La pédagogie de Jésus avec l’église de Laodicée

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu : Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant !  Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

17  Parce que tu dis, Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.                                                    Apocalypse 3 : 14-19

 

Avant de châtier, Jésus expose d’abord la situation de cette église.

Il donne  la solution à chacun des problèmes de cette église.

Jésus reprend et châtie ou corrige ceux qu’il aime.

Jésus ordonne à cette église d’avoir du zèle, sous la forme d’un impératif : Aie du zèle.

C’est seulement après ces préalables pédagogiques, que Jésus ordonne à cette Eglise de se repentir.

 

« Je reprends et corrige ceux que j’aime. »

 

Reprendre signifie : Augmenter de nouveau, ou aider à augmenter, à remonter après un échec, aider à repartir, à grandir. Reprendre une œuvre ratée.

Nous avons un exemple dans le livre de Jérémie, avec le potier et l’argile :

La parole fut adressée à Jérémie de la part de l’Eternel, en ces mots :

Lève-toi, et descends dans la maison du potier ; Là, je te ferai entendre mes paroles.

Je descendis dans la maison du potier, Et voici, il travaillait sur un tour.

Le vase qu’il faisait ne réussit pas, Comme il arrive à l’argile dans la main du potier ; Il en refit un autre vase, Tel qu’il trouva bon de le faire. Et la parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

Ne puis–je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, Ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël !

Jérémie 18:1-6

A la place de « maison d’Israël », mettons notre prénom à chacun d’entre nous.

Comme les satellites, tous un jour ou l’autre nous risquons de sortir de la bonne trajectoire. Ce n’est pas toujours plaisant de se l’entendre dire. Le satellite accepte de revenir dans la bonne trajectoire, par la correction, sans broncher. Mais il n’en éprouve pas de joie.

Nous, nous avons été créés libres de recevoir la correction, quand nous nous égarons. Etre repris provoque de la tristesse. Mais Dieu nous laisse libre d’accepter ou pas cette correction, car la responsabilité nous appartient de l’appliquer dans nos vies. Ainsi nous en éprouverons de la joie, après la tristesse. Souvenons-nous que Jésus ne reprend que ceux qu’il aime, ceux qui l’ont choisi comme Sauveur et Seigneur de leur vie, ceux et celles qui se reconnaissent comme fils et filles du Père.

Mais retenons bien que la tristesse provoquée a un but bien précis, nous amener à la repentance. Regardons ce que dit l’apôtre Paul qui vient d’adresser une lettre de correction à l’Eglise de Corinthe.

Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m’en repens pas. Et, si je m’en suis repenti -- car je vois que cette lettre vous a attristés, bien que momentanément.

Je m’en réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.

En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

2 Corinthiens 7:8-10

L’apôtre Paul le dit lui-même, ce n’est jamais agréable de reprendre une personne que l’on aime : J’ai moi-même été attristé, mais quand nous voyons le fruit produit, nous nous réjouissons.

Le livre des Hébreux nous donne des précisions sur l’identité des personnes que le Père châtie:

« Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. »

Mais dans le domaine naturel, un bon père, un bon enseignant, un bon entraîneur sportif, reprend. Apprécier une personne, c’est le contraire d’être indifférent. Par conséquent, quelque soit son niveau, son âge, ses aptitudes, l’aider à progresser est un acte essentiel de la relation que l’on peut entretenir avec elle. Le châtiment dans le but de réorienter dans une bonne direction, est un acte d’amour. A ne pas confondre  avec la punition, dont le seul but est la correction.

 

Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.  Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.   Hébreux 12:6-10

 

Dans ce passage, le mot fils qui est employé en grec est « huios ». Il a plusieurs significations, mais avant tout il désigne des fils responsables et non des " teknon » c'est-à-dire des enfants sous tutelle.

« Huios » désigne  ceux qui sont nés de nouveau, ceux que Dieu estime comme ses fils, qu’il aime, protège et bénit par-dessus tout ; ceux dont Dieu modèle le- caractère, par des châtiments, comme un père aimant; ceux qui vénèrent Dieu comme leur père, les pieux adorateurs de Dieu, qui dans leur caractère veulent lui ressembler, ceux qui sont gouvernés par le Saint-Esprit.

L’Eglise de Laodicée a perdu tout cela à cause de la tiédeur. Le même danger nous guette si nous ne nous tenons pas en éveil.

La repentance doit porter des fruits dans nos vies, dans la vie de cette Eglise.

Afin que la repentance porte ses fruits, il faut d’abord instruire, voilà les principes de Jésus.

 

 Quels sont ces fruits de la repentance, tant désirés par Dieu dans nos vies ?

 

La sainteté :

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. 

                   Romains 6:22

La justice :

Remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu.  

             Philippiens 1:11

Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix.

                           Jacques 3:18

La sagesse :

La sagesse d’en-haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité et d'hypocrisie.   Jacques 3:17

Le fruit de l'esprit : 

Mais le fruit de l'Esprit c'est : l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.

                                Galates 5:22

Les bonnes œuvres :

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

                           Ephésiens 2:10

Il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres pour subvenir aux besoins pressants, afin qu'ils ne soient pas sans porter des fruits.

                                    Tite 3:14

Le fruit des lèvres

Par lui offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange c'est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. 

                           Hébreux 13:15

Toutes nos paroles portent du fruit : bon ou mauvais.

Pour voir le fruit il nous faut travailler dans nos vies, en nous tenant sur la voie de la repentance.

 

La tiédeur nous amène à accepter des compromis avec la parole de Dieu. Insidieusement, la tiédeur inocule de fausses doctrines, le levain de l’hypocrisie, dans nos vies :

Sur ces entrefaites, les gens s’étant rassemblés par milliers, au point de s’écraser les uns les autres, Jésus se mit à dire à ses disciples : Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie.         Luc 12:1

En grec, levain se dit « dzoo’may » ce qui signifie : corruption morale et mentale enracinée, dans sa tendance à infecter les autres. Par une influence pernicieuse « un peu de levain suffit pour faire lever toute la pâte »

Le péché, la tiédeur, agissent comme du levain par les faux enseignements :

 

Jésus leur dit : Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens. Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens. 

                  Matthieu 16:6 et 12

 

La tiédeur agit comme un manteau qui nous enveloppe, nous endort dans un faux confort, cela n’a rien à voir avec le repos de Dieu. Elle nous enveloppe dans une fausse sécurité, dans une fausse assurance.

Elle nous donne la sensation de paix, mais c’est une fausse paix, dans laquelle nous nous installons. Elle nous fait perdre la notion de combat ou du désir de croître, de nous édifier.

Elle nous met en état d’hibernation, d’engourdissement, de torpeur spirituelle. Pensons aux marmottes, pendant la période de l’hiver, dont la température du corps baisse pour consommer le minimum d’énergie. La tiédeur nous rend comme des marmottes spirituelles.

La tiédeur nous enferme dans un aveuglement sur nous-mêmes :

 

Parce que tu dis, Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. 

                      Apocalypse 3:17

 

Retenons bien les adjectifs employés par Jésus : Malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu.

Remarquons bien la progression de la chute, de la décadence. C’est comme un escalier que l’on descend, et qui nous entraîne, pour terminer, dans la nudité.

 

Pourquoi Jésus insiste-t-il sur ces quatre points ?

 

« Parce que tu ne le sais pas, alors que tu te crois riche. »

 

Arrêtons-nous et cherchons la signification de ces quatre adjectifs :

-Malheureux, dans le contexte, signifie : Se rendre soi-même indigent spirituel, insensé spirituel, être dans l’affliction ou endurer des peines et des malheurs à cause de nos choix de vie spirituels.

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-Misérable, signifie : Etre dans un état spirituel pitoyable, vivre en dehors de la bonté de Dieu, de sa miséricorde, ignorer ou négliger le salut par grâce offert par le sacrifice de Jésus à la croix.

 

-Pauvre, signifie : Etre privé des vertus chrétiennes et des richesses éternelles, perdre son pouvoir et son autorité de fils ou filles de Dieu, par la mort spirituelle.

Tomber sous le jugement et la condamnation par négligence, indifférence, avoir une vie en ruine. Ne dit-on pas : Sa vie est une véritable ruine?

 

-Aveugle, signifie : Etre gonflé d’orgueil, d’arrogance ou de vanité, être devenu insensé ou stupide sur le plan spirituel.

 

- Nu, signifie : Être sans défense, être dépouillé comme un lapin à qui on a enlevé sa peau, son moyen de protection. Ici, nu nous parle de la nudité de l’âme, de l’esprit. Nu, nous rappelle la gloire perdue par Adam et Eve après leur désobéissance, dans le jardin d’Eden.

Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus.

                                                                                                                 Genèse 3 : 7a

Nous retrouvons la nudité au nombre des malédictions suivantes :

 

Tu serviras au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses, tes ennemis que l’Eternel enverra contre toi. Il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu’à ce qu’il t’ait détruit.                    Deutéronome 28:48

 

A plusieurs reprises, la Bible nous demande d’être trouvés vêtus et non pas nus.

Jésus a connu la nudité sur la croix, où il a porté la nôtre. Ne l’oublions jamais.

La tiédeur efface, méprise cette œuvre de Jésus. Jésus nous offre la capacité de sortir de cet état de : Malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. Jésus a vaincu toutes ces situations, ainsi que toutes malédictions qui en résultent, en se laissant pendre au bois  «  Car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. » La délivrance, la guérison se tiennent dans cette proclamation de Jésus sur la croix, avant de rendre son esprit « Tout est accompli » Beaucoup de chrétiens l’ignorent et continuent de demander ou d’implorer pour recevoir ce qui est déjà acquis depuis deux mille ans.

C’est vrai, le Père aime que ses enfants lui demandent, car le Père nous donnera pour que nous ayons de la joie à recevoir.

Mais nous savons qu’un chrétien ignorant ou non instruit du « tout est accompli » sera facilement la proie de la tromperie ou des mensonges de Satan.

 

Le voleur ne vient que pour voler, abattre et détruire ; moi, je suis venu pour qu’ils aient la vie et l’aient en abondance.            Jean 10:10

La tiédeur cherche à escamoter la croix, à nous faire passer à côté de la croix ou à nous en détourner, nous entraînant dans la désobéissance.

Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. 

                                    Luc 14:27

Les chrétiens de cette église de Laodicée ont abandonné cette réalité. Ils ont oublié la croix dans leur vie et dans leur assemblée.

 

Qu’en est –il dans nos vies ?

 

Jésus a subi cette tentation, mais il ne s’est pas laissé piéger : Le diable l’emmena encore sur une montagne très haute, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai tout cela si tu tombes à mes pieds pour te prosterner devant moi.

Jésus lui dit : Va–t’en, Satan ! Car il est écrit : C’est devant le Seigneur, ton Dieu, que tu te prosterneras, et c’est à lui seul que tu rendras un culte.

                        Matthieu 4:8-10

Le diable est un menteur. Jésus sait que le Père lui a promis les nations, mais pour que cela s’accomplisse, il doit passer par la croix. C’est le but même de sa venue sur terre, dans un corps d’homme : Mourir sur une croix. Le diable lui propose les nations et leur gloire sans la croix, c'est-à-dire tout, tout de suite. A une condition, bien sûr : L’adorer

Cependant Jésus ne s’est pas laissé prendre dans ce piège, et pourtant l’appât était bien choisi. Mais Jésus connait  bien cette promesse:

 

Je publierai le décret ; L’Eternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Les extrémités de la terre pour possession.

Tu les briseras avec un sceptre de fer. Comme une poterie tu les mettras en pièces. Embrassez le fils, de peur qu’il ne se mette en colère et que vous ne disparaissiez en chemin ; car sa colère s’enflamme vite. Heureux tous ceux qui trouvent en lui un abri !                                                                  Psaume 2:7-9 et 12

 

 

 

 

 

 

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