Leurs yeux s’ouvrirent… Adam et Eve avaient-ils été créés aveugles ?

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus.             Genèse 3 : 7

Dieu les avait-il crée aveugles ?

 

 Non bien- sûr, ici, la Bible parle  de leurs yeux spirituels.

Leurs yeux se sont ouverts effectivement selon la promesse du serpent c'est-à-dire Satan, non pas sur le royaume de la lumière ou le royaume de Dieu. Ils y  étaient déjà et le voyaient.

 Car le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ne pouvait rien leur procurer du royaume de Dieu. Dieu leur avait tout donné.

Leurs yeux se sont ouverts effectivement sur un  monde spirituel qu'ils ne connaissaient pas : Le monde spirituel des ténèbres.  Ils s’y sont engagés et ont goûté à des expériences malheureuses. C'est de cela que Dieu voulait les préserver.

 Ce monde des ténèbres, c’est celui dans lequel s'engagent tous ceux qui consultent les voyants, pratiquent la sorcellerie ou consultent les guérisseurs ou ceux qui évoquent les morts, les magiciens ; tous ceux qui vivent dans un état de rébellion contre Dieu et ceux qui cherchent du secours dans le royaume des ténèbres.

 

Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu.

                              Deutéronome 18 : 10- 11 et 13

 

Que s'est-il passé au cours de cette expérience ?

 

La nature de Dieu qui leur donnait leur identité, les a quittés, ils ont perdu l'identité de Dieu, l’ADN de Dieu en perdant sa nature. A la place, ils ont reçu une nouvelle nature, la nature et l’ADN de celui qui les a dominés, trompés, séduits, celle du père du mensonge : Une nature des ténèbres, de mort, puisque la mort est entrée en eux, une nature hostile à Dieu, de rébellion, d’indépendance, le désir d’autonomie face à Dieu. Le désir d’être semblable à Dieu selon la promesse du serpent.

 

 Cette nouvelle nature leur a donné une nouvelle identité : fils des ténèbres ou fils de la rébellion. Cette nouvelle identité leur a donné un nouveau nom car à chaque identité un nom est attaché.

Leur nouveau nom, le voici : pécheur, fils de la rébellion, c'est-à-dire ceux qui pèchent et qui transmettent leur nature de pécheur à leurs descendants. Ceux qui se révoltent ou se rebellent contre Dieu.

Autre conséquence : La mort est entrée en eux, d'abord au niveau de l’esprit pour gagner l’âme et le corps. Cette séparation de Dieu ou mort spirituelle les a conduit et  nous conduit à la mort physique.

 Ils sont devenus apatrides, orphelins, vagabonds puisqu’ils ont été chassés du jardin d’Eden. La présence de Dieu les a quittés.

 

 Nous avons été créés en trois parties : un esprit, une âme et un corps.

 

Notre esprit, de la même nature que Dieu, nous permet d’entrer en relation avec Lui, et c’est là que se tient la présence de Dieu dans nos vies.

 

 Notre âme est le siège de notre personnalité. C’est là que se trouve notre volonté, nos  émotions,  notre intelligence, nos pensées. L’âme  nous donne ainsi la possibilité de rentrer en relation avec nos semblables.

 

Notre corps ou la partie visible de notre être, avec les sens, représente l’enveloppe ou la maison de notre esprit et de nôtre âme et nous donne la possibilité de toucher le monde physique, d’exprimer de la tendresse.

 

Lors de la désobéissance d’Adam et Eve, la présence de Dieu s’est retirée. Leur esprit est devenu vide, sans vie. Dieu avait donné à notre esprit le rôle de locomotive à nôtre être. Dans un train, c’est de la locomotive qu’émane la puissance. Dans ce train, nôtre âme et notre corps tiennent le rôle de wagon. Notons que dans un wagon il n’y a pas de puissance. Le wagon sans la locomotive reste immobile. C’est pourquoi, nous sommes maintenant si souvent gouvernés par nos sens, nos émotions. Nous nous dirigeons comme un bateau sans gouvernail, sans boussole, sans capitaine.

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie.          Esaïe 53 : 6a

Ils ont changé de père, ils sont devenus fils et fille de celui que Jésus appelle : le père du mensonge, celui qui a été meurtrier dès le commencement, celui en qui il n’y a pas de vérité. Ils ont reçu sa nature, la nature de Satan lui-même, le rebelle contre Dieu, l’adversaire de Dieu. Celui qui a voulu se faire Dieu en cherchant à s’élever au-dessus du trône de Dieu, lui la créature de Dieu.

 

Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au–dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut.         Esaïe 14 : 13 et 14

 

C'est la situation dans laquelle nous naissons tous.  Adam et Ève n’avaient plus la possibilité de transmettre à leurs descendants que leur ressemblance et leur image à savoir leur nouvelle nature déchue et non plus celle de Dieu, celle que Dieu leur avait donnée : Son image et Sa ressemblance.

 C'est pourquoi Jésus dit aux pharisiens : Vous avez pour père le diable. C'est également vrai lorsque nous naissons. De nos parents, nous ne recevons plus que la vie physique, c'est-à-dire la nature adamique, celle héritée d’Adam. Leur nature déchue, pécheresse devient la nôtre.

 

Quand Adam et Eve ont perdu la nature de Dieu, Sa présence, la communion, la gloire de Dieu qui les revêtait les a quitté; ils sont devenus nus. Pour parer à cette situation, ils se sont cousus des feuilles de figuier pour s’en faire des ceintures. Les feuilles représentent nos œuvres charnelles ou des tentatives de rafistolages pour nous donner bonne conscience, ou faire taire notre conscience qui nous accuse.

 

Devenir nu signifie : être dépouillé comme un lapin à qui la peau on enlève après sa mort. De même Adam et Eve ont perdu la vie de Dieu, et ont été dépouillés de sa gloire et de sa protection.

Dépouiller signifie : enlever une peau d’un agneau par exemple, se retrouver nu … dénudé… se retrouver sans protection…sans identité, ayant perdu toute apparence de son origine.

Voici un exemple de dépouillement dû au péché de rébellion que  relate la Bible. Il s’agit du roi Saül.

 L’Eternel te dépouille de la royauté et la donne à un autre. Privé des directives de Dieu, Saül mourra.                                       1 Samuel 15 : 23

 

Quand il n’y a plus la gloire, la présence aimante du Père disparaît. C’est le plus grand dépouillement que puisse connaître un être humain : avoir expérimenté la gloire de Dieu, en être revêtu comme d’un manteau et en être dépouillé tel l’agneau de sa peau. Adam et Eve sont devenus comme une ville fortifiée dont la muraille a été retirée ou abattue, elle n’a plus de protection. La comparaison est valable pour nous et nous concerne.

 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.                                                  Romains 3-23

 

Dieu, dans sa bonté et sa miséricorde va dépouiller des animaux afin de réaliser des manteaux de peau animale pour couvrir la nudité d’Adam et Eve et les en revêtir. Ensuite, Dieu  exerce sa justice en les chassant du jardin d’Eden.

Dieu a été obligé de se détourner d’eux à cause de l’odeur de mort qu’ils dégageaient. La rébellion et la désobéissance dégagent un parfum de mort, comme celle qui régnait dans la maison de Simon le lépreux. Dieu  ne respirait plus son parfum de vie en eux. Ils sont  devenus orphelins, rejetés en quelque sorte, abandonnés, coupés de Dieu, étrangers pour l’éternité, ainsi que leurs descendants c'est-à-dire nous-mêmes.

Le sang de ces animaux qui a coulé, ouvre ainsi la voie du sang qui allait venir du ciel : Le sang de l’Agneau de Dieu  dont Dieu nous offre aujourd’hui de nous revêtir pour nous couvrir de son manteau de gloire à nouveau.

Afin de mieux comprendre notre situation par rapport à Dieu, après la désobéissance d’Adam et d’Eve et les nôtres, prenons l’exemple dans un troupeau de brebis.

Dans un troupeau de brebis, pendant la période de l’agnelage, il arrive qu’une mère se retrouve sans agneau après la mort de son petit et qu’un autre agneau se retrouve orphelin. Comment sauver cet agneau d’une mort certaine ?

La situation semble évidente : faire adopter le petit orphelin par la mère sans petit. Dans la réalité, ce n’est pas aussi simple. En effet, la mère refuse d’allaiter cet orphelin. Elle ne le connaît pas et ne le reconnaît pas : Il ne dégage pas l’odeur de son petit qui est mort.

Une mère reconnaît son petit à son odeur et refuse tout parfum qui n’est pas celui de son petit.

C’est là que l’astuce des hommes intervient  ou les soins du berger pour sauver cet agneau de la mort : Dépouiller le petit qui est mort et revêtir de cette peau l’agneau orphelin pour le présenter à la mère qui le renifle. Elle reconnaît ainsi l’odeur de son petit. Elle accepte d’allaiter l’agneau adopté. Il est ainsi sauvé de la mort et va pouvoir vivre.

 

 QUELLES REFLEXIONS EN TIRER POUR NOUS ?

Nous aussi, nous sommes devenus orphelins sur le plan spirituel. Nous avons été créés par Dieu qui nous a « mis au monde ». Comme le petit agneau, nous avons été l’objet d’une grossesse d’amour dans le cœur de Dieu qui nous a désiré chacun personnellement, afin d’avoir une relation d’amour avec lui. C’est la condition pour recevoir la vie.

La Bible nous apprend que par la désobéissance et la rébellion, nous avons été coupés de Dieu, éloignés de Dieu et chassés de Sa présence, comme les brebis qui chassent tout intrus ne leur rappelant pas l’odeur de leur petit. Nous aussi, nous avons perdu le parfum de Dieu, le parfum de son appartenance et nous en subissons toutes les conséquences.

Nous allons revenir au petit agneau orphelin. Sa destinée, sans cette adoption, c’est la mort. Il ne peut se sauver lui-même. Pour qu’il soit sauvé de la mort, il lui faut un intermédiaire ou plutôt un médiateur (le berger), entre lui et sa nouvelle mère. De même, pour notre salut, il était nécessaire qu’un agneau nous serve d’intermédiaire et meurt. Cet agneau c’est Jésus.

Nous aussi, nous sommes devenus orphelins, coupés de notre source de vie à cause du péché et destinés à la mort éternelle. En effet, les yeux de Dieu sont trop purs pour voir le péché. Le péché, en nous, l’oblige à détourner son regard de nous. Nous lui sommes devenus hostiles.

 Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux regarder l’iniquité.                Habakuk 1 : 13

Des émotions négatives, que ne connaissaient pas Adam et Eve, sont rentrées dans leur vie : la peur, la honte, la culpabilité, l’accusation, l’angoisse, la dépression, la peur de la mort, le rejet. Ils ont connu l’accusation dans leur conscience.

 La bénédiction les a quittés et ils reçurent la malédiction. C'est dans la bénédiction que se tenait leurs identités. La bénédiction se présente comme un véhicule qui transmet l’identité, elle l’enracine et l’établit. Elle la nourrit et la fortifie, elle la protège, elle la libère. Si nous perdons la bénédiction, l’identité donnée par Dieu nous quitte.

 Voilà pourquoi Dieu nous dit : Choisis la vie afin que je te bénisse. Si nous perdons sa bénédiction, la malédiction prend la place.

 

Comment sortir de cette nature pécheresse et de l'identité de pécheur, de fils de la rébellion ou des ténèbres qui en résulte ? Afin que la bénédiction de Dieu coule de nouveau dans nos vies et que nous retrouvions la nature de Dieu, la communion avec Dieu ?

 

Comment obtenir la réconciliation avec Dieu ?

 

Par nos propres efforts en essayant d’être juste ?

En accomplissant des œuvres ? Non.

 Trop souvent, nous avons recours à notre propre justice et même nous nous y réfugions même facilement. Rappelons-nous ce que nous avons dit plus haut. Le péché nous amène à la mort.

Alors posons-nous cette question : Comment un mort peut-il produire une propre justice ou des œuvres d’expiation ou de rachat ?

 Nous sommes souvent habiter par l’inconscience, l’aveuglement et l’orgueil dans nos propres vies. La propre justice n’est rien d’autre qu’un vernis que nous mettons sur un mort pour lui redonner l’apparence de la vie, mais l’intérieur reste sans vie, nauséabond. Jésus le dit aux pharisiens : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au–dehors, et qui, au–dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.  Matthieu 23:27 

 La propre justice dégage l’odeur de l’enfer, de la mort. Elle est insupportable pour Dieu et il s’en détourne. Il n’accorde pas le pardon par indulgence ou complaisance, ou simplement parce qu’il est bon ou amour.

Il en est de même pour ceux qui pensent ou cherchent à obtenir la faveur ou le pardon de Dieu par les indulgences. Dieu exerce sa justice avec miséricorde, amour, grâce, par le sang versé à la croix par Jésus. Il nous l’offre, c’est à nous de l’accepter.  

Il ne nous à jamais demandé d’indulgence, même  des indulgences achetées avec de l’argent ou des œuvres, encore moins des mortifications. Il n’y a jamais de pardon accordé sans que la justice de Dieu soit satisfaite.

Beaucoup brandissent les versets suivants pour se donner bonne conscience et s’accorder comme une dose de tranquillisants ou de somnifères :

 

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.       Jean 3 : 16 et 17

 

Mais ils omettent de placer ces versets dans leur contexte. Ils les détachent des versets suivants. Il est plus facile de croire en l’amour de Dieu sans être obligé de s’engager ou de prendre position.

Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.                        Jean 3 : 18 et 19

 

Beaucoup de personnes se méprennent tragiquement sur la bonté de Dieu. Elles ne la connaissent pas ou mal ou par des ouï-dire. Elles se disent : Dieu est bon, il a donné son Fils afin que nul ne périsse. Tout cela est vrai, mais à condition que sa justice soit satisfaite. Sa bonté n’annulera jamais sa justice.

Dieu a accompli sa part, maintenant il nous appartient d’agir selon sa volonté et de rentrer dans Son plan de  vie. Dans Son plan, Dieu nous demande de croire dans celui qu’il a envoyé, Jésus, et dans son œuvre accomplie sur la croix.

Dieu considère tous nos efforts de propre justice comme un vêtement souillé qui sent mauvais.

 Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent.                                                                 Esaie 64 : 5

Mais Dieu nous aime trop pour nous laisser dans cette situation. Oui Dieu nous aime trop pour nous laisser dans ce gâchis et dans les mains de celui qui est venu usurper, voler sa famille et détruire Sa famille. Car en créant Adam et Eve, Dieu désirait se donner une famille, une grande famille. Il n’a pas renoncé. Un des premiers objectifs de Jésus en venant sur cette terre  est de redonner cette famille à son Père.

 

 

 

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