Je suis venu afin que mes brebis aient la vie en abondance, dit Jésus

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. 

                                                                                                                        Jean 10 : 10

Dans ce verset, cité par Jésus, nous retrouvons les deux voies que ne cesse de nous présenter la Bible depuis son début : la mort et la vie. Nous sommes vraiment l’objet d’une guerre entre Satan et Jésus, Satan et Dieu lui-même, entre l’auteur de la maladie, de l’infirmité et l’auteur de la guérison et de la vie en abondance. Bien sûr les brebis dont parle Jésus désignent tous ceux qui lui appartiennent

Détruire signifie : vouer à la maladie, à l’infirmité, vouer à la misère éternelle en enfer, rendre inutile.

Abondance signifie : à profusion, superflu, don supérieur aux besoins.

Aujourd’hui, en 2018, parmi les chrétiens, il existe trois attitudes face à la guérison divine :

-Une de ces attitudes consiste à penser que la guérison n'est pas pour nous aujourd'hui. Cela se base sur la théorie qui dit que la guérison est un miracle et que les miracles ne sont pas pour nous de nos jours. Ils appartenaient à l’ère apostolique. Et à la mort du dernier apôtre, la guérison divine cessa.

La nouvelle naissance est un miracle. Il est facile de voir l'erreur de cet enseignement. Si les miracles ne sont plus, alors la nouvelle naissance n'existe plus et personne ne peut être sauvé de nos jours.

D'autre part Jésus n'aurait pas donné Marc 15 et les versets suivants à ses disciples. Jésus dit notamment au verset 17 voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru en mon nom. Il n'est pas question d'apôtres mais bien de disciples qui croient dans le nom de Jésus : Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.

                                                                                                                                    Marc 16 : 15 à 18

Enfin, il arrive lors de certains miracles que Jésus dise aux bénéficiaires : ta foi t'a guéri. La foi n'a pas disparu, elle existe toujours. Sans la foi personne ne peut-être sauvé.

 

-Selon une deuxième attitude, Dieu guérit aujourd'hui comme une réponse à des prières spéciales ou à acte spécial de foi, mais seulement selon la volonté de Dieu.

Selon eux, si Dieu nous donne  la foi pour être guéri nous le serons, mais s'il ne nous la donne pas nous ne le serons pas. Nous n'avons pas besoin de foi spéciale pour recevoir la guérison. Nous pouvons nous servir de la même foi par le moyen de laquelle nous avons été sauvé. Sauvé en grec se dit  « sozo » et signifie  être guéri ; garder sain et sauf, délivrer du danger ou de la destruction, sauver du dépérissement quelqu’un qui souffre, c’est à dire qui souffre de maladie, le guérir, lui redonner la santé. Délivrer des peines du jugement Messianique, sauver des maux qui font obstacle à la délivrance par le Messie.

-Une troisième attitude consiste à croire que la guérison du corps est un droit légal pour tout enfant de Dieu. L'enfant de Dieu reçoit la guérison de son corps physique pour les mêmes raisons qu’il reçoit la rémission des péchés.

On ne devrait pas douter que ce soit la volonté de Dieu de guérir à la lecture des  versets de Marc et suite. Cela fait parti de son plan de rédemption, c'est donc clairement sa volonté.

 

Voici deux versets bibliques qui nous le confirment.

 

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Esaïe 53 : 4 et 5

Esaïe 53 : 4-5 nous est donné comme un fondement de la guérison divine. Ces versets sont confirmés dans le Nouveau-Testament à deux reprises : dans l’évangile de Matthieu et dans l’une des épitres de Pierre.

 

 Regardons la croix avec la révélation du Saint-Esprit

 

Quand nous lisons les évangiles, les textes qui nous relatent la crucifixion, nous la voyons d'un point de vue humain, d'un point de vue naturel. Les évangélistes (Matthieu, Marc, Luc et Jean), tels des témoins oculaires, nous rapportent ce qu'ils ont vu. Ils nous rapportent des faits : la crucifixion, les ténèbres, les paroles de Jésus, la mort de Jésus, le voile du temple déchiré, le tremblement de terre..., des personnes (Jésus, les deux brigands, le centurion...) des indications de temps (préparation de la Pâques, trois heures de ténèbres, à partir de la sixième heure), des lieux (Golgotha, le temple...). Nous avons dans ces textes la somme de ce que les sens dont les yeux et oreilles ont perçu. Les témoins ne comprenaient pas tout ce qui se passait en réalité. Dans les évangiles nous voyons la croix avec un regard humain.

 

Pour voir la crucifixion depuis une perspective divine,  lisons le prophète Esaïe. Dieu lui a donné une révélation, environ 700 ans auparavant, de ce qui se passerait réellement à la croix, au-delà des faits physiques. Il lui a révélé son intention.

Combien nous avons besoin de plonger nos regards dans cette perspective, et que Dieu nous accorde un esprit de révélation pour que nos yeux s'ouvrent sur ces réalités.

En Esaïe, au chapitre 53 nous voyons non seulement la perspective divine de la crucifixion mais aussi le plan initial qui était dans le cœur du Père. La substitution, le sacrifice, le traitement du péché, le traitement de la maladie, la postérité de Christ. Et gloire à Dieu, ce plan ne s'est pas déroulé qu'a moitié, ce n'était pas un échec, mais un total succès, puisque Jésus s'est écrié : TOUT EST ACCOMPLI !

Dieu est arrivé à ses fins.

Voici le résultat : c’est une victoire totale sur les deux tableaux, celui du péché et celui de la maladie. Cela a demandé une même croix, un même sacrifice, une même substitution, un même sauveur, un même prix. Le même sang est aussi efficace face au péché que face à la maladie. L’auteur en est le même, c'est-à-dire Satan lui-même.

Pourquoi voulons-nous séparer ce que Dieu a joint ? Avec notre mentalité occidentale nous acceptons facilement le pardon de nos péchés par l’œuvre accomplie par Jésus sur la croix. En réalité Jésus nous a obtenu les deux  sur la croix : le pardon et aussi la guérison.

En Israël, du temps de Jésus, c'était juste l'inverse, les gens n'avaient pas de mal à croire que Jésus guérissait, là où ils avaient le problème, c'était le pardon.

 

 Esaïe 53 : 4-5 LE POIDS DES MOTS

 

Avec nos bibles en français nous avons la Parole de Dieu.   Mais il est bon de se rappeler que nos bibles sont des traductions et qu'en les comparant, et surtout, en scrutant le texte original en hébreu, nous découvrons des enrichissements précieux dans nos études.

Reprenons et étudions notre texte Esaïe 53 : 4-5. "Certainement ce sont nos souffrances (1) qu'il a portées (2). C'est de nos douleurs (3) qu'il s'est chargé (4). Et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix (5) est tombé sur Lui et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris".

 

1° Le mot hébreu traduit par souffrances dans la version Segond est « kholee » signifie : maladie. En voici un exemple : Deutéronome 7.15 : L’Eternel éloignera de toi toute maladie ; il ne t’enverra aucune de ces mauvaises maladies d’Egypte qui te sont connues, mais il en frappera tous ceux qui te haïssent.

 

2° Le verbe hébreu traduit par porter est : « nasa signifie » : soulever, porter au loin, emporter à une longue distance, endurer un châtiment pour quelque chose ou pour quelqu’un. C'est un mot du vocabulaire lévitique, qui est utilisé à propos du bouc émissaire, qui portait au loin, sur lui, les péchés du peuple : Lévitique 16.22 : Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert.

 

3° Ici, le mot traduit par douleur est le mot hébreu : « makob » qui signifie douleur : 2 Chroniques 6.29 : si un homme, si tout ton peuple d’Israël fait entendre des prières et des supplications, et que chacun reconnaisse sa plaie et sa douleur et étende les mains vers cette maison.

4° Pour le verbe "se charger" c'est le verbe hébreu : « sabal » signifie se charger,  porter quelque chose (comme châtiment) a le sens de substitution, de répercussion Lamentation 5.7 : Nos pères ont péché, ils ne sont plus, Et c’est nous qui portons la peine de leurs iniquités.

 

5° Enfin, le mot hébreu traduit par paix est Shalom signifie paix, santé, prospérité, sûreté. Il comporte l'idée de restauration dans tous les domaines. Aurait pu se traduire "le châtiment qui me donne la santé est tombé sur Lui".

A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

12  C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui–même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.                                                                                                  Esaïe 53 11et 12

A noter que ces mêmes mots nasa et sabal sont utilisés aussi pour indiquer l'action du Seigneur dans ces versets 11 et 12 "il se chargera (nasa) de leur iniquité" et "parce qu'il a porté (sabal) les péchés de plusieurs". Il en découle que le même sens doit être donné dans les deux situations, un sens de substitution et expiatoire et ce, autant pour le péché que pour la maladie.

 

 La guérison dans la Nouvelle Alliance

 

Nous retrouvons notamment les deux versets auxquels nous avons fait allusion au début de ce message : Matthieu 8 : 16-17 : Le soir on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplit ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies.

Matthieu cite ce verset dans un contexte ou Jésus guérit les malades. Si Esaïe ne voulait pas parler de guérison pourquoi le Saint-Esprit inspirait-il  Matthieu à le citer dans ce contexte ? Ce verset n'aurait aucune raison d'être mentionné. Nous avons ici la preuve que Esaïe ne parle pas de maladie de l'âme, et que les mots traduits par "maladie" et "douleur" ne concernent nullement des problèmes spirituels, mais des maladies physiques. Vouloir nier cette interprétation équivaut à dire que le Saint-Esprit à tort de l'interpréter comme cela. C'est une folie !

 

1 Pierre 2.24 : lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés, nous vivions pour la justice, lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

Pierre lui, dans son commentaire, nous dit "lui dont la meurtrissure vous a guéris". Il a changé le temps, il conjugue ce fait au passé, c'est un fait accompli ! Tout est accompli ! Le mot grec traduit par "guéris" est employé 27 fois dans le Nouveau Testament, sur les 26 autres fois, 25 fois il est employé pour des guérisons physiques.

 

En conséquence

 

Ainsi, dans les seuls versets 4 et 5 de ce chapitre 53, nous voyons que Jésus est mort pour : NOS maladies, NOS douleurs, NOS péchés, NOS iniquités, NOTRE paix, NOTRE guérison.

A la lumière de ce texte nous concluons que la guérison fait partie intégrante de l'expiation et que c'est autant la volonté de Dieu que nous soyons délivrés du péché et que nous soyons guéris. Guéris en grec se dit « iaomai » et signifie : soigner, raffermir, consolider, libérer des erreurs et des péchés.

Dire que ce n'est pas toujours la volonté du Seigneur de guérir équivaut à dire que ce n'est pas non plus toujours Sa volonté de pardonner !

C'est inconsistant de dire :

  • que Jésus soit mort pour nos péchés et nier qu'il soit mort aussi pour nos maladies.
  • que le pardon des péchés est pour tous et que la guérison n'est que pour certains.
  • que Jésus soit mort pour pardonner les péchés de toutes les générations et pour ne guérir seulement que pendant l'âge apostolique !
  •  
    Il ne nous viendrait pas à l'idée de mettre en doute le salut ou le pardon des péchés de quiconque ferait de Jésus son Sauveur et Seigneur et se confierait dans l'œuvre de la croix. De la même manière, qui sommes-nous pour mettre en doute la guérison de quelqu'un qui se confie en l'œuvre de la croix ? Agissons-nous de la sorte uniquement parce que nos sens sont provoqués ? N'agissons plus comme des enfants en acceptant le pardon "sans preuve" et refusant la guérison faute de "preuve". Si on prêchait le pardon comme on prêche la guérison, beaucoup auraient des problèmes. Si on prêchait la guérison comme on prêche le pardon, plus seraient guéris !
    Jésus prêchait ou enseignait la guérison. Nous en citons deux exemples : Marc 1 : 21à 26 : Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna. Ils étaient frappés de sa doctrine ; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. Il se trouva dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur, et qui s’écria : Qu’y a–t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et l’esprit impur sortit de cet homme, en l’agitant avec violence, et en poussant un grand cri.
    Matthieu 4 : 23 : Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.
     

Publié dans Le bénéfice du sang

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