Jésus se présente comme le semeur par excellence

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s’assit au bord de la mer. Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et leur dit : Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent et la mangèrent. Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre : elle leva aussitôt parce qu’elle ne trouva pas un sol profond ; mais, quand  le soleil parut, elle fut brûlée et sécha faute de racines. Une autre partie tomba parmi les épines : les épines montèrent, et l’étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, une autre trente. Mathieu 13 : 1 à 9

« Jésus sortit de la maison ». La maison représente Israël à qui Dieu a donné un temps pour croire, accueillir son Messie.

 Jésus dit aux douze : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». Sortir de la maison signifie sortir d’Israël.

                                  Mathieu 10 : 6

Dieu a-t-il abandonné son peuple ? Certes non, Paul nous explique cela dans Romains : Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal. De même aussi dans le temps présent, il y a un reste selon l’élection de la grâce.  Une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée dans le salut.

                                  Romains    11 : 4b et 25b

 Dieu ne rejette pas son peuple qui n’a pas su reconnaître le temps de sa visitation. Par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens c’est à dire à nous, afin que son peuple soit excité à la jalousie. Sortir de la maison annonce le début du temps des nations.

Mathieu 13 : 13 à 15 nous montre l’accomplissement de la prophétie: « Va et dis à ce peuple, vous entendrez et vous ne comprendrez point, vous verrez et vous ne saisirez point. Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux,  pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son cœur, ne se convertisse point et ne soit point guéri ».                                        Esaïe 6 : 9-10

 Jésus dit : afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète   J’ouvrirai la bouche en paraboles ! Je publierai des choses cachées depuis la création du monde.    Matthieu 13 : 35

Cachées se dit Krupto (en grec) signifie secret, caché intérieurement pour la foule, devant qui Jésus donne ses paraboles, elles sont comme un livre fermé.

Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Quand Jésus était rentré dans la maison, c’est-à-dire dans le lieu secret, ses disciples s’approchèrent de lui, et lui dirent : Explique-nous la parabole. Alors là ils  n’avaient plus qu’à ouvrir leur cœur pour recevoir toute la connaissance, toute la sagesse de Christ. Jésus ne gardait rien pour lui, il donnait tout à ses disciples autant qu’ils pouvaient recevoir. Aujourd’hui, Jésus nous invite à rentrer dans le lieu secret pour nous donner la révélation des sept paraboles du royaume. Où se situe le lieu secret aujourd’hui ? Dans le lieu très saint, là où Jésus est assis à la droite du Père.

La mer symbolise les nations et les vagues le tumulte des peuples vers qui Jésus se rend. La barque représente l’Eglise secouée par les vagues, mais dont les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. C’est la promesse de Jésus.

 La barque représente l’Eglise qui doit et va continuer la mission de Jésus entre ses deux venues. Toute la foule se tenait sur le rivage. Jésus attire la foule hors du terrestre pour l’emmener vers le spirituel. Comme un homme qui pratique le parapente se positionne sur le bord de la pente pour décoller et s’envoler, se laisser emporter par les courants, il quitte le connu pour l’aventure ou l’inconnu.

En attirant la foule sur le rivage ou vers ce qui symbolise les nations, Jésus annonce déjà qu’il brise le mur de séparation, d’inimitié entre juifs et païens pour constituer un seul homme nouveau : Car c’est lui qui est notre paix, lui qui a fait que les deux soient un, en détruisant le mur de séparation, l’hostilité. Il a, dans sa chair, réduit à rien la loi avec ses commandements et leurs prescriptions, pour créer en lui, avec les deux, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et pour réconcilier avec Dieu les deux en un seul corps, par la croix, en tuant par elle l’hostilité.                     Ephésiens 2 :14 à 16

« Jésus est assis », cela nous est dit deux fois

La position assise nous montre un homme en position d’autorité, de sécurité, en paix, qui domine une situation autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Jésus enseignait assis, debout il proclamait la Parole ou faisait la lecture de la Parole : Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé.                                    Luc 4 : 16b à 18

- assis ou asseoir a un autre sens, ce terme vient du grec Kathizo qui signifie : conférer un royaume à quelqu’un. Jésus est celui à qui le Père a conféré le royaume. « C’est moi qui ai oint mon roi, sur Sion ma montagne sainte ».                                                   Psaume 2 : 6

Le Seigneur dit à mon Seigneur : assois-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marche pied.                                                Matthieu 22 :44

Jésus roi, choisi par le Père, enseignait assis sur son trône. Aussi la foule était frappée de sa doctrine, « comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes ».  Jésus se rendit dans le temple, et pendant qu’il enseignait, les principaux sacrificateurs  et les anciens du peuple vinrent lui dire : par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? 

                                               Matthieu 21 : 23

Regardons encore ce verset pour comprendre l’autorité de l’enseignement de Jésus.  Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent, mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas.                                                Matthieu 23 : 2 et 3

La chaire de Moïse représente un système sclérosé, répétitif qui n’évolue pas, pratiquement immuable, sans vie.

- chaire viens d’un mot grec : Katedra : siège élevé occupé par les hommes au rang imminent ou ayant une grande influence.

La chaire de Moïse représente l’autorité d’en bas ou l’autorité charnelle. L’autorité de Jésus lui vient d’en haut, c’est celle de l’Esprit. C’est pourquoi Jésus dit : « Mes paroles sont Esprit et vie », dans les paroles de Jésus il y a la Vie.

La barque est un moyen de transport, tout en étant un outil de travail, créé pour avancer, se déplacer, évoluer dans le temps et l’espace. Elle représente l’évolution et la mobilité de l’Eglise à travers les siècles si Jésus conserve le gouvernail  avec le Saint-Esprit.

Voici l’explication de la parabole donnée par Jésus:

Le semeur : c’est Jésus et tous ceux qui à sa suite sèment l’Évangile.

La semence : c’est la Parole de Dieu.

Les terrains : le cœur des auditeurs.

Premier terrain : Le chemin ou le cœur incrédule représente le cœur de celui qui refuse de recevoir l’Evangile. Il entend, ne le comprend pas, non parce qu’il ne le peut pas, mais parce qu’il ne le veut pas. Il n’a pas besoin de Dieu. Il a un cœur insensible, fermé, dur, tassé (image d’une goutte d’eau sur du plastique).

Les oiseaux sont l’image des ouvriers de Satan, qui n’ont aucun mal à rendre cet auditeur stérile en lui volant la Parole reçue.  Il ne connait pas la repentance ni la  conviction de péché (je suis bien, je n’ai ni péché ni volé.). La vie après la mort ? On verra bien quand on y sera !

Deuxième terrain : Le terrain pierreux. Il n’a pas beaucoup de terre : accepte de n’être pas toujours droit (tout le monde a menti un jour ou s’est mis en colère). Il n’a pas la conviction de péché, donc il ne connaît pas la repentance. Il n’a pas la conviction de blesser le cœur de Dieu.

La prédication de l’Evangile lui plaît, l’enthousiasme rapidement. Il partage ce qu’il a reçu sans le vivre. Il n’a que des racines superficielles. Dès qu’on se moque de lui, il abandonne et de ce fait, il ne porte pas de fruit.

Troisième terrain : le terrain envahi d’épines. Souvent il symbolise une conversion émotionnelle ou de l’âme : il donne l’apparence d’un vrai chrétien, mais son cœur est resté attaché aux choses de ce monde pour lesquelles il trouve du plaisir. Sa vie ne porte aucun fruit pour Dieu. La parole est étouffée ; pourtant il pense porter du fruit.

Quatrième terrain : la bonne terre, représente l’auditeur dont le cœur est ouvert.  Il est passé par la conviction de péché, la repentance en se détournant de ses mauvaises voies. Il a reçu le pardon de Dieu en passant par le chemin de la croix sans y être resté. Il sait vivre dans la grâce et dans le lieu très saint dont il connaît l’accès.

Application du terrain portant du fruit

L’application porte dans le temps et la durée qui le concernent ainsi que dans les dangers qu’il va rencontrer.

 Lettre à l’Eglise d’Ephèse

La lettre à l’Eglise d’Ephèse (Ephèse signifie être relâché) nous le confirme et doit  nous servir d’exemple. C’est un exemple du quatrième terrain que nous retrouvons environ quarante ou cinquante ans après le temps des semailles : Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or : Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs ; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.                                   Apocalypse 2 : 1 à 7

 Les paroles de Jésus sont plutôt des compliments : Jésus lui dit qu’elle ne peut supporter les méchants et qu’elle a du discernement. Elle est capable d’éprouver ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, elle discerne leurs mensonges. Deux fois Jésus lui dit qu’elle a de la persévérance. Elle a subi la persécution à cause du nom de Jésus, elle ne s’est pas lassée. Elle hait les œuvres des Nicolaïtes comme Jésus.

Vue de l’extérieur cette Eglise semble parfaite.

Jésus regarde à l’intérieur, au cœur et prononce une sanction terrible : ce que j’ai contre toi c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi d’où tu es tombée. Repens-toi et pratique tes premières œuvres, sinon je viendrai à toi (ou contre toi) et j’ôterai ton chandelier de  sa place à moins que tu ne te repentes.                                 Apocalypse 2 : 4 et 5

Quelles sont les premières œuvres dont  parle Jésus ?

Voici la clef : « l’œuvre de Dieu c’est de croire en celui qu’il a envoyé » (Jésus)      Jean 6 : 29

Comment croire en lui quand mon amour pour lui a baissé dans mon cœur ? Que signifie : tu as abandonné ton premier amour ?

Dans la Bible, en français, courant il est écrit : « tu ne m’aimes plus comme au commencement ».

Jésus a perdu sa première place dans les cœurs.

Abandonné signifie : quitter, négliger, laisser, aller, partir en laissant quelqu’un derrière. C’est Jésus détrôné dans les cœurs par négligence. La passion pour Jésus s’est refroidie. Jésus considère cette perte du premier amour comme une chute. En effet le premier amour vient d’en haut du cœur de Dieu, qui nous a aimés le premier et l’a manifesté à travers le don de Jésus.

Dans sa Parole, Dieu nous donne la solution et les instructions nécessaires pour qu’il soit le premier dans nos vies : Ecoute Israël ! L’Eternel ton Dieu, notre Dieu, est le seul Eternel. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.                Deutéronome 6 : 4 à 5

 La première condition pour aimer Jésus consiste à l’écouter. L’amour se manifeste par l’écoute. C’est pourquoi Etienne adresse ce reproche aux pharisiens qui vont le lapider: « Hommes aux oreilles incirconcises » c'est-à-dire qu’ils refusent d’écouter. Comment écouter et que faut-il écouter ? Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche, médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui est écrit ; c’est alors que tu auras du succès dans toutes tes entreprises, c’est alors que tu réussiras.                  Josué 1 : 8 

 

Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.                                                          Romains 10 : 17

Là encore, l’attitude demandée consiste à entendre la Parole de Christ et d’y obéir.

Écoutons et entendons : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée », c’est le premier et le plus grand commandement.

Et voici le deuxième : tu aimeras ton prochain comme toi-même.

                                Mathieu 22 : 37 : 39

Jésus doit être le premier partout : dans le cœur, l’âme et même les pensées.

Ce commandement est si grand que nous le retrouvons mentionné dans trois évangiles. Jacques ajoute : « Ne nous bornons pas à écouter la parole de Dieu, ni à la connaître, la mise en pratique doit être le but à atteindre ».

Ecoutons encore Jésus : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour.

                                                       Jean 15 : 10

Nous venons de découvrir cinq étapes définies par des verbes importants

Écouter, entendre, garder, demeurer et obéir.

Il faut en ajouter une sixième pour que la liste soit complète : Adorer

Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. Mathieu 4 : 10b

L’adoration doit être en premier et seulement après servir Dieu. En ajoutant cette précision de « lui seul »: servir Jésus lui seul ! Car dans les œuvres nous pouvons nous servir, c’est-à-dire servir la chair.

Voilà l’enseignement de Jésus afin qu’il soit le premier dans nos vies. Il est notre modèle, notre exemple. Il sait que le cœur de l’homme se détourne facilement de la voie par excellence dont parle Paul : L’amour qui seul subsistera jusque dans l’éternité.

De quel amour nous parle Jésus ?

De l’amour agapè, celui qui vient d’en haut, de l’Esprit. L’amour inconditionnel dont nous aime le Père qui peut se résumer à peu près à ceci : quoique tu fasses de bien je ne t’aimerai pas davantage ; quoique tu fasses de mal je ne t’aimerai pas moins. Toutefois, je t’aime trop pour te laisser dans la situation où tu es.

Nous les êtres humains, sommes habitués à aimer ou à être aimés conditionnellement. Pour un enfant, ses parents lui disent :

« Si à la fin de l’année scolaire tu obtiens une bonne moyenne, tu auras telle récompense (par exemple un ordinateur.) ».En cas d’échec l’enfant se sent dévalorisé, rejeté, la culpabilité prend place dans son cœur. Il n’y a qu’un pas pour transposer cette attitude vis-à-vis de Dieu.

Image sur le premier amour à partir d’un troupeau de brebis

Le samedi 1er avril 2006, nous avons revu le troupeau de brebis et d’agneaux  que nous avions déjà visité en septembre 2004.

Les brebis, tête baissée, étaient occupées à paître. Certaines, quand la voisine approchait trop près, donnaient un coup de tête à l’intruse pour l’écarter et marquer les limites. Chacune était préoccupée par sa propre activité : paître. Seuls les agneaux étaient, j’allais dire, détendus, comme sans soucis. Ils étaient  pleins de vie et le manifestaient en sautant, dansant, jouant les uns avec les autres, faisant des galipettes. Ils semblaient même organiser des compétitions de vitesse entre eux pendant que les adultes, avec sérieux et préoccupation, broutaient l’herbe.

Comme j’observais ce spectacle avec étonnement, une voix, celle du Saint-Esprit est venue dans mes pensées : « Beaucoup d’entre vous à la nouvelle naissance êtes comme les agneaux que tu observes ; vous êtes pleins de vie, vous sautez, vous dansez, jouez, riez. Vous témoignez des expériences faites avec Jésus, sans que rien ne vous arrête… Pourquoi certains d’entre vous, les retrouve-t-on comme ces brebis renfrognées, donnant les coups de tête à droite, à gauche contre ceux qui les approchent?

Pourquoi avez-vous la tête baissée, comme renfermés sur vous-mêmes, à l’image de ces brebis sur la défensive ? Absorbées à brouter, la tête vers le bas représente la recherche des choses d’en bas. Levez vos têtes, votre cœur vers le haut où sont les choses de mon  Saint-Esprit. Vivez par mon Saint-Esprit et vous conserverez la joie de votre nouvelle naissance, la joie du premier amour ».

 

 

 

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