C'est par la foi que les murailles de Jéricho se sont écroulées...

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

 C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours.                                          Hébreux 11 : 30

Nous allons illustrer ce qui suit à partir d’un match de tennis pour parler de la foi.

Quand un joueur a joué, il n'a plus rien à faire tant que l'autre personne n'a pas joué ou retourné la balle. Chacun joue à son tour. Mais nous précisons que Dieu n'est jamais un adversaire. Il est un Père qui nous voit comme des gagnants.  Ainsi, Dieu nous a d'abord accordé la guérison, comme toutes Ses autres bénédictions, et Il nous a envoyé Sa Parole. Il nous faut “jouer” avant qu'Il “joue” à nouveau. Notre part consiste à nous attendre à recevoir ce qu'Il promet au moment où nous prions, ce qui nous poussera à mettre notre foi en action, avant de pouvoir constater la guérison. Parce que la guérison est l'œuvre de Dieu, et Il ne la manifestera que quand ce sera à Son “tour” de “jouer.”

Dieu ne joue jamais quand ce n'est pas à Son “tour” de “jouer”, mais Il ne manquera jamais de jouer quand c'est à Lui de jouer ! Quand Noé a été “divinement averti des choses qu'il ne voyait pas encore”, sa part a consisté à croire que le déluge allait se produire, et à mettre sa foi en action en construisant l'arche sur la terre sèche. Ainsi, lorsque le Seigneur dit à un malade : “La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera”, celui-ci, comme Noé, est “divinement averti des choses qu'il ne voit pas encore”, et il doit faire comme Noé, c'est-à-dire croire et agir en conséquence.

Notre nature déchue est gouvernée par ce qu'elle voit, par ses sens, mais la foi n'est gouvernée que par la pure Parole de Dieu. Elle n'est rien d'autre que le fait d'attendre que Dieu fasse ce qu'Il a promis, et de considérer le Seigneur comme une Personne Honnête.

Quand nous parlons d'attente, nous ne voulons pas parler de l'espérance. Quelqu'un a dit justement : “Nous espérons ce qui peut se produire, mais nous attendons ce qui doit se produire... avec une assurance qui ferme la porte au doute et à l'échec, et qui fait preuve d'une inébranlable confiance.”

La foi n'attend jamais de voir pour croire, parce qu'elle “vient de ce que l'on entend”, des “choses que l'on ne voit pas encore”, et elle est la “démonstration des choses que l'on ne voit pas.” Il suffit à un homme de foi de savoir que Dieu a parlé. L'âme est alors dans une parfaite certitude. Un “Ainsi parle l'Eternel” suffit à tout régler. La foi n'a besoin que d'un “Il est écrit !”

La foi souffle toujours de la trompette avant que les murailles ne s'écroulent, et non après. La foi ne juge jamais d'après ce que les yeux voient, parce qu'elle est la démonstration des choses que l'on ne voit pas, mais qui sont promises. La foi s'appuie sur un terrain bien plus solide que l'évidence des sens. Elle s'appuie sur la Parole de Dieu, qui “demeure éternellement.” Nos sens peuvent nous tromper, mais la Parole de Dieu ne nous trompera jamais !

Quand une maman promet à une petite fille une robe neuve pour le samedi suivant, la foi est l'attente qui l'habite entre le moment où la promesse lui est faite, et le samedi suivant. Lorsqu'elle peut voir sa robe neuve, le samedi suivant, sa foi pour la robe disparaît. Elle n'en a plus besoin. Mais une foi vivante produit toujours les œuvres ou les actions correspondantes. C'est la foi de la petite fille qui lui fait battre des mains et dire : “Chic ! Chic ! Je vais avoir une robe neuve samedi prochain !” Elle court alors annoncer à ses copines qu'elle a eu la réponse à sa demande.

Dieu ne peut pas mentir

Jésus, devant le tombeau de Lazare, a levé les yeux au ciel, et a dit : “Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé (Jean 11 : 41). Pourtant, Lazare était encore mort. La petite fille n'a pas peur de témoigner à l'avance qu'elle va avoir une nouvelle robe. Lorsque ses copines lui demandent pourquoi elle sait qu'elle va en avoir une, elle répond avec confiance : “Mais c'est Maman qui me l'a promise !” En ce qui nous concerne, nous avons de meilleures raisons pour nous attendre à une guérison que celles de cette petite fille pour s'attendre à une robe neuve, parce que sa mère peut mourir avant le samedi suivant, mais Dieu ne peut pas mourir. Sa mère peut lui mentir, mais pas Dieu. Leur maison peut brûler avec les économies de la maman... Toute attitude de foi, tout au long de l'histoire, a toujours été une ferme certitude, produite par la seule promesse de Dieu, et suivie d'une action correspondante, avant qu'il y ait quoi que ce soit de visible pour encourager cette certitude. Tout comme pour la petite fille, entre “la promesse et le samedi suivant.”

La foi ne regarde pas aux choses visibles. Aucun déluge n'était en vue lorsque Noé bâtissait son arche. Des murailles de pierre ne s'étaient jamais écroulées au son des trompettes et des cris des hommes. Les Hébreux attendirent simplement ce que Dieu avait promis. Ils mirent leur foi en action en soufflant dans les trompettes, alors que les murs étaient encore debout. C'était à leur “tour de jouer.” Ensuite, bien entendu, ce fut à Dieu de jouer à Son tour, et les murailles s'écroulèrent !

Tout le chapitre onze de l'Epître aux Hébreux a été écrit pour montrer comment ceux qui avaient la foi ont agi “entre maintenant et samedi.”

Les actes de foi sont tellement agréables à Dieu qu'Il a rapporté en détail de nombreux cas dans le chapitre onze des Hébreux.

“C'est par la foi que Noé...” a agi de telle et telle façon. “C'est par la foi que Jacob...” a agi de telle et telle façon. “C'est par la foi que Joseph...”, “que Moïse...” ont agi de telle et telle façon. “C'est par la foi que les murailles de Jéricho se sont écroulées...” “C'est par la foi qu'Abraham...” a agi de telle et telle façon, alors que tout semblait contraire à la promesse de Dieu. Ce fut en gardant les yeux fixés sur la promesse de Dieu (et non sur sa stérilité) que Sara reçut la force de devenir mère, alors qu'elle en avait dépassé l'âge.

Ils ont tous mis leur foi en action, alors qu'ils n'avaient que la Parole de Dieu comme seule raison d'attendre ce qu'Il leur avait promis.

Il en est de même pour tous les actes de foi rapportés par l'histoire.

Les symptômes de Jonas étaient très réels lorsqu'il était dans le ventre du poisson, et il ne les a pas niés. Mais il les a appelés “de vaines idoles.” En d'autres termes, tout symptôme qui veut nous faire croire que Dieu n'est pas “plein de bonté pour tous ceux qui l'invoquent”, doit être considéré comme une “vaine idole.” Jonas a dit : “Ceux qui s'attachent à de vaines idoles éloignent d'eux la miséricorde”                                                                 (Jonas 2 : 9).

Au lieu d'écouter Satan et de surveiller l'évolution de nos symptômes, nous devons être “des ouvriers avec Dieu”, qui guérit en envoyant Sa Parole et en la confirmant.

Nous devons coopérer avec Lui en nous occupant non pas de ce que dit le diable, mais de la Parole que le Seigneur nous envoie pour nous guérir. Les symptômes peuvent persister

Même quand nous mettons notre foi en action, les symptômes ne disparaissent pas toujours instantanément. Après qu'Ezéchias fut guéri, il dut encore attendre trois jours pour avoir assez de forces pour monter à la Maison de l'Eternel. Dans Jean 4 : 50-53 l'officier du roi crut à la parole que Jésus lui avait dite. Mais quand il rencontra ses serviteurs, il leur demanda à quelle heure son fils mourant “s'était trouvé mieux.” : Va, lui dit Jésus, ton fils vit. L’homme crut la parole que Jésus lui avait dite et il s’en alla. Comme déjà il descendait, ses esclaves vinrent au–devant de lui pour lui dire que son enfant vivait. Il leur demanda à quelle heure il s’était trouvé mieux ; ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l’a quitté. Le père sut donc que c’était au moment même où Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il devint croyant, lui et toute sa maison.

La Bible fait une différence entre le “don des miracles” et le “don des guérisons.” Christ ne put faire aucun miracle à Nazareth à cause de leur incrédulité, mais Il guérit quelques malades. Si tous les malades étaient parfaitement guéris instantanément, le don des guérisons ne pourrait pas s'exercer, il n'y aurait que des miracles. Beaucoup de gens passent à côté de leur guérison en essayant de limiter Dieu à un miracle. Le Seigneur promet que les “malades seront guéris”, mais Il ne dit pas que ce sera toujours instantanément.

Les symptômes de vie continuent à se manifester dans un arbre pendant un certain temps, après qu'il a été coupé. Par la foi, nous restons confiants que nous possédons ce que nous ne voyons pas encore. Confiants, parce que Dieu, qui ne peut pas mentir, a parlé. Combien cette raison est parfaitement suffisante pour croire ! La foi est donc la chose la plus rationnelle au monde. Ce n'est pas, comme certaines personnes irréfléchies le disent, croire sans avoir aucune garantie, mais c'est croire parce que nous possédons la meilleure garantie possible, la Parole de Dieu, qui “subsiste dans les cieux” (Psaume 119 : 89). Jacques dit : “Moi, je te montrerai la foi par les œuvres” (Jacques 2 : 18). Avoir la foi, par conséquent, c'est être tellement convaincu de l'absolue vérité des déclarations de Dieu, telles qu'elles sont rapportées dans la Bible, que nous agissons selon ces déclarations.

La foi est en même temps rationnelle et sûre

Y a-t-il quelque chose de plus rationnel, de plus sûr et certain que la foi ?

Avoir la foi, c'est recevoir la promesse écrite de Dieu comme un message qu'Il nous adresse directement et personnellement. Cette promesse écrite a pour nous la même valeur que si Dieu nous apparaissait pour nous dire : “J'ai entendu ta prière.” La Parole de Dieu devient vie pour notre corps de la même manière qu'elle devient vie pour notre âme, lorsque nous croyons en Sa promesse.

J'ai connu certaines personnes qui ont prié pour leur guérison pendant 40 ans, sans jamais la recevoir, et qui ont vu cette guérison se manifester quelquefois instantanément, lorsqu'on leur enseignait à la saisir par la foi. Nous n'avons pas besoin de prier pendant 40 ans, ni même pendant une semaine, pour avoir une bénédiction que Christ désire ardemment nous donner. Ce désir de nous guérir, dans Son coeur compatissant, est bien plus grand que notre propre capacité à désirer cette guérison. Mais c'est nous qui Le faisons attendre, tant que nous n'avons pas cette foi “qui vient de ce que l'on entend”, et tant que nous ne la mettons pas en action, car Dieu ne triche jamais et ne joue jamais “avant Son tour !”

Lorsque nous avons compris que Jésus, sur la croix, S'est chargé de nos maladies comme de nos péchés, et que nous n'avons donc plus besoin de les porter, notre étape suivante est de saisir cette vérité par la foi, ce qui est la seule manière conforme à l'Ecriture. La vérité est que Dieu, il y a près de deux mille ans, nous a déjà donné cette partie de notre héritage, et c'est Lui qui attend que nous saisissions cette bénédiction par la foi.

Il y a deux mille ans, Dieu a “effacé le péché.” Il y a deux mille ans, Dieu a frappé Christ “pour l'iniquité de nous tous.” Il y a deux mille ans, Christ a “porté nos maladies”, et S'est “chargé de nos douleurs.” C'est Dieu qui attend ! Il attend que l'on nous montre comment saisir par la foi une bénédiction qu'Il a déjà donnée !

Dans 2 Pierre 3 : 9, il est écrit : “Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse... mais il use de patience envers vous...” En d'autres termes, Il n'est pas lent à accomplir ses promesses. C'est nous qui sommes lents, et c'est Lui qui est patient envers nous.

La plupart d'entre nous auraient pu être sauvés plusieurs années avant que nous ayons accepté le salut. Ce n'était pas Dieu qui nous faisait attendre, mais c'était nous qui Le faisions attendre. Il en est de même pour notre guérison.  Source: FF Bosworth, traduction: Henri Viaud-Murat

 

 

 

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