Il S'est chargé de nos maladies et de nos douleurs

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Cependant, ce sont nos souffrances (choliy) qu’il a portées, C’est de nos douleurs (makob) qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.                                   Esaie 53 : 4 et 5

 

 Pourtant, ce sont nos maladies qu’il supportait, c’est de notre souffrance qu’il s’était chargé. Et nous, nous pensions : c’est Dieu qui le punit de cette façon, c’est Dieu qui le frappe et l’abaisse. Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

                                                                                                                      Bible le Semeur

 

Avant d'entrer dans l'étude de ce passage, nous soulignons que les mots hébreux « choliy » et « makob » ont été mal traduits par un certain nombre de versions. La version Segond les traduit par : “souffrances” (mauvaise traduction), et “douleurs” (bonne traduction). Tous ceux qui ont pris le temps d'examiner le texte originel ont pu constater, et cela a été reconnu d'une manière universelle, que ces deux mots signifient respectivement “maladies” et “douleurs.” C'est ainsi qu'ils ont été traduits dans tout le reste de l'Ancien Testament. Le mot choliy est traduit par “maladie”. En voici deux exemples dans Deutéronome 7 : 15 : L’Eternel éloignera de toi toute maladie (choliy) ; il ne t’enverra aucune de ces mauvaises maladies d’Egypte qui te sont connues, mais il en frappera tous ceux qui te haïssent.

1 Rois 17 : 17 : Après ces choses, le fils de la femme, maîtresse de la maison, devint malade, et sa maladie (choliy) fut si violente qu’il ne resta plus en lui de respiration.

Le mot makob est traduit par “douleur” dans Job 33 : 19 : Par la douleur (makob) aussi l’homme est repris sur sa couche, Quand une lutte continue vient agiter ses os.

Par conséquent, ce que le prophète dit, dans Esaïe 53 : 4, est : “Il s'est certainement chargé de nos maladies et a porté sur lui nos douleurs.” Mais le meilleur exemple nous en est encore Matthieu 8 : 16 :17 : Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies.

 

Un exemple inspiré

C'est Matthieu 8 : 16 : 17 qui prouve le mieux que Esaïe 53 : 4 ne parle pas de maladie de l'âme, et que les mots traduits par “maladie” et “douleur” ne concernent nullement des problèmes spirituels, mais des maladies physiques. Par conséquent, il faut traduire littéralement le mot choliy par “maladie” dans Esaïe. C'est le même Saint-Esprit qui a inspiré ce verset et qui le cite dans Matthieu, pour démontrer la volonté de Christ d'employer Sa puissance pour guérir les corps. Le fait de choisir toute autre interprétation revient à accuser le Saint-Esprit d'avoir fait une faute en citant Sa propre prophétie.

verset 4. Mais ce ne sont que nos maladies qu'il a porté lui-même, et nos douleurs dont il s'est chargé...

Il ôte notre fardeau et le porte au Calvaire

Au verset 4, le mot traduit par le verbe “porter” (nasa en hébreu), signifie soulever, porter au loin, emporter à une longue distance. C'est un mot du vocabulaire Lévitique, qui est utilisé à propos du bouc émissaire, qui portait au loin, sur lui, les péchés du peuple. Lévitique 16 : 22 :Le bouc emportera (nasa) sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée, il sera chassé dans le désert”

 De la même manière, Jésus a emporté sur Lui mes péchés et mes maladies “hors du camp”, jusqu'à la croix. Cela signifie qu'au Calvaire, le péché et la maladie sont passés de moi sur Lui, et que le salut et la guérison sont passés de Lui sur moi.

Les mots hébreux traduits au verset 4 par “porter” (nasa) et “se charger de...” (sabal) sont exactement les mêmes que ceux qui sont utilisés aux versets 11 et 12 pour décrire le caractère de substitution de l'œuvre de Christ en ce qui concerne le péché : “Il se chargera (nasa) de leurs iniquités”  et “Parce qu'il a porté (sabal) les péchés de beaucoup d'hommes”.

Ces deux mots impliquent l'idée de porter un lourd fardeau, et indiquent une substitution effective, et un enlèvement complet de la chose portée au loin.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Lorsque Jésus a porté nos péchés, nos maladies et nos douleurs, Il les a emportés au loin, et les a complètement enlevés de nos vies. Ces deux termes parlent de substitution, et indiquent que notre fardeau (maladie, douleurs et péchés) a été porté par quelqu'un d'autre.

Quel que soit le sens donné aux verbes hébreux (nasa et sabal), le même sens doit être donné dans les deux situations, c'est-à-dire pour le fait de porter nos péchés, et celui de porter nos maladies.

Modifier le sens dans une situation signifie que l'on aurait la liberté de le modifier dans l'autre.

Le Saint-Esprit nous montre que ces verbes, appliqués au péché, ont un sens strictement de substitution et expiatoire. Par conséquent, ces mêmes verbes, appliqués à la maladie, doivent avoir exactement le même sens de substitution et expiatoire.

Le fait que Jésus a pris soin de guérir toute maladie et toute infirmité est considéré par l’évangéliste Matthieu comme un accomplissement de ce qu'Esaïe avait prophétisé sur le serviteur de l’Éternel, c'est-à-dire Jésus. Cela signifie que le Seigneur Jésus ne S'est pas contenté de compatir à nos souffrances, mais qu'Il a littéralement pris sur Lui, à notre place, les souffrances et les maladies que nous aurions dû justement porter. Par conséquent, non seulement Il les a emportées au loin, mais Il les a endurées dans Sa propre personne, pour nous en décharger.

Quand quelqu'un prend sur lui les souffrances qu'un autre aurait dû porter, il ne s'agit pas seulement d'un acte de compassion, mais d'une substitution, d'un remplacement d'une personne par une autre.

Il est donc clair que le fait, pour Jésus, de se charger de nos maladies et de nos douleurs, constitue une partie intégrante de Son œuvre rédemptrice, un bienfait qui nous est donné par Son expiation à notre place. Cela fait partie de l’œuvre de Christ Crucifié.

Jésus est bien le Sauveur du corps comme Il est celui de l'esprit. Il va aussi loin que la malédiction a pénétré, pour y déverser Ses bénédictions avec abondance.

La guérison divine, par une intervention directe du Seigneur, est un bienfait réservé à tous ceux qui croient, dans tous les temps de l'histoire de l'Evangile. Cela règle la question, pour tout prédicateur, de la nécessité de prêcher la guérison divine.

Toutes les guérisons accomplies par Jésus au cours de Son ministère terrestre ont été faites en vertu de l'expiation qu'Il allait bientôt accomplir. Il en est de même pour tous les péchés qu'Il a pardonnés pendant Son ministère terrestre, car “sans effusion de sang il n'y a pas de pardon de péchés.”

 

La Parole est une semence

 

Jésus dit que la Parole est une semence. C'est une semence de la vie divine. Si nous cherchons la guérison, et si nous nous ne sommes pas convaincu, par la Parole de Dieu, que c'est la volonté de Dieu de nous guérir, c'est comme si nous tentions d'obtenir une récolte alors qu'aucune semence n'a été plantée. Il serait impossible à un fermier de croire qu'il va obtenir une récolte, tant qu'il n'est pas certain que la semence a bien été plantée.

Dieu ne veut pas que l'on obtienne une récolte sans avoir d'abord planté la semence, c'est-à-dire sans que l'on connaisse Sa volonté et qu'on agisse selon Sa volonté. Jésus a dit : “Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.” L'affranchissement de la maladie vient quand on a connu la vérité. Dieu ne fait jamais rien en dehors de Sa Parole. “Il envoya sa parole et il les guérit” (Psaume 107 : 20). Ce sont des Paroles prononcées par le Saint-Esprit. Toutes les œuvres de Dieu sont faites dans la fidélité à Ses promesses.

Si nous sommes malade, et que nous savons personnellement que c'est la volonté de Dieu de nous guérir, c'est comme si une semence était plantée dans nos pensées et notre cœur. Elle n'est pas plantée tant qu'elle n'est pas connue et reçue dans la foi.

Aucun pécheur ne peut devenir chrétien avant d'avoir su que c'est la volonté de Dieu de le sauver. C'est la Parole de Dieu, plantée, arrosée et gardée fermement dans la foi, qui guérit l'âme et le corps. Cette semence doit rester plantée, et il faut continuer à l'arroser, jusqu'à ce qu'elle produise la récolte attendue.

Si nous disons : “Je crois que le Seigneur est capable de me guérir”, sans savoir, par la Parole de Dieu, qu'Il veut me guérir personnellement, c'est comme si un fermier disait : “Je crois que Dieu est capable de me donner une récolte, sans avoir planté ni arrosé la semence.” Dieu ne peut pas sauver l'âme d'un homme sans que cet homme ait d'abord connu la volonté de Dieu dans ce domaine.

En effet, nous sommes sauvés par la foi, en faisant confiance à la volonté révélée de Dieu. La guérison, c'est le salut du corps.

Quand nous prions pour la guérison en utilisant ces paroles mortelles pour la foi : “Si c'est Ta volonté, Seigneur...”, nous ne plantons pas la semence, mais nous la détruisons. La “prière de la foi” qui guérit le malade doit suivre (et non précéder) l'introduction de la semence (la Parole), qui seule peut soutenir la foi.

Le Saint-Esprit dit de l'Evangile que c'est “une puissance de Dieu pour le salut”, dans tous ses aspects, physiques et spirituels. Tout l'Evangile est pour “toute créature” et pour “toutes les nations.” L'Evangile ne nous laisse pas dans l'incertitude, pour prier avec un “si c'est Ta volonté.”

L'Evangile nous montre quelle est la volonté de Dieu. Ces paroles du Saint-Esprit : “Il s'est chargé de nos maladies” Matthieu 8 : 17, font partie de l'Evangile, au même titre que ces paroles : “Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois” (1 Pierre 2 : 24).

Les promesses de l'Evangile, qu'elles soient pour l'esprit ou pour le corps, ne peuvent être reçues par la seule prière. La semence est impuissante tant qu'elle n'est pas plantée. Beaucoup, au lieu de dire : “Prie pour moi”, devraient d'abord dire : “Enseigne-moi la Parole de Dieu, afin que je puisse coopérer intelligemment avec Lui pour ma guérison.” Nous devons savoir quels sont les bénéfices que nous apporte la croix, avant de pouvoir nous en saisir par la foi. David dit bien : “Lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies.”psaume 103 :3

Lorsque nous avons été suffisamment éclairés, notre attitude envers la maladie devrait être la même que notre attitude envers le péché. Notre détermination à voir notre corps guéri devrait être aussi ferme que notre détermination à voir notre âme guérie. Le fait que Christ ait porté sur Lui nos péchés et nos maladies est certainement une raison valable pour Lui faire confiance maintenant pour être délivrés de ces choses. Lorsque nous nous en remettons résolument à Dieu, dans la prière, pour être pardonné de nos péchés, nous devons croire, par l'autorité de Sa Parole, que notre prière a été entendue. Nous devons faire de même lorsque nous prions pour la guérison.

Après avoir été suffisamment éclairés par les promesses de Dieu, et en croyant simplement que notre prière a été entendue, avant même que nous puissions voir la réponse, comme Jésus nous l'a commandé dans Marc 11 : 24 : C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

 Ensuite mettons en pratique Hébreux 10 : 36 à 38 : Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

 Nous pourrons  voir s'accomplir les promesses de Dieu. C'est la volonté de Dieu que chaque Chrétien mette en pratique Hébreux 6 : 11-12 : Mais nous désirons que chacun de vous montre jusqu’à la fin le même empressement en vue d’une pleine espérance, pour que vous ne soyez pas nonchalants, mais que vous imitiez ceux qui, par la foi et la patience, reçoivent l’héritage promis.

 

Seules les promesses de Dieu peuvent affermir notre foi. Les promesses de Dieu produisent leurs prodiges lorsque nous contemplons les réalités éternelles (Ses promesses, Sa fidélité, etc.), lorsque nous les pratiquons et refusons d'être troublés par les choses temporelles qui leur semblent contraires. Dieu accomplit toujours Ses promesses lorsqu'Il peut obtenir de nous une juste coopération. Il nous accepte toujours et Il œuvre toujours en notre faveur, lorsque nous observons Marc 11 : 24 et Hébreux 10 : 36 à 38. “Je le rassasierai de longs jours” est une promesse de Dieu dont nous pouvons tous nous saisir (Psaume 91 : 16). Source: FF Bosworth

 

 

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