Jésus est venu nous révéler le Père afin que nous le connaissions

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Certains se poseront la question pourquoi le Père désire-t-il que nous le connaissions sans voile ? Il y a plusieurs réponses.

Cela correspond à une des missions que Jésus est venu accomplir sur terre : nous réconcilier avec le Père dont nous étions devenus ennemis à cause de nos péchés, nos rébellions. C’est lui-même, après sa résurrection, qui retourne vers le Père pour offrir son sang afin d’obtenir le pardon de nos péchés : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.                  Jean 20 : 17b

Jésus est venu nous montrer le Père.  Philippe  lui dit : « Montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Celui que me voit, voit le Père. »   

Le voile du temple nous fermait l’accès au lieu très saint, là où se tenait la présence du Père. Il  nous interdisait tout recours auprès du Père et s’est déchiré lorsque Jésus,  sur la croix, a crié : Tout est accompli. Maintenant nous avons un libre accès au trône de la grâce, là où se tient le Père, sans voile, à condition de le connaître.

Le voile déchiré nous montre que Dieu ne se tient plus derrière un voile, ni dans un temple de pierres.

Le Père a préparé des œuvres pour chacun d’entre nous qui seront utiles pour la libération et l’avancée de son royaume afin que nous les accomplissions. A condition de nous être réconciliés, ou de faire la paix avec lui en acceptant le sacrifice de Jésus sur la croix.

Mieux nous connaîtrons le Père, plus nous vivrons dans sa lumière, dans son amour. Le bénéfice que nous en tirerons nous permettra de discerner plus facilement les ruses de guerre de l’ennemi.

Dans le chapitre deux, nous avons dit que nous adorons celui que nous connaissons ou celui que nous craignons, c’est ainsi que nous devenons semblables à celui que nous adorons. Alors posons-nous une autre question : sommes-nous dans la situation de la Samaritaine, à qui Jésus adresse cette remarque : « Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ».

Afin de connaître le Père, il est indispensable de vivre en alliance avec lui ou plutôt d’entrer dans l’alliance conclue entre lui et Jésus. Elle est scellée par le sang de ce dernier.

Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là, les adorateurs que le Père demande.                             Jean 4 : 21 à 23

Dans ces trois versets, le verbe connaître apparaît deux fois ; deux fois Jésus parle d’adorer le Père, ensuite il précise en esprit et en vérité.

En esprit : Désigne une adoration qui vient d’un cœur bien disposé, contrit et non d’un formalisme religieux. C’est le reproche que Jésus adresse aux pharisiens.

En vérité : elle dénonce par exemple une adoration adressée du bout des lèvres : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est très éloigné de moi.

                                                                                                                     Matthieu 15 : 8

 

Quand Jésus parle d’adorer le Père

 

Il se situe en qualité de Fils qui connaît très bien le Père. Même disons qu’il connaît intimement le Père puisqu’il dit de lui-même : le Père est en moi et je suis dans le Père. D’autre part, Jésus a passé des millions d’années auprès du Père avant de venir sur terre. Même sur terre Jésus continue de rechercher la présence du Père, de vivre en intimité avec lui.

Nous en tirons l’enseignement suivant : afin de le connaître il est nécessaire d’avoir une grande intimité, pleine de respect et même chérir le Père en qualité de fils ou de fille.

Connaître, dans ces versets, se dit « eido » en grec. Il s’agit d’une connaissance du cœur, de l’esprit et non d’une connaissance intellectuelle. Nous retrouvons l’équivalent en Hébreu avec le mot « yada ». Ce mot, nous le trouvons au début de la Bible : Adam connut (yada) Eve, sa femme, elle conçut et enfanta.

Afin de vivre la qualité de cette relation intime, amoureuse nous avons besoin du Saint-Esprit. Il met l’amour du Père dans nos cœurs, atteste et nous donne l’assurance que nous sommes devenus fils ou fille adoptive du Père. La connaissance du Père et notre réponse à son invitation de le servir évolueront en fonction de notre maturité de fils et de fille. A cet effet, en grec, la Bible emploie deux mots : « teknon » et « huios » dont voici la signification de l’un et de l’autre.

Teknon : Que vous en semble ? Un homme avait deux fils (teknon) ; et, s’adressant au premier, il dit : Mon enfant (teknon), va travailler aujourd’hui dans ma vigne. Il répondit : Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. S’adressant à l’autre, il dit la même chose. Et ce fils (teknon) répondit : Je veux bien, seigneur. Et il n’y alla pas.                                             Matthieu 21 : 28 à 30

Nous remarquons que leur obéissance n’est pas spontanée et même il leur arrive  d’oublier ou de se rétracter. Nous reconnaissons l’attitude  des chrétiens non matures, à qui nous demandons des services, ils vous répondent : « Je n'ai pas envie, demande plutôt à un tel », ou « Pourquoi moi ? ». D’autres disent : « D'accord j'irai, mais ils oublient. »

Huios, ce mot désigne le fils mature où celui qui est gouverné par le Saint-Esprit.

Car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu son fils «huios

                                                                                                                      Romains 8 : 14

Les « huios » nous les trouvons dans le quatrième terrain de la parabole du semeur.

D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre, ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante et un pour cent.

                                                                                                                            Marc 4 :20 

« Huios » ce terme est utilisé pour désigner ceux qui sont nés de nouveau. : car ils ne pourront plus mourir, parce qu'ils sont semblables aux anges, et qu'ils seront fils « huios » de Dieu, étant fils « huios » de la résurrection.

                                                                                                                            Luc 20 : 36

Huios désigne également : ceux qui adorent Dieu comme leur Père, et qui dans leur vie,  dans leur caractère veulent lui ressembler. Ils ont la même confiance joyeuse en Dieu que des enfants dans leurs parents. Ceux qui se reconnaissent comme héritiers ou cohéritiers de Christ. Ils savent et croient que cet héritage leur est donné par grâce. Ils ne sont plus sous la tutelle de la loi. La foi est devenue la clé de leur héritage.

 

 Jésus cite la parabole d’un père qui avait deux fils

Bien qu’habitant dans sa maison nous remarquons rapidement que ni l’un ni l’autre n’ont de relation filiale avec leur père. Contrairement à Jésus aucun d’eux ne se préoccupe des affaires du Père. Nous allons constater qu’ils sont logés dans la maison du père, mais ils ne partagent aucun intérêt commun. Aucun des deux ne vit en alliance avec le père.

Il dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.                                                                                                                                                Luc 15 : 11 à 13

Le père leur partagea son bien : que représente son bien pour nous ? Les dons et les talents qu’il nous affecte, ses révélations, son intimité, le pardon, les œuvres qu’il a préparées pour chacun de ses fils et filles. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il se mit en colère et ne voulut pas entrer. Son père sortit et le pria d’entrer.  Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

                                                                                                             Luc 15 :25 : 28 et 29

 

Suis-je comme un fils aîné ou un fils prodigue ?

 

N’oublions pas que l'auteur de cette parabole, n’est autre que Jésus lui-même :

Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.                                                                                                 Luc 10 - 22

Avec ces paroles, Jésus, nous révèle que cette parabole lui vient du cœur du Père ou lui est révélée par le Père. Oui le Père veut se révéler à nous, comme il se révélait à Jésus. Avec cette parabole il veut nous donner de découvrir l’état de notre cœur. Notre histoire se lit soit dans la vie du fils prodigue ou bien dans celle du fils aîné. C’est pourquoi le Père nous a envoyé un modèle de fils parfait: Jésus

Il désire ardemment que nous le connaissions sans voile, sans ambiguïté. Non pas à travers la religion, mais par la bouche de ceux qui ont une relation authentique avec lui. A cet effet personne n’est mieux placé que Jésus. Aujourd’hui Jésus vit en nous et nous sommes en lui. Alors toute la connaissance, l’intimité qu’a Jésus avec le Père est pour nous. Cela est compris dans le « Tout est accompli » de la croix, et dans la nouvelle alliance dont nous sommes bénéficiaires, si nous le croyons.

Le Père que nous présente Jésus dans cette parabole est extraordinaire. Il n'a rien à voir avec la représentation de Bouddha où les autres dieux statiques qui nous sont présentés en images.

Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu le fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.                                                                       Jean 1 : 18

 

Maintenant regardons l'attitude du père qui donne le pardon, la rédemption, la vie là où il y avait la mort. Le père va recevoir son jeune fils sans aucune dureté, sans aucun reproche, seulement en ouvrant ses bras. Dans son étreinte il communique sa vie à  son fils. Mais uniquement avec bonté, en manifestant ses entrailles de miséricorde, non pas d'une manière statique, mais dans un élan d'amour, d'embrassades, de baisers et d'actions qui vont provoquer ou se terminer par une fête joyeuse.

Dans son comportement silencieux le père va parcourir la plus grande partie de la distance que le fils avait mise entre eux. Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

 

Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion. Il courut se jeter à son cou et l’embrassa.  Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.  Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et revêtez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.  Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; Car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.                                                           Luc 15 : 20 à 24

 

 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa.

Ce verset est très riche, nous relevons huit verbes. Trois concernent le fils, et cinq nous montrent le comportement du Père lors du retour de son fils.

 

Les deux plus importants concernant le fils sont « et il se leva » « et alla vers son père ».

Dans la Bible, le fait de se lever, manifeste  la résurrection. « Il se leva » signifie qu'il décide de sortir de la mort, de son tombeau où l'a conduit son choix de vie, pour retourner vers la source de la vie : Le père.

En voici un autre exemple qui vient le confirmer : Il leur dit : Retirez-vous ; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.  Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.                                                                         Matthieu 9 : 24 et 25

« Et alla vers son père » ce verbe nous montre que ce jeune fils n'est pas resté statique. Il s'est mis en mouvement pour accomplir la décision qu'il avait prise : ne pas mourir de faim et retourner là où il avait connu la provision, chez son père.

Maintenant regardons les verbes qui mettent en action le père :

 

« Son père le vit » pour bien comprendre le sens de ce verbe, il est souvent utile de chercher dans la Bible l'endroit et les circonstances où il a été employé la première fois : Dieu vit tout ce qui avait fait et voici, cela était très bon. Dieu s'arrête pour contempler ses œuvres et il vit qu’elles étaient très bonnes.                                                                                                        Genèse 1 : 31a

Dieu n'a pas changé son regard, même si sa création a été avilie par le péché. Il a créé l'homme à son image et à sa ressemblance. Nous comprenons pourquoi Dieu le vit très bon. Bien sûr l’homme  a désobéi à Dieu et l'image de Dieu a été détruite en lui. Mais à travers l'œuvre de rachat de Jésus, Dieu regarde au travers du sang de son Fils. Il voit au-delà des circonstances, des situations difficiles dans lesquelles nous nous mettons. Nous en avons la preuve par ce passage de ce verset : il sait que son amour est plus fort que la mort. Voilà ce que le père voit dans son jeune fils qui revient vers lui, c'est-à-dire vers la vie. Son amour, sa compassion, ses entrailles de miséricorde qui s’émeuvent vont triompher de l'état piteux dans lequel revient son fils. Nous constatons que ses entrailles qui s’émeuvent le poussent à se mettre en action : Il court, il se jette à son cou, et il l’embrasse.

 

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