

Jésus nous chérit en nous considérant comme son Epouse, il nous traite avec douceur et affection, lorsqu’il déclare les vertus bourgeonnantes de nos vies (même dans nos faiblesses lorsque nous trébuchons).

Jésus ne définit pas notre vie par nos combats. Il voit bien plus que nos échecs. Il nous définit par la semence de vertu qui se trouve dans nos cœurs et par le but auquel nous appliquons notre cœur. Il ne tient pas seulement compte des domaines dans lesquels nous triomphons. Il voit en nous un esprit bien disposé (Matthieu : 26 : 41. Il nous définit par notre aspiration à l’aimer et à lui obéir.

Comprendre comment Jésus nous définit, nous aide à déterminer ce que nous pensons de nous-mêmes, et ce que nous ressentons. Il voit la graine dans nos vies, il voit la fin du parcours avec clarté.

Lorsqu’Israël fut attaqué par les Madianites, Gédéon se tenait caché au pressoir, tenaillé par la peur (Juges. 6). Un ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « O vaillant héros. » Le Seigneur voyait en Gédéon ce qu’il ne pouvait pas voir lui-même. Le Seigneur voyait la graine de foi et de courage, bien que Gédéon ne l’utilise pas encore. Le Seigneur a défini Gédéon selon ce qu’il serait dans le futur. Gédéon est devenu un des plus grands chefs militaires d’Israël.

Jésus a appelé Pierre, la pierre (celui qui ne sera pas ébranlé : Matthieu :16 : 18 sachant qu’il allait le trahir à cause de la peur qui se trouvait dans son cœur. Pierre vivait dans le compromis. L’instabilité de Pierre a été révélée une fois de plus. Le Seigneur a vu la graine de courage, de stabilité et de fidélité en Pierre, et il lui a donné le nom de roc :

11 Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face parce qu’il était condamnable. 12 En effet, avant la venue de quelques personnes de chez Jacques, il mangeait avec les païens ; mais après leur venue, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. 13 Comme lui, les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie : Galates. 2 : 11-13.

Nous voyons aussi la manière dont le Seigneur parle de la vie d’Abraham en disant qu’il ne douta point dans sa foi : 20 Mais face à la promesse de Dieu il ne douta point, par incrédulité… (Romains. 4 : 20.  

Dieu témoigne de David qu’il a accompli toute la volonté de Dieu :

22 Il leur suscita pour roi, David, auquel il a rendu témoignage : j’ai trouvé David… homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés. 36 Or, David, après avoir, dans sa génération, servi le dessein de Dieu, est décédé… (Actes. 13 : 22, 36).

Le Seigneur appelle les croyants sincères, les disciples que le Seigneur aime : Jean 13 : 23 ; 19 : 26 ; 20 : 2 ; 21 : 7, 20) :

Un de ses disciples, celui que Jésus aimait, était couché à table près de Jésus : Jean 13 : 23.

Le Diable nous décrit comme des « hypocrites » pour qui, il n’y a plus d’espérance. L’ennemi oppresse beaucoup de gens par l’accusation et la condamnation. Il veut que nous ressentions cela pour que nous abandonnions la course. Il veut que nous confondions l’immaturité et la rébellion, afin que nous jetions l’éponge.

Un grand nombre de gens dépensent beaucoup trop d’énergie émotionnelle pour combattre le feu de la condamnation et de l’insignifiance. Le fardeau de la condamnation et du rejet nous demande beaucoup d’énergie pour le combattre. Cela nous empêche de marcher d’une manière efficace avec le Seigneur parce que nous sommes préoccupés par nos échecs et la honte.

Beaucoup vivent en mesurant le niveau de maturité qu’ils ont atteint, au lieu de se focaliser sur les intentions de leur cœur d’obéir et de croire. Lorsque nous mesurons le niveau de maturité que nous atteignons, nous devenons vulnérables à deux problèmes spirituels :

Si nous voyons que nous réussissons, nous pouvons nous sentir orgueilleux et donc critiquer ceux qui tombent.

Si nous sommes dans l’échec, nous nous sentons coupables et nous sommes tentés d’abandonner.  

Connaître les émotions de Dieu (sa beauté) et décider dans nos cœurs de l’aimer entièrement (obéir et croire à sa Parole) devrait être la première de nos préoccupations. Il accomplira une œuvre de maturité en son temps :

 Car c’est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant (Philippiens. 2 : 13).

Un homme qui chérit sa femme ou ses enfants les transforme. Dieu nous corrige toujours en nous chérissant. Souvent, les parents n’interprètent pas de la bonne façon les vertus de leurs enfants qui se trouvent au stade de bourgeonnement. Ils voient les échecs au lieu de voir les petits commencements.

 

 

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Le cantique des cantiques - Communauté : le coeur du Père
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 18:36

       Luc 15- 22 : Mais le père dit à ses serviteurs : mettez lui un anneau au doigt.

7- « le père lui remet un anneau. »

Comme avec la robe, le fils n’a aucun effort à produire pour recevoir cet anneau. Il doit simplement et seulement présenter sa main, aux serviteurs, dans un signe d’acceptation. Là encore nous retrouvons tous les principes de la grâce : Sans mérite, sans effort, par pure bonté. Rappelons que les efforts nous ramènent sous la loi. Les efforts sont réservés pour les serviteurs. Ils symbolisent Jésus qui s’est fait serviteur jusqu'à mourir sur une croix : Philippiens 2- 5 à 8 :

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus–Christ :

 Existant en forme de Dieu, n’à point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s’est dépouillé lui–même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui–même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Jésus nous en donne une démonstration ou une confirmation lorsqu’il s’est abaissé, comme un serviteur en lavant les pieds de ses disciples :

Jean 13- 4 et 5 : se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

L’anneau représente un double symbole :

1-   Un symbole d’alliance 

2-   Un signe de l’autorité déléguée ou partagée

-Exemple d’un symbole d’alliance, alliance de mariage :

 Rebecca fut promise comme épouse à Isaac au travers de l’anneau : Genèse 24-22- 29 et 30 : Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers l’homme, près de la source.

 Il avait vu l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur, et il avait entendu les paroles de Rebecca, sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme. Il vint donc à cet homme qui se tenait auprès des chameaux, vers la source, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or.

 Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers l’homme, près de la source.

 Il avait vu l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur, et il avait entendu les paroles de Rebecca, sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme. Il vint donc à cet homme qui se tenait auprès des chameaux, vers la source. En acceptant l’anneau, Rebecca, manifeste qu’elle approuve et rentre dans l’alliance de mariage avec Isaac.

Avec l'anneau, dans cette parabole, Jésus nous rappelle ou veut nous faire découvrir que notre Dieu est un Dieu d'alliance. Nous en trouvons de multiples exemples dans la Bible : alliance  avec sa création, alliance avec les hommes :

-Alliance avec la création : Jérémie 33 -- 20 : Ainsi parle l’Eternel : Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit, en sorte que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps,

-alliance avec Noé après le déluge : Genèse 9- 10 et 11 : avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, soit avec tous les animaux de la terre.

 J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre.

-alliance avec Abraham : Genèse 17 -- 2 à 7: Je mets mon alliance entre moi et toi : je te multiplierai à l’extrême.

 Abram tomba face contre terre ; Dieu lui dit : Pour ma part, voici mon alliance avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.

 On ne t’appellera plus du nom d’Abram : ton nom sera Abraham, car j’ai fait de toi le père d’une multitude de nations. Je te rendrai extrêmement fécond, je ferai de toi des nations, et des rois sortiront de toi. J’établis mon alliance entre moi et toi –– toi et ta descendance après toi, dans toutes ses générations –– comme une alliance perpétuelle, pour être ton Dieu et celui de ta descendance après toi.

-alliance avec marque dans la chair : Genèse 17- 9 à 11 : Dieu dit à Abraham : Toi, tu garderas mon alliance, toi et ta descendance après toi, dans toutes ses générations. Voici mon alliance, telle que vous la garderez entre moi et vous –– toi et ta descendance après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. Vous vous ferez circoncire dans votre chair ; ce sera un signe d’alliance entre moi et vous.

-Dieu  se souvient de son alliance Exode: 6-5 : J’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, que les Egyptiens tiennent dans la servitude, et je me suis souvenu de mon alliance.

-Dieu conclut ses alliances avec serment : Deutéronome 29 – 12 à 14 : Tu te présentes pour entrer dans l’alliance de l’Eternel, ton Dieu, dans cette alliance contractée avec serment, et que l’Eternel, ton Dieu, traite en ce jour avec toi, afin de t’établir aujourd’hui pour son peuple et d’être lui–même ton Dieu, comme il te l’a dit, et comme il l’a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

 Ce n’est point avec vous seuls que je traite cette alliance, cette alliance contractée avec serment.

-alliance avec David Psaume 89 :3 : J’ai fait alliance avec mon élu ; Voici ce que j’ai juré à David, mon serviteur.

-Dieu nous offre de rentrer dans sa nouvelle alliance  ou l’alliance du cœur: Jérémie 31 -- 33 et 32 – 40 : Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours là, dit l’Eternel : Je mettrai ma loi au–dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

Je conclurai pour eux une alliance perpétuelle, je ne me détournerai plus d’eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma crainte dans leur cœur, afin qu’ils ne s’écartent pas de moi.

Romains 2- 28b et 29 : la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair.

 Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’Esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

-Citons encore l’alliance de Jésus avec son Epouse : Ephésiens : 5- 25 à 27 : Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui–même pour elle,

26  afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

-Jésus et la nouvelle alliance : Matthieu 26 – 27 et 28 : Il prit ensuite une coupe ; après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : Buvez en tous : c’est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu en faveur d’une multitude, pour le pardon des péchés.

-- Dieu fait de nous des ministres de la nouvelle alliance :

2 corinthiens 3-6 : Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.

-Exemple de l’autorité déléguée et partagée :

Ici le sens de l’anneau n’est plus l’alliance, mais : bague à cacheter, symbole de l’autorité, nous en trouvons un exemple dans Esther 8-10 : On écrivit au nom du roi Assuérus, et l’on scella avec l’anneau du roi.

-Joseph reçut le second rang dans le royaume en recevant des mains de pharaon, son anneau, des habits de fin lin et un collier d’or :

Genèse 41- 41 et 43 : Pharaon dit à Joseph : Vois, je te donne le commandement de tout le pays d’Egypte. Pharaon ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Joseph ; il le revêtit d’habits de fin lin, et lui mit un collier d’or au cou. Il le fit monter sur le char qui suivait le sien ; et l’on criait devant lui : A genoux ! C’est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d’Egypte. 

-Exemple de l’autorité déléguée et partagée avec Mardochée et Esther.

Il en fut de même au temps de la reine Esther, Mardochée, son père adoptif, reçu du roi Assuérus l’anneau qui a fait de lui le premier ministre de la Perse.

Le peuple Hébreu qui est en déportation dans le royaume de Perse est condamné à mort par un homme : Haman devant qui tout homme devait se prosterner. Un juif, nommé Mardochée, refuse. Il a la crainte de Dieu, et devant Dieu seul, il se prosterne. Fou de colère, Haman (qui symbolise Satan) demande au roi, Assuérus, d’éditer un décret pour exterminer tout le peuple juif. Mardochée qui a sauvé la vie du roi, se tient dans la cour royale et découvre la machination d’Haman. Mardochée alerte la reine Esther et Haman sera pendu à la potence qu’il avait fait dresser pour Mardochée

Esther 8 – 1b et 2 : Mardochée parut devant le roi, car Esther avait fait connaître la parenté qui l’unissait à elle. Le roi ôta son anneau, qu’il avait repris à Haman, et le donna à Mardochée ; Esther, de son côté, établit Mardochée sur la maison d’Haman.

Esther 10- 3 : Car le Juif Mardochée était le premier après le roi Assuérus ; considéré parmi les Juifs et aimé de la multitude de ses frères, il rechercha le bien de son peuple et parla pour le bonheur de toute sa race.

L’anneau du Père est le signe d’une alliance et d’un sceau royal, un symbole  de la délégation d’autorité que Jésus donne à ceux qui l’acceptent comme Seigneur et le servent, dans le cadre de la nouvelle alliance :

Apocalypse 5- 9b et 10 : car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ;

 Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Pour régner il faut avoir accepté l’alliance et reçu le sceau royal.

« Mettez-lui un anneau au doigt »

Par ces paroles le père introduit son fils dans une alliance qu’il n’a jamais connue, et l’établit dans l’autorité…et l’héritage perdu. Cette mesure de grâce est jugée profondément injuste par le fils ainé qui se mettra très en colère :

Luc 15- 28 : Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.

La grâce accordée avec la rédemption doit redonner ce qui était prévu au début. La rédemption est le contraire de l’aliénation, voire à l’opposé.

 « Mettez-lui un anneau au doigt » Par ces paroles, le père, veut faire découvrir sa véritable identité à son fils. Jusqu’à maintenant, ce fils et son frère ainé, sont dans la maison du père, vivent avec le père, mais ne le connaissent pas. Parce qu’ils n’ont pas de relation avec le père, c’est normal puisqu’ils ont « tué » le père dans leur cœur. En claquant la porte de la maison paternelle, ce jeune fils démontre qu’il est animé d’un esprit d’orphelin.

Le fils cadet quitte son père, est ce pour assouvir un besoin d'indépendance ? Non mais pour vivre selon sa tendance, la tendance de son cœur : Le péché de la débauche, qui pense t’il va lui donner satisfaction ou tout du moins à sa chair. Luc 15 -- 13 : nous dit « vivant dans la débauche » notre péché nous rattrape, son péché l’a rattrapé. Ce jeune fils avait besoin de s'isoler de son père pour pratiquer son péché. Il était devenu un but à atteindre dans sa vie. La présence du Père ne lui permettait pas d'exprimer son péché. De se libérer dans sa tendance pécheresse. La présence du Père était pour lui si pesante, si contraignante pour sa chair, qu'il n'a trouvé qu’une solution, fuir cette présence. La Bible nous dit que celui qui veut  commettre le mal s'isole.

Il voyait dans le père, un maître, un surveillant. Que va t-il trouver ? Un père ? Non un autre maître de même nature que lui, mais plus enfoncé dans les ténèbres que lui. Un maître qui vit dans le péché, pratique le péché. Notre manière de vivre, de nous comporter, de penser, nous conditionne à rencontrer des personnes qui vont nous enfermer, ou nous enfoncer encore plus dans notre situation, ou plutôt d’en récolter les fruits. Nous en trouvons un exemple donné par Jésus dans la parabole des talents : Matthieu 25- 14 à 30 : Jésus met en évidence le comportement de trois personnes. Toutes les trois reçoivent des talents à mettre en valeur, selon leur capacité : le premier en reçoit cinq, le deuxième en reçoit deux et le troisième, un seul. Le premier en gagna cinq autres, le deuxième en gagna deux autres, et le troisième n’en gagna aucun. Pourquoi ? Verset 24 : Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ;

 J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi.

Cet homme va se comporter de telle manière qu’il en récoltera les fruits : Un maître dur, qui récolte où il n’a pas semé. Le résultat le voici : Versets 28 à 30 : Otez lui donc le talent, et donnez le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

 Et le serviteur inutile, jetez le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Si je dis ou pense : Je sais que je n’ai aucune valeur pour telle personne ou tel groupe de personnes, je vais me comporter d’une manière ou adopter des attitudes en conséquence. Le résultat sera le suivant : je constaterai que je n’ai aucun intérêt pour la personne en question  ou le groupe de personne cité. Et ensuite je vais accuser cette personne ou ce groupe de personne de me rejeter.

 « Garder les pourceaux ». Nous pouvons imager cela à un chrétien qui devient vigile d'une boîte de nuit « Il aurait bien voulu se rassasier de carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait » que cherche-t-il pour se rassasier ? Une nourriture de pourceaux. C'est-à-dire une nourriture selon sa nature. Une nourriture qui donne satisfaction à sa chair. Ce chrétien qui devient vigile d'une boîte de nuit, il aurait voulu... participer à la fête, à l'intérieur de la boîte de nuit : Boire, danser, s'éclater,  rire, vivre sa débauche, continuer d’étreindre c'est-à-dire continuer  d’expérimenter toujours plus  son péché. Mais c'est une souffrance pour lui, car il ne peut pas, il est astreint à garder... C'est-à-dire à être gardien du péché et non d'être acteur du péché. Il entend ce qui se passe à l'intérieur, sans pouvoir y prendre part. Sa souffrance consiste en ceci « se rassasier de carouges » c'est-à-dire se rassasier avec ce qui se vit à l'intérieur : l'ivresse dans son péché. Nous savons que le péché donne une joie éphémère, ensuite c'est le désespoir, tant le désir de continuer nous met dans une pression toujours plus croissante, plus profonde, pour apaiser les désirs de la chair. Nous savons que personne n'a jamais pu satisfaire les désirs de la chair : elle est insatiable. Cela donne un avant-goût de l'enfer.

Luc 15 -- 22 : et le père dit à ses serviteurs : apporter vite la plus belle robe, et revêtez le, mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds. Amener le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous. Nous montre, s'il était nécessaire, que le purgatoire n'existe pas. C'est-à-dire un quelconque lieu de fin de décontamination ou mise en quarantaine, ou d’observation de vie avant de rentrer dans la maison du père. Non le père accueille son fils tout de suite. Tout est prêt, avant l'arrivée des fils, pour qu'il rentre dans la maison immédiatement.

Le changement de vêtements à l'extérieur nous annonce le sacrifice de Jésus et le tout est accompli de la croix. C'est à nous de nous revêtir pendant ce temps qui nous est donné sur terre, de le saisir, de nous en emparer.

Oui tout est prêt : le Père n'a pas été surpris par le jour du retour de son fils. À la vue de l'état de son fils, il n'a pas été obligé de dire à ses serviteurs : vite allez acheter une robe, un anneau, des chaussures, mon fils en a besoin. Non le Père avait tout en réserve. Cela nous donne une image de l'abondance de la grâce et de la prescience de Dieu, et répétons le, du « tout est accompli » de la croix. C'est à nous de nous saisir de la grâce, d'accepter l'offrande d'amour du Père manifestée dans le don de Jésus sur la croix, à notre place vie.

« Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils » il n'a pas dit je ne suis plus digne d'être ton fils, mais d'être appelé ton fils... Cela nous montre qu'il ne s'est jamais situé dans sa position de fils. Dans la présence du père, il vivait en orphelin. En lui faisant mettre un anneau, le père, met son fils dans une alliance. Et c'est seulement en acceptant cette alliance qu'il va enfin évoluer dans une position de fils, de relation de fils à père et de père à fils. Dans cette alliance il aura la révélation du Père.

D’où vient l’esprit d’orphelin ? Pas de Dieu surement, mais de Satan lui-même qui est le chef des orphelins, ou de ceux qui acceptent de vivre comme lui, en révolte contre le Père ou Dieu lui-même. Il est devenu un briseur d’identité, un briseur d’alliance.

Lui-même a « tué » le Père ou Dieu dans son cœur en essayant de prendre sa place. Il vivait auprès de Dieu, dans l’intimité jusqu’au jour où l’iniquité a été trouvée dans son cœur :

Ezéchiel 28-12- 14 et 17 : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté.

Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois.

Esaïe 14- 13 à 15 : Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au–dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ;

Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

Que désirait celui qui  allait devenir Satan, le rival ou l'ennemi de Dieu. Donner libre cours à l'iniquité qui est dans son cœur. Dans la présence de Dieu ou du Père, cela ne lui était pas possible. Il a pensé une solution : prendre la place de Dieu. Mais ses entreprises se sont retournées contre lui. Nous pouvons dire que le premier divorce s’est produit dans le ciel entre Dieu et Satan et les anges qui l’ont suivi. C’est ainsi qu’il est devenu le »père » ou l’initiateur du divorce.

Dieu ne lui a pas retiré son héritage : beauté, intelligence, sagesse etc. Tout cela il l’a corrompu.

Ensuite nous le retrouvons avec Adam et Ève. Son désir : les couper, les détourner de Dieu, du Père, afin qu'ils deviennent des orphelins, reproduire ce qu’il a fait avec Dieu. Il essaie d’inoculer son venin dans leur vie et de provoquer un divorce entre Dieu et eux. Il commence par semer le doute : Dieu a-t-il réellement dit :

Genèse 3- 1 : Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a–t’il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?

Ensuite il ment : Genèse 3- 4 et 5 : Vous ne mourrez point ;

 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.

Il aveugle par la séduction et il met la convoitise dans les cœurs :

Ensuite il veut tenter de provoquer le divorce entre Adam et Ève, afin qu'ils soient dominés par l'esprit orphelin, isolé de Dieu, s'accusant mutuellement, là encore plane l’ombre du divorce :

Genèse 3 -- 12 : L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.

Est-il étonnant que le premier enfant d’Adam et Eve soit animé par un esprit d’orphelin ?

« J'ai formé un homme » dit Eve. ces paroles nous disent  que Caïn n'a pas eu de père pour modèle.  De plus le père était rejeté. Ses paroles sortent de la bouche d'Ève comme des paroles de rébellion, en réaction aux paroles de Dieu, adressé  à Ève après la chute : Genèse 3 -- 16 « tes désirs se porteront vers mon mari, mais il dominera sur toi »

Dans ces conditions est-il étonnant que Caïn se soit comporté comme un orphelin. Lui, Caïn, a reporté cette rébellion et ce rejet du Père, contre Dieu, l'image parfaite du Père. Donc obéir à Dieu lui était désagréable, voire insupportable. Dieu lui rappelait trop son propre père, aussi a t’il cherché à le tromper constamment, à combler son « moi ». De même il ne pouvait supporter son frère Abel, qui lui, était agréable à Dieu, c'est-à-dire au Père. De ce fait il était toujours insatisfait, errant de lieu en lieu, méfiant, craignant que les autres cherchent à le tuer. En vivant comme un handicapé, il cultivait un terrain favorable pour recevoir l'offense. La persécution est rentrée dans sa vie. Là nous pouvons dire ou parler de complexe de persécution.

Ce que Caïn craignait le plus c'était d'être rejeté par Dieu. Il cherchait à gagner l'approbation de Dieu en offrant les produits du sol, à sa manière, quand il le voulait. Mais en tuant son frère, le sang a coulé, il a amené la malédiction sur sa vie et sur la terre qui lui donnait ses fruits. Il en a détruit la source lui-même, la source de ses revenus et de ses offrandes. La terre dont il a détruit la capacité de produire, représente l’état de la terre de son cœur.

Le sol d'un chrétien orphelin est empoisonné par l'amertume. Il pourra toujours vivre des miracles, recevoir des paroles de connaissance, entendre des prédications puissantes, recevoir des guérisons dans sa vie. Mais il s'agit là de don de l'Esprit, et non de fruit. Nous serons jugés en fonction de fruit, et non de nos  dons. Un don est donné. Le fruit est cultivé. Le fruit sera de même nature que le terrain qui le produit. Un caractère doux va produire comme fruit, la douceur. C’est une des facettes du fruit de l’Esprit, selon Galates 5- 22. Un caractère colérique, va produire comme fruit, la colère. C’est un fruit des œuvres de la chair, selon Galates 5-18 et 19.

« Mettez-lui un anneau au doigt » le père de la parabole offre à son fils l’alliance et l’établit dans son autorité de fils.

L’alliance, sans laquelle il ne connaitra jamais le père, la délivrance de son esprit d’orphelin et de guérison. Le Père ne se révèle seulement qu’à ceux qui acceptent son alliance.

L’autorité pour l’établir dans sa position de fils, afin qu’il abandonne tout désir de devenir serviteur.

Le fils ne se sent pas digne ou qualifié pour rentrer dans la maison avec le Père. Jamais il ne pourra rentrer par ses qualifications, ou ses efforts, de même pour nous. C’est le Père qui qualifie ceux qui accepte l’anneau ou l’alliance. Il n'y a pas de connaissance en dehors d'une alliance, c'est-à-dire de vie, sans intimité relationnelle stable, établie dans l'amour et dans la confiance réciproque, une connaissance mutuelle. Une connaissance ou les deux partenaires se pénètrent l'un, l'autre, dans l’amour et sans domination.

Un cœur d'orphelin ne se laisse pas pénétrer, il craint la manipulation, le contrôle.

Un cœur de serviteur ou d'esclave voit dans un père, un maître.

Prêtons une attention toute particulière à ceux qui nous enseignent ou nous partage la parole. Un orphelin reproduit des orphelins, selon Genèse 11. Il ne croie pas dans la grâce, dans le pardon, c'est un écorché vif. Il vit dans la persécution, l'irritation, il n'a pas de relation avec le Père. Il se voit comme un rejeté, et ne se remet pas en cause. Souvent il est atteint par un esprit de victime, il se compare.

Le serviteur travaille pour son ministère. Il n'a pas de relation avec le Père, mais avec un maître dont il attend de la reconnaissance, un salaire, une récompense pour faire la fête avec ses amis : Luc 15- 29 b: jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis ! Il désire être remarqué.

Quand il a besoin d'informations, comme il n'a pas de relation avec le Père, il s'informe, se renseigne auprès des serviteurs plutôt qu'auprès du père :

Luc 15-- 26 : il appela un des serviteurs et lui demanda ce que c'était.

Il craint la promotion des autres.

Luc 15 -- 28 : Il se mit en colère, il ne voulait pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer.

Le serviteur se justifie : Luc 15 -- 29 a: Il y a tant d’années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n’ai désobéi à tes commandements.

Le serviteur reproduit d'autre serviteur. Le serviteur sert dans son champ, mais pas dans le champ du royaume. Certains diront, avec justesse, Jésus s’est fait serviteur. Oui c’est vrai, mais il a conservé sa relation de fils avec le Père.

Jean 15-15 :  Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Le fils se tient dans la maison du père. Il vit en relation avec le Père. Son désir c'est de toujours mieux connaître le père, refléter le père. Son but, c'est de travailler à l'extension du royaume du Père, d'accomplir les œuvres du Père, et de recevoir les directives du Père pour les réaliser. Et faire connaître les œuvres du Père : Jean 6- 28 et 27 : Ils lui dirent : Que devons nous faire, pour accomplir les œuvres de Dieu ?

 Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Le père met son attestation dans la vie du fils : Matthieu 3 -- 17 : Celui ci est mon Fils bien-aimé homme qui j'ai mis toute mon affection. Cela, bien sur, est également vrai dans la vie d’une fille.

Le fils désire que ceux qui sont avec lui, ou ceux qui lui sont confiés, soient avec lui dans la maison du Père.

Jean 14 -- 1 à 3 : Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

Seul le fils manifeste le Père : Jean 14 --7 à 12 : Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis tu : Montre nous le Père ?

Ne crois tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi–même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.

Croyez moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres.

 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père.

Le fils se sait aimé du Père :

Jean 17-25 et 26: Père juste, le monde ne t’a jamais connu ; mais moi, je t’ai connu, et eux, ils ont su que tu m’as envoyé.

26  Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, comme moi en eux.

Ce n'est pas un orphelin ou le serviteur qui accompliront les mêmes œuvres que Jésus, mais ceux et celles qui sont fils et filles, comme Jésus.

Seuls les fils deviendront à leur tour des pères.

Père c'est un des noms donné à Jésus: Esaie 9-5 : on l'appellera : Père éternel, tout en restant un fils.

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Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Le coeur du Père - Communauté : le coeur du Père
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 03:40

Ils se sont débarrassés de la croix !

Publié le Jeudi 17 janvier 2008 - Par David Wilkerson

"Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifie d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde !" (Gal.6:14).

De nos jours, nous avons des difficultés à comprendre l'idolâtrie de l'Ancien Testament. Il nous paraît incroyable que des personnes intelligentes aient été aveugles au point d'adorer des statues de bois taillé, de pierre ou de métaux précieux.

Les écritures nous disent que les gens allaient dans la forêt et coupaient un arbre de bois dur, le sciaient en deux, brûlaient la moitié dans leurs fours pour cuisiner et donnaient l'autre moitié à un tailleur pour le transformer en un petit Dieu. La famille entière s'agenouillait devant cette image gravée en disant : "ceci est mon Dieu, mon libérateur qui m'a sauvé." Une telle idolâtrie est stupéfiante à nos yeux !

C'est ce péché d'idolâtrie qui fit tomber le terrible courroux de Dieu sur son peuple. Cela le mettait en colère bien plus qu'aucun autre péché dans l'Ancien Testament, à tel point qu'Il a déclaré : "Les enfants ramassent du bois, les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte, pour préparer des gâteaux à la reine du ciel, et pour faire des libations à d'autres dieux, afin de m'irriter."

"Et toi, n'intercède pas en faveur de ce peuple, n'élève pour eux ni supplications ni prières, ne fais pas des instances auprès de moi, car je ne t'écouterai pas. Et je vous rejetterai loin de ma face" (Jérémie 7:18,16,15). Ceci est la déclaration de Dieu contre l'idolâtrie dans l'Ancien Testament. De la même manière, Il déteste autant l'idolâtrie de nos jours. Cela fait tomber sa colère sur n'importe quelle génération, incluant notre génération moderne !

Il y a dans ces derniers jours une idolâtrie bien pire que celle de l'Ancien Testament ! Une nouvelle idolâtrie est en train de gagner l'Amérique actuellement. De nos jours nous ne voyons plus personne s'agenouiller littéralement devant des images sculptées. L'idolâtrie moderne en revanche, séduit des multitudes par sa subtilité et son intelligence. Et cela met Dieu bien plus en colère qu'aucune autre

Idolâtrie de l'Ancien Testament ! Le Nouveau Testament nous avertit que des ministres qui apparaîtront comme des anges de lumière, mais qui sont concrètement des ministres de Satan, viendront dans les derniers jours. Ces hommes seront passionnés, capables de s'exprimer clairement, agréables et pleins de ressources. Mais ils seront manipulés par un esprit qui ne vient pas de Dieu ! "Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres." (2.Corinthiens 11:3-15). Paul nous avertit que ces ministres démoniaques viendront : "...si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou ...un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé" (verset 4). Pensez à ce que Paul est en train de dire ici. Dans les derniers jours, des prédicateurs viendront, se présentant comme des hommes honnêtes et justes, mais ils seront en fait des ministres sous l'influence de Satan lui-même ! Ils seront entièrement dévoués à un autre esprit, introduisant un autre Christ, un autre Evangile.

Ceci semble choquant, mais c'est une chose à laquelle vous et moi devons nous préparer. Si tu es un chrétien vivant en Amérique, et que tu entendes parler de manifestations du Saint-Esprit dans divers

endroits du pays, fais attention au chemin que tu vas suivre et sous l'influence de quel esprit tu vas te soumettre. Si tu n'as pas de discernement, tu cours le risque de t'adonner à une idolâtrie qui t'éloignera de la croix de Christ.

Je crois qu'aujourd'hui, de nombreux chrétiens sont tombés dans l'idolâtrie sans le savoir, ayant été séduits par des anges de lumière. Paul a été confronté à ce problème dès son époque c'est pourquoi il écrivit : "Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu'il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui voustroublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème !" (Gal 1:6-8). Cet autre Evangile que Paul mentionne n'est pas celui du salut par la croix ! C'est là la grande idolâtrie de notre temps : il y a quantité de prédicateurs qui ont littéralement mis de côté le message de la croix de Jésus-Christ !

Soyez-en avertis : peu importe ce que vous dit une personne à propos d'un grand "réveil" ou d'une action du Saint-Esprit qui surviendrait quelque part ; peu importe combien de multitudes sont entraînées, ou combien passionnées sont leurs louanges ; cela n'a pas d'importance à quel point un ministère particulier peut être "couronné de succès". Si la croix de Jésus-Christ n'est pas la porte par laquelle les gens entrent, vous pouvez être assurés que ce n'est pas là le travail de Dieu ! La croix, avec ses exigences et l'espérance qu'elle offre, est le véritable cœur de l'Evangile. Et quel que soit le culte rendu, quelle que soit la dénomination, toute église vit dans une profonde idolâtrie si la croix n'est pas au centre de tout. Une telle adoration est alors entièrement inspirée par un autre esprit, et Dieu s'en détournera. Sans la croix, tout ce qui reste n'est que plaisanterie, un Evangile perverti, quelque chose qui vient des profondeurs de l'enfer : c'est une idolâtrie plus insultante envers le Seigneur que l'idolâtrie d'Israël !

Et pourtant, dans la plupart des églises où cet "autre Evangile" est prêché, les bancs sont remplis. Tout semble à sa place. Les termes théologiques tels que sainteté, Saint-Esprit et la croix, sont utilisés. Tout paraît bon et semble juste. Mais la réalité de la croix n'est pas présentée ! La crise de la croix, la nécessité de nous confronter à elles, sont complètement ignorées. Et si un sermon qui traite de la croix ne dévoile pas le péché, si ce qui est prêché ne nous amène pas au moment décisif (crise) où l'on se trouve au pied de la croix, il ne s'agit pas de la véritable prédication de la croix !

Si j'allais prêcher la réalité de la croix dans beaucoup d'églises aujourd'hui, si je leur parlais de la nécessité de la mort à soi, de l'abandon de toutes les convoitises et des plaisirs du monde, si je devais dire aux confortables multitudes, "Dieu demande que vous affrontiez vos péchés, que vous vous agenouilliez à la croix, que vous vous occupiez de votre méchanceté", beaucoup s'enfuiraient comme cela s'est passé lorsque Jésus enseigna que le sacrifice exigé était de le suivre. Au lieu de cela, ces églises dépensent leur énergie dans des réunions préparées avec la seule intelligence, pleines d'effets dramatiques soigneusement mis en scène, de sermons très terre-à-terre. En ce moment même, nous assistons à la montée d'une génération entière de nouveaux ministres de l'Evangile, élégants, intelligents, assidus, des hommes compétents pour construire d'énormes complexes qui offriront tout aux membres de leur église, depuis la garderie jusqu'au sauna, en passant par les salles d'exercices musculaires. Les paroissiens quant à eux, se laissent entraîner, au sein de leur église, vers des activités récréatives, des amusements de toutes sortes et pour toute la famille, à grands renforts de haute technologie.

Je crois que Dieu est étranger à ces vaines tentatives d'attirer des âmes au moyen de ces attraits modernes. Il semble user de beaucoup de patience à l'égard de tels efforts, bien intentionnés et charnels pour promouvoir l'Evangile, mais les ministres de ces églises auront des ennuis s'ils refusent d'avertir leurs membres d'abandonner leurs péchés ! Jérémie s'est lamenté : "...Ils fortifient les mains des méchants, afin qu'aucun ne revienne de sa méchanceté..." (Jer 23:14). "S'ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre mes paroles à mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions"(verset 22). Je dis à de tels ministres, "revenez à la croix, ou le sang de ces gens sera sur vos mains !" La seule chose que Dieu n'acceptera jamais est l'abandon de la prédication de la croix !

Jésus dit : "Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi" (Jean 12:32). Cette élévation que Jésus-Christ mentionne est sa crucifixion. Il a été cloué sur la croix devant le monde entier. Dieu a jeté son regard sur un monde rempli de gens malades de leurs péchés, liés dans les chaînes de la crainte et du désespoir, pleins de doutes, sans paix, sans espoir ni repos, tâtonnant dans les ténèbres et la confusion .

Et Il a envoyé son propre fils. Ainsi Jésus est venu sur terre, a revêtu la faiblesse physique de la chair humaine, pour dire à tous ceux qui voulaient l'écouter : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos" (Mat. 11:28). C'est l'invitation de la croix : c'est un appel adressé à chaque âme malade du péché ! Jésus appelait tous ceux qui étaient lassés du mensonge, de la tricherie, de l'adultère, de la dépression. Il leur disait : "Je sais

que vous êtes fatigués de traîner partout vos chaînes, fatigués des nuits sans sommeil. Oui, le péché est un chef de corvée dur. Venez à moi maintenant avec tous vos lourds fardeaux. Il n'y a pas d'autre chemin que par ma croix. "Jésus mourut sur la croix non seulement pour pardonner nos péchés, mais pour briser la puissance qu'exerce le péché sur nos vies. Le péché nous épuise, nous rend faibles et malades. Il détruit petit à petit ce qui est bon, agréable et précieux. Le péché endurcit le cœur, enlève la paix du cœur et entraîne un sentiment de culpabilité et de honte. Il bloque les pensées de l'Esprit, affaiblit et noircit l'âme, la remplissant de crainte. Le péché mène au scandale, disperse les familles, endurcit le cœur des enfants. Il mène à la mort. Par-dessus tout, le péché brise toute communion avec Dieu.

A environ cinq pâtés de maisons de l'église de Time Square, se trouve une longue avenue de magasins pornographiques. Quand vous regardez les hommes entrant et sortant de ces magasins, vous voyez leurs épaules effondrées et la tristesse remplissant leurs yeux. Ils sont esclaves, conduits par leurs convoitises.

Leurs péchés ne leur procurent plus aucun plaisir, ils sont écrasés, malades et sans espoir. Bien-aimés, l'église de Jésus-Christ n'est pas un super club, ni un supermarché du divertissement. C'est un hôpital pour âmes malades du péché. Mais quand l'église n'invite plus les gens à se confronter avec la croix, elle devient un blasphème. Je me rends compte que mes paroles constituent des accusations très sérieuses lorsque je dis que beaucoup de ministres de l'Evangile se sont débarrassés de la croix, que des multitudes de chrétiens sont en adoration dans des églises qui prônent une mauvaise idolâtrie, que beaucoup de chaires sont remplies par des hommes qui sont d'habiles agents de l'ennemi. Sur ce point vous pourriez vous demander : "Que voulez-vous dire en affirmant qu'ils ont fait disparaître la croix ?" Je ne veux pas dire que ces ministres ne se réfèrent plus au Jésus historique ou qu'ils nient la réalité de sa crucifixion. Mais le fait est qu'il est possible de prêcher la croix de Christ, en illustrant ses propos de multiples détails expressifs, de parler de sa souffrance, de son sang s'écoulant de son côté percé, et de le faire en larmes, tendrement et amoureusement, et néanmoins n'être toujours pas en train de prêcher la croix. Toutes ces magnifiques, merveilleuses paroles peuvent aussi être dites par des anges de lumière !

Il y a des années, j'écoutais un sermon fait par un homme agnostique qui intervenait dans les plus grandes églises, ici dans la ville de New York. Il avait écrit une collection de livres traitant de Jésus. Personne ne parlait mieux de son humanité, de l'amabilité et de la bonté de "ce prophète Jésus", comme il l'appelait. Sauf que cet homme ne connaissait pas Jésus ! Jésus n'était pas Dieu pour lui. S'il n'y a pas de confrontation avec la croix, si ses exigences ne sont pas mentionnées, si les points critiques ne sont jamais prêchés, alors ce n'est pas la prédication de la croix ! Voyez-vous, la croix se heurte au style de vie pécheur de l'homme. C'est pourquoi elle est une offense pour chaque personne qui s'accommode de ses propres péchés. Ainsi l'homme pécheur dit : "Jésus a tout payé.

Maintenant j'ai la paix, même si je marche dans l'entêtement de mon cœur. Je peux me réjouir. " Non ! Il s'agit d'une fausse paix, une paix maudite. Un tel homme a été trompé en croyant que son péché est couvert par le sang, même s'il refuse de l'abandonner !

J'ai presque pleuré en entendant récemment les propos d'un ministre de l'Evangile bien connu à la télévision qui disait : "Ne soyez pas trop ennuyés par vos péchés. La Bible ne parle pas beaucoup du péché, de toute façon". Et cet enseignant chrétien passe à la télévision chaque semaine ! Quand Jésus dit "Je suis le chemin" et "Je suis la porte", Il parle de la croix. Il dit : "Vous ne pouvez pas être sauvés, vous ne pouvez pas aller au ciel, à moins que vous n'entriez par le chemin de la croix." "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand." (Jean 10:1). Le voleur et le brigand vous diront : "La repentance n'est pas nécessaire, crois simplement. Le chagrin divin n'est pas important. Aimez votre voisin, mais ne vous tourmentez pas à propos de vos péchés. Dieu vous aime exactement tels que vous êtes !"

Un récent reportage entendu à la radio parlait d'une église à Los Angeles où deux homosexuels venaient d'être nommés pasteurs. Ces pasteurs annonçaient : "Chacun qui vient ici entre dans une merveilleuse camaraderie d'amour." Non ! C’est un "piège d'amour", et ce piège d'amour consiste à dire : "Aussi longtemps que vous aimez, vous pouvez vous livrer à toutes les choses qui vous font plaisir, l'homosexualité, les drogues, l'alcool, l'adultère. Veillez seulement à ce que cela se fasse dans l'amour !"

Jésus a dit : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive." (Luc 9:23). "Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple" (Luc 14:27).

Cela n'a aucune importance combien votre amour est grand, ou avec quelle profondeur votre théologie vous dit d'aimer. Jésus a dit qu'à moins que vous ne renonciez à vous-même et n'entriez par le chemin de la croix, vous ne pouvez être ses disciples.

Laissez-moi vous montrer ce que je veux dire par la confrontation de la croix ! Considérez un homme qui en a assez de son habitude pécheresse et qui cependant chute de plus en plus profondément sous son contrôle. Il a promis des centaines de fois qu'il ne le ferait jamais plus et, pour un moment, il surmonte la tentation et se réjouit de cette liberté gagnée. Mais quelques temps après, cela recommence avec une plus grande force. Aussi, cet homme va cacher son péché, il va tricher et cela crée un grand chagrin. Il ne s'en réjouit pas, mais il ne peut se détourner de son péché. Il y revient constamment. Cet homme sait qu'il devra un jour se tenir devant le trône du jugement et il passe sa vie, craignant d'être découvert et de provoquer un scandale. Son péché l'a vidé, l'a enchaîné, l'a trompé. Il l'a fait tomber dans une lassitude qu'il peut difficilement supporter. Il est au bout du rouleau. Dans cet état de tristesse, de fatigue, d'épuisement, le Saint-Esprit lui apporte cette Parole : " Il y a une sortie pour toi. Il y a un endroit de victoire, de paix, de joie, de nouveauté de vie. Accepte l'appel de Christ à courir vers lui pour trouver du repos. Va vers la croix de Jésus-Christ."

Bien-aimés, quand vous vous agenouillez à la croix, vous n'entendez pas une parole douce et facile, du moins pas au premier abord. Même si la croix est la seule porte vers la vie, vous allez entendre parler de la mort, la mort à chaque péché ! A la croix, vous affrontez la crise de votre vie. Et c'est ce qui manque dans tellement d'églises. La prédication de la croix éclairera avec amour, mais avec des paroles fermes, sur les conséquences qu'il y aurait à continuer dans un voie de péché : "Renoncez à vous-même, embrassez la mort de la croix, suivez-moi !"

Laissez-moi vous parler de la signification du renoncement à soi-même et de la vraie repentance.

La repentance signifie beaucoup plus que dire : "Seigneur, j'ai tort", cela signifie aussi : "Seigneur, tu es juste !".

La repentance consiste à faire face aux conséquences qu'entraîne une vie dans le péché. C'est faire face, une fois pour toute, à la vérité sur votre péché. Cela doit cesser maintenant. C'est un moment critique de vérité. Le moment précis où vous admettez : « Je ne peux pas continuer à vivre dans mon péché et avoir le

Saint-Esprit en moi. Je suis en train de tout perdre. Seigneur, tu as raison à propos du péché, il sème la mort en moi. Je vois que si je continue sur cette voie, cela va me détruire moi et ma famille. Je sais que je suis dans l'erreur. Oh ! Dieu, je n'ai plus aucune excuse pour mon péché ! » Exprimée simplement, la repentance est une confrontation avec votre péché. La bataille est engagée avant que vous n'arriviez à la croix. C'est le Saint-Esprit qui vous y conduit .

La même chose est vraie pour le reniement de soi-même. En bref, le reniement de soi-même signifie que le péché est vaincu aujourd'hui, maintenant, à ce moment précis. Contrairement à ce que beaucoup de "prêcheurs de réconfort" affirment, le renoncement à soi-même n'est pas un quelconque mal de tête que vous devez porter, ou une quelconque infirmité de votre chair. Quand Paul dit, « Je meurs tous les jours », il veut simplement dire, « J'ai compris que je dois renoncer à vivre dans le péché si je veux continuer à bénéficier de la faveur de Christ. Je n'ai pas de dérogation spéciale de Dieu parce que je fais un bon travail qui m’autorisera à cultiver un péché favori. Non ! »

« Je suis en plein accord avec la Parole de Dieu. Et je renie tous mes droits à continuer de pécher. » La glorieuse vérité de l'Evangile est que si nous mourons avec Jésus, alors, nous hériterons la gloire de la résurrection, en nouveauté de vie. Sa croix est notre croix, sa mort est notre mort, et sa résurrection est notre résurrection, à travers notre identification et notre union avec Lui. Voilà la véritable croix que nous portons.

Pourtant ceci est la croix que beaucoup de soi-disant ministres de l'Evangile ont démolie. La véritable croix n'est pas seulement faite de jolis mots décrivant la souffrance de Jésus notre Sauveur, perdant son sang au calvaire. Non, la véritable signification de la croix c'est que Jésus a répandu son sang, qu'il est mort, pour amener nos âmes malades de péché vers une liberté glorieuse, afin de briser chaque chaîne de péché qui nous lie.

Je ne voudrais pas prêcher à une masse de gens qui n'ont jamais été confrontés à leurs péchés, et qui ont essayé d'hériter le royaume d'une autre façon. C'est pourtant la condition d'une multitude de soi-disant chrétiens d'aujourd'hui. Le péché ne leur est jamais présenté comme étant extrêmement honteux. C'est simplement un mot prêché sans aucune conviction. Jésus lui-même est la Parole de Dieu et quand une personne se repent, elle se met en accord avec les mots de Jésus à propos du péché. Ainsi, quand la Bible dit : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde". (Proverbes 28:13), Le cœur vraiment repentant répond avec ces mots : "Véritable, Seigneur, si je continue dans mon péché, cela me détruira !"

Laissez-moi revenir ici à l'homme malade de ses péchés que je vous ai décrit au début. Cet homme tombe maintenant, brisé et blessé au pied de la croix. Il hait son péché, se mettant en accord avec la Parole qui dit qu'il ne peut continuer un jour de plus sur cette voie. Mais il se sent impuissant. Et il craint de retomber dans ses habitudes tôt ou tard. Cependant Jésus, qui a porté notre péché, s'agenouille à côté de cet homme et lui dit de regarder vers la croix vide. Jésus lui dit : "Ami, tu es d'accord avec ma Parole au sujet du besoin de confesser et d'abandonner tes péchés. Maintenant, tu dois être en accord avec ma Parole au sujet de ma croix devenue ta croix. Oui, cela signifie que ma mort est ta mort. Mais cela veut dire aussi que ma résurrection devient ta résurrection, ma victoire sur la domination du péché devient ta victoire sur le péché ! " Comme cet homme, nous aussi nous sommes à la croix, malades de péché, fatigués de notre fardeau.

Nous avons été confrontés à notre péché, et nous savons que nous ne pouvons pas continuer à nous y adonner. Et maintenant, nous lisons en Romains 6, à propos du "baptême dans la mort de Jésus-Christ" et de notre union avec lui en sa mort : "J'ai été crucifié avec Christ..."(Gal 2:20). "Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs."(5:24). Nous poussons un cri : "C'est ce que je veux ! Je veux mourir au péché, crucifier tous mes désirs charnels. Mais Seigneur, comment puis-je le faire ? Comment puis-je obtenir la victoire de Jésus dans ma vie ?

Qu'est-ce-qui me délivrera de ce tourbillon du péché et de la confession, du péché dans lequel je retombe et que je confesse à nouveau ? Si vous êtes comme moi, votre première envie est probablement de serrer les dents et d'essayer de vous délivrer vous-mêmes. Quand j'étais un jeune ministre de l'Evangile en Pennsylvanie, je lisais la vie d'hommes de Dieu qui avaient mené des styles de vie très simples ; et cela semblait être la réponse pour moi. A ce moment-là, je connaissais un serviteur de Dieu qui était un vrai héros pour moi, un homme qui parlait avec une grande autorité. Il menait une vie de simplicité totale, vivant dans une petite chambre et possédant une seule tenue.

J'identifiais ce style de vie simple au reniement de soi-même. Je pensais : "Seigneur, c'est ce que je veux. Je pourrais être une forteresse pour toi. Si seulement je vidais mes placards et donnais tout sauf une tenue ou deux. Je pourrais vendre ma voiture et en avoir une moins chère. Je pourrais acheter une vieille maison modeste. Je pourrais abandonner le steak et manger de la viande hachée à la place. Je pourrais devenir un modèle en n'ayant plus aucun désir pour aucune chose matérielle sur terre !"

En réalité, je disais : "Si je pouvais seulement souffrir assez, si je pouvais juste contrôler ma chair et être un ascète, je pourrais servir le Seigneur avec une vraie puissance". Mais peu de temps après, mon héros se mit à enseigner de fausses doctrines et il détruisit beaucoup de vies à cause de cela. C'est alors que le Seigneur me dit : "Ce n'est pas le chemin de la victoire, David. La victoire n'est pas tienne, elle est mienne !" Bien-aimés, c'est à ce point précis que Jésus vient à nous et nous dit : "Maintenant, prends ma main et suis-moi dans ma mort, mon ensevelissement et ma résurrection. Examine la croix, embrasse-la et accroche-toi à ma victoire. Ceci est l'endroit où la crucifixion de ta chair a eu lieu. Tu as déjà été crucifié sur la croix par la foi !"

Oui, la mort en Jésus-Christ est un acte de foi. Nous devons nous "considérer" nous-mêmes comme morts au péché et vivants en Dieu au travers de notre Seigneur Jésus-Christ. Quand Paul dit qu'il veut connaître Christ dans la puissance de sa résurrection et la communion avec ses souffrances, il est en train de parler de la souffrance et de la résurrection de Christ, pas des siennes ou de celles de quelqu'un d'autre !

A la croix, Jésus a brisé la puissance de domination du péché

Maintenant, comment obtenons-nous la victoire et la puissance de Jésus dans notre propre vie ? Comment nous approprions-nous sa résurrection et sa vie nouvelle ? En premier lieu, laissez-moi vous poser une question : comment savons-vous que nous sommes sauvés ? C'est seulement par la foi, bien sûr. La parole de Dieu déclare que nous devons nous considérer nous-mêmes comme vivants pour Dieu. L'assurance de notre salut vient de notre foi seule en la Parole de Dieu.

De même, nous devons prendre la croix, l'embrasser et recevoir la victoire par la foi dans la puissance du sang répandu de Jésus qui nous fait triompher. Nous devons admettre : "Dieu, je n'ai aucune puissance. Je nie ma capacité à me délivrer moi-même. Je nie que je puisse me crucifier moi-même ou avoir aucun pouvoir sur le péché. J'abandonne tous mes propres efforts pour mourir au péché !

Par la foi, nous sommes "en Christ" et maintenant nous devons jouir des bénéfices de tout ce qu'Il a accompli. Vous voyez, dès l'instant où nous sommes nés de nouveau, nous sommes en Christ, et cela signifie que nous entrons dans chaque événement de la vie de Christ, ce qui inclut ses victoires, aussi bien que sa crucifixion. Ainsi, si nous sommes d'accord avec la Parole de Dieu qui dit que nos péchés sont excessivement mauvais, nous pouvons aussi être d'accord avec les bonnes choses que la croix nous offre. Ces bénédictions sont à nous parce que Jésus les a toutes accomplies pour nous ! Par exemple, la Parole de Dieu dit que, une fois que nous avons embrassé la croix, nous sommes crucifiés avec lui pour une vie nouvelle. Le péché n'a plus aucun pouvoir sur nous. Nous pouvons tout faire à travers la force de Christ. Nous sommes rendus libres. Nous pouvons livrer notre corps pour le service du Seigneur et offrir nos membres comme des instruments de justice. Parfois, nous pourrons trébucher dans notre marche, à cause de l'incrédulité. Mais vous pouvez vous en remettre à Christ pour que l'ultime victoire soit à vous, parce que vous criez : "Seigneur, je vais te faire confiance jusqu'à ce que la victoire vienne !"

Je remercie Dieu pour la croix de Christ et je remercie Dieu pour cette crise. Je sais par expérience que la plus importante prédication au monde est la prédication de la croix ! Et ainsi, je vous demande : avez-vous eu votre crise de la croix ? Qu'en est-il de votre condition de péché actuelle ? Qu'en est-il de cette forteresse dont vous attendez d'être délivrés ? Il y a la délivrance pour toi aujourd'hui. Mais elle ne viendra pas avant que tu ne t'agenouilles devant Jésus et que tu n'aies ta crise de croix. Ce n'est qu'à la croix que le péché trouve sa conclusion. C'est à ce moment que vous devez être d'accord avec cette Parole : "Je ne peux plus continuer dans mon péché, pas une heure de plus. Dieu, j'en suis fatigué, je te l'apporte maintenant !" Cher saint, un jour, parce que tu as entendu et reçu le message de la croix, nous nous verrons l'un et l'autre au jour de la résurrection et nous nous réjouirons. Nous nous embrasserons l'un l'autre et dirons : "Merci Dieu pour la croix ! Merci Dieu que nous ayons été confrontés à nos péchés, et que Tu nous aies dit que nous ne pourrions pas nous en débarrasser. Jésus nous a aimés assez pour nous emmener dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection, et pour nous amener à la vie nouvelle pour toute l'éternité, Alléluia !"

Pour finir, je remercie Dieu pour tous les ministres de Christ qui continuent à annoncer honnêtement l'Evangile de la croix. Ils sont le rempart contre l'idolâtrie du péché dans ces derniers temps !

David Wilkerson

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Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Marcher dans l'intégrité
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