D’où vient qu’il y a de l’ivraie dans ton champ ?...

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

D’où vient qu’il y a de l’ivraie dans ton champ ?...

 

 Dieu veut guérir et élargir en nous la vision que nous avons de son royaume.

L’ivraie et le bon  grain : Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit : le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.   Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient l’ivraie ? Il leur répondit : c’est un ennemi qui a fait cela.       Matthieu : 13 : 24 à 28

Jésus explique la parabole : Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie ce sont les fils du malin. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde, les moissonneurs, ce sont les anges. Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera ainsi à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité : et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.         Matthieu 13 : 37 à 43

Jésus, dans cette parabole compare l’œuvre du diable et celle de ceux qui le servent à de l’ivraie.

 

 - Qu’est-ce que l’ivraie ?

C’est une plante de la famille des graminées, c'est-à-dire de la même famille que le blé (ray-grass). L’ivraie produit une graine toxique : un poison mortel. D’autre part, il empêche le blé de se développer normalement en épuisant le sol. Au départ, l’un et l’autre sont identiques. La différence apparaît à la moisson. L’ivraie dresse fièrement son épi, signe de l’orgueil : semence du diable, destinée au feu de la destruction. Le blé ou son épi, ploie, s’incline sous le poids du fruit qu’il porte, comme un homme qui se prosterne devant Dieu pour lui rendre toute la gloire du fruit qu’il porte. Son fruit va demeurer éternellement.

Les hommes et les femmes que Jésus sème deviennent la lumière du monde, le sel de la terre. Les fils du malin s’emploient à obscurcir cette lumière et affadir le sel ou à annuler l’action de l’un et de l’autre.

- Comment est-ce possible ?

Verset 25 « Mais pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla ».

Nous trouvons la cause dans le sommeil où le manque de veille spirituelle. C’est pourquoi Jésus nous ordonne avec insistance, dans Marc 13 : 33-37 (4 fois en 5 versets) : Veillez et priez, car il n’est pas possible de dissocier l’un de l’autre.

 Jésus dit à Pierre, Jacques et Jean, dans le jardin de Gethsémané avant son arrestation : Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation, l’esprit est bien disposé mais la chair est faible.Mattieu 26 : 41

A trois reprises, Jésus va demander à trois de ses apôtres de veiller et de prier avec lui. Mais à trois reprises, il les trouve endormis ; car leurs yeux étaient appesantis. Ceci n’est pas écrit, toutefois nous pouvons croire que s’ils avaient obéi à Jésus, ils ne l’auraient pas abandonné lors de son arrestation.

 Soyez sobres. Veillez ! Votre adversaire, le diable rode comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera ».                                 1  Pierre 5 : 8

Non pas celui qu’il veut, mais celui qui est mal affermi dans la Parole de Dieu ou qui ne veille pas, c’est-à-dire celui qui n’est pas vigilant ou qui ne monte pas la garde.

Réveille-toi,-toi qui dors. Relève-toi d’entre les morts et Christ t’éclairera.           Ephésiens 5-14

 

Celui qui dort (spirituellement) est considéré comme couché avec les morts. La lumière de Christ n’éclaire que les vivants (relevés).

 

E - Exemples des œuvres du diable ou fruit de l’ivraie

La capacité de tromperie de Satan est si grande que les fils du malin (l’ivraie) s’imaginent souvent être les fils du royaume (blé). Satan sème l’ivraie, c'est-à-dire les “fils du malin” qui se font passer pour les fils du royaume de Dieu. Leur apparence est tellement semblable à celle des vrais fils qu’à la fin, seuls les anges seront en mesure de les identifier.

Extérieurement rien ne les distingue de la véritable Eglise… Beaucoup se présentent comme chrétiens, le salut est annoncé, ou plutôt, un certain salut. La Bible est présente, mais pas en premier ni comme l’unique livre contenant la Parole de Dieu. Deux ou trois livres passent avant, souvent ce sont les écrits des personnes qui ont reçu une vision, une vision d’ange, ou une soi-disant révélation d’un verset de la Bible. Un Jésus est annoncé, fils de Dieu mais ce n’est pas Jésus-Christ de Nazareth, le Jésus de la Bible. Pour les uns, il est le frère de Satan, pour les autres il est le fils de Dieu au même titre que vous et moi, mais pas Dieu. Il en est de même pour l’esprit avec le Saint-Esprit.

Bien sûr Satan cherche à semer l’ivraie non seulement dans le monde, le champ de Dieu, mais également dans la véritable Eglise, ainsi que dans nos vies. L’adversaire introduit ses ouvriers qui plantent sa semence de mort dans le champ de Dieu, dans ses deux formes (le champ du monde et les chrétiens ou champ individuel).

Nous allons développer l’exemple de l’empereur  Constantin comme type d’ouvrier qui sème de l’ivraie dans le royaume de Dieu.

Qui est l’empereur Constantin ?

L’histoire nous apprend qu’il est né en l’an 272, dans une ville de Misie. Elle  se nomme Nas aujourd’hui et se situe en Serbie. Il est proclamé trente-quatrième empereur Romain en 306. A cette époque, l’empire Romain est divisé et gouverné par deux empereurs rivaux : Constantin et son rival Licinius. Ce qui a pour résultat d’affaiblir le royaume. Constantin rêve de devenir le grand empereur unique de l’empire romain. Il va déployer toute son énergie et même des ruses, de la séduction politique et religieuse afin de parvenir à ses fins. Nous précisons que Constantin est un adorateur de la divinité Soleil-Invaincu, dont l’anniversaire de naissance se célèbre le 25 décembre.

A cette époque de l’histoire et même pendant le siècle précédent, les chrétiens étaient violemment persécutés.

En 313, Constantin établit l’Edit de Milan qui donne la liberté de culte individuel  y compris pour le culte chrétien. Ce qui lui attire la sympathie des chrétiens, mais les autres religions  polythéistes conservent leur liberté et restent libres d’exercer leur culte envers les divinités.

En 324, Constantin livre une bataille contre son rival Licinius. Dans la nuit qui précède la bataille, il reçoit un rêve, il voit apparaître dans le ciel les lettres X P qui sont les deux premières de Christ en Grec et il a vu ou entendu « Par ce signe tu vaincras ». Le lendemain, il gagne la bataille contre son rival et se « convertit » au christianisme, sans toutefois renoncer à ses pratiques idolâtres. Constantin désire avant tout trouver le Dieu qui va lui donner la victoire, le pouvoir, le titre d’empereur mais pas nécessairement le Dieu des chrétiens. Il cherche de la puissance même au prix  de compromis spirituels. Il crée une nouvelle religion qui n’est que le résultat d’un amalgame entre le spirituel et la politique. Sa religion devient religion d’état. Il n’est pas né de nouveau et n’a pas de relation avec le Dieu des chrétiens.

En 325 il décide de convoquer le premier concile œcuménique,  qu’il dirigera lui-même sans la présence du pape de l’époque : Sylvestre premier.

Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.                         Daniel 7 : 25

Cette prophétie a été reçue par Daniel environ huit siècles avant la venue de Constantin.

L’empereur Constantin est une préfiguration, un prototype de ce que sera l’impie à la fin des temps.

 

Les « fruits » du concile de Nicée

 

L’église  décide de se couper d’Israël, c'est-à-dire de ses racines bibliques. Elle devient comme un électron libre sans noyau, perdue dans la nature ou comme la branche d’un arbre que l’on coupe. Ses feuilles restent vertes quelques jours et se dessèchent et tout ce qui reste c’est une branche morte. Il en est de même pour cette église déconnectée. Comme elle ne peut vivre par elle-même, l’empereur Constantin va l’orienter vers les philosophies grecques et païennes. Il a coupé l’église de ses racines juives et bibliques et l’a greffée sur des racines de mort alimentées avec de l’ivraie. L’ivraie est un poison mortel. Jésus compare l’œuvre des ouvriers de Satan à de l’ivraie.

Malgré cela, cette église se déclare le nouvel Israël et devient antisémite. Cette décision nous coupe de l’olivier franc, nous l’olivier sauvage.

Le prophète Daniel a prédit ces temps : Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.                              Daniel 7 : 27

 

L’abandon de la croix conduit à l’idolâtrie. La différence, entre la Pâque et Pâques, représente avant tout, une confrontation de royaume, une guerre entre le royaume de Dieu et le royaume de Babylone. Nous disons également, entre Jérusalem et Babylone. Babylone nous réintroduit sous son joug pyramidal. Voici une autre conséquence pour avoir rejeté les principes de Dieu et sa volonté ou sa parole : nous avons perdu la crainte de Dieu. Et la perte de la crainte de Dieu nous condamne à nous mettre sous l’autorité de faux dieux  et à les adorer.

 

La vérité représente un royaume : le royaume de la lumière ou de la vie.

La confusion symbolise un autre royaume : le royaume des ténèbres, le royaume de la voie large, de la mort. Le royaume de la confusion cherchera toujours à obscurcir le royaume de la vérité. Mais la vérité l’emportera toujours.

La ruse de Satan  commence toujours par une petite semence de confusion, de séduction, de relâchement. Mais son but final, c’est qu’elles deviennent une domination dans nos vies.

 

Des fêtes bibliques sont supprimées, comme la fête des trompettes ce qui atteste que nous sommes dans l’attente du retour de Jésus. La fête des trompettes dérange Constantin car il voit dans la personne de Jésus, Roi des rois un sérieux concurrent.

 

- Il introduit la doctrine des Nicolaïtes que Jésus dénonce dans la lettre adressée à l’Eglise de Pergame : De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc ; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche.

                          Apocalypse 2 : 15 et 16

Dans sa première lettre destinée à l’Eglise d’Ephèse Jésus, parle d’œuvres des Nicolaïtes : Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi.              Apocalypse 2 : 6

Nicolaïte signifie : destructeur du peuple, qui domine sur le peuple ou victorieux du peuple.

Ces œuvres qui n’ont pas été déracinées,  deviennent une doctrine que nous devons haïr. Une des œuvres de cette doctrine après le concile, lors de la célébration de la sainte Cène, est que les fidèles n’ont plus accès à la coupe. Cela devient un privilège réservé aux prêtres.

 

La pollution spirituelle

 

Les médias nous parlent beaucoup, à juste titre, des pollutions des rivières ou des fleuves, provoquées, par des produits radioactifs, ou  d’autres produits toxiques. Les dégâts sont souvent considérables : Les poissons meurent, l’eau devient impropre à tout usage. Nous en trouvons un exemple dans l’actualité avec les boues rouges qui détruisent la faune et la flore dans une partie de la mer Méditerranée. Nous en donnons un exemple plus récent, celui de l’incendie de Lubrizol à Rouen dont nous en mesurons toutes les conséquences.

 

Il existe des pollutions spirituelles, bien plus graves que les pollutions naturelles, qui  sont à éradiquer. Elles mettent en danger de mort spirituelle ou éternelle, la vie de beaucoup de personnes.

Jésus nous dit, que ceux qui croiront en lui des fleuves d’eau vive couleront de son sein.

Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.   Jean 7 : 37 à 39 

 

La « conversion » de l’empereur Constantin est venue souiller, dénaturer, frelater ces fleuves d’eau vive.

A cette époque où l'Empereur Constantin se convertit au christianisme, il apporte une eau trouble, empoisonnée. Il fit du christianisme, en quelque sorte, une religion d'Etat où s'unissent la religion et la politique. Constantin, tout en embrassant le christianisme, servait d'autres dieux, dont le dieu Soleil : Sol Invictus (en latin) ou  Soleil Invaincu. Il s'agit d’un mariage, d’une alliance occulte, entre le christianisme, la politique et les cultes offerts aux autres dieux sous le règne de Constantin et que lui-même adore.

 

 Constantin accorde la liberté religieuse pour toute religion. Le mariage entre le christianisme  et la politique marque le début d'une lente décomposition spirituelle et morale de l'Eglise. La présence du Saint-Esprit avec la puissance et la gloire se retire. La nouvelle naissance sans laquelle personne ne verra ou n’entrera dans le royaume de Dieu n’est plus enseignée. Les responsables recherchent le pouvoir. L'Eglise s'enfonce dans les ténèbres par l'acceptation de doctrines erronées. C'est ainsi que sont entrées et pratiquées notamment deux doctrines dénoncées par Jésus.

 

- La doctrine des Nicolaïtes que Jésus dénonce dans la lettre adressée à l’église de Pergame :

De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc ; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche.                   Apocalypse 2 : 15 et 16

La doctrine des Nicolaïtes, enseigne, qu’il existe deux catégories ou deux classes  de croyants : les prêtres et les fidèles. La catégorie des prêtres domine sur les fidèles.

Jésus avait alerté l’Eglise d’Ephèse par ses paroles.

- L’arianisme qui tire son nom d’Arius, un théologien qui vivait au début du quatrième siècle. L’un des premiers et des plus importants sujets débattus parmi les premiers chrétiens fut celui de Jésus-Christ. Était-il vraiment Dieu en chair ou Jésus était-il un être créé ? Jésus était-il Dieu ou était-il « comme Dieu » ? Arius maintenait que Jésus avait été le premier acte de création de Dieu et qu’il était la gloire couronnée de toute la création. L’arianisme représente par conséquent l’opinion que Jésus fut un être créé avec des attributs divins, mais sans être pour autant d’essence divine, ni divin lui-même.

Au cours du concile de Nicée, la question de l’arianisme semble réglée, la doctrine écartée.  Mais l’empereur Constantin est plus préoccupé par sa popularité et l’unité du peuple que par la pureté du message de l’Evangile. Il réhabilite Arius et les ariens et répond par la répression envers ceux qui s’y opposent. Athanase, l’évêque d’Alexandrie est même exilé à Trèves. L’histoire rapporte que Constantin aurait été baptisé, sur son lit de mort, par un évêque arien.

Cette doctrine existe toujours aujourd’hui, nous la retrouvons notamment chez les Témoins de Jéhovah et les Mormons.

N'oublions pas que nous aussi le champ de Dieu où le diable va chercher à semer son ivraie. Alors restons éveillé et dans la prière.

 

Publié dans Identité en Jésus

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