Comme Bartimée, abandonnons le vieux manteau afin de recouvrer la vue

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

Marc 10 : 46à 52

« Ils arrivèrent à Jéricho, et lorsque Jésus sortit avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant et aveugle etait assis au bord du chemin. Il entendit que c’était Jésus de Nazareth et il se mit à crier : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Plusieurs le reprenaient pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort ! Fils de David, Jésus, aie pitié de moi.

Jésus s’arrêta, et dit : Appelez-le. Ils appelèrent l’aveugle en lui disant : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. L’aveugle jeta son manteau et se levant d’un bond vint vers Jésus. Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. Jésus lui dit : va ta foi ta sauvé, aussitôt, il recouvra la vue, et suivit Jésus sur le chemin. »

 

La scène se passe à la sortie de Jéricho. Jéricho dans la Bible symbolise, la ville des forteresses à abattre, la ville des géants de la malédiction.

Regardons quelques versets de la Bible qui nous rappelle l’importance du vêtement pour mieux comprendre le geste de Bartimée.

Esaie 61 : 10 : il m’a couvert du manteau de la délivrance ou enveloppé du manteau de justice.

Adam et Eve après leur désobéissance, connurent qu’ils étaient nus et ils se sont cousus des feuilles de figuier. Ils s’en firent des ceintures pour se tenir devant Dieu et faire taire leur conscience qui les accusait. Mais nous savons que Dieu les a revêtus d’habit de peau. Ce qui pour nous, annonce le manteau de justice dont nous sommes revêtus par le sacrifice de jésus.

Apocalypse 16 : 15 nous dit : Heureux celui qui veille et qui garde ses vêtements ; afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voit pas sa honte !

Apocalypse 3 : 18 Jésus dit : Venez à moi acheter des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas.

 

Il est étonnant que Bartimée se dévête publiquement pour venir à Jésus. Nous voyons dans ce geste une détermination de sa part. L’aveugle jeta son manteau. Il n’est pas dit : il le plia et le posa à terre. Il aurait pu craindre qu’il lui soit volé pendant qu’il se rendait auprès de Jésus. Non il le jeta… Certainement pas devant lui, mais assurément comme quelque chose dont on se dépouille, qu’on abandonne derrière soi, pour oublier à tout jamais. Nous sommes à Jéricho, c’est une ville située à 240 mètres au-dessous du niveau de la mer. Il y fait chaud, même très chaud pendant la saison d’été (40 à 50 degrés à l’ombre, ce n’est pas rare). Il y règne vraiment un climat tropical. Le port d’un manteau, dans ces conditions n’est vraiment pas l’idéal, pour s’habiller dans cette ville.

 

Alors que représente le manteau de Bartimée ?     

 

A cette époque les aveugles portaient un manteau, ce qui permettait de les reconnaître, de les identifier, pour qu’ils reçoivent l’aumône. En se dépouillant de son manteau Bartimée se dépouille de sa situation d’aveugle et de mendiant. Il abandonne et renonce à sa source de revenus, c’est-à-dire son RMI de l’époque. Il manifeste qu’il veut changer d’identité, car c’est son manteau qui lui permet d’être reconnu. Oui il a vraiment décidé de changer son gagne pain, sa source de revenu.

 Il décide de sortir du rejet, de l’amertume, de la crainte des hommes, du jugement (quels péchés ses parents ont-ils pu commettre ? ou lui même pour qu’il soit dans cette situation) de la culpabilité,

- de sa propre justice   

- sa religion

- son lit

- son linceul

- son cercueil dans lequel il est enfermé. Il est dans les ténèbres physiques, mais aussi spirituelles. Il est aveugle physique mais aussi spirituel, car la cécité, dans la Bible représente la cécité spirituelle et l’endurcissement de cœur par rapport à Dieu et à Jésus.

 

Romains 13 : 1 nous dit : dépouillez-vous des œuvres des ténèbres, celles de nos péchés, mais aussi celles que nous héritons avec notre nature adamique, par nos parents.

 

Luc 18 : 35 Comme Jésus approchait de Jéricho, entendant le foule passer, Bartimée demande ce que c’était, on lui répond : C’est Jésus de Nazareth qui passe. Certainement qu’il avait entendu parler des miracles que Jésus accomplissait.

 

Sa foi s’éveille dans son cœur : La foi vient de ce que l’on entend et non de que nous voyons. C’est le cas de Bartimée aveugle, il ne peut voir mais seulement entendre. Il dispose son cœur à croire. Il croit dans les choses invisibles comme si elles étaient. Il a entendu, ses oreilles ont entendu. Il ne se contente pas seulement d’écouter, il croit en Jésus, c’est le point important.

Il se dépouille après avoir entendu la parole de Jésus : Appelez-le ! dit Jésus… prends courage, lève toi il t’appelle. Dans son cœur la lumière jaillit. C’est la réponse à son cri : Fils de David est pitié de moi ! Cette interpellation nous montre qu’il est juif. En un instant ce passage de la Bible prend vie en lui.

Esaie 42 : 6 et 7 : Moi l’Eternel je t’ai appelé pour le salut (Jésus) et je te prendrai par la main. Je te garderai, je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir les captifs, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres, et Jean 5 : 25 : En vérité, en vérité je vous le dis l’heure vient, et elle et déjà venue où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’entendront vivront.

En un instant Bartimée se dépouille, se lève d’un bond, pour sortir, s’arracher à son sépulcre. Comme une flèche, il vient s’exposer à la lumière de Jésus.

 Autre point important : c’est lui qui décide d’abandonner son manteau, en toute liberté sans aucune pression. Il décide que rien ne vienne entraver l’œuvre de Jésus sa vie. La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles que l’on ne voit pas. Bartimée manifeste une belle démonstration de foi en se dépouillant pour allez jusqu'à Jésus. Bartimée ne s’est pas approché de Jésus, il s’est exposé, ouvert à Jésus, il s’est laissé sonder par Jésus dans sa nudité sans rien cacher. Jésus ne pouvait qu’honorer sa foi et son cri. Bartimée savait que Jésus allait agir. Jésus est le rémunérateur de notre foi. Le dialogue s’engage entre Jésus et Bartimée :

 

  • Jésus : Que veux-tu que je fasse pour toi ?
  • Bartimée : Rabbouni, que je recouvre la vue.
  • Jésus : va ta foi ta sauvé.

 

Aussitôt il recouvra la vue et suivit Jésus dans le chemin ou sur le chemin, maintenant il ne se contente pas de rester assis désœuvré sur le bord du chemin, il se tient debout et marche dans la voie de la vie qu’ouvre Jésus dans sa vie. Le plus étonnant c’est qu’il n’est pas retourné prendre son manteau. Pourtant des personnes de la foule ont dû crié : Hé Bartimée tu oublies ton manteau, ou des écologistes de lui dire : Hé Bartimée tu pollues la nature en laissant ton manteau. C’est vrai qu’il devait sentir mauvais ce manteau.

Maintenant, Bartimée suit Jésus sur le chemin sans se laisser influencer par les remarques des uns et des autres. Il fortifie ses muscles spirituels, Bartimée rentre dans les choses nouvelles de Dieu. Il est une nouvelle création, les choses anciennes sont passées. En suivant Jésus, il sait qu’il trouve : Salut, justice, délivrance, vie éternelle, vie en plénitude, en abondance, guérison.

 

Maintenant posons-nous la question que serait devenu Bartimée, s’il n’avait pas abandonné son manteau ou s’il était retourné le chercher ?

Il aurait peut-être reçu la guérison physique, mais sa vie intérieure, son cœur n’aurait pas été changé, il ne serait pas devenu le nouveau Bartimée qui maintenant, va travailler pour vivre et devenir disciple de Jésus. Il y aurait eu un combat dans sa vie, sa guérison il ne l’aurait pas gardée. Le doute se serait installé dans sa vie. C’est ce que nous dit la parabole :

 Marc 2 : 21-22 : Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit, autrement la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, autrement le vin nouveau fait rompre les outres et le vin et les outres sont perdus, mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Nous allons citer 3 exemples pour illustrer cette parabole et le geste de Bartimée qui se dépouille de son vieux manteau.

-1- Nous avons rencontré un homme, dont le témoignage illustre ceci. Pendant de nombreuses années, il avait été le second d’un gourou dans le bouddhisme. Aujourd’hui, il est devenu chrétien, il lui a fallu passer par la délivrance pour expulser tous les esprits de ténèbres ayant trait au bouddhisme venu dans sa vie. Il témoigne, aujourd’hui de sa délivrance. Mais dit-il : Si je reprenais une seule fois la position du lotus comme auparavant, tous les esprits de ténèbres expulsés reviendraient immédiatement, oui vraiment il faut abandonner le vieil homme pour revêtir le nouveau, se dépouiller du vieux manteau pour revêtir le nouveau.

 

-2 Toujours pour illustrer ce changement d’attitude dans la vie de Bartimée, prenons le cas de l’apôtre Pierre après la résurrection de Jésus.

La Bible nous dit qu’il est retourné à son ancien métier : pécheur sur la mer de Galilée avec d’autres disciples de Jésus. Pendant qu’ils pêchent un homme apparaît sur la rive de la mer de Galilée :

 Situons la scène : voilà quelques jours Pierre a renié Jésus à trois reprises. Il a pleuré amèrement ses déclarations nous dit la Bible. Pierre éprouve un gros poids de culpabilité sur la conscience et le cœur, car il aimait Jésus. Pour oublier, Pierre découragé de lui-même reprend son métier : pêcheur, pensant oublier… mais quand on lui annonce le nom du visiteur, aperçu sur la rive de la mer de Galilée, c’est Jésus ! Tout revient au grand galop dans ses pensées et son cœur. Il ne supporte pas de revoir Jésus. Le poids de culpabilité est trop grand, il ne se pardonne pas. Il ne veut pas se laisser exposé nu à la lumière de Jésus, devant la sainteté de Jésus comme l’a fait Bartimée, alors il se couvre d’un manteau et d’une ceinture, comme le firent Adam et Eve pour se présenter devant Dieu. Avouons que c’est insensé de se couvrir de vêtements pour se jeter à l’eau. En réalité Pierre cherche à se couvrir de sa propre justice. Il cherche une justice ou une auto justice pour se présenter devant jésus. Comme nous l’aurions sûrement fait à sa place

Jésus est plus grand que le reniement de Pierre et également plus grand que la propre justice de Pierre, et il va la rétablir : Jean 21 : 15

 

3ème exemple du manteau : La chenille                 

  

La chenille rampe sur le sol ou ailleurs et se nourrit de feuilles. Ensuite, elle devient une chrysalide et s’enferme dans un cocon, comme dans un manteau en quelque sorte. Le cocon se suspend au bout d’un fil et se tient à la verticale. Le cocon, pour la chrysalide, s’est son moyen de protection. Elle s’y développe, se fortifie. Le moment venu elle devra percer ce cocon et en sortir comme d'un manteau à abandonner, pour ne pas y mourir. Elle doit briser, percer et sortir un jour de soleil pour que le papillon qui s’est formé à l’intérieur prenne vie. Il doit sortir la tête la première et dans la position verticale un jour de soleil. Il va exposer ses ailes au soleil pour qu’il les sèche. Comme Bartimée, il abandonne son manteau et se laisse exposer au soleil de Jésus, la lumière du monde. Quand ses ailes sont sèches, il s’envole avec la liberté du Saint-Esprit, c’est une nouvelle création : d’une chenille rampante, le voilà devenu un beau papillon, et pourtant que d’épreuves et de victoires, il a du traverser pour abandonner son « manteau » et passer de la position rampante à la situation de liberté du papillon.

 La chenille se nourrit de feuilles, cela symbolise les œuvres de la chair dans la Bible. Maintenant le papillon va se nourrir de nectar. Le nectar c’est ce qu’il y a de meilleur. Le nectar devient du miel. Le miel nous fait penser au pays de lait et de miel qu'est la terre promise. Si on veut aider le papillon à sortir de son cocon en le brisant, il va mourir. Sa lutte est absolument nécessaire pour sa délivrance. Sa lutte physique pour abandonner son manteau est absolument indispensable à sa survie en développant ses muscles. Le cocon peut-être son cercueil. Si le fil se rompt et que le cocon tombe à l’horizontal, le cocon se percera mais le papillon ne pourra jamais prendre son envol et va mourir.

La chenille représente notre situation avant la nouvelle naissance. Nous étions comme des rampants attacher aux choses de la terre, produisant des œuvres de la chair, nous en nourrissant. Nous étions enfermés comme dans ce cocon.

Comme ce cocon suspendu à la verticale, nous montre qu’il faut vraiment lever notre regard vers le haut, vers Jésus, ainsi que notre cœur, et décider de sortir du cocon et nous seul, pour devenir une nouvelle création, vivant dans la liberté du Saint-Esprit. Dans ce cocon ou manteau spirituel, Dieu utilise les épreuves que nous traversons pour développer nos muscles spirituels. Il nous apprend à percer au-delà des difficultés. Car lui-même est le Dieu de la percée 2 Samuel 5 : 20.

Sachons que nos efforts, pour grandir spirituellement, Dieu saura les employer pour nous rapprocher de lui. Tenons-nous debout comme la chrysalide dans le cocon, perçons et exposons-nous nus devant Jésus,  sans retenue afin qu’il sèche nos ailes spirituelles. Ainsi nous pourrons voler pour lui, dans la liberté du Saint-Esprit.

Sachant que nos efforts, pour grandir spirituellement, Dieu saura les employer pour nous rapprocher de lui. Tenons-nous debout comme la chrysalide dans le cocon, perçons et exposons-nous nus devant Jésus le soleil de justice,  sans retenue afin qu’il sèche nos ailes spirituelles. Ainsi nous pourrons voler pour lui, dans la liberté du Saint-Esprit.

 

- Comment le message du manteau de Bartimée, du manteau de Pierre ou du cocon me parle-t-il ?                 

 Posons nous nous 3 questions.

  1. Suis-je comme Pierre quand je viens à Jésus ? dans la honte et la culpabilité ?

Est-ce j’essaie de cacher ma nudité par ma propre justice ?

  1. Suis-je comme Bartimée, nu ou dépouillé totalement, suis-je dépouillé à 100%, totalement ou 50% ou 98%
  2. Suis-je encore dans le cocon, luttant pour percer avant de prendre mon envol ? et de rentrer dans ma destinée.

 

 

      

 

  

Publié dans Identité en Jésus

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